Dans le Pays d’Auge, les collectivités embauchent des généralistes tout en assurant la logistique et des bourses sont proposées aux futurs infirmiers qui s’engagent à rester au moins 18 mois ».

« Le salariat des médecins, une solution contre le désert médical dans le Calvados »

Date de publication : 8 octobre 2024

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Le Parisien

Esteban Pinel observe dans Le Parisien que « pour attirer et fidéliser des soignants, les collectivités et l’ARS activent plusieurs options. Dans le Pays d’Auge, les collectivités embauchent des généralistes tout en assurant la logistique et des bourses sont proposées aux futurs infirmiers qui s’engagent à rester au moins 18 mois ».


Le journaliste se penche sur « ces territoires [qui] ne sont pas épargnés, loin de là, par la désertification médicale », et explique que « sur celui de la communauté d’agglomération de Lisieux (environ 75.000 habitants), la moitié des généralistes partira en retraite dans les 10 prochaines années ».
Esteban Pinel note ainsi : « Maryne Hédouin s’est trouvé un havre de paix sitôt la fin de ses études en médecine généraliste. À 31 ans, la docteure vient d’être embauchée par la communauté d’agglomération Lisieux Normandie, dans le Calvados ».
Le journaliste relève que ses « agendas […] se sont remplis en moins de temps qu’il en faut pour le dire. Pour attirer la relève, la collectivité a décidé […] de mettre les moyens pour sa politique de santé avec la création de pôles de santé pour des professions libérales et un centre de santé à Cambremer, avec quatre antennes délocalisées ».


Esteban Pinel indique que « 5 généralistes et une infirmière y sont… salariés. Une formule attractive pour certains, sur laquelle misent les collectivités ».


Lisieux agglomération fait savoir : « Les médecins salariés sont considérés comme cadres de la fonction publique, comme à l’hôpital et sont libérés des tâches administratives, avec des horaires fixes, des congés plus souples et un travail en collégialité avec d’autres professionnels dans la structure ».


La Dr Hédouin observe ainsi : « Les locaux sont prêts, le logiciel est en place, un secrétariat s’occupe de tout, y compris des facturations. Je me consacre vraiment aux consultations. […] Je travaille avec un kiné, un podologue et un infirmier ».


Esteban Pinel remarque que « délestée de la lourdeur administrative, elle aurait un tiers de temps en plus pour consulter d’après les estimations. Non négligeable dans une zone en tension. De quoi justifier l’investissement public.

Le dernier pôle de santé, à Lisieux, a coûté 6 millions d’euros ».


Le journaliste explique enfin que « pour faire face à la crise médicale, les acteurs locaux multiplient les efforts et n’hésitent pas à aller séduire les soignants sur les bancs de leur formation. Ainsi, des soirées découverte du territoire sont organisées auprès des internes de l’hôpital de Lisieux ».
« Une démarche que l’Agence régionale de santé (ARS) pousse plus loin avec une bourse d’études allouée à des soignants en dernière année. En échange d’un engagement d’au moins 18 mois dans un établissement de santé normand », 
observe Esteban Pinel.

 Je me consacre vraiment aux consultations » : le salariat des médecins, une solution contre le désert médical dans le Calvados

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Pour attirer et fidéliser des soignants, les collectivités et l’ARS activent plusieurs options. Dans le Pays d’Auge, les collectivités embauchent des généralistes tout en assurant la logistique et des bourses sont proposées aux futurs infirmiers qui s’engagent à rester u moins 18 mois.Par Esteban Pinel

Le 7 octobre 2024 à 09h22

La docteure Maryne Hédouin a été recrutée par la communauté d’agglomérations Lisieux Normandie et travaille au centre de santé de Cambremer (Calvados), où de nombreux patients l’attendaient. Le salariat lui permet de concilier vie professionnelle et personnelle. DR Agglomération Lisieux Normandie
La docteure Maryne Hédouin a été recrutée par la communauté d’agglomérations Lisieux Normandie et travaille au centre de santé de Cambremer (Calvados), où de nombreux patients l’attendaient. Le salariat lui permet de concilier vie professionnelle et personnelle. DR Agglomération Lisieux Normandie

Maryne Hédouin s’est trouvé un havre de paix sitôt la fin de ses études en médecine généraliste. À 31 ans, la docteure vient d’être embauchée par la communauté d’agglomération Lisieux Normandie, dans le Calvados. « C’est rassurant à la sortie de l’internat. Les locaux sont prêts, le logiciel est en place, un secrétariat s’occupe de tout, y compris des facturations. Je me consacre vraiment aux consultations », se réjouit la jeune professionnelle, qui officie au centre de santé de Cambremer et son antenne de Crèvecœur-en-Auge.

Ces territoires ne sont pas épargnés, loin de là, par la désertification médicale. Sur celui de la communauté d’agglomération de Lisieux (environ 75 000 habitants), la moitié des généralistes partira en retraite dans les dix prochaines années. Les agendas de la Dr Hédouin se sont remplis en moins de temps qu’il en faut pour le dire. Pour attirer la relève, la collectivité a décidé, depuis un diagnostic alarmant en 2019, de mettre les moyens pour sa politique de santé avec la création de pôles de santé pour des professions libérales et un centre de santé à Cambremer, avec quatre antennes délocalisées.


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Cinq généralistes et une infirmière y sont… salariés. Une formule attractive pour certains, sur laquelle misent les collectivités. Plus à l’ouest, la commune de Balleroy-sur-Drôme l’avait par exemple proposée pour mettre un terme à sa longue quête d’un médecin. « Les médecins salariés sont considérés comme cadres de la fonction publique, comme à l’hôpital et sont libérés des tâches administratives, avec des horaires fixes, des congés plus souples et un travail en collégialité avec d’autres professionnels dans la structure », explique-t-on à Lisieux agglomération.

Un tiers de temps en plus pour consulter

« Je travaille avec un kiné, un podologue et un infirmier », se félicite Maryne Hédouin. Délestée de la lourdeur administrative, elle aurait un tiers de temps en plus pour consulter d’après les estimations. Non négligeable dans une zone en tension. De quoi justifier l’investissement public. Le dernier pôle de santé, à Lisieux, a coûté six millions d’euros. Matériel, secrétariat, entretien, et bien sûr salaires… des dépenses pas toutes compensées par les recettes des consultations, que touche donc la collectivité.


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Mais pour faire face à la crise médicale, les acteurs locaux multiplient les efforts et n’hésitent pas à aller séduire les soignants sur les bancs de leur formation. Ainsi, des soirées découverte du territoire sont organisées auprès des internes de l’hôpital de Lisieux. Une démarche que l’Agence régionale de santé (ARS) pousse plus loin avec une bourse d’études allouée à des soignants en dernière année. En échange d’un engagement d’au moins 18 mois dans un établissement de santé normand. « On s’adresse à quatre professions en tension : infirmiers, aides-soignants, sages-femmes et manipulateurs radio », énumère Tsuji, directeur chargé de l’attractivité à l’ARS Normandie. Les bourses, de 5 000 à 9 000 € selon le métier, sont payées conjointement par l’ARS et la structure qui embauche le jeune en sortie d’études.

Calvados 

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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