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« Devant les députés, Bayrou cajole le secteur de la santé »
Date de publication : 15 janvier 2025 https://www.mediscoop.net/index.php?pageID=3a51a5addba1d4679949cda6762e2625&id_newsletter=21431&liste=0&site_origine=revue_mediscoop&nuid=44baf5968540a6248a8065e80f2f7273&midn=21431&from=newsletter


Nathalie Raulin observe dans Libération qu’« il a fallu attendre la toute fin de son discours de politique générale pour avoir un aperçu des intentions de François Bayrou en matière de santé. Mais pour la gauche, c’est plutôt une bonne surprise ».
La journaliste relève ainsi que « le Premier ministre répond favorablement à plusieurs de ses injonctions. Et d’abord sur l’hôpital public ».
« «L’hôpital connaît une crise financière plus que préoccupante», a reconnu Bayrou, tout en annonçant son intention de proposer une hausse de 3,3% de l’Ondam – soit les crédits alloués au secteur – dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2025. De quoi rassurer les directions hospitalières, vent debout contre la copie présentée par Michel Barnier en octobre », remarque Nathalie Raulin.
Elle rappelle qu’« une fois défalquée l’inflation et le rattrapage de cotisations retraites, les hôpitaux devaient se contenter d’une hausse de seulement 0,2% de leur budget réel. Une enveloppe très insuffisante pour satisfaire la progression naturelle des besoins de santé de la population vieillissante. Sans même parler des grandes opérations d’investissements programmées. Pour le Premier ministre, il est d’ailleurs temps d’inscrire le développement de l’hôpital dans le temps long ».
« «Il faut passer à une logique de financement pluriannuel», martèle-t-il, accédant ainsi au souhait récurrent de la Fédération hospitalière de France », continue la journaliste.
Nathalie Raulin ajoute que « le Premier ministre revient sur une autre décision très critiquée de son prédécesseur mais censée permettre une économie d’un milliard d’euros : la baisse de la part des consultations médicales et des médicaments remboursée par la Sécurité sociale. «Cela ne sera pas repris», promet le Palois. Une annonce saluée par un tonnerre d’applaudissements ».
Le Monde titre quant à lui : « Discours de politique générale : François Bayrou promet un geste sur le budget de la santé ».
Mattea Battaglia et Camille Stromboni retiennent que « la santé a beau avoir été abordée dans les dernières minutes du discours de politique général de François Bayrou, mardi 14 janvier, elle est l’un des secteurs pour lesquels le Premier ministre a opéré un «bougé» ».
« «La mesure de déremboursement de certains médicaments et consultations ne sera pas reprise», a-t-il assuré, en référence à la hausse du ticket modérateur, promise par le précédent gouvernement », indiquent les journalistes.
Elles évoquent un « autre signal en direction des soignants : François Bayrou a annoncé que le «gouvernement proposera une hausse notable de l’Ondam», l’Objectif national de dépenses d’assurance-maladie, qui correspond à l’enveloppe budgétaire annuelle fixée à l’hôpital comme à la médecine de ville. Et ce, afin d’«améliorer les conditions de travail des soignants et de protéger les plus fragiles», a-t-il ajouté. Avant de préciser, au cours de l’échange avec les parlementaires, que l’Ondam augmenterait de 3,3% ».
François Bayrou a ainsi indiqué que « ce sont des milliards d’euros supplémentaires pour les hôpitaux et les Ehpad ».
Olivier Milleron, cardiologue et membre du Collectif inter-hôpitaux, remarque : « Ces propos sont positifs, par rapport à ce qu’on a entendu ces derniers mois. Mais on reste loin des 6% réclamés par les établissements hospitaliers, c’est très insuffisant ».
