Bouffées de chaleur: l’élinzanetant développé par le groupe Bayer porte de nombreux espoirs.

« Ménopause : un nouveau traitement sans hormone contre les bouffées de chaleur »

Date de publication : 29 août 2024 https://www.mediscoop.net/index.php?pageID=e4e0f3f9cbfa00a2414d278c6470b0af&id_newsletter=20641&liste=0&site_origine=revue_mediscoop&nuid=44baf5968540a6248a8065e80f2f7273&midn=20641&from=newsletter

Le Figaro

Elisa Doré rappelle dans Le Figaro que « les bouffées de chaleur et les sueurs nocturnes sont des symptômes courants de la ménopause, qui se manifestent par des accès soudains de chaleur, de rougeur et de transpiration, autour du visage, du cou et de la poitrine ».
« Touchant près de 80% des femmes à la ménopause, ces symptômes finissent par disparaître en moyenne 6 à 7 ans après l’entrée en ménopause mais peuvent parfois persister plus de 10 ans, entraînant des troubles du sommeil récurrents voire des troubles cognitifs et des symptômes dépressifs », 
souligne la journaliste.
Elle indique que « le traitement classique consiste à prendre des hormones pour compenser les baisses de niveau d’œstrogène et de progestérone associées à la ménopause. Mais certaines études ayant pointé un possible risque accru de cancer du sein ou de maladies cardiovasculaires associé à certaines hormonothérapies, les femmes se sont très largement détournées de cette solution thérapeutique ».
Elisa Doré relève que « c’est cette défiance, plus ou moins fondée, qui a encouragé la recherche de thérapies sans hormones. Parmi elles, l’élinzanetant développé par le groupe Bayer porte de nombreux espoirs ».
La journaliste annonce que « dans deux essais cliniques de phase III, […] il a permis de réduire significativement les symptômes des participantes. Des résultats prometteurs qui pourraient conduire à la commercialisation de ce nouveau médicament, l’un des premiers à soulager les symptômes vasomoteurs de la ménopause sans recourir aux hormones ».
Elisa Doré précise que « l’élinzanetant agit sur l’activité de la neurokinine B (NKB), un neurotransmetteur qui joue un rôle central dans la régulation de la température corporelle et dans la réponse de l’organisme à l’effondrement des œstrogènes à la ménopause ».
Christine Rousset-Jablonski, gynécologue au centre Léon Bérard et à l’hôpital Femme-Mère-Enfant, à Lyon, indique que « chez les femmes ménopausées, la baisse des niveaux d’œstrogènes entraîne une activation accrue des neurones KNDy, qui utilisent la NKB comme neurotransmetteur. Cette activation accrue de la voie de signalisation de la NKB serait l’une des causes principales des bouffées de chaleur ».
Elisa Doré relève qu’« en bloquant les récepteurs NK3 et NK1 sur lesquels se fixe normalement la neurokinine B, l’élinzanetant réduit ainsi l’hyperactivité des neurones KNDy, et donc la fréquence et l’intensité des bouffées de chaleur ».
La journaliste livre donc les résultats de ces « deux essais cliniques de phase III conduits auprès de 700 participantes âgées de 40 à 50 ans. Pendant 26 semaines, une partie d’entre elles a soit reçu la molécule active soit un placebo. Et les résultats sont encourageants : 80% des femmes traitées ont constaté une réduction d’au moins 50% de la fréquence des symptômes vasomoteurs, de façon significative à la réduction constatée sous placebo ».
Jean-François Arnal, médecin et enseignant-chercheur au CHU de Toulouse et à l’Inserm, réagit : « Ces résultats confirment non seulement l’efficacité mais aussi la bonne tolérance de ce nouveau traitement qui n’a entraîné que peu d’effets indésirables chez une minorité de patientes, la plupart du temps des maux de tête ».
Elisa Doré note que « pour obtenir une autorisation de mise sur le marché, ces résultats cliniques vont devoir être examinés par les autorités réglementaires. Mais les spécialistes sont plutôt confiants ».
Elle ajoute que « ces nouveaux médicaments pourront être prescrits aux femmes atteintes d’un cancer du sein hormonodépendant, traitées avec le tamoxifène ou un inhibiteur de l’aromatase ».

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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