Des particules et fibres de plastiques peuvent gagner le cerveau via les cavités nasales 

« Pollution – Des microplastiques pénètreraient dans notre cerveau quand nous respirons »

Date de publication : 17 septembre 2024 https://www.mediscoop.net/index.php?pageID=acbb48c0187a893ab0dad59c651dad74&id_newsletter=20754&liste=0&site_origine=revue_mediscoop&nuid=44baf5968540a6248a8065e80f2f7273&midn=20754&from=newsletter

Libération

« Une étude publiée ce lundi dans le «Journal of the American Medical Association» par des chercheurs brésiliens [de l’université de São Paulo] assure que des particules et fibres de plastiques peuvent gagner le cerveau via les cavités nasales », révèle Margaux Lacroux dans Libération.


« La taille de ces particules paraît cependant étonnamment grande », réagit un chercheur français qui n’a pas participé à l’étude. « Le type de plastique le plus présent dans les cerveaux étudiés par les chercheurs brésiliens est le polypropylène, un matériau très résistant utilisé dans les emballages alimentaires, les moquettes et les articles d’ameublement », précise la journaliste.


« Cette étude montre que la voie olfactive est une voie d’entrée potentielle majeure pour le plastique dans le cerveau, ce qui signifie que la respiration dans les environnements intérieurs pourrait être une source majeure de [cette] pollution », avertit Thais Mauad, un des principaux auteurs de l’étude.


« L’air intérieur est pointé du doigt, car il renferme une plus grande concentration en microplastiques qu’en extérieur », souligne Libération.
« Le frottement, le simple fait de mettre ses habits, de bouger, de marcher sur des tapis produit des petits bouts de fibres qui partent dans l’atmosphère de la maison », explique Bruno Tassin, directeur de recherche à l’école des Ponts ParisTech.
« Les chercheurs brésiliens précisent dans leur étude que «bien que la voie olfactive semble être une voie d’exposition probable, nous ne pouvons pas écarter la possibilité de voies d’entrée multiples» du plastique dans le cerveau, comme via la circulation sanguine », fait savoir Margaux Lacroux.


« Les auteurs invitent à poursuivre les recherches sur les conséquences sanitaires d’une telle exposition aux microplastiques et pour mieux comprendre comment ces particules arrivent à pénétrer dans le cerveau humain. Leur présence pourrait augmenter le risque de cancer, de maladies neurodégénératives et d’infertilité, ou encore porter atteinte au système immunitaire », reprend la journaliste.
« Les scientifiques ne cessent de lever le voile sur les effets dangereux du plastique sur la santé humaine. Le doute n’est plus permis », assure Maria Westerbos, fondatrice de la Plastic Soup Foundation et cofondatrice du Plastic Health Council. 
« L’occasion aussi de mettre un peu plus la pression sur les dirigeants, à quelques mois des négociations finales du traité, pour qu’une réduction massive des volumes produits soit enfin actée », observe Libération.

« La production de plastique dans le monde a plus que doublé entre 2000 et 2019, pour atteindre 460 millions de tonnes, selon l’OCDE. Et si rien n’est fait, la production mondiale triplera encore d’ici à 2060 », conclut Margaux Lacroux.

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

Laisser un commentaire