Mattea Battaglia et Camille Stromboni notent que « le médecin relève en outre l’urgence de réformes structurelles toujours attendues, à commencer par celle du mode de financement des hôpitaux – la suppression de la fameuse « tarification à l’activité » ou « T2A », promise par le chef de l’Etat en janvier 2023
Budget de la Sécu : Bayrou donne des gages à sa gauche
Quentin Haroche| 15 Janvier 2025 https://www.jim.fr/viewarticle/budget-sécu-bayrou-donne-des-gages-à-sa-gauche-2025a10000yk?ecd=wnl_all_250115_jim_daily-doctor_etid7163360&uac=368069PV&impID=7163360&sso=true
PARIS – Il aura fallu attendre les toutes dernières minutes du (trop) long discours de politique générale que François Bayrou ce mardi devant l’Assemblée Nationale pour que le Premier Ministre évoque les questions de santé et de handicap. Certains y verront un signe que les sujets sanitaires sont loin d’être la priorité du nouveau gouvernement, actuellement sur un siège éjectable, tant le soutien dont il bénéficie dans l’hémicycle est mince. Le maire de Pau n’en a pas moins fait des annonces importantes sur le sujet, presque toutes à rebours de son prédécesseur Michel Barnier.
On se souvient que c’est justement la santé qui a fait tomber l’éphémère gouvernement Barnier. L’ancien commissaire européen avait présenté un projet de loi de financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) d’austérité (toute relative) qui prévoyait (entre autres) près de 4 milliards d’euros d’économie sur les dépenses de santé. Mal lui en a pris, puisque son PLFSS a été rejeté par l’Assemblée Nationale le 4 décembre dernier, à la suite du vote par le Rassemblement National d’une motion de censure du Nouveau Front Populaire provoquant la chute du gouvernement, une première en France depuis 1962.
Hausse de l’Ondam, pas d’augmentation du ticket modérateur, remboursement des fauteuils roulants : François Bayrou se montre dépensier
Bien décidé à tenir plus longtemps que son prédécesseur, François Bayrou a décidé de bazarder toute idée d’austérité en matière de santé. Il a ainsi annoncé que « le gouvernement proposera une hausse notable de l’objectif national de dépenses maladie » (Ondam), sans la chiffrer précisément, afin d’ « améliorer les conditions de travail des soignants et de protéger les plus fragiles ». Le PLFSS de Michel Barnier prévoyait déjà une hausse de l’Ondam hospitalier de 2,8 %. Mais une partie de la somme étant allouée à renflouer les caisses du régime de retraite de la fonction publique hospitalière, la hausse de l’Ondam n’était en réalité que de 2,1 %. Insuffisant pour la fédération hospitalière de France (FHF), qui réclamait une hausse du budget des hôpitaux de 6 %.
Semblant ignorer la situation budgétaire extrêmement compromise de l’Etat et de la Sécurité Sociale (qu’il a pourtant longuement dénoncé en début de discours), François Bayrou a également annoncé qu’il abandonnait la hausse du ticket modérateur sur les médicaments et les consultations médicales, voulu par Michel Barnier et qui aurait permis de dégager 1 milliard d’euros d’économie pour la Sécurité Sociale. La proposition avait provoqué un tollé en fin d’année dernière, à l’extrême-droite comme à gauche et l’ancien Premier Ministre y avait d’ailleurs renoncé s’agissant des médicaments, ce qui ne lui avait pas permis de sauver son poste.
Toujours aussi généreux, François Bayrou a également promis le « remboursement intégral des fauteuils roulants dès 2025 », reprenant ainsi une promesse formulée par Emmanuel Macron en 2023 et qui a déjà donné lieu à une proposition de loi adoptée en commission en novembre dernier. N’effaçant pas totalement l’héritage du gouvernement Barnier, l’actuel Premier Ministre a également confirmé que la santé mentale serait bien la grande cause nationale en 2025, comme l’avait voulu son prédécesseur.
3 février : reprise des débats sur le PLFSS…et sur la fin de vie ?
Pour le reste, François Bayrou a énuméré de nombreux thèmes de politique sanitaire, sans formuler de propositions concrètes. Il a ainsi tour à tout appelé à « travailler sur l’enjeu de la démographie médicale », à « résoudre le problème irrésolu de la formation des médecins » et également évoquer l’école inclusive qui aurait atteint une « masse critique » (sans évoquer des pistes de solution). Il a également évoqué l’idée d’adopter une « logique de financement pluriannuelle » de la santé, semblant ainsi reprendre à son compte la proposition formulée de longue date par la FHF de mettre en place des lois de programmation budgétaire des hôpitaux.
