La politique totalement irresponsable de Macron a enchaîné les déficits gargantuesques.

Le bilan jupitérien de Macron : 1 000 milliards de dette publique en plus

La dette publique de la France 2024

Les finances publiques françaises connaissent de profonds déséquilibres, tout particulièrement en ce qui concerne le budget de l’État en France. Le refus politique d’augmenter les prélèvements obligatoires pour suivre les dépenses induites par l’augmentation de l’espérance de vie a conduit à une augmentation continue des déficits publics. Mais le néolibéralisme moribond d’Emmanuel Macron (et d’autres…) a encore aggravé le problème en diminuant les impôts des plus riches, en augmentant les subventions aux entreprises (plus de 160 Md€ chaque année), et en diminuant les dépenses des services publics désormais à l’agonie. Cette politique totalement irresponsable a donc enchaîné les déficits gargantuesques. Où en sommes-nous ? On vous explique tout !GrapheÉconomiepublié le 31/10/2024 Par Olivier Berruyer

1- L’État représente 80 % de la dette publique
2- N’oubliez pas l’Union européenne !
3- La France de Macron, lanterne rouge de l’Europe
4- 1 000 milliards de dette pour le seul Macron
5- L’endettement du néolibéralisme : une calamité historique
6- 100 000 € de dette par ménage
Ce qu’il faut retenir


L’irresponsable politique néolibérale d’Emmanuel Macron a enchaîné les déficits gargantuesques, même hors période de crise, et 150 Md€ de déficit sont encore attendus en 2024 pour le seul État.

Pour bien situer ce chiffre, rappelons que cette montagne de milliards de déficit est bien supérieure à celle des années 1990, quand la presse économique s’en inquiétait déjà. Sauf qu’à l’époque, il s’agissait de milliards de francs ; aujourd’hui, ce sont des milliards d’euros, donc des sommes 6 fois plus importantes…

Source : Les Echos – 16-03-1992

Près de 3 200 milliards de dette publique

La conséquence de tout cela est évidente : la dette publique ne cesse d’augmenter. Le cumul de ces décennies d’incurie budgétaire a permis à la dette publique française d’atteindre le chiffre astronomique de 3 160 Md€ au 1er trimestre 2024.

Les décennies se suivent donc, et les records aussi, au fil des changements de monnaie…

Source : Les Echos – 1995 et 2023

L’État représente 80 % de la dette publique

Dans le détail, la dette publique est principalement composée de la dette du seul État ; il représente ainsi plus de 80 % de la dette, alors qu’il ne représente que 30 % des recettes.

Le reste de la dette publique se compose de celle des collectivités locales et de la Sécurité sociale, pour environ 10 % chacune.

La dette de la Sécurité sociale, qui est particulièrement injustifiable vu qu’elle ne finance pas le moindre investissement, est apparue au milieu des années 1990. Cela a correspondu au moment où les dirigeants politiques ont décidé de cesser d’augmenter les cotisations sociales au rythme des dépenses, ces dernières augmentant sans cesse à cause du vieillissement de la population. La dette sociale a atteint une trentaine de milliards en 1996, date à laquelle le plan Juppé a créé la CRDS de 0,5 % (Contribution pour le Remboursement de la Dette Sociale).

Ce nouvel impôt, « temporaire », avait pour but de rembourser en 13 ans les 25 Md€ de dette sociale accumulée, qui avait été logée dans la Cades, la Caisse d’Amortissement de la Dette Sociale. Le but était donc « d’amortir » ces sommes, c’est-à-dire de les rembourser petit à petit jusqu’en… 2009.

