Macron, Attal, Lucie Castets au travail !

Gabriel Attal propose aux groupes de l’Assemblée nationale de « bâtir des compromis législatifs », en excluant LFI, le RN et ses alliés

Gabriel Attal dresse « un pacte d’action pour les Français »

https://www.francetvinfo.fr/politique/futur-premier-ministre-gabriel-attal-adresse-un-courrier-a-plusieurs-chefs-de-groupe-de-l-assemblee-nationale-avec-les-lignes-prioritaires-de-son-parti_6723177.html#xtor=CS2-765-%5Bautres%5D-

Gabriel Attal, le Premier ministre démissionnaire et président du groupe Ensemble pour la Républiquea adressé un courrier lundi 12 août, à André Chassaigne, Cyrielle Chatelain, Stéphane Lenormand, Boris Vallaud et Laurent Wauquiez, tous chef.fes de groupe à l’Assemblée, omettant de le transmettre aux membres du RN et de LFI.

>>Lucie Castets occupe le terrain tandis qu’Emmanuel Macron prend son temps pour nommer un nouveau gouvernement

Dans ce courrier adressé « aux forces politiques allant de la gauche républicaine à la droite républicaine », il dresse un « Pacte d’Action pour les Français », pour permettre aux membres de l’Assemblée nationale de se « hisser à la hauteur du moment, et bâtir des compromis législatifs tournés vers l’intérêt des Français ».

Gabriel Attal « se tient à disposition » pour une collaboration

Les députés du groupe Ensemble pour la République ont donc identifié six chantiers prioritaires : « le rétablissement des comptes publics et le renforcement de la souveraineté économique », « la défense de nos valeurs, de notre laïcité et le renouveau de nos institutions », « la qualité de vie des Français : leur pouvoir d’achat, leur logement et leur travail », « l’environnement », « la sécurité » et « les services publics, au premier rang desquels l’éducation et la santé. »

Gabriel Attal « se tient donc à disposition » pour une collaboration avec les Écologistes, le PCF, LR, le PS, Horizons et le MoDem sans « effacer nos différences et nos désaccords », mais en les « dépassant » et en les « surmontant ».

Gabriel Attal propose un « pacte d’action » aux groupes parlementaires de l’Assemblée, sans intégrer LFI et le RN

Les représentants du Nouveau Front populaire et du parti Horizons ont également présenté à certains parlementaires leurs priorités pour l’agenda législatif. 

Le Monde avec AFPPublié aujourd’hui à 16h28

Temps de Lecture 1 min.

Gabriel Attal, sur les bancs de l’Assemblée nationale, le 18 juillet 2024.
Gabriel Attal, sur les bancs de l’Assemblée nationale, le 18 juillet 2024.  JULIEN MUGUET POUR « LE MONDE »

La trêve olympique souhaitée par Emmanuel Macron est à peine achevée que son premier ministre démissionnaire repart à l’offensive. Comme l’a révélé BFM-TV mardi 13 août, Gabriel Attal a adressé aux chefs de groupes parlementaires de l’Assemblée nationale, exceptés ceux de La France insoumise (LFI), du Rassemblement national (RN) et des ciottistes d’A droite !, un courrier de près de deux pages daté de la veille. Il y détaille, pour le compte du groupe Ensemble pour la République, les contours d’un programme présenté comme un « pacte d’action pour les Français ».

Six priorités s’en dégagent : rétablissement des comptes publics et renforcement de « notre souveraineté économique », défense de la laïcité et « du renouveau de nos institutions », pouvoir d’achat, logement et travail, environnement, sécurité et service publics, « au premier rang desquels l’éducation et la santé ».

Autant de points qui constituent « la base sur laquelle nous sommes prêts à engager des discussions » avec les autres partis, écrit le premier ministre démissionnaire et président du groupe macroniste à l’Assemblée. Gabriel Attal rappelle toutefois que cette main tendue ne concerne que les « forces politiques allant de la gauche républicaine à la droite républicaine », renvoyant une fois de plus dos à dos LFI et le RN hors de « l’arc républicain »un concept défendu par son camp.