La politique sanitaire de François Bayrou se clarifiera au moment où son gouvernement présentera le nouveau PLFSS. Ce mardi matin, peu avant que le Premier Ministre ne prenne la parole, on apprenait que la conférence des présidents de l’Assemblée Nationale avait décidé que le débat parlementaire sur le PLFSS reprendrait dans l’hémicycle le 3 février prochain. Une semaine qui pourrait être chargée, puisque la présidente de l’Assemblée Nationale Yael Braun-Pivet souhaite que l’examen du projet de loi sur la fin de vie, qui a été stoppé net par la dissolution, reprenne à cette date. Sur ce sujet majeur, François Bayrou, qui comme il le rappelle souvent est catholique pratiquant, aura été peu prolixe, se contentant d’évoquer le « pouvoir d’initiative » des députés sur « des sujets importants dans notre société, comme la fin de vie ».
Mais avant d’en arriver au 3 février, il faudra passer l’écueil de la censure, ce qui n’est pas encore totalement assuré pour le gouvernement Bayrou.
Déremboursement des médicaments, hausse de l’Ondam… Les priorités de François Bayrou pour la santé
Un mois après sa nomination à Matignon, François Bayrou a prononcé, ce mardi 14 janvier, son discours de politique générale à l’Assemblée nationale. Devant un hémicycle comble, le Premier ministre a déroulé sa feuille de route, présentant plusieurs propositions pour la santé.
Par Chloé Subileau
C’est au bout de près d’une heure et demie de discours que François Bayrou a abordé, ce mardi 14 janvier, le sujet de la santé. Déroulant les grandes lignes de la feuille de route de son Gouvernement, nommé le 23 décembre dernier, le nouveau Premier ministre a présenté devant l’Assemblée nationale ce qu’il nomme sa « promesse française« . Parmi les priorités, la réforme des retraites, la nécessité de repenser le fonctionnement de l’Etat, l’éducation, l’immigration, l’aménagement du territoire, la production… et la santé.
« La santé est l’une des toutes premières préoccupations d’urgence » des Français, a affirmé François Bayrou, devant un hémicycle comble. « Nous avons tous été confrontés pour nous ou pour un proche à l’impossibilité de trouver un médecin généraliste, un spécialiste ou un dentiste« , a-t-il ajouté, rappelant que l’hôpital connait, lui aussi, « une crise« .
« Une hausse notable de l’Ondam »
Face à ces difficultés, le locataire de Matignon a dénoncé « l’absence de vison pluriannuelle des ressources consacrées à notre système de santé, le privant de facto de sa capacité à se doter de projets à moyen ou long termes« . « Il faut passer d’une logique budgétaire annuelle à une logique de financement pluriannuel« , a annoncé François Bayrou.
Autre annonce très attendue : le Premier ministre a assuré que « la mesure de déremboursement de certains médicaments et de consultations« , avancée à l’automne par le Gouvernement Barnier, ne serait pas reprise.
De plus, « pour faire face à l’enjeu de la soutenabilité de l’hôpital, le Gouvernement demandera une hausse notable de l’Ondam, ce qui permettra d’améliorer les conditions de travail des soignants et de protéger les plus fragiles« , a déroulé le chef du Gouvernement, sans donner de chiffres.
Il a, par ailleurs, insisté sur la nécessité « de retravailler l’enjeu clé de la démographie médicale en impliquant les élus territoriaux« , et a confirmé que la santé mentale resterait la « grande cause nationale » de 2025, comme l’avait promis Michel Barnier. François Bayrou a également confirmé que le remboursement intégral des fauteuils roulants sera mis en place dès cette année 2025.
Plus tôt, lors de son discours, le Premier ministre a appelé à « se ressaisir pour adopter sans tarder les deux budgets de l’Etat et de la Sécurité sociale« . L’examen de ce dernier doit justement reprendre le 3 février prochain devant l’Assemblée nationale. « Cette précarité budgétaire, nous la payons tous au prix fort« , a ajouté François Bayrou.
