« Les arrêts maladie des fonctionnaires dans le viseur de Bercy »

Date de publication : 5 septembre 2024 https://www.mediscoop.net/index.php?pageID=b5c5e19d1f21e6554c2bdceacfbbbe75&id_newsletter=20682&liste=0&site_origine=revue_mediscoop&nuid=44baf5968540a6248a8065e80f2f7273&midn=20682&from=newsletter

Le Figaro

Louise Darbon relève dans Le Figaro que « la question des arrêts de travail des fonctionnaires est au cœur de l’une des 14 « revues des dépenses » transmises par Bercy aux parlementaires pour leur donner des idées, alors que se prépare un budget pour 2025 particulièrement compliqué ».


La journaliste explique que « concocté par l’Inspection générale des finances (IGF) et l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) à la demande de Gabriel Attal, le rapport suggère de s’attaquer au fossé qui semble s’être creusé entre le secteur privé et la fonction publique en matière d’absentéisme ».
Louise Darbon relève ainsi que « si les absences pour raison de santé dans la fonction publique ont stagné entre 2014 et 2019 – autour de 8 jours par fonctionnaire, identique aux absences des salariés -, la donne a changé avec le Covid, dans le public comme dans le privé. Néanmoins, 2022 a signé un décrochage important entre les deux secteurs, avec 14,5 jours d’absence en moyenne pour les agents publics contre 11,7 jours pour les salariés du privé ».
La journaliste précise que « l’IGF et l’Igas évaluent à 15 milliards d’euros rien que pour l’année 2022 le coût de ces absences, soit le montant des jours rémunérés non travaillés. Quant au total des jours d’absence, il représente 350.000 équivalents temps plein ».
Louise Darbon note que « selon le rapport, le simple fait de revenir à des niveaux d’absentéisme «proches de ceux d’avant-crise permettrait de réaliser des économies d’efficience de l’ordre de 6 milliards d’euros ou de 140.000 équivalents temps plein». Une économie «potentiellement déjà réalisée en partie en 2023», car l’année dernière, «la dynamique de progression des absences pour raison de santé semble s’être inversée» ».


La journaliste indique que « le document propose plusieurs pistes. Dont certaines s’annoncent explosives. Ainsi de celle qui voudrait augmenter le nombre de jours de carence pour les fonctionnaires. […] L’IGF et l’Igas voient dans l’instauration de 2 ou 3 jours de carence, «un levier possible dans l’objectif de réduire le volume des absences par incitation financière et de dégager des économies budgétaires» ».


Louise Darbon relève ainsi qu’« un jour de plus pourrait représenter une économie de 67 millions d’euros dans le budget de l’État et de 174 millions d’euros si l’on ajoute les fonctions publiques hospitalière et territoriale. Un troisième jour de carence – comme c’est déjà la règle dans le privé – représenterait quant à lui 112 millions d’économies pour l’État et 289 millions d’euros d’économies toutes fonctions publiques confondues ».


Elle évoque une « autre piste, complémentaire de la précédente et non moins polémique, celle de la baisse de l’indemnisation des fonctionnaires en arrêt maladie de courte durée. Si, à l’heure actuelle, les fonctionnaires perçoivent la totalité de leur rémunération lorsqu’ils sont arrêtés, à l’exception du jour de carence, le rapport suggère de les mettre au même régime que les salariés du privé. Soit à 90% de leur rémunération. […] Cette mesure pourrait faire économiser autour de 300 millions d’euros par versant. Soit 900 millions d’euros au total ».

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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