Enquête sur la permanence des soins en établissement : la CSMF dénonce des « résultats tronqués »

La direction générale de l’offre de soins (DGOS) a dévoilé les résultats de son enquête sur le fonctionnement de la permanence des soins en établissement de santé (PDSES) en 2024. Elle démontre que les hôpitaux publics assurent la majorité des prises en charge. Pour la CSMF, « ce résultat n’est pas une surprise tant les lignes de PDSES ont été données au seul secteur public par les ARS ».

07/01/2025

 https://www.egora.fr/actus-pro/acces-aux-soins/enquete-sur-la-permanence-des-soins-en-etablissement-la-csmf-denonce-des?utm_source=Newsletter&utm_medium=gms_egora&utm_campaign=En_bref___Mardi_7_janvier_2025&utm_medium=gms_egora&utm_source=email&utm_campaign=2025-01-07-EnBref20250107&sc_src=email_4465033&sc_lid=167742177&sc_uid=XYBlorZBtz&sc_llid=32972&sc_eh=5d463c22601bc0401

Par Sandy Bonin

garde

« Le secteur public assure la majorité des prises en charge le soir et le week-end ». Telle est l’information principale qui ressort du rapport de la DGOS sur la PDSES. Une enquête a ainsi été réalisée pendant quatre semaines, du 11 mars au 8 avril 2024 à partir des données déclaratives des établissements. Au total, 734 établissements juridiques (représentant près de 985 sites géographiques) ont répondu à l’enquête.

Parmi les lignes recensées, 69 % sont mises en place dans le secteur public, 8 % dans le secteur privé non lucratif et 23 % dans le secteur privé lucratif.

Le nombre des prises en charge toutes spécialités confondues correspond pour 49 % à de la continuité des soins (pour des patients déjà présents dans l’établissement) et 51 % à de la permanence des soins (pour des nouveaux patients).

Le secteur public a assumé 83 % de l’activité de permanence des soins (« nouveaux patients »), quand le secteur privé non lucratif a pris en charge 5 % de cette activité et le secteur privé lucratif, 12 %.

Pendant les quatre semaines de l’enquête, 61 332 praticiens de plein exercice, dont 14 567 praticiens libéraux (24 %) ont été déclarés comme assurant la PDSES. Près de 2 600 praticiens à diplôme hors Union européenne (Padhue) et 2 600 docteurs juniors ont également participé à la PDSES pendant la période. 

Lire aussi : « 250 euros pour une garde de 12 heures, c’est inadmissible » : la CSMF dit oui à la PDSES, mais pas à n’importe quel prix

Au sein des lignes de garde, 31 % d’entre elles ont mobilisé moins de 6 praticiens, tandis qu’au sein des lignes d’astreintes, 33 % d’entre elles ont mobilisés moins de 3 praticiens.

Dans sa lettre de la Conf’ du 6 janvier 2025, le Dr Franck Devulder, président de la CSMF, a tenu a nuancer le résultat cette étude. « Cette enquête affirme que le secteur public assure la majorité des prises en charge le soir et le week-end. Ce résultat n’est pas une surprise tant les lignes de PDSES ont été données au seul secteur public par les ARS. La CSMF rappelle que 87% des autorisations de service d’urgence ont également été données par les ARS aux hôpitaux publics excluant de fait les établissements de santé privés » écrit-il.

Le président de la CSMF estime donc qu’il s’agit de « résultats tronqués qui oublient sciemment les nombreux médecins libéraux assurant des astreintes et des gardes, sans repos compensateur et sans aucune rémunération faute de ligne budgétaire ». 

Auteur de l’article

Sandy Bonin

Cheffe de rubrique Actualités

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

Laisser un commentaire