La pollution de l’air accélère le vieillissement de nos cerveaux

– Pixabay/CC/TobiasRehbein
10 mars 2022 à 09h42 https://reporterre.net/La-pollution-de-l-air-accelere-le-vieillissement-de-nos-cerveaux#:~:text=La%20pollution%20de%20l’air%20affecte%20notre%20intelligence.,et%20d’autres%20démences%20».
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La pollution de l’air affecte notre intelligence. Plus précisément, elle accélère «le déclin cognitif, un des symptômes annonciateurs d’une pathologie neurodégénérative comme la maladie d’Alzheimer et d’autres démences». C’est le résultat d’une étude de l’Inserm, publiée jeudi 10 mars dans The Lancet Planetary Health.
On connaissait les effets délétères de la pollution routière sur nos poumons, et notamment ceux de nos enfants. Mais les polluants émis par nos voitures font vieillir plus vite nos cerveaux.
L’équipe de scientifiques est partie d’un constat : 40% des cas de démence pourraient être évités ou retardés en agissant sur des facteurs modifiables, dont la pollution de l’air. Ils ont voulu aller plus loin, et identifier précisément l’impact sur les performances cognitives de trois polluants liés au trafic routier (particules fines de diamètre inférieur à 2,5 microns, dioxyde d’azote et carbone suie). Ils ont ainsi comparé les résultats de tests cognitifs d’un large échantillon de personnes selon leur niveau d’exposition à ces différents polluants. Les quelque 61 000 participants ont ainsi réalisé une série de tests évaluant leur mémoire, la fluidité d’expression orale et la capacité à prendre des décisions.
Résultat, «l’exposition à de plus grandes concentrations de polluants serait associée significativement à un plus bas niveau de performances dans les trois domaines cognitifs étudiés», a indiqué l’Inserm dans son communiqué. Pour les participants les plus exposés, les chercheurs ont constaté une différence allant de 1 à près de 5% du score des performances cognitives par rapport aux participants moins exposés.
«Les capacités les plus impactées sont la fluence verbale et les fonctions exécutives [la capacité à prendre des décisions]», a précisé Bénédicte Jacquemin, la chercheuse Inserm qui a dirigé ces travaux.
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