Les réactions:
Les ‘Réactions:
Déclaration de politique générale du Premier ministre : l’APVF déplore la timidité des annonces relatives à la réduction des inégalités d’accès à l’offre de soins et face à la désertification médicale
Communiqué L’Association des Petites Villes de France (APVF)
15/01/2025 https://www.apvf.asso.fr/wp-content/uploads/2025/01/CP-DPG-14.01.25.pdf
Émis par : APVF

L’Association des Petites Villes de France (APVF) que préside Christophe Bouillon, ancien député de Seine-Maritime et Maire de Barentin, et dont le Président délégué est Loïc Hervé, Vice-président du Sénat, a écouté avec une attention particulière le discours de politique générale du Premier ministre, François Bayrou.
Elle apprécie le ton employé par le Premier ministre concernant les relations entre l’Etat et les collectivités territoriales, et notamment l’absence de toute mise en cause de la responsabilité des collectivités dans la dérive des déficits publics, ce qui change agréablement des discours tenus ces derniers mois.
L’APVF prend acte de l’annonce de l’allègement de l’effort demandé aux collectivités territoriales pour réduire les déficits publics. Elle sera toutefois vigilante quant à la portée exacte, la répartition et le chiffrage des efforts demandés, qui ne prennent en compte ni la fonte des crédits du Fonds vert, ni la hausse annoncée de la cotisation des employeurs territoriaux à la Caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales (CNRACL), ni la non-indexation de la dotation globale de fonctionnement (DGF) à l’inflation.
Le Premier ministre a certes bien rappelé le poids incontournable des collectivités territoriales dans l’investissement public et dans le soutien à l’économie des territoires, mais n’a pas annoncé de mesures fortes d’appui à l’investissement local permettant de faire face au mur d’investissement que représente le financement de la transition écologique.
Ainsi que l’a annoncé le Premier ministre, l’APVF attend avec impatience l’adoption par le Parlement du texte de loi relatif à la mise en œuvre d’un véritable statut de l’élu local, en amont des prochaines élections municipales.
Enfin, si l’APVF prend acte du diagnostic porté par le Premier ministre concernant la fracture territoriale, entre les métropoles et le reste du territoire, ainsi que sur la dégradation de la situation des services publics, elle déplore la timidité des annonces relatives à la réduction des inégalités d’accès à l’offre de soins et face à la désertification médicale.
L’APVF demeure à la disposition du Gouvernement et du Parlement sur toutes les grandes questions évoquées par le Premier ministre à l’Assemblée nationale, avec l’absolue conviction qu’on ne résoudra aucun grand défi qui se pose à notre pays sans remettre les collectivités et les élus locaux dans l’équation.
Discours du Premier ministre: le sujet de la santé survolé selon les jeunes médecins généralistes
(Communiqué ReAGJIR)
Émis par : ReAGJIR

ReAGJIR, le syndicat représentant les jeunes médecins généralistes, a écouté avec attention la déclaration de politique générale du Premier ministre François Bayrou.
Alors que la santé est devenue la première préoccupation des Français, force est de constater que ce sujet reste malheureusement encore survolé, sans véritable vision pour l’avenir hormis la pluriannualisation des débats sur le financement de la sécurité sociale, appelée par l’ensemble des partenaires sociaux depuis plusieurs années.
Cependant, les jeunes médecins généralistes saluent la décision éclairée de revenir sur la mesure de déremboursement des médicaments et des consultations annoncée cet automne, qui menaçait le système social par une logique de privatisation progressive.
Les solutions pour améliorer l’accès aux soins restent les grandes absentes de cette déclaration. Si agir sur la formation est bien évidemment essentiel pour améliorer la démographie médicale, la quantité ne doit pas primer sur la qualité. Former suffisamment de médecins nécessitera sans aucun doute d’investir suffisamment pour décupler les capacités d’accueil des facultés, tout en universitarisant les territoires pour ancrer les étudiants dans les zones les plus en difficultés.
Enfin, la débureaucratisation appelée par le Premier ministre devra trouver écho dans des mesures de simplification administrative concrètes, y compris dans le champ de la santé. ReAGJIR a dans ce sens formulé de nombreuses propositions pour redonner du temps médical dédié aux soins, en premier lieu desquelles la possibilité d’auto déclarer des arrêts de travail de courte durée. Cette mesure de bon sens pourrait à elle seule libérer un nombre de consultations considérable, notamment dans la période d’épidémie hivernale actuelle, afin que les médecins généralistes puissent allouer leur temps à soigner et non répondre aux exigences administratives des employeurs.