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Des lettres d’Horizons et du NFP

Dans sa missive, le chef du gouvernement rappelle également que « d’autres groupes politiques se sont engagés dans la même démarche et nous nous en réjouissons : cela constitue une base solide pour la discussion que nous sommes prêts à engager ». Si le secrétaire général du parti présidentiel Renaissance, Stéphane Séjourné, a lui aussi écrit à certains de ses homologues présidents de parti, Horizons et la coalition de gauche du Nouveau Front populaire (NFP) y sont aussi allés, ces derniers jours, de leurs lettres aux parlementaires.

Lundi, Laurent Marcangeli, président à l’Assemblée nationale du groupe représentant le parti d’Edouard Philippe, a, en effet, appelé lundi « à l’organisation d’une rencontre dans les plus brefs délais afin de stabiliser la vie politique de notre pays », sans convier lui non plus le RN et LFI.

De son côté, Lucie Castets, représentante du NFP désignée comme prétendante à Matignon, a également décrit dans une lettre envoyée aux députés et sénateurs français ses priorités pour l’agenda législatif. Signataires de ce courrier, les sept chefs des groupes parlementaires de gauche arrivés collectivement en tête en nombre de sièges aux élections législatives disent vouloir « convaincre au-delà des rangs du NFP pour construire des majorités parlementaires ».

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Le Monde avec AFP

La lettre de Lucie Castets qui remet la pression sur Emmanuel Macron

https://www.youtube.com/watch?v=cnhdqw0f3lw

Les Jeux à peine terminés, voilà que Lucie Castets revient déjà à la charge auprès d’Emmanuel Macron. Désignée comme la candidate du Nouveau Front populaire pour Matignon, celle qui était jusque-là inconnue du grand public ne compte pas laisser retomber la pression sur le président de la République. Dans une lettre ouverte envoyée aux députés de tous bords politiques, à l’exception du RN, Lucie Castets expose, dans une sorte de discours, la méthode gouvernementale qu’elle souhaite mettre en place, tout comme les objectifs du NFP.

Lucie Castets occupe le terrain tandis qu’Emmanuel Macron prend son temps pour nommer un nouveau gouvernement

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La trêve politique touche à sa fin. Dès le lendemain de la cérémonie de clôture des Jeux olympiques de Paris 2024, lundi 12 août, Emmanuel Macron a appelé les forces politiques à « travailler ensemble » dans un discours empreint de métaphores. Le nouveau gouvernement n’est toujours pas nommé. Et même si le président de la République balaie l’option Lucie Castets, la conseillère de Paris, candidate du Nouveau front populaire, cherche à maintenir le bras de fer.

>>Emmanuel Macron outrepasse-t-il son rôle en refusant de nommer Lucie Castets à Matignon, comme le réclame le Nouveau Front populaire ?

Lucie Castets occupe l’espace, remet une pièce par-ci, par-là. Dans une interview à Paris Match, alors que la France a les yeux rivés sur les Jeux olympiques, elle révèle son homosexualité. Puis dans une lettre envoyée dès le lendemain des JO à tous les députés, hors RN, elle dévoile la feuille de route d’un possible gouvernement du Nouveau Front populaire. Elle y présente des priorités, comme l’augmentation des salaires ou une fiscalité plus juste, mais sans revenir sur cette mesure qui peut braquer une partie des macronistes : le rétablissement de l’impôt sur la fortune.

Dans son courrier, elle détaille surtout ce qu’elle estime être une nouvelle façon de travailler à l’Assemblée. Lucie Castets plaide par exemple pour une meilleure répartition des postes de rapporteurs sur chaque texte, entre les différents groupes politiques – c’est un poste clé -, ou de partager l’ordre du jour parlementaire, c’est-à-dire donner plus de temps à chaque groupe pour l’examen de ses textes. C’est ce qui se fait déjà en partie depuis 2022, depuis que le camp présidentiel est privé de majorité absolue, mais ce qui n’a pas permis de débloquer la situation.

