Une approche multiprofessionnelle de l’accessibilité aux soins basée sur le premier contact avec le système de santé
Le prochain séminaire des Mardis de l’Irdes aura lieu mardi 19 novembre 2024 à 11h00 en visioconférence*
Présentation : Bonal M. (Irdes) et Lucas-Gabrielli V. (Irdes)
Discussion : Leroux I. (Drees)
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Contexte. Les médecins généralistes libéraux sont inégalement répartis sur le territoire, avec pour conséquence des espaces mieux dotés, quand d’autres apparaissent sous-dotés et sont couramment appelés des « déserts médicaux ». Cette situation est exacerbée par la désertification médicale qui est liée à une baisse de l’offre de médecins généralistes disponible, et qui va encore durer jusqu’à la fin de la décennie. Dans le même temps, l’accessibilité à d’autres professions de santé de premier recours s’améliore. Le premier recours avec le système de santé implique la coprésence de différentes catégories de professionnels de santé aux côtés du médecin généraliste pour le diagnostic et le traitement des patients. Si la littérature sur les inégalités spatiales d’accessibilité est étoffée, les approches mesurant l’accessibilité à plusieurs professionnels de santé sont plus rares.
Méthode. Il s’agit ici de renouveler la description de l’accessibilité aux soins de premier recours à partir d’une approche pluriprofessionnelle tenant compte du médecin généraliste, de ses partenaires du quotidien (infirmiers, kinésithérapeutes, pharmacies), de ceux servant d’appui au diagnostic (laboratoires et radiologues) et des services d’urgence. Pour classer les communes françaises selon leur niveau, évolution et besoins en matière d’accessibilité aux soins, nous avons effectué une analyse en composantes principales suivie d’une classification ascendante hiérarchique.
Résultats. Deux classes de communes cumulent faible accessibilité aux soins, forts désavantages socio-économiques, et, pour l’une, baisse de l’offre de soins. Dans d’autres classes, la faible accessibilité aux soins ne concerne qu’une partie de l’offre considérée, ce qui questionne l’efficacité des soins primaires pour optimiser les parcours de soins. Enfin, dans des classes mieux dotées en matière d’accessibilité, d’autres problématiques d’évolution de l’offre et de besoins persistent.