Situation critique aux urgences du CHU de Nantes
Quentin Haroche| 12 Août 2024 https://www.jim.fr/viewarticle/situation-critique-aux-urgences-du-chu-nantes-2024a1000esu?ecd=wnl_all_240812_jim_daily-doctor_etid6740890&uac=368069PV&impID=6740890&sso=true
Nantes – Les urgences du CHU de Nantes croulent sous les patients. Selon les syndicats, plusieurs patients sont décédés faute de soins ces dernières semaines. La direction dénonce des exagérations.
C’est malheureusement un marronnier de la presse médicale. Tous les étés, les urgences des hôpitaux ont les plus grandes difficultés à faire face à l’afflux de patients. Ces services se retrouvent pris en étau entre d’un côté le manque de médecins libéraux (dont certains sont partis pour des congés bien mérités) et le nombre insuffisant de lits d’aval qui permettraient de fluidifier la situation. Ajoutés à cela les départs en vacances des soignants hospitaliers et, dans certaines régions, un plus grand nombre de patients à cause du tourisme, et la situation devient parfois ingérable.
Les urgences du CHU de Nantes illustrent bien cette situation de crise systémique, avec en prime dans le cas nantais, une relation pour le moins tendue entre la direction et les syndicats. Alors que les autres établissements hospitaliers de la région comme ceux de Montaigu ou d’Ancenis ont partiellement fermé leurs services d’urgence cet été, l’établissement nantais voit logiquement sa fréquentation grimper en flèche. « Aujourd’hui, c’est quand on a moins de 100 patients aux urgences par jour que les professionnels peuvent souffler un peu » souligne Jérémy Beurel, secrétaire général adjoint à Force Ouvrière (FO).
Les syndicats demandent 120 lits d’aval supplémentaires
Selon le syndicat, ce sont quatre patients qui sont décédés ces trois dernières semaines aux urgences faute de soins après avoir attendu de longues heures pour être pris en charge. Une de ces victimes est une femme de 72 ans retrouvée morte dans la nuit du 2 au 3 août dernier après avoir passé dix heures sur un brancard, tandis qu’un autre patient serait décédé après plus de 50 heures d’attente. « Cette situation est totalement inacceptable, cela fait depuis juin que certains patients doivent patienter jusqu’à 70 heures avant d’être pris en charge » dénonce le syndicaliste.
« Soit l’état de certains patients se dégrade faute d’être pris en charge assez vite ; soit le malade était déjà en fin de vie, mais termine alors ses jours dans des conditions indignes, dans la solitude et sur un brancard, au lieu d’être installé dans un box et entouré des siens » commente pour sa part Olivier Terrien, délégué général CGT, qui confirme les informations de FO. Comme l’expliquent les syndicalistes, ces décès aux urgences pèsent lourdement sur le moral des soignants. « Ces incidents insupportables sont une épreuve pour les médecins et infirmiers qui ne peuvent en faire plus, compte tenu de leurs effectifs et de l’état d’épuisement général des urgences » explique le syndicaliste, qui craint une hausse des démissions dans les prochaines semaines. Les syndicats demandent l’ouverture de 120 hospitalisations supplémentaires avec le « personnel adéquat » pour désengorger les urgences.
Un changement de logo qui passe mal
Si la direction ne nie pas les difficultés que rencontre actuellement le service d’urgence, elle estime que le tableau catastrophique dressé par les syndicats est grandement exagéré. Elle ne reconnaît ainsi qu’un seul des quatre décès aux urgences relevés par les syndicats, survenu le 29 juillet, chez un patient « dont l’état ne présentait aucun des critères nécessitant une priorisation supplémentaire » avant qu’il ne se dégrade subitement. La direction souligne également que le délai de 70 heures évoqué par les syndicats n’est pas le délai d’attente pour être pris en charge mais du délai maximum dans le service.
Les relations entre la direction et les syndicats sont particulièrement difficiles au CHU de Nantes. Ces derniers n’ont notamment que peu apprécié que la direction dépense le mois dernier plus de 185 000 euros pour créer un nouveau logo et déposer la marque « CHU de Nantes », alors même que les comptes de l’hôpital sont dans le rouge et que des centaines de lits ont été fermés ces dernières années. « C’est hyper maladroit, la direction se pavoise et cherche à faire le buzz avec ce nouveau logo alors que l’hôpital est en train d’imploser » dénonçait alors FO.
