Les sucres consommés sous forme de « toppings » (comme le miel) ou de friandises (tels que les pâtisseries ou le chocolat) », moins nocifs pour le cœur que les boissons sucrées

« Boissons sucrées et friandises n’ont pas le même impact sur le coeur »

Date de publication : 10 décembre 2024 https://www.mediscoop.net/index.php?pageID=3d468566eaa6ba2f66f66e41a41cf7ac&id_newsletter=21256&liste=0&site_origine=revue_mediscoop&nuid=44baf5968540a6248a8065e80f2f7273&midn=21256&from=newsletter

Le Figaro

Alissa de Chassey annonce dans Le Figaro qu’« une étude suédoise démontre que toutes les sources de sucre n’ont pas le même impact sur le risque de maladie cardio-vasculaire. L’étude révèle en effet que les boissons sucrées seraient plus nocives que les sucres consommés sous forme de « toppings » (comme le miel) ou de friandises (tels que les pâtisseries ou le chocolat) ».

La journaliste explique ainsi que « les chercheurs ont étudié les habitudes alimentaires et le développement de maladies cardio-vasculaires chez près de 70.000 Suédois sur une période de 22 ans, qui a commencé en 1997. Au cours de cette étude, plus de 36% des participants ont été touchés par des pathologies cardio-vasculaires ».


Suzanne Janzi, chercheuse en épidémiologie (Lund University), co-auteure de ce travail paru dans Frontiers in Public Health, précise que « dans les boissons sucrées, on inclut les sodas et les jus de fruits ».


Alissa de Chassey note en effet qu’« un verre de jus de pomme ou d’orange comprend autant de sucre que la même quantité de soda, et un verre de jus de raisin encore plus ! Or le problème de ces boissons, c’est la tendance à la surconsommation ».
La journaliste relève que « dans une canette de cola, on retrouve l’équivalent de 7 morceaux de sucres. […] Une consommation de plus de 8 verres par semaine est par exemple associée à un risque 19% plus élevé d’AVC ischémique et à un risque 31% plus élevé d’anévrisme de l’aorte abdominale, selon l’étude ».
Guillaume Walther, professeur en physiologie expérimentale cardio-vasculaire à l’université d’Avignon, évoque en outre « l’augmentation du cholestérol et de l’hypertension, tous deux facteurs de risque des maladies cardio-vasculaires ».
Alissa de Chassey poursuit : « Ce qui est étonnant, c’est que la tendance ne semble pas être similaire pour les friandises ».


Suzanne Janzi observe ainsi que « les personnes qui en consomment 14 par semaine baissent leur risque de développer des problèmes cardiaques de 30%, comparés à ceux qui n’en consommeraient que 2 ».
La journaliste remarque que « cette recherche suggère donc que stopper ou réduire drastiquement sa consommation de sucre ne serait pas forcément bénéfique ». Suzanne Janzi souligne toutefois que « les personnes qui consomment très peu de sucre pourraient avoir des régimes très restrictifs (…) en raison de problèmes de santé préexistants ».
Alissa de Chassey ajoute : « Il est par ailleurs important de rappeler que de nombreuses études montrent les risques sur la santé de la surconsommation de sucre. […] En Suède, la pause de l’après-midi pour le café et les pâtisseries, appelée le « Fika », est une tradition. Certains chercheurs se demandent donc si le contexte social de la consommation de sucre n’influencerait pas le métabolisme ».


Mathilde Touvier, directrice de recherche en épidémiologie nutritionnelle à l’Inserm, remarque pour sa part : « On suppose qu’il pourrait exister un effet différentiel entre les types de sucres (saccharose, fructose, lactose). Une étude en cours explore le lien entre ces sucres et le cancer, et des différences commencent à émerger entre le fructose et le saccharose par exemple. Ce sont des pistes à approfondir ».

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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