>>Édito. Lucie Castets ne lâche rien malgré le refus d’Emmanuel Macron

« On ne baisse pas les bras »

Lucie Castets entend profiter de cette période de transition, alors qu’Emmanuel Macron tarde à annoncer le nom d’un Premier ministre, cinq semaines après les législatives. Il poursuit son cycle de commémoration avec les 80 ans du Débarquement de Provence célébrés le 15 août. Le chef de l’État a également déjà balayé le nom de Lucie Castets. « Qu’elle soit nommée n’est pas le plus probable, mais le plus souhaitable, s’accroche un proche de cette spécialiste des services publics, on ne baisse pas les bras ».

Pour la candidate du Nouveau Front populaire à Matignon, des interventions dans les médias sont au programme dans les prochains jours. Puis, il y a la rentrée de la gauche qui va mettre la pression sur le chef de l’État. Un meeting du Nouveau Front populaire est prévu lors des journées d’été des Écologistes, le 22 août prochain, avec sur scène Lucie Castets. Une façon d’imposer son rythme, pour accélérer celui du président, qui continue de consulter.

Avec la fin de la « trêve olympique », la recherche d’un premier ministre reprend pour Emmanuel Macron

Cinq semaines après l’échec de son camp au second tour des élections législatives, le chef de l’Etat n’a toujours pas nommé de successeur à Gabriel Attal. Il devrait entreprendre des consultations la semaine du 19 août. 

Par Publié hier à 06h00, modifié hier à 11h00 https://www.lemonde.fr/politique/article/2024/08/12/avec-la-fin-des-jo-2024-la-treve-politique-s-acheve-et-la-recherche-d-un-premier-ministre-reprend-pour-emmanuel-macron_6277389_823448.html

Emmanuel Macron, aux cotés de Thomas Bach, président du CIO, et d'Antonio Guterres, secrétaire général des Nations unies, lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques, à Paris, le 26 juillet 2024.
Emmanuel Macron, aux cotés de Thomas Bach, président du CIO, et d’Antonio Guterres, secrétaire général des Nations unies, lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques, à Paris, le 26 juillet 2024. LAURENCE GEAI / MYOP POUR « LE MONDE »

Incandescente, la vasque olympique a brûlé une dernière fois, dimanche soir 11 août – elle sera rallumée à la fin du mois pour les Jeux paralympiques –, tandis que Zaho de Sagazan, robe justaucorps noire, chantait « l’espoir fleurit, sous le ciel de Paris », inaugurant depuis le jardin des Tuileries la cérémonie de clôture des Jeux olympiques (JO). Dans les tribunes du Stade de France, Emmanuel Macron, rentré la veille du fort de Brégançon (Var), savoure ces dernières heures de concorde. « Tous ceux qui n’ont pas cru aux Jeux se sont trompés », s’est-il félicité dans L’Equipe à l’issue de la cérémonie, louant « la capacité d’enthousiasme et d’émotion des Français devant le dépassement ». « Il y a un perdant : c’est l’esprit de défaite », a-t-il ajouté.

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Avec la fin de ces JO, qui ont enthousiasmé les Français et le monde entier, c’est la fin d’une parenthèse enchantée, et donc, mécaniquement, de la « trêve olympique » décrétée par le président de la République, le 23 juillet.

Cinq semaines après le second tour des législatives, qui a vu l’ex-majorité présidentielle durement sanctionnée – elle a perdu soixante-treize sièges –, Emmanuel Macron va devoir nommer un premier ministre et le charger de composer un gouvernement. Rien n’a filtré de ses consultations menées depuis le fort de Brégançon, qu’il avait rejoint dimanche 28 juillet, et où il passera l’essentiel de la semaine à venir. Au téléphone, il a testé une poignée de noms (Xavier Bertrand, Michel Barnier, Bernard Cazeneuve, Jean-Louis Borloo…) devant ses interlocuteurs réguliers, mais sans rien dévoiler de ses intentions.