Mais comme le problème du manque de financement n’a jamais été réglé, les déficits se sont logiquement accumulés. La durée de vie de la Cades a régulièrement été prolongée, et les 25 M€ de 1996 à rembourser se sont transformé en 140 Md€ en 2023. Et le nouveau terme de la Cades est désormais fixé en 2033…

N’oubliez pas l’Union européenne

Précisons un point important. Ces chiffres sont issus des modes de calcul du Traité de Maastricht, qui avait pour but de pister et comptabiliser la moindre dépense publique de l’État comme des communes ou de la Sécurité sociale. Mais comme cette dette a atteint dans de nombreux pays des niveaux dangereux, une innovation a eu lieu en 2020 : l’endettement de l’Union européenne elle-même, via le plan Next Generation EU, sous les hourras des européistes…

Le raisonnement de ce plan est tout simplement idiot : il présuppose que pour augmenter la dette d’États surendettés, il suffit d’augmenter la dette de leur Union. Or, cela ne change bien évidemment rien, puisque la dette repose toujours au final sur les épaules des contribuables. Jamais un banquier n’acceptera d’endetter un nouveau couple composé de deux personnes surendettées (et il aura bien raison).

Le frein ayant été desserré, l’UE s’endette donc de plus en plus, et ses emprunts s’approchent déjà de la bagatelle de 800 Md€.

Pour mieux faire passer la pilule, les gouvernements ont laissé croire en 2020 que le remboursement ne serait pas effectué par les contribuables, promettant des « taxes aux frontières » (évidemment toujours répercutées) et autres nouvelles « ressources propres ». La Cour des comptes a indiqué en 2024 que : « le remboursement du principal de l’emprunt débutera en 2028. Il durera jusqu’en 2058 et sera assuré par de nouvelles ressources propres qui font actuellement l’objet de négociations ». Bref, l’Union européenne a emprunté des sommes colossales en donnant une date de début de remboursement, mais sans savoir avec quel argent elle allait pouvoir rembourser… C’est magique l’UE !

Comme il n’y a aucun miracle, le citoyen français supportera au final ces coûts de remboursement. Comme la quote-part de la France dans les dépenses est d’environ 17 %, on peut estimer que les emprunts de l’UE coûteront 130 Md€ au contribuable français. Cela signifie que le ratio d’endettement de la France devrait être augmenté de 5 points de PIB. Étrangement, il n’est pas venu à l’idée de l’Union européenne de rajouter cette dette à l’endettement des pays…

La dette de l’État représente 8 années de recettes

On évalue souvent le stock de dette publique en proportion du PIB, c’est-à-dire du flux annuel de la production totale du pays, bien qu’il s’agisse de deux notions différentes. Au 1er trimestre 2024, la dette publique vaut ainsi 110,7 % du PIB.

Ce ratio apparaît en légère baisse. Attention cependant, cela n’a rien à voir avec une soi-disant « bonne gestion » du budget par Bruno La Maire… Il s’agit du simple effet de la forte inflation, qui a gonflé le PIB encore plus que le gouvernement a gonflé les dépenses, ce qui a donc diminué le ratio. La dette de l’État représente à elle seule 90 % du PIB.

Le ratio Dette/PIB étant parfois critiqué parce qu’il mélange deux notions différentes (stock et flux), on peut également représenter plus classiquement la dette publique en années de recettes publiques. La dette publique représente donc environ 2 années de l’ensemble des recettes publiques. Mais la situation est bien pire pour le seul État, dont la dette représente près de 8 années de ses propres recettes.

La France de Macron, lanterne rouge de l’Europe

Ce mouvement de fort endettement n’a pas seulement touché la France ; il a également concerné une très large partie de l’Occident. Dans l’Union européenne, la France, avec ses 111 % de dette fin 2023, est très mal placée. Elle n’est devancée que par la Grèce et l’Italie. Cette dernière a une dette très importante depuis les années 1990, et davantage de raisons que la France d’être en situation difficile (économie très pénalisée par l’euro, dette bien plus lourde, taux d’intérêt plus élevés, instabilité politique, etc.).

La France est plus mal située que l’Espagne et le Portugal, qui sont pourtant des pays bien plus mal notés par les agences de notations, comme nous l’avons vu dans notre article sur la dégradation de note de la France par Standard & Poor’s. C’est une anomalie qui devrait finir par se corriger avec d’autres dégradations de note à venir pour la France…

Cependant, la tendance récente en Occident est encore plus éloquente : les grands pays semblent avoir eu de grandes difficultés à gérer leurs finances publiques.

