« Ils sont tétanisés par l’idée d’une présidentielle anticipée » : le PS, machine à perdre plus tard
Analyse
Par Louis Nadau
Publié le 04/02/2025 à 20:29 https://www.marianne.net/politique/gauche/ils-sont-tetanises-par-l-idee-d-une-presidentielle-anticipee-le-ps-machine-a-perdre-plus-tard?at_medium=Email_marketing&at_campaign=NL_La_Quotidienne&at_format=jours_ouvres&_ope=eyJndWlkIjoiOGFhNDgzMzIwMWE0MDhlOGE1ZDc3NmFjMGI4NDRiYmMifQ%3D%3D
Ne pas précipiter une élection présidentielle que la gauche perdrait à coup sûr : c’est l’argument socialiste pour justifier la non-censure du gouvernement Bayrou au plan stratégique. Le PS a toutefois un problème fondamental pour être tout à fait crédible de ce point de vue : est-il capable d’envoyer un autre message que « nous perdrons plus tard » ?
L’une a besoin d’accélérer, l’autre de ralentir. De cette tension entre La France insoumise et le Parti socialiste, entre un Jean-Luc Mélenchon désireux d’être la seule solution à gauche et un Olivier Faure en quête d’une alternative à l’éruptif septuagénaire, de cette divergence entre la gauche misant sur un affrontement final avec le « bloc raciste » et celle voulant faire tomber la fièvre identitaire, naît la chronique de l’éclatement du Nouveau Front populaire.
Ce week-end, son dernier épisode s’est écrit en parallèle à Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne), où l’insoumis Louis Boyard a été battulors de l’élection municipale anticipée, et au sein du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, qui a opté pour la non-censure du gouvernement Bayrou. Ne pas précipiter une élection que la gauche perdrait à coup sûr : c’est l’argument socialiste pour justifier la non-censure au plan stratégique. Le PS a toutefois un problème fondamental pour être tout à fait crédible de ce point de vue, dans la mesure où il semble incapable de trouver la formule candidat-projet susceptible d’envoyer un autre message que « nous perdrons plus tard ».
À LIRE AUSSI : « On n’est pas respecté » : à Villeneuve-Saint-Georges, cas d’école d’une impossible union à gauche
Du travail aux loisirs, ces looks relaxed de la saison offrent un style sans compromis
« C’est facile de dire qu’on censure, on a effectivement l’avantage d’une forme de pureté, s’est défendu Olivier Faure sur France Inter ce mardi 4 février. Mais que se passe-t-il alors ? On se retrouve avec un Premier ministre plus à droite ? (…) Une démission du chef de l’État, avec une élection dans 35 jours ? Dans 35 jours, est-ce que quelqu’un pense sérieusement que la gauche pourrait l’emporter et mettre un terme au macronisme, tout en évitant le piège de l’extrême droite ? » Soit, mais aucune perspective ne permet pour l’heure aux socialistes d’affirmer que le « piège de l’extrême droite » se refermera moins sûrement dans deux ans.
Ce détail n’a pas échappé aux insoumis, et encore au moins au stratège Manuel Bompard : « Il ne fallait déjà pas de dissolution parce que Marine Le Pen pouvait gagner les législatives, cingle le coordinateur du mouvement. Là il ne faut pas de présidentielle anticipée, parce que Marine Le Pen pourrait la gagner. Qu’est-ce qui vous fait dire qu’en 2027, elle ne gagnera pas, surtout si entre-temps, le PS s’est compromis dans la prolongation du macronisme ? »
« PARTI DE GOUVERNEMENT ? AH BON ? »
« Ils sont tétanisés par l’idée d’une présidentielle anticipée, donc ils œuvrent pour le maintien de Macron au pouvoir, mais il y a un problème de cohérence : vous ne pouvez pas dire que tout est de la faute de Macron et prolonger son mandat », continue Bompard, qui invite à « prendre la bataille quand elle arrive », l’expérience du NFP ayant selon lui prouvé que la marée lepéniste n’était pas inexorable.
Encore faut-il, pour cela, qu’une vieille maison attachée à son statut de « parti de gouvernement » puisse assumer l’union de la gauche auprès de ses électeurs modérés. « Parti de gouvernement ? Ah bon ? Et avec quel programme ?, interrompt le cadre insoumis. Cherchez bien, ça n’existe pas. » On y revient : où en est le projet socialiste ? Début 2025, un groupe de travail dédié à la question devait être lancé, pour un rendu des copies en fin d’année.
À LIRE AUSSI : La France insoumise veut-elle vraiment devenir « le parti des Arabes » ?