Echéances cruciales

Le timing de la nomination n’est pas arrêté non plus. Certains, au sein du camp présidentiel, espèrent une annonce rapide, dès la semaine du 19 août, afin que l’exécutif puisse se plonger sans tarder dans la délicate équation du budget, qui doit être ficelé fin septembre pour être déposé à l’Assemblée nationale au plus tard le premier mardi d’octobre.

D’ici au vendredi 20 septembre, la France, qui vient d’être placée par la Commission européenne en procédure de déficits excessifs, devra également présenter son plan à moyen terme expliquant comment elle entend corriger sa trajectoire. Autant d’échéances cruciales qui plaident pour une nomination rapide de la nouvelle équipe.

Mais d’autres jugent que le temps de maturation n’a pas été assez long du côté des partis et groupes parlementaires, et qu’il faut encore réfléchir aux options programmatiques et aux convergences possibles. « On passe trop de temps sur le casting et pas assez sur le “pour quoi faire ?”, pourtant la seule manière de sortir de l’impasse », veut croire un ministre démissionnaire. Il se dit persuadé que le chef de l’Etat – qui, pendant toute la durée des Jeux s’est affiché aux côtés des médaillés, de Léon Marchand à Teddy Riner – n’est pas pressé de refermer la parenthèse.

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A l’Elysée, où l’on sait que la situation institutionnelle « inédite », avec un gouvernement chargé des affaires courantes, ne peut être prolongée indéfiniment, on jure que le président de la République « ne cherche pas à gagner du temps ».« L’idée, c’est de ne pas trop traîner », assure un conseiller, qui évoque une possible annonce la semaine du 19 août.

De facto, la pression va être de plus en plus forte sur Emmanuel Macron, qui se voit déjà reprocher par la gauche de ne pas avoir tenu compte du vote des Français à l’issue de ces élections qu’il a lui-même convoquées, tout en semblant aussitôt après s’en désintéresser. « Ne pas nommer de premier ministre au lendemain du scrutin qui l’a sanctionné durement est une anomalie démocratique, note l’ancien conseiller de François Hollande, Gaspard Gantzer. Il fait comme s’il n’y avait pas eu d’élections législatives, alors que les Français se sont massivement mobilisés. Ce temps suspendu accrédite l’idée que voter ne sert à rien, que les institutions ne servent à rien. »

« Il faut faire les choses dans l’ordre »

Jeudi 11 juillet sur LCI, l’ancien premier ministre Dominique de Villepin a appelé Emmanuel Macron à nommer un premier ministre issu des rangs du Nouveau Front populaire (NFP), arrivé en tête le 7 juillet, au nom de la « tradition républicaine », même si la coalition de gauche, qui ne dispose d’aucune majorité à l’Assemblée nationale, se fait ensuite censurer. « Il faut faire les choses dans l’ordre », a-t-il préconisé.

Au sein même de l’ex-majorité, certains, issus de l’aile gauche, partagent cette analyse et plaident pour que le président de la République « lève d’abord l’hypothèque de gauche », avant de passer – en cas d’échec à constituer un gouvernement ou de censure –, à une deuxième option, comme cela se fait dans la plupart des démocraties parlementaires.

L’intéressé a rejeté d’emblée ce scénario, le 23 juillet sur France 2, balayant le nom de la haut fonctionnaire de 37 ans Lucie Castets, proposé par le NFP pour Matignon« Il est faux de dire que le Nouveau Front populaire aurait une majorité, quelle qu’elle soit », a affirmé Emmanuel Macron, pour qui la nomination d’une ou d’un chef de gouvernement issu du NFP constituerait un trop grand risque. Dans le camp présidentiel, on redoute en effet que Marine Le Pen décide de ne pas censurer tout de suite un tel gouvernement, ce qui laisserait à ce dernier le temps de « faire n’importe quoi »,selon les mots d’un ministre macroniste, sur les retraites ou la fiscalité, par exemple, ce que le chef de l’Etat veut à tout prix éviter.

