Hôpital de Perpignan:  » Comment faire de la médecine d’urgence sans médecin urgentiste ? « 

« « En arrivant le matin, je retrouve des patients de la veille » : à Perpignan, le SOS des médecins urgentistes »

Date de publication : 18 février 2025 https://www.mediscoop.net/index.php?pageID=b6dc2b25458518280dbbfc7c40d1b528&id_newsletter=21624&liste=0&site_origine=revue_mediscoop&nuid=44baf5968540a6248a8065e80f2f7273&midn=21624&from=newsletter

Le Parisien

C’est ce que titre Le Parisien, qui remarque : « Comment faire de la médecine d’urgence sans médecin urgentiste ? Depuis quelques jours et le burn-out de plusieurs praticiens, l’hôpital de Perpignan est au bord de la rupture ».
Christian Goutorbe note que « le tableau de service des médecins urgentistes du centre hospitalier de Perpignan (Pyrénées-Orientales) est une équation sans solution. Ces derniers jours, la pénurie de médecins (18 au lieu de 44) a été aggravée par une vague d’arrêts de travail pour burn-out et même de démissions ».
Le journaliste évoque ainsi « des médecins lassés des gardes sans fin et des conditions de travail dégradées à l’extrême. Selon nos informations, ils ne seraient plus que 9 praticiens disponibles 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 ».
Un brancardier déclare : « Il n’est pas rare qu’en arrivant le matin, je retrouve des patients sur un brancard qui étaient déjà là la veille au soir, au moment où je quittais mon poste. C’est ahurissant ».
Un urgentiste indique que « pour un établissement comme le nôtre, qui reçoit jusqu’à 65.000 patients en une année, il nous faudrait 60 médecins, selon les chiffres fournis par les instances nationales. Avec des personnels ultraqualifiés et expérimentés pour encadrer les plus jeunes ».
« Nous sommes dans la situation d’un centre hospitalier universitaire mais sans les ressources en personnels que sont les internes, les externes et les médecins juniors pour nous épauler », 
note le médecin.
François Sanchez, cadre de santé, responsable syndical Force ouvrière, souligne quant à lui : « Le service est dans une situation critique. Des malades restent parfois jusqu’à 23 heures sur un brancard avant d’être examinés par un médecin. C’est inadmissible et absurde. L’autre jour, vers 18 heures, ils étaient 99 en attente ! La santé des patients est en jeu, mais aussi celle des soignants qui enchaînent les gardes. Nous sommes au bord de la rupture ».
Barthélémy Mayol, directeur du centre hospitalier, a pour sa part indiqué que « depuis quelques semaines, des personnes animées par des intérêts particuliers critiquent l’organisation des urgences adultes de notre établissement, y compris aujourd’hui par la voie d’une médiatisation hors de contrôle et partisane ».
Christian Goutorbe note que « la direction affirme également «tout faire pour recruter de nouveaux urgentistes». […] La direction s’est refusée, ce lundi soir, à tout commentaire et nous a formellement interdit de vérifier la situation au sein du service ».

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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