JO de Paris 2024 : derrière les médailles des «sports co», un tissu associatif d’anonymes

L’édito de Paul Quinio https://newsletter.liberation.fr/m/ml/200138/538743/kBDoYo2p5ztpmwhWYSZVVnFKF-B12viezBEiZxMr5xU=/87ZH3b5+d0K5VuGXsYCJ01LIsKpTU05Xm2WCDKFgbZM=/gwVOTF9BX2xhX1VuZV8yMDI0LTA4LTA4

En attendant peut-être les basketteuses, les rugbymen, footballeurs, volleyeurs, handballeuses et basketteurs ont tous décroché la finale des tournois olympiques. Une réussite qui doit beaucoup aux associations sportives qui maillent l’Hexagone.

JO Paris 2024dossier

Michael Olise REUTERS/Stephane Mahe Gabby Williams (Photo by Sameer Al-Doumy / AFP) Trevor Clevenot of France in action REUTERS/Siphiwe Sibeko Laura Glauser (Photo by Francois LO PRESTI / AFP) Evan Fournier (Photo by Thomas COEX / AFP) (AFP et Reuters)

par Paul Quinio

publié aujourd’hui à 21h52

Une confirmation plus qu’une révolution ou une surprise : depuis une vingtaine d’années déjà, les «sports co» version tricolore ont l’habitude de truster les podiums et médailles des compétitions internationales et donc des Jeux olympiques. L’édition parisienne, qui va s’achever ce week-end, ne va pas faire exception. Avant le gong final, le foot, le volley et le basket chez les hommesle hand et peut-être le basket chez les femmes, apporteront de manière non négligeable leur tribut au tableau XL des médailles obtenues par la délégation française.

Ce vendredi soir, l’équipe de France de foot, dirigée par l’ancien champion du monde Thierry Henry, tentera de ramener l’or, une performance inédite depuis 1984. Vainqueurs des champions du monde italiens en demi-finales, les volleyeurs pourraient faire de même, comme les basketteurs, les handballeuses et peut-être les basketteuses. Le rugby à VII ayant ouvert ce bal olympique. L’élimination des handballeurs en quart de finale, vraie déception tant les «Barjots» et autres «Experts» nous ont habitués aux exploits, grisonne le tableau. Mais elle ne le noircit pas. Ces bonnes performances collectives ont des visages, chacun choisira son préféré. On a personnellement passé l’âge des posters punaisés dans la chambre, mais allons-y pour Nicolas Batum, Laura Glauser, Earvin Ngapeth ou Marine Johannès.

Plus sérieusement, cette capacité française à fabriquer des champions puise ses racines dans l’incroyable tissu sportif associatif, ses milliers de clubs que font tourner des milliers et des milliers de bénévoles. Ces parents qui, chaque week-end et parfois en semaine, encadrent enfants et ados sur les terrains de foot ou dans les gymnases. L’éducation physique et sportive à l’école joue bien sûr aussi un rôle, et devrait, soit dit en passant, être davantage valorisée. Cette richesse qui maille l’ensemble du territoire ne suffit pas. Les fédérations, derrière, font le job de repérage des futurs athlètes, de formation et d’accompagnement en haut niveau. Mais sans les clubs, leurs entraîneurs et encadrants anonymes, rien ne serait possible. Qu’ils œuvrent en plus au vivre ensemble ne gâche rien.

JO de Paris 2024 : pourquoi la France est-elle la reine des sports collectifs ?

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Volley, basket, hand, foot, rugby… Après l’incroyable moisson de Tokyo, les Bleus ont déjà gagné deux médailles lors des Jeux de Paris dans ces disciplines, et peuvent viser encore cinq titres. Résultat d’un modèle efficace et poussé vers l’excellence, qui repose sur un maillage territorial très dense.

par Samuel Ravier-RegnatSylvain MouillardWilly Le Devin et Romain Métairie

publié aujourd’hui à 21h08

On pouvait encore penser, à Tokyo, qu’il s’agissait d’un heureux concours de circonstances, d’un improbable alignement de planètes. Du Japon et de ses Jeux organisés sous cloche en 2021, Covid oblige, les sports collectifs français étaient revenus parés de succès comme jamais dans l’histoire de l’olympisme hexagonal. Médaille d’or pour les handballeuses, pour les handballeurs et même pour les volleyeurs qui jusque-là n’avaient jamais décroché la moindre breloque olympique, médaille d’argent pour les joueuses de rugby à VII et les basketteurs, médaille de bronze pour les basketteuses. Accident de parcours conjoncturel ?

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Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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