Contacts presse :
Pauline Saint-Martin, pauline.saintmartin.rp@gmail.com
Anne-Lise Villet, annelise.villet.rp@gmail.com
Accès aux soins : la FFMKR ( kinésithérapeutes) inquiète du manque de perspectives du Gouvernement
https://www.ffmkr.org/_upload/ressources/communiques_de_presse/2025/cdp_ffmkr_-_acces_aux_soins.pdf
La FFMKR, premier syndicat de kinésithérapeutes, déplore le manque de perspectives ambitieuses tracées par le Premier ministre, en matière d’accès aux soins, lors de son discours de politique générale.
La kinésithérapie, depuis des années, est unie dans la mise en avant de mesures rapides et concrètes pouvant permettre un meilleur accès aux soins des Français, parmi lesquelles :
▪ L’accès direct généralisé aux kinésithérapeutes ;
▪ L’intégration des kinésithérapeutes dans les rendez-vous de prévention ;
▪ L’élargissement du droit de prescription des kinésithérapeutes, notamment à la prescription d’activité physique adaptée (APA), d’antalgiques et anti-inflammatoires et d’actes d’imagerie médicale.
Depuis le XIXe siècle, les professions de santé sont construites par dérogation au monopole médical. Ce cadre anachronique, réformé par quelques minuscules avancées depuis des années à travers des dispositifs dérogatoires (protocoles de coopération, accès directs à géométries variables…) est devenu complexe et illisible.
Sans volonté affichée de faire confiance durablement aux kinésithérapeutes, comment sortir de cette logique bureaucratique, que M. le Premier ministre dit vouloir combattre ?
Quel intérêt de construire une vision pluriannuelle des dépenses d’assurance maladie, si l’organisation générale des professions et du système de santé n’est pas modifiée dans le même temps ?
Ce manque de vision interroge surtout lorsqu’il conduit à promettre la prise en charge de « bilans d’activité physique ».
Si cette prise en charge est utile, comment expliquer que les kinésithérapeutes se voient refuser depuis plusieurs années la possibilité de prescrire de l’activité physique adaptée (APA) et que dans le même temps, l’intégration des kinésithérapeutes, dans le dispositif « Mon Bilan Prévention », ne soit toujours pas acquise ?
Que devient dans ce contexte la réforme du cadre légal de la kinésithérapie promise et soutenue par les deux précédents gouvernements ?
Dans son communiqué du 27 décembre dernier (cliquez ICI pour en prendre connaissance), la FFMKR appelait le gouvernement à soutenir les mesures en faveur de l’accès aux soins, notamment la PPL visant à moderniser la kinésithérapie, déposée à l’Assemblée nationale par le député Stéphane Viry.
La FFMKR attend un signal fort du Gouvernement de M. Bayrou et l’appelle à soutenir les mesures contenues dans la proposition de loi sur la kinésithérapie et à publier sans délai la liste actualisée des produits de santé prescriptibles par
les kinésithérapeutes.
La FFMKR est prête à travailler avec le nouveau gouvernement pour agir concrètement pour l’accès aux soins des Français. Elle attend un rendez-vous dans les meilleurs délais avec les ministres en charge de la santé.
Contacts pr
Déclaration de politique générale du premier ministre François Bayrou : la confédération du Synerpa (grand âge secteur privé), prend acte de la volonté du Premier ministre d’adopter rapidement un PLFSS
(Communiqué Synerpa)
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Émis par : Synerpa

La confédération du Synerpa prend acte de la volonté du Premier ministre d’adopter rapidement un PLFSS.
Le Synerpa rappelle à nouveau l’urgence de la situation, alors que plusieurs mesures du texte initial sont en suspens, notamment la dotation soins pour 2025, la fusion des sections « soins » et « dépendance » et l’enveloppe de 100 millions d’euros alloués aux établissements les plus fragiles.
