« Pénurie de médicaments : une dizaine de labos pharmaceutiques sanctionnés en raison de stocks insuffisants »
Date de publication : 24 septembre 2024 https://www.mediscoop.net/index.php?pageID=51f54c788c75bcd693600526b01ffe60&id_newsletter=20795&liste=0&site_origine=revue_mediscoop&nuid=44baf5968540a6248a8065e80f2f7273&midn=20795&from=newsletter

Libération indique que « les autorités sanitaires annoncent […] avoir condamné une dizaine de laboratoires pharmaceutiques à payer un total de 8 millions d’euros pour ne pas avoir maintenu de stocks suffisants de médicaments jugés essentiels, alors que les pénuries persistent ».
Le journal observe que « ces sanctions s’inscrivent dans un contexte où la loi a été durcie ces dernières années envers les groupes pharmaceutiques afin de renforcer leurs obligations en matière de stocks de médicaments ».
« Ces mesures, prises alors que les pénuries de médicaments s’aggravent d’année en année, forcent les entreprises à maintenir des stocks de 2 mois, voire de 4 mois, de médicaments dits d’intérêt thérapeutique majeur, c’est-à-dire ceux pour lesquels une interruption de traitement peut mettre en danger la vie du patient à court ou moyen terme », rappelle le quotidien.
Libération souligne que ces sanctions, « qui correspondent à des manquements constatés en 2023, sont sans précédent. Au titre de 2022, à peine plus de 500.000 euros de sanctions avaient été décrétés. Cette fois, une trentaine de références sont concernées et couvrent un large spectre thérapeutique ».
Alexandre de la Volpilière, directeur général de l’ANSM, précise que « les manquements identifiés concernent par exemple les anti-hypertenseurs, des anti-cancéreux, des anti-microbiens, des médicaments en neurologie… Aucune classe n’est malheureusement épargnée par ce phénomène ».
Le responsable explique que « sur les laboratoires, les principaux sont Biogaran, Sandoz, Viatris : les plus grosses sanctions concernent des médicaments génériques, ce qui correspond aux principales ruptures d’approvisionnement qu’on a pu constater ces dernières années ».
Dans un contexte de pénurie de médicaments en France, une dizaine de laboratoires condamnés à verser 8 millions d’euros pour ne pas avoir constitué de stocks
Ces sanctions inédites prononcées par l’ANSM correspondent à des manquements constatés en 2023. Elles concernent des produits pour lesquels une interruption de traitement peut mettre en danger la vie du patient à court ou moyen terme.
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Il s’agit d’une condamnation inédite dans un contexte de pénuries de médicaments. Les autorités sanitaires viennent de condamner une dizaine de laboratoires pharmaceutiques à payer un total de 8 millions d’euros pour ne pas avoir maintenu de stocks suffisants de traitements jugés essentiels, ont-elles annoncé mardi 24 septembre.
« L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) prononce 8 millions d’euros de sanctions financières à l’encontre des laboratoires pharmaceutiques qui n’ont pas respecté leurs quatre mois de stock de sécurité », a-t-elle déclaré dans un communiqué.
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La loi a été durcie ces dernières années envers les groupes pharmaceutiques afin de renforcer leurs obligations en matière de stocks de médicaments. Ces mesures, prises alors que les pénuries de médicaments s’aggravent d’année en année, forcent les entreprises à maintenir des stocks de deux mois, voire dans certains cas de quatre mois, de médicaments dits d’intérêt thérapeutique majeur. Ces médicaments sont ceux pour lesquels une interruption de traitement peut mettre en danger la vie du patient à court ou moyen terme.
Les sanctions annoncées mardi, et qui correspondent à des manquements constatés en 2023, sont sans précédent. Au titre de 2022, à peine plus de 500 000 euros de sanctions avaient été décrétées.
Biogaran, Sandoz ou Viatris sanctionnés
Cette fois, une trentaine de références sont concernées et couvrent un large spectre thérapeutique. « Les manquements identifiés concernent par exemple les anti-hypertenseurs, des anticancéreux, des antimicrobiens, des médicaments en neurologie… », a expliqué à l’Agence France-Presse Alexandre de La Volpilière, directeur général de l’ANSM. « Aucune classe n’est malheureusement épargnée par ce phénomène. »
« Sur les laboratoires, les principaux sont Biogaran, Sandoz, Viatris : les plus grosses sanctions concernent des médicaments génériques, ce qui correspond aux principales ruptures d’approvisionnement qu’on a pu constater ces dernières années », a-t-il ajouté.
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L’une des plus grosses sanctions touche, par exemple, Biogaran, grand groupe français spécialiste des génériques, pour des stocks insuffisants d’une molécule contre l’hypertension, l’irbésartan.
Ces annonces ont été favorablement accueillies par les associations de patients, inquiètes de l’aggravation des pénuries de traitements. « C’est un bon signal, puisqu’avant les amendes étaient beaucoup plus faibles », se félicite Catherine Simonin, de France Assos Santé, qui fédère de nombreuse associations. Elle y voit le signe que « les contrôles sont faits ».
Des laboratoires sanctionnés pour des stocks insuffisants de médicaments essentiels
L’Agence nationale de sécurité du médicament a annoncé ce mardi des sanctions financières sans précédent à l’encontre d’une dizaine de laboratoires. Biogaran, le géant français des génériques, est notamment concerné.

