« Comment Barnier veut lutter contre les déserts médicaux »

Date de publication : 2 octobre 2024 https://www.mediscoop.net/index.php?pageID=60b4b5208ba6cd0a489f9224047945c5&id_newsletter=20834&liste=0&site_origine=revue_mediscoop&nuid=44baf5968540a6248a8065e80f2f7273&midn=20834&from=newsletter

Le Parisien
Libération

Véronique Hunsinger relève dans Le Parisien que « dans son discours de politique générale, mardi après-midi à l’Assemblée nationale, Michel Barnier a placé la «lutte contre les déserts médicaux» en tête des priorités, sans dévier de la route de ses prédécesseurs ».


Le Premier ministre a ainsi déclaré que « la lutte contre les déserts médicaux et contre la pénurie de soignants sera l’une des priorités de mon gouvernement ».


La journaliste observe que « l’effort d’augmentation du nombre d’étudiants en médecine, déjà largement amorcé depuis le premier quinquennat d’Emmanuel Macron, va être « amplifié », a-t-il confirmé, reconnaissant au passage le couac sur la baisse temporaire du nombre d’internes cette année ».
Véronique Hunsinger indique que « pour que ces derniers aillent prioritairement dans les déserts médicaux, Michel Barnier a vanté la «création d’un nouveau programme, un programme Hippocrate» grâce auquel les futurs médecins, français et étrangers, s’engageraient «volontairement, pour une période donnée et grâce à l’accompagnement de l’État et des collectivités, à exercer dans les territoires qui manquent le plus de médecins» ».

La journaliste observe que le « projet ressemble furieusement à un dispositif qui existe déjà, à savoir les contrats d’engagement de service public (CESP) dont la première mouture date de la loi Bachelot de 2009. Ces bourses d’études sont accordées aux carabins qui promettent de travailler pour leurs premières années de carrière dans un désert médical ».


Lucas Poittevin, président de l’association nationale des étudiants en médecine de France (Anemf), remarque que « c’est globalement très apprécié des étudiants et c’est relativement efficace. Et si l’engagement reste volontaire, l’idée est bonne ».


Véronique Hunsinger note en outre que « les médecins retraités vont continuer à être courtisés ». Michel Barnier a ainsi déclaré : « Pourquoi ne pas s’appuyer davantage sur les médecins retraités, en leur permettant de reprendre du service avec un cumul favorable entre rémunération et retraite ».


La journaliste évoque par ailleurs « l’élargissement des compétences des paramédicaux. [Le Premier ministre] a annoncé un projet de loi «infirmières, infirmiers» pour donner à ces professionnels de santé «un rôle élargi dans la prise en charge des patients» ».


Véronique Hunsinger note enfin que Michel Barnier a cité « les solutions à l’œuvre depuis plusieurs années pour tenter de palier la crise des ressources humaines dans la santé : les assistants médicaux, les bus de santé et les regroupements de professionnels de santé ».


Le Dr Franck Devulder, président de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF), réagit : « Je retiens des différentes mesures énumérées qu’il y a chez le Premier ministre une volonté de construire et non pas de contraindre ou d’imposer ».
Nathalie Raulin écrit pour sa part dans Libération que « sur la santé, Michel Barnier fait du neuf avec du vieux ».


La journaliste note que « le Premier ministre a réaffirmé son intention de faire de la lutte contre les déserts médicaux une «priorité». Sans nourrir d’illusion sur sa capacité à inverser rapidement la tendance, vu l’effondrement de la démographie médicale. Pour Michel Barnier, il s’agit surtout d’«amplifier l’effort engagé» par ses prédécesseurs pour mobiliser les professionnels de santé «au plus près du terrain» ».


Nathalie Raulin observe ainsi que « toutes les solutions avancées ces 2 dernières années sont reconvoquées : déploiement des assistants médicaux, des bus de santé, des maisons pluriprofessionnelles de santé, de la téléconsultation, tout comme la mise en place d’un «cumul favorable emploi-retraite» pour inciter les médecins à poursuivre leur exercice au-delà de l’âge légal ».


« Seule variation : la méthode. Si le chef du gouvernement ambitionne toujours d’envoyer les internes exercer dans les territoires médicalement sous dotés, c’est cette fois sur la base du «volontariat», dans le cadre d’un «programme Hipocrate» encore à définir », 
continue la journaliste.