L’absence de budget plonge les établissements et services, comme les travailleurs, dans l’inconnu, menaçant la qualité des soins et compromettant les investissements indispensables partout sur le territoire.
Le Synerpa se tient donc à la disposition du gouvernement en vue de la reprise de l’examen du texte, avec pour objectif l’adoption d’un budget à la hauteur des enjeux auxquels fait face la filière du grand âge.
La confédération souligne l’impérieuse nécessité de rentrer dans une logique de programmation pour le grand âge, pour doter le secteur des moyens de nos ambitions dans la durée.
Enfin, le Synerpa salue l’annonce d’un mouvement de débureaucratisation et de simplification, qu’elle demande depuis longtemps pour faciliter le quotidien des établissements et services. La confédération appelle également à la mise en place de mesures d’attractivité des métiers pour répondre aux défis de recrutements et renforcer l’engagement des professionnels. »
Contact presse : Quentin Zimmermann – quentin.zimmermann@havas.com
Déclaration de politique générale du Premier ministre : les solidarités, ciment de la société française, toujours en attente d’orientations claires
(Communiqué Uniopss – Union nationale interfédérale des oeuvres et organismes privés non lucratifs sanitaires et sociaux)
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14/01/2025
Émis par : Uniopss (Union nationale interfédérale des oeuvres et organismes privés non lucratifs sanitaires et sociaux)

La déclaration de politique générale de François Bayrou a plus tenu du discours de la méthode de l’action publique, comme voie de passage gouvernementale en lien avec l’instabilité politique, que d’un programme d’actions précis. Or, il est peu de dire que les acteurs des solidarités et de la santé sont en attente de décisions claires des autorités publiques afin de répondre aux besoins qui s’expriment dans tous les territoires.
Le Premier ministre a présenté, lors de sa déclaration de politique générale, le sens de l’action de son gouvernement, cherchant, notamment sur la réforme des retraites, à dénouer certains blocages du débat public. À la fin de son intervention, il a tenu quelques propos concernant les solidarités.
Mais l’action publique dans les champs des solidarités et de la santé nécessite une vision claire, partagée et avec des responsabilités des décideurs publics efficacement réparties et exercées. Or, nous assistons, depuis plusieurs années maintenant, à une situation délétère où l’État et les collectivités territoriales se renvoient les responsabilités.
Les acteurs de terrain unis au sein du réseau Uniopss ont besoin de concevoir leurs actions dans la durée, avec des priorités partagées entre l’État, les départements et les régions, avec des modes d’organisation et de financement qui permettent de répondre aux besoins croissants dans tous les territoires.
Si, pour les associations des solidarités et de la santé, le droit à l’accompagnement n’a pas de prix, quels que soient les personnes, les situations et les territoires de vie, nous savons bien qu’il a un coût. À force de repousser le débat nécessaire sur ce à quoi la République s’engage et comment elle le finance, nous voyons se rapprocher une situation où les défauts d’accompagnement deviendront la norme. Or, malheureusement, rien de tout cela n’a été précisé dans les propos du Premier ministre.
La nécessaire résorption des déficits publics sera-t-elle supportée par les personnes vulnérables et les classes moyennes, alors que les manques dans la plupart des secteurs sont criants ? Le modèle non lucratif des solidarités sera-t-il conforté ou encore fragilisé par manque de régulation des autorités publiques ?
Nous reconnaissons au Premier ministre son engagement fort nous concernant lorsqu’il dit que, à ses yeux, « la société civile organisée doit avoir pleinement sa voix à ce chapitre ». Alors allons-y : l’Uniopss souhaite cette co-construction de l’action publique, au niveau national comme des territoires. Il revient de passer de cette déclaration d’intention, juste, à une mise en œuvre concrète.
Tout au long de l’année 2025, plusieurs marqueurs significatifs permettront de mesurer la volonté d’agir !
Ainsi, concernant la politique du handicap, alors que nous célébrerons dans quelques semaines les 20 ans de la loi du 11 février 2005, il est nécessaire de mettre en place une nouvelle méthode, plutôt qu’une réunion interministérielle, pour mettre concrètement en œuvre l’ensemble des engagements pris lors de la Conférence nationale du handicap en 2023.
