Date de publication : 5 novembre 2024 https://www.mediscoop.net/index.php?pageID=1fc7dacf5bd098357fb01f7d893fdbe3&midn=21021&from=newsletter

Cécile Thibert se penche dans Le Figaro sur l’aponévrosite plantaire, soulignant qu’« environ une personne sur dix souffrira au cours de sa vie de cette maladie handicapante, parfois appelée à tort «épine calcanéenne». S’il n’est pas toujours facile de s’en libérer, des solutions efficaces existent », note la journaliste.
La journaliste explique que ce « mal tenace se loge sous le pied, au niveau du talon, aggravé par la marche ou le simple fait de se tenir debout. Pathologie fréquente chez les amateurs de course à pied, les personnes en surpoids ou encore chez les professionnels contraints de travailler debout ou de porter des charges lourdes, l’aponévrosite plantaire (aussi appelée «aponévropathie» ou «fasciite» plantaire) concerne environ une personne sur dix ».
« Elle est souvent confondue avec l’épine calcanéenne, mais contrairement à une croyance répandue, cette petite excroissance osseuse n’est pas à l’origine de la douleur. Il s’agit en fait d’une conséquence directe de l’aponévropathie », note Cécile Thibert.
Elle souligne : « Pas toujours bien diagnostiqués, les patients souffrant d’aponévrosite plantaire sont également souvent confrontés à une errance thérapeutique. Mais s’il n’est pas toujours facile de se débarrasser de cette pathologie, des solutions efficaces existent ».
Cécile Thibert précise notamment que « contrairement à une idée reçue, il est rare que la chirurgie soit nécessaire ».
Le Dr Jean-Claude Moati, chirurgien du pied à l’Institut de la cheville et du pied (Paris), indique que « dans plus de 80% des cas, les patients répondent très bien à un traitement médical et kinésithérapique, sans chirurgie. […] Si cela ne passe pas après plusieurs semaines, il faut consulter son médecin généraliste qui doit normalement adresser le patient à un médecin du sport ou un chirurgien orthopédique ».
La journaliste indique que « le traitement repose en premier lieu sur des conseils simples : repos, perte de poids si possible en cas de surpoids, arrêt des activités qui causent une douleur intense, diminution de l’activité physique sollicitant l’appui au sol au profit de sports en décharge (natation, vélo…). En parallèle, il est indispensable de prévoir des séances de kinésithérapie ».
« Les spécialistes ont également de plus en plus recours aux ondes de choc, en plus de la kinésithérapie. […] Ce procédé – un peu douloureux mais sans effet indésirable – favorise la cicatrisation des petites déchirures à l’origine de la maladie »,continue Cécile Thibert.
Le Dr Moati explique que « ce sont des ondes acoustiques qui pénètrent jusqu’à 3 ou 4 centimètres de profondeur dans le talon et qui créent des microlésions au niveau de l’insertion de l’aponévrose sur l’os ».
La journaliste évoque une « autre option thérapeutique pour les formes les plus récalcitrantes : les infiltrations de corticoïdes, qui peuvent contribuer à réduire temporairement la douleur. Idéalement, ces injections doivent être faites sous guidage radiologique ou échographique par un radiologue. Mais l’efficacité de cette méthode est totalement aléatoire d’une personne à l’autre, raison pour laquelle elle n’est pas formellement recommandée en routine ».