Si on met de côté les cas particuliers de la Grèce et des États-Unis, l’Italie et la France apparaissent comme les grands malades actuels de la dette occidentale.

La dérive est manifeste si on analyse l’évolution du montant de la dette publique entre 2000 et 2016, où la plupart des pays ont été très laxistes, puis entre 2016 et 2023, où beaucoup de pays semblent avoir repris un contrôle minimal de leur dette.

On constate même que la dette publique a baissé depuis 2016 dans une majorité de pays européens, malgré la crise du Covid. Mais avec près de 13 points de PIB de hausse entre 2016 et 2023, la France macronienne détient le bonnet d’âne en Europe, devançant même la Roumanie et l’Estonie, pays très durement frappés par la crise énergétique et inflationniste de 2022.

1 000 milliards de dette pour le seul Macron

La dette publique de la France n’a jamais diminué une seule année depuis 1974. Les gouvernements de droite ont bien plus augmenté la dette que ceux de gauche, les records appartenant à Christine Lagarde pour 500 Md€ (gestion qui l’a tout naturellement propulsée à la tête de la Banque centrale européenne…) et à Bruno Le Maire, qui restera dans l’Histoire comme « Monsieur 1 000 milliards de dette ».

Illustration majeure de cette période schizophrénique, le ministre des Finances qui a, de très loin, le plus endetté la France est certainement celui qui a le plus dénoncé, année après année, le problème et le risque de la dette. Voici une compilation des propos de Bruno Le Maire à ce sujet au cours des dernières années :

« La France […] est otage de ses déficits chroniques depuis trente ans, de son incapacité à avoir un budget équilibré, de sa dette. » – 26 février 2016

« La dette est une prison dans laquelle le peuple français est enfermé depuis des décennies. […]. Il faut en sortir ! » – 17 octobre 2017

« La dette est un poison pour l’économie française et pour tous les Français ! […]. Nous sommes déterminés à la réduire» – 7 février 2018

« La réduction de la dette, ça soit être un objectif prioritaire pour le gouvernement, pour les Français. Parce que demain, ce sont nos enfants qui paieront. » – 26 mars 2018

« 98 % de dette publique – je ne suis pas satisfait. […] Désendetter le pays doit rester une priorité, et nous ne devons certainement pas abandonner cette priorité-là. » – 30 septembre 2019

« Sur le long terme, je pense qu’il serait déraisonnable de ne pas se battre pour stabiliser la dette publique française et engager sa baisse» – 26 février 2020

« Je serai intraitable sur le remboursement de la dette française. Il faut le faire progressivement […] avec une stratégie claire. […] La question de la dette, qui m’occupe tous les jours, serait traitée en temps et en heure avec efficacité et avec rigueur. » – 22 décembre 2021

« Nous avons atteint la côte d’alerte sur les finances publiques. […] Ma responsabilité de ministre des Finances c’est de revenir à des finances publiques équilibrées d’ici 2027 […] Il est impératif de réduire l’endettement public, qui est une atteinte à notre indépendance et notre souveraineté. » – 27 juin 2022

« Nous voulons maintenant accélérer le désendettement de la France. […] Réduire la dette, c’est retrouver de la liberté, c’est retrouver de la souveraineté. » – 26 avril 2023

« Nous pouvons ne rien faire et laisser filer les dépenses et la dette comme les autres majorités avant nous ; ce serait irresponsable. » – 6 mars 2024

Toutes ces belles promesses n’ont pourtant nullement empêché les déficits colossaux de se succéder sous la présidence Macron. Et c’est particulièrement grave, car cela survient dans un contexte où, depuis 20 ans, TOUS les gouvernements ont clairement démontré leur incapacité totale à tenir leurs engagements de maîtrise de la dette.

Chaque année depuis 2010, hors crise, les gouvernements français ont ainsi annoncé qu’en moyenne, ils allaient diminuer de 1 point le ratio de dette publique, alors qu’au contraire, ils l’ont augmenté en moyenne de 1 point.

Au final, le bilan économique des « grands européistes » Emmanuel Macron et Bruno Le Maire a logiquement été « salué » par Bruxelles… qui vient une nouvelle fois d’ouvrir une procédure juridique contre la France pour déficit excessif.