Du « parti des 75 000 fusillés » à un besoin d’une « contre-histoire » : le communisme, une idéologie de retour ? Ces volcans éteints (6/6) Par Kévin Boucaud-Victoire Publié le 24/08/2024 à 13:00 En cons
La priorité du moment semble pourtant ailleurs, puisque les socialistes ont annoncé leur intention de déposer une motion de censure de principe, non pas sur un texte en particulier, mais en réaction à la sortiede François Bayrou concernant le « sentiment d’une submersion » migratoire. « Ça permet de montrer que les socialistes n’ont pas la censure honteuse. C’est mal vendu mais c’est malin, nous assure une huile du PS. Pour embarquer les verts et les cocos, mettre LFI face à ses responsabilités et marquer la distance avec le RN. La non-censure s’adresse aux Français, la motion de censure à la gauche. » Parler à la gauche plutôt qu’au pays : n’est-ce pas le grand mal du Parti socialiste ?
Par Louis Nadau
Le Parti socialiste pris au piège de la motion de censure
Analyse
Les députés PS sont toujours divisés sur l’attitude à adopter. Quelle que soit l’option choisie, la formation d’Olivier Faure risque de ressortir affaiblie.
Publié le 02 février 2025 à 19h09, modifié le 03 février 2025 à 14h08 https://www.lemonde.fr/politique/article/2025/02/02/le-parti-socialiste-pris-au-piege-de-la-motion-de-censure_6528300_823448.html?lmd_medium=email&lmd_campaign=trf_newsletters_lmfr&lmd_creation=a_la_une&lmd_send_date=undefined&lmd_email_link=a-la-une-points-forts-appuis&M_BT=53496897516380
Temps de Lecture 3 min. Read in EnglishOffrir l’article Lire plus tardPartager
Censurer ou ne pas censurer le gouvernement de François Bayrou, telle est la question pour les socialistes. A l’issue de la commission mixte paritaire, qui a finalisé, vendredi 31 janvier, le projet de loi finances 2025, le Parti socialiste (PS) ne s’est pas prononcé sur l’attitude à tenir, alors que le premier ministre a déjà annoncé qu’il activerait l’article 49.3 de la Constitution, qui permet de faire passer un texte sans vote.
Lire aussi | En direct, budget 2025 : François Bayrou va recourir deux fois au 49.3 ce lundiLire plus tard
Pour le parti à la rose, ce dilemme prend les allures d’un piège, dont il pourrait, quelle que soit l’option choisie, ressortir abîmé. L’ancien premier ministre Lionel Jospin (1997-2002) a même appelé, samedi 1er février, dans l’émission « C l’hebdo » sur France 5, « les socialistes » et « l’ensemble des forces de gauche à ne pas voter la censure ». « [Ce] ne serait pas responsable », a tancé cette figure tutélaire du PS. De quoi encore accentuer la pression sur les députés.
« Quel que soit son choix, le PS va mécontenter une partie des électeurs dans des proportions assez comparables », résume Jean-Yves Dormagen, professeur de sciences politiques à l’université de Montpellier. Principale difficulté, la physionomie de son électorat, partagé entre une gauche modérée qui souhaite des compromis, et l’autre, plus radicale, en ligne avec le Nouveau Front populaire (NFP).
Sentiments contraires
Lors de l’élection européenne de juin 2024, c’est l’addition de ces deux franges qui avait hissé la liste de Raphaël Glucksmann, soutenue par le PS, en tête de la gauche avec 13,8 % des voix. L’exploit ne s’était pas renouvelé au moment des élections législatives des 30 juin et 7 juillet 2024, où les plus modérés avaient préféré les candidats de Renaissance à ceux du NFP, en raison « des marqueurs “insoumis” comme le smic à 1 600 euros, la retraite à 60 ans, l’omniprésence de Jean-Luc Mélenchon [le leader de la France insoumise, LFI] et la présence de Rima Hassan [eurodéputée LFI et juriste franco-palestinienne] », ajoute Jean-Yves Dormagen.
Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Jean-Luc Mélenchon se prépare encore un peu plus à la présidentielleLire plus tard
Dans les circonscriptions rurales ou éloignées des grandes métropoles, la censure du gouvernement de Michel Barnier, fin 2024, a laissé un goût amer. C’est, en tout cas, ce qu’ont ressenti plusieurs parlementaires socialistes lors des cérémonies de vœux en début d’année, où notables et élus locaux les ont appelés à la responsabilité et ont salué leur désir de compromis.
