Essonne : une femme de 20 ans meurt aux urgences après avoir passé des heures sur un brancard
Une patiente s’étant rendue aux urgences de l’hôpital de Longjumeau (Essonne) y est décédée d’un arrêt cardiaque le soir du mercredi 8 janvier après avoir passé plusieurs heures dans un box. Une autopsie devait être pratiquée pour déterminer les causes de la mort de la jeune femme.
Ouest-France avec NGPublié le 10/01/2025 à 12h21
Une femme de 20 ans est décédée mercredi 8 janvier 2025 à 19 h 30 au centre hospitalier de Longjumeau, en Essonne, après avoir passé au moins la journée sur un brancard. Atteinte d’une maladie génétique elle souffrait d’hyperthermie au moment de son admission. L’heure à laquelle la patiente s’est présentée dans l’établissement est sujette à caution, explique Le Parisien . Des sources évoquent une arrivée le soir du mardi 7 janvier tandis que le directeur du Groupement hospitalier du Nord Essonne (GHNE) indique que la jeune femme a été admise le lendemain matin. Le responsable a précisé à BFM TV que la victime était alors « debout, sur ses deux jambes ». Elle aurait été examinée par un infirmier avant d’être installée dans un box sur un brancard et aurait passé un scanner vers 16 h.
Un arrêt cardiaque fatal
Les soignants ont ensuite constaté une aggravation de son état de santé. « Elle est revenue très fébrile », a témoigné Cédric Lussiez. La patiente a été victime d’un arrêt cardiaque peu après l’examen et n’a pas pu être réanimée par les structures mobiles d’urgence et de réanimation (SMUR). Une autopsie devait être pratiquée pour déterminer les causes du décès. Une enquête interne a par ailleurs été ouverte, rapportent nos confrères.
Le jour des faits, le plan blanc, qui permet de réorganiser les services en cas de pic d’activité, venait d’être activé. Le personnel des urgences devait alors prendre en charge une centaine de patients, alors qu’ils sont en moyenne 80 habituellement. « Cela ne permet pas de faire un lien avec la mort de la patiente », a toutefois déclaré le directeur, qui a expliqué que les équipes médicales sont « traumatisées ».
Enquête ouverte après le décès d’une jeune femme de 20 ans restée une journée sur un brancard aux urgences
La jeune fille, atteinte d’une maladie génétique, est décédée mercredi soir aux urgences de Longjumeau (Essonne). Une enquête interne a été lancée pour comprendre les circonstances de son décès et identifier d’éventuels dysfonctionnements.
Par Aveline Marques
L’enquête interne doit faire toute la lumière sur le décès de cette jeune patiente de 20 ans. A commencer par l’heure et les raisons de son admission. D’après Le Parisien, la jeune fille serait arrivée debout, avec ses parents, en état d’hyperthermie, mardi soir ou mercredi matin – les sources ne concordant pas, à ce stade.
Vue par une infirmière et placée sur un brancard, cette patiente souffrait d’une « maladie génétique qui s’attaque aux globules rouges », indique le quotidien, sans plus de précisions.
Dans le milieu d’après-midi, la patiente est transférée au scanner et c’est à ce moment que la dégradation de son état est remarquée par l’équipe. Peu après son retour du scanner, la jeune fille a fait un arrêt cardiaque, déclenchant l’intervention du Smur. Son décès est constaté en début de soirée.
Une autopsie devait être réalisée jeudi.
[avec LeParisien.fr]
Une femme de 26 ans meurt aux urgences de l’hôpital de Villeneuve-Saint-Georges, une enquête ouverte
Après la mort d’une patiente aux urgences d’un hôpital de l’Essonne, les investigations vont déterminer les circonstances de ce décès vendredi dans l’établissement du Val-de-Marne, où la victime était entrée dans la nuit de mercredi à jeudi.
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par LIBERATION et AFP
publié le 11 janvier 2025 à 19h11
C’est la deuxième personne à décéder aux urgences d’un hôpital francilien en quelques jours. Une jeune femme de 26 ans est morte vendredi à l’hôpital de Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne) et une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances du drame, a annoncé ce samedi 11 janvier au soir le parquet de Créteil.
Entrée aux urgences dans la nuit de mercredi à jeudi, la victime devait sortir de l’hôpital jeudi soir, mais est restée dormir dans la salle d’attente, a détaillé le parquet. Elle aurait été découverte «gisante» par ses parents le lendemain, vendredi vers 13 heures, selon les informations du Parisien. A 15 heures, le décès était déclaré par un officier de police judiciaire.
Interview
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Pourquoi la jeune femme n’a-t-elle pas été prise en charge ? A qui revient la responsabilité, si, comme l’affirme le Parisien, elle a été déclarée jeudi comme «sortante de l’établissement» ? Des soignants l’ont-ils vu mais étaient-ils trop débordés pour s’enquérir de son état ? De nombreuses questions demeurent à cette heure sur les circonstances de ce drame.
Les investigations pour éclaircir les circonstances de sa mort ont été confiées à la Brigade de répression de la délinquance à la personne (BRDP) de la police judiciaire de Paris. Une autopsie est prévue dans les prochains jours, a précisé le parquet.
Conditions de travail désastreuses
«Le Centre hospitalier intercommunal de Villeneuve-Saint-Georges (CHIV) confirme avoir signalé aux forces de police le décès inexpliqué d’une femme présente dans les locaux du service d’accueil des urgences adultes de l’hôpital», a de son côté déclaré la direction de l’établissement dans un communiqué, sans faire plus de commentaires. Selon le journal local, c’est l’établissement de santé qui aurait sollicité l’ouverture de l’enquête.
Dans ce même hôpital de région parisienne, début janvier, des soignants s’étaient mis en grève pour réclamer plus de personnel et dénoncer leurs conditions de travail désastreuses. Un accord de sortie de grève avait été signé mardi 7 janvier avec la CGT, selon la direction. Cet accord prévoit des effectifs supplémentaires «sur la période du 1er octobre au 31 mars, particulièrement impactée par les épidémies hivernales et une hausse importante des passages aux urgences», précise cette même source. Selon le Parisien, plus de dix nouveaux postes seraient prévus.
Débordement
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Mercredi en fin d’après-midi, au centre hospitalier de Longjumeau (Essonne), une patiente de 20 ans, atteinte d’une maladie génétique, est morte aux urgences mercredi en fin d’après-midi après avoir passé des heures sur un brancard. Là aussi une enquête a été ouverte.
Ces décès interviennent alors que des dizaines d’hôpitaux ont activé le «plan blanc» face à l’épidémie de grippe, dispositif qui permet de déprogrammer certaines opérations ou de rappeler des personnels en congés. L’épidémie de grippe hivernale s’est intensifiée début janvier et provoque des hospitalisations d’un niveau «exceptionnellement élevé» comparé aux saisons précédentes.