La France a présenté son « plan budgétaire et structurel national à moyen terme » qui sera évalué par la Commission européenne. Elle veillera à ce que la France réduise bien son déficit public de 0,5 point de PIB par an, conformément aux nouvelles règles européennes. La Commission vérifiera au printemps 2025 si la France a bien respecté ses engagements, sous peine d’une amende pouvant atteindre 3 Md€ chaque année.

Une récente mission du FMI a également conclu que « de nouvelles mesures de consolidation budgétaire sont recommandées à moyen terme en commençant dès 2024, afin de ramener la dette sur une trajectoire descendante ».

Notre avenir budgétaire est donc fixé par Bruxelles et le FMI, et ce peu importe les élections. Une telle procédure est d’ailleurs la conséquence directe du fameux « traité budgétaire européen » que François Hollande avait promis en 2011 de renégocier, et qu’il a au final accepté…

Pourquoi la dette augmente sans cesse

Le principe du financement de l’État est en théorie très simple : le gouvernement décide des dépenses à réaliser puis fixe les recettes nécessaires à leur financement. L’État dispose en effet du pouvoir de fixer les impôts, c’est-à-dire de décider en pratique de ses revenus.

On comprend donc dans ces conditions qu’en théorie, le budget est toujours censé être en équilibre. Pourtant, plusieurs siècles de pratique montrent que c’est très loin d’être la règle commune. Pourquoi ? Parce que les impôts sont évidemment très impopulaires et qu’ils ont également des effets négatifs sur l’activité économique. Un gouvernement élu démocratiquement a donc un très fort intérêt à fixer les recettes au niveau le plus bas possible. Hélas, le même gouvernement élu démocratiquement a également un très fort intérêt à fixer les dépenses au niveau le plus haut possible pour être populaire. Les deux contraintes sont évidemment en totale contradiction.

Il existe cependant une méthode qui aide à concilier ces contraintes : l’emprunt public. Au lieu de lever une certaine somme d’impôts supplémentaire, l’État va emprunter cette somme, qui va alors constituer une partie de la dette publique. Ceci n’est évidemment pas gratuit, et cette source d’argent va nécessiter le versement d’intérêts annuels, qui vont constituer la charge d’intérêts que va devoir payer l’État. C’est donc une dépense supplémentaire.

L’endettement n’a rien de mal en soi, c’est même une formidable opportunité qui permet de disposer aujourd’hui de l’argent qu’on gagnera demain. C’est grâce à la dette qu’un ménage peut acheter son appartement et qu’une entreprise peut acheter les machines nécessaires à la fabrication de nouveau produits. Mais dans ces exemples, l’endettement est unique : on emprunte une fois et en rembourse en 5, 15 ou 25 ans, sans s’endetter de nouveau.

L’endettement de l’État, de par sa nature, fonctionne différemment : il a pris deux très mauvaises habitudes. La première est de s’endetter désormais tous les ans, en cumulant les déficits annuels. Nous vous renvoyons vers notre analyse du budget de l’État en France.

Et la seconde est de « rouler sa dette », c’est-à-dire de ne jamais véritablement la rembourser : quand une échéance de dette à rembourser arrive, l’État réemprunte cette somme à quelqu’un d’autre. Cette façon d’emprunter à Pierre pour rembourser Paul, c’est ce qu’on appelle « rouler la dette ». En conséquence, et comme on l’a vu précédemment, la dette publique ne cesse pratiquement jamais d’augmenter.

L’endettement du néolibéralisme : une calamité historique

Sur très longue période, la situation apparaît dans toute son exceptionnalité : même en tenant compte de l’inflation, la valeur actuelle de la dette publique est sans précédent dans l’Histoire.

Cependant, le PIB ayant beaucoup augmenté, l’observation du ratio Dette/PIB, s’il tempère un peu le niveau actuel de la dette publique, n’en révèle pas moins un niveau exceptionnellement élevé, qui n’avait été atteint que durant les deux Guerres mondiales. Du point de vue financier, le néolibéralisme apparaît donc comme la troisième calamité historique des deux derniers siècles…

Comprenons bien : c’est l’énorme crise inflationniste des années 1940 (voir notre article sur l’inflation en France) suivie de la très forte croissance des Trente Glorieuses qui a permis de « résoudre » le problème de la dette publique en 1945.