Elle note que « Barnier mise en outre sur un renforcement des délégations de tâches entre médecins et autres professionnels de santé. Attendue depuis plusieurs mois par les paramédicaux, la loi «infirmières, infirmiers» visant à mieux reconnaître leur expertise et élargir leurs compétences est au programme. Les pharmaciens et les kinésithérapeutes pourraient voir aussi leur rôle élargi dans la prise en charge des patients ».

Déserts médicaux : « Je ne vais pas tout promettre », mais « il y a des progrès », soutient Barnier

Invité de l’émission « L’Evénement » sur France 2, jeudi 3 octobre, le Premier ministre Michel Barnier a précisé les « mesures concrètes » que son Gouvernement mettra en place pour améliorer l’accès aux soins :  inciter « financièrement » les internes à aller dans les déserts, confier des « actes médicaux » aux infirmières, kinés et pharmaciens, octroyer un « statut fiscal et social » aux médecins en cumul emploi-retraite… 

04/10/2024 Par Aveline Marques

https://www.egora.fr/actus-pro/politiques/deserts-medicaux-je-ne-vais-pas-tout-promettre-mais-il-y-des-progres-soutient?utm_source=Newsletter&utm_medium=gms_egora&utm_campaign=En_bref___Vendredi_4_octobre_2024&utm_medium=gms_egora&utm_source=email&utm_campaign=En%20bref%20-%20Vendredi%204%20octobre20241004&sc_src=email_4392589&sc_lid=163433491&sc_uid=XYBlorZBtz&sc_llid=22705&sc_eh=5d463c22601bc0401

Michel Barnier

Traduisant les préoccupations des Français, la question de l’accès aux soins a été l’une des premières à être abordée jeudi 3 octobre, lors de l’émission « L’Evénement » sur France 2. Invité, le Premier ministre a été interpellé par la maire de Saint-Etienne-de-Lugdarès, village de 423 habitants situé dans l’Ardèche qui cherche désespérément un médecin depuis 15 ans. « Je connais une personne qui utilise les médicaments vétérinaires pour soigner sa propre famille parce qu’elle n’a pas pu obtenir des rendez-vous à temps chez le médecin, a confié l’élue. On a l’avantage d’avoir des vétérinaires, par contre, qui sont vraiment présents sur le territoire et qui interviennent 7 j/7 24 h/24 pour les besoins des animaux. Ça veut dire qu’aujourd’hui les bêtes sont mieux soignées que les hommes« , a-t-elle lancé. 

Reconnaissant les efforts et le découragement des maires ruraux face aux difficultés d’accès aux soins, Michel Barnier a rappelé que les déserts médicaux gagnaient aussi les villes, une « situation aberrante et inadmissible« . 

Les internes seront incités « financièrement » à aller dans les déserts

« Je ne vais pas tout promettre, je ne vais pas raconter d’histoires« , a déclaré le chef du Gouvernement. La « bonne nouvelle« , c’est qu’il y a désormais « 30% d’étudiants en médecine en plus« , a-t-il tenu à souligner. « Il n’y a plus de tabou sur le nombre de médecins maintenant, et on va voir ça dans quelques années. » Dès l’an prochain, il y aura plus d’internes : 11 500 contre 8 500 cette année. « Les progrès sont là, il y aura plus de médecins« , a insisté le Premier ministre. Mais « est-ce qu’ils viendront dans cette commune ? Ce n’est pas sûr« , a-t-il reconnu, avant de revenir sur l’une des « mesures concrètes » annoncées mardi dernier lors de son discours de politique générale : un « programme spécial« , baptisé « Hippocrate« , pour « encourager financièrement » de « jeunes médecins, de jeunes internes, français ou étrangers – à condition qu’ils soient reconnus par l’Ordre des médecins » à exercer dans les déserts. 

Lire aussi : Des internes dans les déserts : Barnier réinvente le CESP, ironisent les étudiants

« Je voudrais aussi que les médecins retraités -j’en connais beaucoup- qui peuvent à temps partiel reprendre du service aient un statut fiscal et social qui les encouragent à reprendre du service« , a-t-il ajouté.

Confier des « actes médicaux » aux infirmières, kinés et pharmaciens

Michel Barnier a réitéré sa volonté de faire voter une « loi ‘infirmières’ pour les encourager et les soutenir« . Il souhaite également aller plus loin dans le partage d’actes : « Il y a des soignants ou des personnes comme les pharmaciens ou les kinésithérapeutes qui pourraient être encouragés à faire des actes médicaux dans certaines conditions« .

