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« Livreurs de repas à domicile : l’Anses alerte sur les risques pour leur santé du management par l’IA »
Date de publication : 26 mars 2025 https://www.mediscoop.net/index.php?pageID=3de7beedc3359715b3f9ead3e4130823&id_newsletter=21737&liste=0&site_origine=revue_mediscoop&nuid=44baf5968540a6248a8065e80f2f7273&midn=21737&from=newsletter

Le Monde indique en effet : « Accidents, risques psychosociaux, pollution de l’air… : l’Anses a examiné les conditions de travail des livreurs à deux-roues et leur exposition pour son Evaluation des risques liés à l’activité des livreurs des plateformes de livraison de repas à domicile ».
Le journal explique que « saisie par la CGT il y a 4 ans, elle s’est ainsi penchée sur les formes de travail créées par les plateformes. Pour «optimiser leur rendement économique», une IA attribue les livraisons «sans interaction humaine directe», décrit l’agence, livrant un panorama inédit d’une «organisation du travail à risque» pour la santé des plus de 71.000 livreurs indépendants en France ».
Le quotidien observe en effet : « «Evaluation des prestations par les consommateurs, évolutions des modalités de rémunération, règles d’attribution des courses», et même «sanctions» : tout est géré par des processus automatisés, avec des problèmes de santé physique et mentale en cascade, à court, moyen et long termes ».
Le Monde évoque ainsi « des accidents de la route, des chutes, des troubles musculo-squelettiques et des atteintes à la santé mentale. (…) Les livreurs des plateformes souffrent aussi de troubles du sommeil, de maladies métaboliques, respiratoires ou cardio-vasculaires liées à l’activité exercée en horaires atypiques, dans un environnement de travail difficile : pollution urbaine, bruit… ».
Henri Bastos, directeur scientifique santé et travail à l’Anses, ajoute qu’« il y a aussi des conséquences sociofamiliales : pour s’assurer un niveau de vie décent, les livreurs vont accepter un grand nombre de courses et donc avoir des amplitudes d’horaires importantes, travailler parfois 7 jours sur 7 ».
Le journal relève qu’« en majorité indépendants, ces travailleurs ne bénéficient «ni d’une politique de prévention des risques adéquate ni d’une protection sociale suffisante», insiste l’agence. Il n’y a pas d’obligation de déclarer leurs accidents du travail ».
« L’agence recommande ainsi aux pouvoirs publics de rendre obligatoire, pour ces travailleurs, l’application des dispositions en matière de santé et sécurité prévues pour les salariés dans le code du travail et d’imposer «une limitation et un contrôle de leur temps de travail» », note Le Monde.
En outre, l’Anses « appelle à responsabiliser les plateformes, pour qu’elles assurent une protection de la santé et de la sécurité de ces travailleurs ».