Les électeurs, eux, sont traversés de sentiments contraires, nourrissant à la fois un rejet d’Emmanuel Macron, sans pour autant vouloir faire tomber François Bayrou. « Dans le cercle militant et élu, on a tendance à penser qu’il faut justifier la non-censure… Mais pour beaucoup de gens, c’est le contraire : il faut justifier la censure. Il faut l’avoir à l’esprit dans notre discours », admet l’eurodéputé écologiste David Cormand, dont le parti devrait de nouveau sanctionner le gouvernement. « Il y a un schisme assez net entre le peuple militant urbain et la grande masse des gens qui nous [demande] d’arrêter ce cirque et de nous mettre autour de la table », a corroboré dimanche, sur X, le député PS de l’Eure Philippe Brun, en réponse à l’ex-« insoumis » François Ruffin, député de la Somme, qui accuse les socialistes d’avoir « perdu leur boussole ».
« En porte-à-faux »
A l’inverse, une partie de l’électorat du PS veut réancrer le parti à gauche, et ranimer l’alliance avec les écologistes, le Parti communiste et LFI, même si les relations avec ces derniers sont devenues exécrables. La jeune garde que le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, a fait émerger – comme la présidente des Jeunes socialistes, Emma Rafowicz, le député du Calvados Arthur Delaporte ou l’eurodéputée Chloé Ridel – s’est construite dans l’après-François Hollande, dont le mandat (2012-2017) reste, pour une partie de la gauche, celui des renoncements.
En faisant campagne pour la non-censure, l’ancien chef de l’Etat a raidi leur position. « Pour François Hollande, la modernité du socialisme, c’était le libéralisme. Nous faisons un bilan critique de son quinquennat », explique le jeune sénateur de l’Oise Alexandre Ouizille, qui plaide pour la censure.
Lire aussi | Article réservé à nos abonnés A gauche, le retour du duel Hollande-Mélenchon ravive les fractures du Parti socialisteLire plus tard
Les socialistes, qui suscitent encore de la défiance à gauche, sont donc sur une ligne de crête : s’ils apparaissent trop associés aux macronistes, ils risquent de nouveau de passer pour des « traîtres ». « En ne censurant pas, le PS se met en porte-à-faux avec la majorité des électeurs du NFP et va redonner de l’oxygène à Jean-Luc Mélenchon », conclut Jean-Yves Dormagen. Avec, à la clé, une fuite de l’électorat vers les écologistes ou LFI. Au contraire, s’il censure, le PS donnera l’impression que Jean-Luc Mélenchon, qui n’a cessé de conspuer la stratégie du compromis, avait raison. A quelques jours du vote crucial, l’équation apparaît quasiment insoluble.
Budget : « Tous les socialistes savent ce qu’ils doivent à l’union de la gauche et ce que va leur coûter la rupture »
Chronique
Françoise FressozEditorialiste au « Monde »
Tant que le NFP tenait debout, la fiction d’une gauche pouvant revendiquer la victoire existait. A présent qu’il est menacé par le vote du budget 2025, chaque composante est ramenée à ses propres faiblesses, analyse dans sa chronique Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde ».
Publié hier à 11h30, modifié hier à 14h28 https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/02/04/tous-les-socialistes-savent-ce-qu-ils-doivent-a-l-union-de-la-gauche-et-ce-que-va-leur-couter-la-rupture_6530982_3232.html
Temps de Lecture 4 min.Offrir l’article Lire plus tardPartager
François Bayrou n’est pas le seul à jouer gros en cette première semaine de février. Le choix des socialistes d’épargner le premier ministre, qui a eu l’habileté de les courtiser, met à l’épreuve l’avenir du Nouveau Front populaire (NFP). Toute cette partie de l’échiquier politique qui, bon gré mal gré, était jusqu’à présent parvenue à maintenir son unité contre Emmanuel Macron se trouve aujourd’hui directement touchée par les événements dramatiques qui s’enchaînent en France depuis la malencontreuse dissolution de l’Assemblée nationale, le 9 juin 2024.
Lire aussi | En direct, budget 2025 : le RN ne devrait pas voter la censure, le PS va déposer une 3e motion, « spontanée » la semaine prochaineLire plus tard
L’absence de majorité, la chute du gouvernement Barnier, la difficulté des gouvernants à doter le pays d’un budget et d’une loi de financement de la Sécurité sociale pour 2025, la perte de confiance dans les acteurs politiques, le ralentissement de la croissance, la remontée du chômage, ont créé un contexte suffisamment anxiogène pour éroder les situations acquises et pousser à de douloureuses clarifications entre temporisateurs et jusqu’au-boutistes.
Un premier coup de canif dans l’union des gauches s’est produit le 14 janvier, lorsque les socialistes ont, à une très large majorité (58 voix sur 66), décidé de ne pas voter la censure après la déclaration de politique générale de François Bayrou. Après avoir vainement tenté d’entraîner derrière eux les communistes et les écologistes, ils ont pour la première fois assumé de se désolidariser de leurs partenaires, tout en clamant qu’ils appartenaient toujours à l’opposition.
Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Le Parti socialiste pris au piège de la motion de censureLire plus tard
Le second acte se joue autour des textes financiers qu’ils ont eu l’occasion d’amender. Lundi 3 février, alors que le premier ministre décidait d’engager la responsabilité de son gouvernement sur le projet de loi de finances pour 2025 et sur la partie recettes du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, le bureau national du Parti socialiste (PS) a décidé à une large majorité de ne pas voter la censure (par 59 voix contre 4) sans complètement préjuger du vote des députés, qui devrait avoir lieu mercredi.
Depuis sept ans, les socialistes souffrent de la domination de Jean-Luc Mélenchon, qui s’est comporté comme un autocrate et a écorné beaucoup de leurs valeurs : la laïcité, l’universalisme, le combat contre l’antisémitisme, pour n’en citer que quelques-unes. Ils devraient par conséquent vivre leur acte d’émancipation comme une forme de libération et la savourer comme une chance de nouveau départ : la congélation idéologique dans laquelle ils se sont laissés enfermer depuis 2017, alors que la scène mondiale subissait de profonds bouleversements, ne cesse de les affaiblir.
Pourtant, c’est bien l’inquiétude qui domine chez la plupart des élus : tous savent ce qu’ils doivent à l’union de la gauche et ce que va leur coûter la rupture. Le chef des « insoumis » a commencé à les en rendre responsables, avec toute la violence dont il est capable. A travers elle se joue l’éternel procès en trahison dont la gauche française est coutumière, sur fond de comptes mal soldés des années au pouvoir.
Avant la déclaration de politique générale de François Bayrou, un ancien président de la République, redevenu député, François Hollande, avait ouvertement manœuvré pour que les socialistes ne se rendent pas complices de la politique du pire au moment où le pays, sans budget ni majorité, s’enfonçait dans la crise. Son intervention a eu un réel impact au sein du groupe. Mais elle a aussi réveillé la méfiance de ses opposants, qui ont fait ressurgir le spectre de son quinquennat manqué : entre 2012 et 2017, la gauche, dans toutes ses factions, y compris socialistes, s’était divisée jusqu’à exploser, refusant d’assumer la politique de l’offre et les débats autour de l’extension de la déchéance de nationalité à tous les binationaux condamnés pour terrorisme.
Intensité des pressions
Avant l’engagement de responsabilité de François Bayrou sur le projet de budget, une autre figure du socialisme, Lionel Jospin, a jugé nécessaire de sortir de son silence pour appeler lui aussi au sens des responsabilités. Samedi 1er février, dans l’émission « C l’hebdo », l’ancien premier ministre (1997-2002) a insisté sur la situation « catastrophique » dans laquelle la France se trouve plongée pour exhorter les socialistes, mais aussi « l’ensemble des forces de gauche », à ne pas voter la censure. Contrairement à François Hollande, l’ancien héraut de la gauche plurielle y conserve une certaine aura, y compris au sein de la gauche radicale. Son appel n’en est pas moins resté sans effet sur le camp des « insoumis ». L’impact a été un peu plus fort dans les rangs des socialistes, même si un saut de génération s’est produit au sein du parti : depuis la défaite de 2017, la ligne d’Olivier Faure consiste en une forme de rupture et de radicalité, dans l’espoir de replacer le PS au centre de la gauche.
En assumant de ne pas censurer les textes financiers, mais en annonçant le dépôt d’une motion de censure sur les valeurs (qui n’a aucune chance d’aboutir), le PS tente d’atténuer le procès en trahison auquel il n’échappera pas. La seule façon pour lui de démontrer qu’il n’est pas devenu un simple supplétif du macronisme est de faire émerger très vite une offre de gauche convaincante. Rien ne dit à ce stade qu’il en sera capable.
Les socialistes ne sont pas les seuls à redouter la fin de l’union des gauches. Depuis 2022, l’alliance électorale bâtie autour de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes) puis du NFP a donné une force de frappe symbolique à ce camp, en dépit de ses divergences idéologiques et de ses ambiguïtés programmatiques. On a pu le mesurer à l’été 2024, lorsque la gauche a revendiqué Matignon, dans une Assemblée nationale sans majorité. Le cavalier seul du PS met fin à cette fiction. Il isole La France insoumise, qui encourt le risque de s’enfermer dans sa radicalité, au moment où ses mauvais résultats électoraux lors de la législative partielle en Isère et de la municipale partielle à Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne) devraient, au contraire, l’inciter à l’introspection. Il prive aussi les écologistes du rôle qu’ils espéraient jouer : devenir un pont entre les « insoumis » et les socialistes. L’ébranlement du NPF renvoie chacun à ses insuffisances. Il oblige la gauche tout entière à se réinventer.
Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Villeneuve-Saint-Georges : la nouvelle stratégie municipale de La France insoumise mise en échec lors de l’élection anticipéeLire plus tard