Par Les Echos
Publié le 24 sept. 2024 à 08:31Mis à jour le 24 sept. 2024 à 10:28 https://www.lesechos.fr/industrie-services/pharmacie-sante/des-laboratoires-sanctionnes-pour-des-stocks-insuffisants-de-medicaments-essentiels-2120800
Dans un contexte persistant de pénurie de médicaments , les autorités sanitaires françaises veulent sévir. Elles ont annoncé ce mardi avoir condamné une dizaine de laboratoires pharmaceutiques à payer un total de huit millions d’euros pour ne pas avoir maintenu de stocks suffisants de médicaments jugés essentiels.
« L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) prononce 8 millions d’euros de sanctions financières à l’encontre des laboratoires pharmaceutiques qui n’ont pas respecté leurs 4 mois de stock de sécurité », a-t-elle déclaré dans un communiqué. La loi a été durcie ces dernières années envers les groupes pharmaceutiques afin de renforcer leurs obligations en matière de stocks de médicaments.
Sanctions sans précédent
Ces mesures forcent les entreprises à maintenir des stocks de deux mois – voire, dans certains cas, de quatre mois – de médicaments dits d’intérêt thérapeutique majeur. Il s’agit de médicaments pour lesquels une interruption de traitement peut mettre en danger la vie du patient à court ou moyen terme.
Les sanctions annoncées ce mardi, qui correspondent à des manquements constatés en 2023, sont sans précédent. Pour 2022, à peine plus de 500.000 euros de sanctions avaient été décrétés.
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Une trentaine de références sont concernées, couvrant un large spectre thérapeutique. « Les manquements identifiés concernent par exemple les antihypertensifs, des anticancéreux, des antimicrobiens, des médicaments en neurologie… », a souligné Alexandre de La Volpilière, directeur général de l’ANSM, à l’AFP. « Aucune classe n’est malheureusement épargnée par ce phénomène. »
Une des plus grosses sanctions pour Biogaran
« Sur les laboratoires, les principaux sont Biogaran, Sandoz, Viatris : les plus grosses sanctions concernent des médicaments génériques , ce qui correspond aux principales ruptures d’approvisionnement qu’on a pu constater ces dernières années », a précisé le directeur général. Biogaran est touché par une des plus grosses sanctions. Le géant français des génériques a ainsi été sanctionné pour des stocks insuffisants d’une molécule contre l’hypertension, l’irbesartan.
Les associations de patients, inquiètes de l’aggravation des pénuries de traitements, ont favorablement accueilli les annonces des autorités sanitaires.
« C’est un bon signal puisqu’avant les amendes étaient beaucoup plus faibles », se félicite Catherine Simonin, de France Assos Santé, qui fédère de nombreuses associations.
Source AFP
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Le laboratoire Biogaran, du groupe pharmaceutique Servier, est en plein processus de vente. Le premier producteur de médicaments génériques pourrait devenir la propriété du groupe indien Aurobindo. Mais cette concentration de la production mondiale de médicaments en Asie pourrait conduire à des pénuries, alerte Philippe Mouiller.

Publié le 30 juil. 2024 à 17:09Mis à jour le 30 juil. 2024 à 18:52 https://www.lesechos.fr/industrie-services/pharmacie-sante/des-laboratoires-sanctionnes-pour-des-stocks-insuffisants-de-medicaments-essentiels-2120800
Alors que le scénario de la vente de Biogaran à une entreprise indienne se précise, les représentants du personnel ont publié, la semaine dernière, une pétition soulignant les risques att…(suite abonnés)