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Au lendemain du long week-end du 15 août, Emmanuel Macron devrait commencer par recevoir les responsables des groupes parlementaires à l’Elysée, peut-être aussi les responsables des partis. Le 10 juillet, dans sa lettre aux Français, qui était en réalité une adresse aux partis, il a enjoint à ces derniers de s’entendre, définissant les contours de la coalition qu’il souhaitait voir advenir, dans « l’arc républicain ».

« L’objectif est toujours le même, rappelle-t-on à l’Elysée, une coalition la plus large et stable possible. » « Tout le temps utilisé pour chercher un accord entre partis est du temps perdu », déplore le président du MoDem, François Bayrou, qui pousse Emmanuel Macron à former sans tarder un gouvernement « représentatif des nuances de l’Assemblée ».

Le portrait-robot du futur premier ministre a été dessiné à l’Elysée : une personnalité « reconnue », dotée d’une « forte expérience des affaires de l’Etat »« respectée sur tous les bancs des forces républicaines »« issue d’un camp, mais capable de parler aux autres ».

« Jupiter fait tout pour rester Jupiter »

S’il entend mettre en scène un « parfum de cohabitation » avec son nouveau chef de gouvernement, qui ne devrait donc pas être l’un de ses amis, Emmanuel Macron se refuse à tout changement de politique sur le fond. « Le chef de l’Etat est prêt à des bougés, mais il ne veut pas toucher à la politique de l’offre », résume un conseiller de l’Elysée, où l’on a écouté avec attention la maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo, se désolidariser de sa collaboratrice Lucie Castets, au motif que si une gauche devait gouverner demain, ce serait « une gauche sociale-démocrate ».

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Le 23 juillet, Emmanuel Macron a en revanche loué le « pacte législatif » proposé par le président des députés du groupe Droite républicaine, Laurent Wauquiez. La nomination d’une personnalité de droite, alors que le parti Les Républicains (LR) est arrivé en quatrième position au soir du second tour des législatives et ne dispose que de 47 députés – contre 182 alors pour le NFP – sera sans surprise contestée à gauche. « Alors qu’il a perdu les élections, Emmanuel Macron considère que tout doit rester à sa seule main, et qu’il peut tordre les institutions selon son bon vouloir », s’agace le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, selon lequel « Jupiter fait tout pour rester Jupiter », même déchu.

Au sein des LR, où Laurent Wauquiez s’est dit hostile à toute coalition avec la Macronie, certains admettent volontiers que les 47 députés ne seront de toute façon pas suffisants pour bâtir une coalition avec les 166 députés du bloc central, quand une majorité sociale-démocrate pourrait à l’inverse se dessiner avec les socialistes, les écologistes, le camp présidentiel et les députés du groupe Libertés, indépendants, outre-mer et territoires. « Dans cette configuration, une nomination de [l’ancien premier ministre de François Hollande] Bernard Cazeneuve a plus de sens », observe un député LR, même si socialistes et écologistes restent à ce stade liés par leur alliance avec La France insoumise (LFI).

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Les noms de maires de gauche, comme celui de Saint-Ouen, le socialiste Karim Bouamrane, circulent également pour Matignon. « Le message qu’ont envoyé les Français est très cohérent avec les Jeux : travaillez ensemble », a expliqué Emmanuel Macron dans L’Equipe, remerciant Anne Hidalgo, et la présidente (LR) de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, pour leur co-organisation des JO. Il a rappelé que tous les trois avaient été « en compétition pour la présidentielle » de 2022, ce qui ne les avait pas empêchés d’œuvrer ensemble. « Il ne faut pas écouter les cassandres. Tous ceux qui vous disent que les clivages sont plus importants… Quand on a des objectifs communs, quand on travaille ensemble, rien n’est insurmontable », a-t-il insisté à l’issue de la cérémonie de clôture.