Aide à mourir : le texte adopté par les députés sera repris

Alors que des voix s’élèvent à droite pour réclamer une restriction de l’Aide médicale d’Etat (AME), le chef du Gouvernement s’est montré prudent sur le sujet, se contentant de déclarer que l' »on peut mieux gérer l’AME« ;  » on va revoir calmement les choses pour que ceux qui y ont droit puissent la recevoir« , a-t-il ajouté.

En revanche, il compte mieux lutter contre la « fraude sociale« . « Nous allons sécuriser les cartes Vitale en les adossant aux cartes d’identité biométriques pour que tous ceux qui ont des droits puissent les utiliser et qu’il n’y ait pas d’abus comme on le constate aujourd’hui« , a-t-il lancé.

Enfin, sur l’aide à mourir, le Premier ministre a rappelé qu’il souhaite relancer les travaux là « au moment où ils se sont arrêtés« . « Pour gagner du temps« , les débats parlementaires reprendront sur le texte adopté en juin par l’Assemblée nationale, auquel Michel Barnier se dit personnellement favorable. 

Auteur de l’article

Aveline Marques

Des internes dans les déserts : Barnier réinvente le CESP, ironisent les étudiants 

Pour lutter contre les déserts médicaux, Michel Barnier a annoncé lors de son discours de politique générale vouloir mettre en place un programme « Hippocrate », basé sur un engagement volontaire des internes dans des zones sous-dotées. Ce dispositif n’est pas sans rappeler le Contrat d’engagement de service public (CESP), mis en place en 2009. Des similitudes qui n’ont pas échappé aux étudiants.

02/10/2024 Par Chloé Subileau https://www.egora.fr/actus-pro/acces-aux-soins/des-internes-dans-les-deserts-barnier-reinvente-le-cesp-ironisent-les?utm_source=Newsletter&utm_medium=gms_egora&utm_campaign=A_la_une___Jeudi_3_octobre_2024

desert

Lors de son discours de politique générale, mardi 1eroctobre, le Premier ministre a assuré vouloir faire de la santé l’une des priorités de son Gouvernement. Devant un hémicycle chahuteur, Michel Barnier a énoncé plusieurs mesures pour redresser le fonctionnement de l’hôpital public et « lutter contre les déserts médicaux« . Parmi les solutions avancées par le chef du Gouvernement, la création d’un programme « Hippocrate » à destination des étudiants en médecine.

Ce dispositif, basé sur l’engagement « volontaire », doit encourager des internes à partir temporairement exercer dans des déserts médicaux. Et ce, avec le soutien des pouvoirs publics. « Nous allons travailler avec tous ceux qui le voudront à ce que j’appellerai un programme nouveau, un programme ‘Hippocrate’ pour lequel les internes, français et étrangers, s’engageraient volontairement, pour une période donnée et grâce à l’accompagnement de l’Etat et des collectivités, à exercer dans les territoires qui manquent le plus de médecins« , a détaillé Michel Barnier, au sein de l’Assemblée nationale.

Lire aussi : Le CESP élargi aux étudiants en maïeutique et en pharmacie

Ce programme, dont les contours restent flous, n’est pas sans rappeler le Contrat d’engagement de service public (CESP), créé en 2009 par la loi HPST. Ce contrat prévoit, en contrepartie d’une allocation mensuelle de 1 200 euros bruts, que les externes et internes signataires* s’engagent à exercer à la fin de leur formation dans une zone où l’offre de soins est « insuffisante » ou qui connaît « des difficultés dans l’accès aux soins ». La durée d’engagement doit être égale à celle durant laquelle l’allocation a été versée et ne peut être inférieure à deux ans.

« Le mot ‘Hippocrate’ pour nommer ce programme nous interpelle »

« A ça d’inventer le CESP« , a ainsi ironisé une étudiante en médecine sur le réseau social X, soulignant les similitudes entre ce dispositif et celui présenté par Michel Barnier. « Plus sérieusement, s’engager à exercer dans un territoire sous dense c’est ce que la plupart des médecins [font] déjà étant donné que l’on manque de médecins partout en France ! Il y a des solutions plus simples pour améliorer l’accès au[x] soin[s]« , a-t-elle insisté.  