Si le label grande cause nationale attribué à la santé mentale est maintenu, aucun moyen concret n’est envisagé pour le moment. Devant l’accroissement des besoins, notamment pour la jeunesse, il serait déplorable que notre pays ne se mobilise pas en ce sens.
Quels objectifs et moyens pour une grande politique de l’enfance, et donc les moyens de sauver la protection de l’enfance en grand danger, alors que l’intitulé ne figure pas dans l’organigramme gouvernemental et qu’il est annoncé la nomination d’une Haut-commissaire sur le sujet ?
Pour le Grand âge, quand passerons-nous de rafistolages permanents à un cap clair, alors que le mur démographique est devant nous ?
Alors que la réforme du RSA se généralise à l’ensemble des territoires et donc pour tous les allocataires, avec des risques de sanctions, quels seront les moyens humains nécessaires à l’accompagnement contre la lutte contre l’exclusion et vers l’emploi ?
Des constructions de logements et de solutions d’hébergementscorrespondant aux besoins dans tous les territoires seront-elles la priorité ?
Enfin, quel respect de la parole publique alors que les ressources financières liées aux revalorisations Ségur font défaut et mettent en grand danger le modèle socio-économique des structures non lucratives, les établissements comme les services à domicile ?
À l’heure où les discours d’exclusion progressent, l’Uniopss réaffirme que bâtir partout, au niveau national comme dans les territoires, le front des solidarités est le moyen de permettre à notre pays de se rassembler et de progresser. Ce sera notre ligne de conduite dans les échanges avec le nouveau gouvernement.
Contact presse : Valérie Mercadal – vmercadal@uniopss.asso.fr
Discours de politique générale : la FEDEPSAD appelle à des mesures spécifiques pour maintenir et développer les soins de proximité
Communiqué FÉDÉRATION DES PRESTATAIRES DE SANTÉ À DOMICILE
Émis par : FEDEPSAD

La FEDEPSAD salue tout d’abord la volonté du Premier ministre d’adopter une vision pluriannuelle du financement du système de santé. Cette mesure est réclamée de longue date par la FEDEPSAD. La mise en place d’une régulation économique pluriannuelle, fondée sur les gains d’efficience, redonnera non seulement de la visibilité aux acteurs économiques du secteur de la santé de proximité, mais garantira aussi la viabilité des entreprises. Pour rappel, la FEDEPSAD défend un modèle de régulation pluriannuel qui favorise la logique de pertinence des dépenses et est basé sur des évaluations médico-économiques.
La FEDEPSAD note que le Premier Ministre s’est engagé sur une hausse de l’objectif national dépenses de l’Assurance Maladie (Ondam) en 2025 pour l’Hôpital et espère, comme le ministre de la Santé le précisait, que cet effort sera également au bénéfice des acteurs de soins de ville, parmi lesquels les prestataires de santé à domicile, pour lesquels les enjeux de soutenabilité ne sont pas moins prégnants.
La croissance importante des besoins de soins, la recrudescence des maladies chroniques, et l’enjeu majeur d’accès aux soins sur l’ensemble du territoire invitent d’ailleurs au-delà de l’hôpital, à investir sur l’accélération du virage ambulatoire et domiciliaire, pour soutenir structurellement l’adaptation nécessaire de notre système de santé en prenant appui sur les opportunités technologiques mais aussi organisationnelles de prises en charge.
En ce sens, la FEDEPSAD porte de nombreuses propositions permettant de s’inscrire dans cette dynamique rénovée, et porteuse d’efficience pour le système. Cela suppose, comme souligné, de donner la capacité à tous les acteurs de santé de se doter de projets de moyen et long terme, pour accompagner cette transition au service d’une politique de santé ambitieuse et qui réponde effectivement aux besoins mais aussi aux attentes des Français.
