Frédéric Bizard
Comment la mauvaise gestion de l’#Etat affaiblit notre protection sociale et les collectivités territoriales à court (nous) et long terme (nos petits-enfants) !
L’assurance chômage est endettée à hauteur de 60 Mrds€ d’euros fin 2023, suite aux coûts du confinement décidé par l’Etat. Grâce à la baisse du chômage, elle va génèrer 26 Mrds€ d’excédents de 2024 à 2027, permettant de ramener sa dette à 31 Mrds€ fin 2027.
C’était sans compter qu’après avoir plombé ses comptes, l’Etat pioche dans les poches de l’assureur solidaire 10 Mrds€ de 2024 à 2026, limitant sa capacité de désendettement d’autant.
Dès 2024, à cause des prélèvements d l’Etat, les excédents de l’assureur public sont insuffisants pour rembourser sa dette, l’obligeant à réemprunter à des taux élevés, ce qui complique d’autant sa voie de désendettement.
C’est la même chose pour l’assurance maladie: l’Etat a transféré 130 Mrds€ de la dette #Covid à la #Cades (caisse gérant la #dettesociale), éponge la dette des #hôpitaux (qui appartiennent à l’Etat et qui patissent de sa piètre gestion ) sur le dos de la CADES et de l’assurance maladie.
Les charges sociales servent ainsi de plus en plus à rembourser les dettes de l’Etat, ces dernières agissant comme un virus affaiblissant la protection sociale.
C’est aussi le même effet sur les collectivités territoriales, l’Etat diminuant de 5 Mrds€ leurs dotations dues en 2025, diminuant d’autant leur capacité d’investissement (qui représentent 70% de l’investissement public).
Cette spirale tire toutes les fonctions et services publics vers le bas, l’absence de la moindre réforme structurelle dans les budgets 2025 condamnant tout espoir de changement !