Killian L’helgouarc’h, président de l’Isni**, voit lui aussi dans cette mesure « une redite du CESP, dont a trouvé un nouveau nom, peut-être pour le relancer« . « Puis, le mot Hippocrate pour nommer ce programme nous interpelle, dans le sens où ça renvoie au serment, comme si on ne le respectait pas ou, du moins, ça sous-entend qu’on ne le respecte pas, et qu’il nous faut un programme pour prendre soin de la population« , développe le représentant syndical, joint par Egora. En tant qu’étudiants, « on est conscients de l’accès aux soins, que c’est une problématique« , ajoute-t-il, soulagé toutefois que ce programme n’inclut pas de mesures limitant la liberté d’installation des jeunes praticiens : « On sera très attentifs à ce que ce programme ‘Hippocrate’ reste sur la base du volontariat. »

Si cette dernière condition est bien respectée, et que le dispositif prévoit « tout un système d’aides à l’installation dans les territoires sous-dotés« , « nous n’avons pas de point d’opposition à apporter« , indique-t-on du côté de l’Isnar-IMG. « Attendons tout de même de voir concrètement ce qui sera proposé : pour quels internes ? Dans quelles conditions ? Quels territoires« , nuance le président de l’organisation, Bastien Bailleul.

*Les praticiens à diplôme étranger hors Union européenne (Padhue) peuvent également en bénéficier.

**Intersyndicale nationale des internes (Isni) ; Intersyndicale nationale autonome représentative des internes de médecine générale (Isnar-IMG).

Auteur de l’article

Chloé Subileau

Journaliste Etudiants

Déserts médicaux : Barnier sort son « programme Hippocrate »

Quentin Haroche | 02 Octobre 2024 https://www.jim.fr/viewarticle/déserts-médicaux-barnier-sort-son-programme-2024a1000hy6?ecd=wnl_all_241005_jim_daily-doctor_etid6874137&uac=368069PV&impID=6874137&sso=true

Paris – Le Premier Ministre a longuement évoqué les questions de santé lors de son discours de politique générale et notamment le sujet des déserts médicaux.

Difficile exercice d’équilibriste que celui de Michel Barnier ce mardi à l’Assemblée Nationale. Pour son discours de politique générale, le nouveau Premier Ministre a dû tenter de convaincre des députés qui lui sont majoritairement hostiles, une première sous la Vème République. L’ancien commissaire européen, pas forcément connu pour sa verve, devait en effet tout à la fois s’adresser à l’extrême-droite à la droite et au centre, tandis que la gauche lui semblait définitivement perdue.

Mais s’il y a bien un sujet sur lequel le chef du gouvernement pouvait espérer faire consensus, c’est celui de la santé. Le nouveau Premier Ministre, qui a réalisé son premier déplacement officiel dans un hôpital le 7 septembre dernier, a rappelé ce mardi dans l’hémicycle que la santé était l’une de ses priorités (avec bien d’autres sujets) et était « au cœur des préoccupations des Français ». « Nous devons trouver des solutions de terrain aux deux immenses défis que sont le fonctionnement de l’hôpital et les déserts médicaux » a lancé le Premier Ministre avant de développer son propos. 

Un « programme Hippocrate » contre les déserts médicaux aux contours flous

S’agissant des déserts médicaux, qui progressent ces dernières années dans notre pays, l’ancien élu savoyard a justement un plan : le « programme Hippocrate ». Un dispositif qui viserait à inciter les internes et les jeunes médecins à se rendre dans les territoires peu dotés en professionnels de santé. « Nous allons travailler avec tous ceux qui le voudront à ce que j’appellerai un programme nouveau, pour lequel les internes, français et étrangers, s’engageraient volontairement, pour une période donnée et grâce à l’accompagnement de l’État et des collectivités, à exercer dans les territoires qui manquent le plus de médecins ». On le voit, les contours de ce « programme Hippocrate » sont encore flous et difficile de dire s’il s’agira d’une énième incitation à l’installation ou d’une véritable révolution. Le mot important ici est sans doute « volontairement » : pas question de remettre en cause la liberté d’installation comme le souhaitait la gauche. 

Pour le reste, ceux qui espéraient de grandes annonces seront déçus. Le Premier Ministre s’est essentiellement contenté d’affirmer qu’il allait poursuivre les chantiers engagés par ses prédécesseurs macronistes. Le nombre d’étudiants en médecine va donc continuer à augmenter, comme l’avait annoncé Gabriel Attal au printemps dernier. Alors que certains s’étaient émus de la baisse du nombre d’internes pour l’année 2024-2025, conséquence de la réforme du « concours » de l’internat, le chef du gouvernement a rappelé que « en 2025, la dynamique va reprendre fortement, puisqu’il y aura 11 000 internes contre 8 500 cette année ». 

