Date de publication : 7 novembre 2024 https://www.mediscoop.net/index.php?pageID=31a5a6522b33f5cf76efeeef9c846f91&id_newsletter=21023&liste=0&site_origine=revue_mediscoop&nuid=44baf5968540a6248a8065e80f2f7273&midn=21023&from=newsletter


Soline Roy remarque dans Le Figaro : « Dentiers, bridges et couronnes… Autant de moyens de remplacer ou soigner des dents manquantes ou abîmées, partiellement pris en charge par la Sécurité sociale ».
La journaliste observe que « depuis une trentaine d’années, existent des implants qui, eux, ne sont pas du tout remboursés sauf pour quelques rares pathologies. Pourtant, près d’un million de procédures sont réalisées chaque année en France, et ces implants ont pleinement leur place, juge la Haute autorité de santé (HAS) dans un avis publié ce mercredi ».
« Elle se prononce donc en faveur de leur prise en charge par l’assurance maladie et définit plus précisément le parcours que doivent suivre les patients », note Soline Roy.
Le Dr Cyril Vidal, chirurgien dentiste spécialisé en endodontie à Poitiers, remarque ainsi qu’« aujourd’hui, les implants sont des techniques sûres ou souvent moins mutilantes que les autres pour remplacer les dents. […] Les implants ne doivent pas être considérés comme une panacée, et l’idéal reste de rembourser au mieux tous les actes de prévention et de maintien de la dent sur l’arcade ».
Soline Roy observe que « malgré d’immenses progrès en matière d’hygiène bucco-dentaire et de prise en charge précoce, «le nombre de personnes concernées par la perte d’une voire de l’ensemble des dents est amené à croître» à cause du vieillissement de la population, souligne la HAS ».
« Or l’édentement a de lourdes conséquences. Esthétiques, d’abord, par son impact sur le sourire mais aussi sur l’ensemble du visage, avec des répercussions importantes sur la vie sociale et la santé mentale des patients. Mais aussi sur la santé somatique, en particulier l’état nutritionnel », souligne la journaliste.
Elle remarque que « si le gouvernement suit généralement les avis de la HAS, rien n’indique toutefois quelle sera l’ampleur d’une éventuelle prise en charge. Les prothèses actuellement remboursées le sont en effet assez mal malgré la mise en place du «100% santé» : une large part de leur coût restant à la charge des mutuelles et, souvent, des patients eux-mêmes ».
Le Parisien relève également que « la Haute Autorité de santé se prononce pour le remboursement des implants dentaires ».
Le quotidien explique notamment que « la HAS, qui donne des recommandations de manière indépendante du gouvernement mais est souvent suivie par celui-ci, fixe également un parcours de soins précis afin de lutter contre les dérives de centres dentaires à « bas coût » ».
Le journal retient aussi que « si ces recommandations sont suivies, la question se posera toutefois de l’ampleur exacte de la prise en charge. Actuellement, le remboursement des dentiers est ainsi plafonné par la Sécurité sociale, ce qui aboutit de fait à en laisser une large part à la mutuelle du patient ».