Faute de médecins, une maternité qui n’assure plus aucun accouchement depuis juillet ne reprendra pas son activité avant octobre
Depuis le début de l’année, la maternité a connu 180 jours de suspension Image d’illustration – Freepik
Publié le 29/08/2024 à 16:01
La rédaction
l’essentiel
Le service obstétrique de l’hôpital de Sarlat, qui a suspendu les accouchements depuis le 25 juillet, vient d’annoncer qu’il ne reprendra pas son activité avant le 21 octobre, « faute d’équipe médicale complète ». Ses patientes devront donc accoucher dans d’autres hôpitaux à proximité. La maternité continuera néanmoins les consultations.
Faute d’équipe médicale complète, la maternité de Sarlat (Dordogne) va devoir fermer ses portes pendant un long moment. Les accouchements ont été suspendus le 25 juillet. Ils étaient censés reprendre le 10 septembre, rapporte France Bleu. Mais dans un communiqué publié ce jeudi 29 août, le Centre hospitalier de Sarlat, en lien avec l’ARS Nouvelle-Aquitaine, annonce être contraint de reconduire la suspension des accouchements jusqu’à 21 octobre.
« Faute d’équipe médicale complète et malgré des recherches actives, le centre hospitalier de Sarlat n’est pas en mesure de reprendre l’activité de son plateau obstétrical dans les conditions de sécurité requises », précise celui-ci. Le communiqué ajoute que « les femmes enceintes susceptibles d’accoucher, ont été informées individuellement du dispositif mis en place. La réorientation vers les autres maternités de proximité (des CH de Périgueux, CH Bergerac, CH Brive et CH de Cahors) est organisée, dans le respect de leur libre choix. Les maternités qui les accueilleront ont été informées en amont et disposent d’ores et déjà de leurs dossiers médicaux. » Les patientes pourront, par ailleurs, « bénéficier d’un hébergement à proximité de la maternité de leur choix ».
180 jours de suspension depuis le début de l’année
Il s’agit de la septième suspension des accouchements pour la maternité de Sarlat depuis le début de l’année, portant à 180 jours le nombre de jours où ce service aura été à l’arrêt, qui fonctionne malgré tout pendant ce temps-là « en mode de centre périnatal de proximité et continue d’assurer les consultations programmées ». Une sage-femme doit également être présente de 8 h à 20 h. « En dehors de ces horaires, la régulation SAMU assurera la prise en charge », précise le communiqué.