Le Premier Ministre compte beaucoup sur les internes…mais aussi sur les médecins retraités. Il a ainsi annoncé vouloir « leur permettre de reprendre du service avec un cumul favorable entre rémunération et retraite ». Bientôt le retour de l’exonération de cotisations retraite pour les médecins en cumul emploi/retraite, mise en place en 2023 et supprimée en 2024 ? Seul l’avenir le dira. 

Michel Barnier promet un débat sur la fin de vie…en 2025 

Toujours dans la lignée de ses prédécesseurs, Michel Barnier a dit vouloir aller « plus loin » dans l’extension des compétences de certains professionnels de santé non-médecins comme « les pharmaciens et les kinésithérapeutes ». Le chef du gouvernement a également promis l’adoption d’une « loi infirmière qui ira plus loin dans la reconnaissance de leur expertise et de leurs compétences et leur donnera un rôle élargi dans la prise en charge des patients ». Une réforme appelée de ses vœux par les syndicats et en chantier depuis déjà près de deux ans. 

Michel Barnier a également brièvement évoqué la question de la prévention, prônant « l’intensification des dépistages et le développement du sport-santé ». Comme il l’avait déjà évoqué précédemment, il a rappelé vouloir faire de la santé mentale « la grande cause nationale » de 2025. Un engagement lié à son histoire personnelle comme le signale le journal Le Point : la mère de Michel Barnier fut pendant 35 ans présidente de la branche savoyarde de l’Unafam, association d’aide aux handicapés mentaux et à leurs proches. 

Michel Barnier n’a enfin pas évité les sujets qui fâchent et notamment celui de la fin de vie. Alors que le projet de loi légalisant le suicide assisté et l’euthanasie a été réduit à néant par la dissolution, le chef du gouvernement a dit vouloir « reprendre le dialogue avec l’Assemblée, le Sénat, avec les soignants et les associations en début d’année prochaine sur le projet de loi dont l’examen a été interrompu par la dissolution ». 

Le débat sur l’aide à mourir est donc reporté à début 2025, mais le Premier Ministre a indiqué que les mesures en faveur du renforcement de l’offre de soins palliatifs seraient, pour leur part, prises le plus rapidement possible. Toujours à la recherche du compromis, il a indiqué qu’il ne voyait pas forcément d’un mauvais œil la proposition de loi d’Olivier Falorni, qui reprend le texte du projet de loi sur la fin de vie tel qu’il avait été amendé par les députés avant la dissolution, et qui pourrait être examiné en novembre. 

Michel Barnier n’aura donc pas fait d’annonces fracassantes sur les questions de santé ce mardi à l’Assemblée Nationale. Pour en savoir plus sur sa politique sanitaire, il faudra sans doute attendre le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale (PLFSS), qui sera déposé mercredi prochain. 

Commentaire Dr Jean SCHEFFER:

Pour des déserts médicaux des vieilles recettes recyclées qui toutes ont échoué.

La solution c’est un Clinicat-Assistanat pour tous, en fin d’internat, obligatoire pour tous les futurs généralistes et les futurs spécialistes, d’une durée de 3 ans.  L’activité serait partagée entre divers établissements à l’image des assistants partagés actuels entre CHG et CHU: entre CHU et CHG pour les futurs spécialistes; entre CHG-CHU et PMI, CMP, santé publique, santé scolaire, médecine pénitentiaire, médecine du travail… ; entre CHG et centres de santé et maisons de santé… Il  s’agit donc par un seul et même dispositif de solutionner en quelques années l’ensemble des manques criants et urgents de médecins dans tous les domaines, dans toutes spécialités, sans pénaliser une catégorie, les futurs  généralistes par exemple, ou les étudiants en médecine peu fortunés, obligés de s’installer dans un désert pour se payer ses études. Il faudra définir par région, département et territoire, les manques les plus urgents en généralistes et spécialistes, et en tirer les conséquences sur la répartition par spécialité pour la première année d’internat.

La motivation de ma proposition et le contexte actuel sont plus amplement explicités sur le lien:

« Vision Globale -Solution globale « :  https://1drv.ms/w/s!Amn0e5Q-5Qu_sAoKetf_T8OKk2Io?e=C9jccc

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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