En effet, pour que le fameux ratio « Dette Publique / PIB » diminue, il faut que le PIB augmente plus vite que la Dette. Or, le PIB augmente de la somme de la croissance et de l’inflation, et la dette augmente du montant du déficit public de l’année.

Durant les Trente Glorieuses, la croissance a été très forte, et la gestion des finances publiques a été très prudente, et donc le ratio d’endettement a pu fondre comme neige au soleil, passant même sous les 20 % au moment des chocs pétroliers des années 1970. Cependant, comme la croissance des Trente Glorieuses reste une anomalie historique (lire notre article d’analyse du PIB de la France sur longue période), il est peu probable que l’on retrouve une croissance de +7 % par an dans le demi-siècle qui arrive. Et donc cette fois-ci, le ratio ne diminuera pas sans peine…

100 000 € de dette par ménage

Pour mieux apprécier ce que représente la dette publique, on peut tout simplement la ramener au montant dû par ménage, puisque la dette publique n’est (comptablement) que la promesse du montant de futurs impôts. On en arrive donc au chiffre à peine croyable d’environ 100 000 € par ménage.

Comme la moitié des ménages n’a presque aucun patrimoine, il est plus pertinent de dire que la dette représente 200 000 € pour la moitié des ménages les plus riches. On peut aussi s’intéresser aux 10 % des plus riches, car ils possèdent les deux tiers du patrimoine financier.

La dette publique représente ainsi 1 million d’euros pour les 10 % des ménages les plus riches (c’est-à-dire disposant d’un patrimoine total net, immobilier compris, supérieur à 600 000 €). C’est en réalité colossal.

***

En conclusion, loin d’être un simple élément de propagande politique, le niveau de la dette publique atteint bien des plus hauts historiques, ce qui pose de réels problèmes. On peut distinguer deux principaux problèmes. Le premier concerne l’augmentation inévitable de la charge des intérêts de la dette publique à payer tous les ans. Et le second concerne à terme le besoin de financement de la dette publique et donc la solvabilité du gouvernement. Nous analyserons ces deux aspects dans de futurs articles.

Ce qu’il faut retenir

Les gouvernements Macron ont enchaîné les déficits gigantesques, qui perdurent en 2023 et 2024. La dette publique a donc explosé et approche les 3 200 Md€, soit 111 % du PIB, dont 90 % pour le seul État, qui ne représente pourtant que 30 % des recettes publiques. La dette de l’État représente ainsi 8 années de ses propres recettes.

La France se situe très mal en Europe : elle possède la 3e dette la plus élevée, après celle de la Grèce et de l’Italie. Elle est pourtant étrangement bien mieux notée par les agences de notation que des pays avec une dette plus faible et ayant fait de bien plus gros efforts, comme l’Espagne ou le Portugal. La France est d’ailleurs le pays européen qui a le plus augmenté sa dette publique entre 2016 et 2023, alors que la majorité des pays a réussi à la diminuer, malgré la crise du Covid et de la guerre d’Ukraine.

La dette publique de la France a augmenté de 1 000 Md€ durant les années Macron, alors que Bruno Le Maire n’a pas cessé de répéter qu’il fallait se désendetter. Cela montre bien l’hypocrisie des dirigeants de droite, qui se font passer pour de bons gestionnaires de l’argent public, alors qu’ils ont une gestion bien pire que celle de la gauche. C’est cette gestion calamiteuse qui a amené la dette à des niveaux inconnus hors période de guerre mondiale : elle représente désormais 100 000 € de dette publique par ménage.

Une telle politique est néanmoins attendue car, en bons néolibéraux, les ministres issus de la droite (complexée comme décomplexée) visent à mettre l’État au service non pas de l’intérêt général, mais de celui d’intérêts privés particuliers, en leur permettant de s’enrichir encore plus en payant toujours moins d’impôts.

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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