Séquence mémorielle

Avant de se consacrer à la suite de son quinquennat, Emmanuel Macron doit ouvrir, lundi 12 août, une nouvelle séquence mémorielle, en présidant à la Préfecture de police de Paris une cérémonie en hommage aux policiers ayant participé, à la Libération en 1944, au soulèvement de la capitale contre l’occupant nazi. Puis il assistera, le 15 août, aux cérémonies du 80anniversaire du débarquement allié en Provence, en présence de chefs d’Etat et de gouvernement africains. Enfin, il se rendra comme chaque année à Bormes-les-Mimosas (Var), qui fêtera sa libération le 17 août, et assistera aux cérémonies pour celle de Paris, le 25 août. Autant d’occasions, selon l’Elysée, de « renforcer la cohésion de la nation », dans le sillage des JO, qui ont servi de formidable exutoire après le choc de la dissolution et les semaines d’intenses tensions ayant précédé le second tour des législatives.

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Initialement évoqué en début de semaine, un conseil des ministres, réunissant les membres du gouvernement chargés d’expédier les affaires courantes, a été annulé, remplacé par une réception, lundi 12 août à l’Elysée, en l’honneur des acteurs publics et privés ayant contribué à la réussite des Jeux. A deux semaines des Jeux paralympiques (du 28 août au 8 septembre), Emmanuel Macron appellera à « la poursuite de cette mobilisation inédite qui contribue à rendre fiers les Français et à faire rayonner notre pays dans le monde », alors qu’une parade olympique aura lieu le 14 septembre sur les Champs-Elysées. « Les Français ont redécouvert qu’ils pouvaient faire de grandes choses ensemble », a-t-il insisté, promettant de « capitaliser » sur cette réussite. « Il faut faire vivre cet esprit », a-t-il ajouté.

Depuis son camping en Corse, où il a suivi les Jeux avec ferveur, le secrétaire national du Parti communiste français, Fabien Roussel, a invité Emmanuel Macron à ne pas tenter de profiter des JO pour « effacer les attentes exprimées lors des élections »« J’aimerais que le président de la République comprenne qu’il a perdu », a-t-il ajouté dans un entretien à Corse-Matin, publié le 8 août. Les hostilités ne font que commencer.

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Retour au charbon

Au menu des rentrées à gauche : tournée générale pour Castets, solos de Ruffin et Glucksmann, «hippie metal» et «blind test décroissant»

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La prétendante au poste de Première ministre du NFP sera l’une des têtes d’affiche des rentrées des partis de l’alliance électorale qui, à l’instar de Ruffin et Glucksmann, peaufinent chacun de leur côté leur agenda pour s’afficher comme la première force d’opposition à Emmanuel Macron.

Lucie Castets entamera dès le 22 août une tournée des différentes rentrées politiques des partis du Nouveau Front populaire. (Apaydin Alain/ABACA/Apaydin Alain/ABACA)

par Paul Dubois et Lilian Alemagna

publié le 12 août 2024 à 7h43 https://www.liberation.fr/politique/au-menu-des-rentrees-a-gauche-tournee-generale-pour-castets-solos-de-ruffin-et-glucksmann-hippy-metal-et-blind-test-decroissant-20240812_4AOHHTM675GSBPKBR3E7ER5T2I/?at_creation=NL_A_la_Une_2024-08-13&at_campaign=NL_A_La_Une&at_email_type=acquisition&at_medium=email&actId=%7EakIxFSgVWurX8AKxYmV8Ecr-qEB4O8PbI7aH5jQpxy8q4iOkzfI3pyi4sE9jV_kKc4FPHtcLcedRhjvVbYbbqIbfenB156rOoVGT-9NKCytfzRphVkdmfRw%3D%3D&actCampaignType=CAMPAIGN_MAIL&actSource=538843

Des bords du Cher au Midi avant de remonter dans la Drôme. A peine rentrée de vacances faites de «télétravail» comme insiste son équipe, Lucie Castets va engranger quelques points de fidélité sur sa carte SNCF. Celle que le Nouveau Front populaire a désignée fin juillet comme candidate pour le poste de Première ministre – mais qu’Emmanuel Macron ne veut pas nommer à Matignon – est annoncée dans tous les premiers rassemblements de la gauche à la rentrée.

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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