Les prestataires de santé à domicile (PSAD) assument leurs missions auprès de 4 millions de patients à domicile, soit un demi-million de plus qu’il y a deux ans. La progression inédite du nombre de malades pris en charge par les PSAD montre qu’ils sont un maillon essentiel de la santé de proximité. Pourtant, les entreprises et structures associatives PSAD et leurs 33 000 emplois sont aujourd’hui dans une situation extrêmement difficile, entre pression inflationniste et fragilité économique liée aux baisses de tarifs fixés par l’État. Elles doivent plus que jamais être soutenues. La FEDEPSAD salue en ce sens, l’ambition du nouveau gouvernement de soutenir et protéger les entreprises françaises.
Enfin, la FEDEPSAD prend acte de l’engagement de François Bayrou de faire aboutir la réforme du remboursement intégral des fauteuils roulants dès 2025. La FEDEPSAD a déjà communiqué à plusieurs reprises sur les conditions de réussite de cette ambition partagée. Si la FEDEPSAD soutient fermement l’ambition, elle entend également mettre en garde le nouveau gouvernement contre les effets d’annonce.
La FEDEPSAD rappelle que le financement prévu pour cette réforme est actuellement sous-dimensionné.
Le projet tel qu’il est construit ne permettra pas d’atteindre l’objectif d’un accès personnalisé et adapté répondant aux besoins et attentes des personnes nécessitant un fauteuil roulant. Il ne tient compte ni des services indispensables requis par le parcours d’acquisition aujourd’hui réalisé par les PSAD auprès des personnes en perte d’autonomie ou de handicap, ni de la très grande variété des dispositifs et situations rencontrées.
La FEDEPSAD réitère donc son invitation à mener les travaux de concertation nécessaires à l’adaptation de la réforme comme à son dimensionnement budgétaire pour en garantir sa faisabilité, et soutenabilité pour les acteurs, ainsi que sa pertinence et adéquation aux besoins et attentes de tous les bénéficiaires, qu’ils soient en perte d’autonomie ou en situation de handicap.
En conclusion, La FEDEPSAD se tient à la disposition du nouveau gouvernement pour participer activement aux travaux de transformation de notre système de santé.
Contact presse : Fédération des PSAD – Alexandra DUVAUCHELLE – presse@fedepsad.fr
Discours de politique générale : un pas vers les syndicats, mais un oubli des professionnels de santé libéraux
Communiqué l’Union Nationale des Professionnels de Santé (UNPS)
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Émis par : UNPS

Les membres de l’Union Nationale des Professionnels de Santé (UNPS) ont écouté avec attention la déclaration de politique générale prononcée le 14 janvier dernier par François Bayrou.
L’UNPS exprime de fortes préoccupations face au manque de visibilité dans les propositions formulées. Si nous partageons certains objectifs comme la nécessité de maintenir les personnes âgées à domicile, cela ne peut se concrétiser sans une politique ambitieuse en faveur des soins de ville et des professionnels de santé libéraux, garants de la proximité et de l’accès aux soins pour tous.
L’UNPS rappelle que le secteur libéral est un pilier fondamental de notre système de santé. La démographie médicale et paramédicale ainsi que l’attractivité de l’ensemble des métiers de la santé sont des enjeux centraux qui ne peuvent être écartés si nous voulons répondre efficacement aux défis sanitaires et démographiques actuels.
La mise en exergue exclusive de l’hôpital sans mentionner les besoins urgents des libéraux, reflète une vision partielle de la réalité des soins en France.
La réorganisation des métiers de la santé et la rénovation du système conventionnel portées par l’UNPS doivent être au premier rang des ambitions du gouvernement.
L’UNPS salue l’annonce du rehaussement de l’ONDAM et sera attentive à ce que la répartition allouée entre la ville et l’hôpital soit juste et équilibrée.
L’UNPS demande à être reçue dans les meilleurs délais pour engager un dialogue constructif visant à renforcer l’attractivité des métiers de la santé et l’organisation des soins de proximité. Elle appelle le Gouvernement à rénover le système conventionnel en profondeur en s’appuyant sur une loi de programmation pluriannuelle, telle qu’évoquée par le Premier ministre.
Contacts presse Union Nationale des Professionnels de Santé : unps@unps-sante.org
À propos de l’UNPS :
L’Union Nationale des Professionnels de Santé regroupe les 23 organisations syndicales représentatives des professionnels de santé libéraux et représente près de 500 000 professionnels de santé libéraux conventionnés