Manque de matériel, de personnel : tous les médecins urgentistes de l’hôpital d’Aix-en-Provence sont en grève

Grève des infirmiers aux urgences d’Aix-en-Provence, juin 2019. • © THEO GIACOMETTI / HANS LUCAS
Écrit par Karen Cassuto
Publié le 06/08/2024 à 10h27 https://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/bouches-du-rhone/aix-en-provence/manque-de-materiel-de-personnel-tous-les-medecins-urgentistes-de-l-hopital-d-aix-en-provence-sont-en-greve-3014366.html
Deux préavis de grève ont été déposés par les douze médecins urgentistes du centre hospitalier d’Aix-en-Provence : le 26 juillet et le 05 août 2024. Ils réclament notamment la réouverture de lits et l’embauche de quatre docteurs juniors.
Manque de matériel, de personnel et de temps : les médecins urgentistes d’Aix-en-Provence sont à bout. Ils avaient déjà déposé un premier préavis de grève le 26 juillet 2024. Mais « monsieur le directeur ayant refusé de nous recevoir en présence de nos représentants syndicaux et, de ce fait, d’ouvrir de négociations, nous sommes contraints d’entamer une grève effective« , précise le syndicat force ouvrière des médecins hospitaliers dans un communiqué.
Depuis dimanche 4 août 2024, 8h30, les douze médecins urgentistes que compte ce centre hospitalier sont de nouveau en grève jusqu’à nouvel ordre, avec des revendications précises.
Davantage de lits et de personnels
Dans un communiqué adressé au directeur du centre hospitalier d’Aix-Pertuis, au ministère de la Santé et au directeur de l’ARS Paca, ces douze médecins urgentistes réclament notamment :
- « La réouverture immédiate du SAU Manosque ».
- « La pérennisation de l’ouverture 7j/7 24h du SAU Pertuis avec maintien du SMUR de Pertuis ».
- « La gestion des patients de traumatologie pédiatrique par les urgences pédiatriques conformément aux bonnes pratiques ».
- « La création d’un protocole entre les SAMU 13-84-83-04 subordonnant l’admission des patients à un accord du médecin responsable de la garde au SAU d’Aix. »
- « Une gestion de lits d’hospitalisation efficace : par une cellule d’ordonnancement missionnée pour les entrées d’hospitalisation et non les sorties (finir avec la méthode archaïque du point de lits…). »
- « La réouverture des lits fermés en services de médecine ».
- « La mise en place de lits d’hospitalisation réservés pour les patients des urgences ».
- « La création de créneau d’imagerie post urgences ».
- « Les conditions d’attractivité pour de nouveaux recrutements. »
- « Obtenir 4 postes de docteurs juniors par semestre. »
- « Assurer le nombre suffisant d’internes et leur formation optimale. »
- « Assurer la présence de 3 praticiens par plage de travail au minimum au SAU. »
Ils demandent plus de moyens humains et matériels, depuis plusieurs mois, voire années. « Chacun doit être mis face à ses responsabilités dans la situation catastrophique de l’accès aux soins dans le département des Bouches-du-Rhône (13) et les départements limitrophes (04 – 83 – 84)« , indiquent les syndicats dans un communiqué.
12 médecins pour 585 000 habitants
Le secrétaire général SNMH FO (syndicat national des médecins hospitaliers force ouvrière) Cyrille Venet précise à France 3 Provence-Alpes que pour un bassin de population tel que celui d’Aix-Pertuis, à savoir, 585 000 habitants, 29 médecins seraient nécessaires d’après des audits internes et externes.
Or, seulement 12 « équivalents temps plein médecins » assurent la permanence au niveau des services d’accueil des urgences (SAU). Sachant que les urgences d’Aix-en-Provence indiquent avoir reçu 38 000 passages en 2023 soit entre 110 et 130 passages par jour. Mais pour embaucher davantage, « il faut faire une publicité positive« , indique un médecin lors d’une conférence de presse organisée par la direction du centre hospitalier.
Des conséquences « légères » sur les urgences
Le directeur de l’hôpital d’Aix-en-Provence, Estienne Nicolas, s’est exprimé lors d’une conférence de presse lundi 5 août 2024. Il explique que certaines des revendications des grévistes ne dépendent pas de lui.
On n’a pas la main mise sur l’embauche de médecins juniors par exemple, parce qu’ils nous sont affectés selon un processus dont on n’est pas décisionnaire.Estienne Nicolas, directeur du centre hospitalier intercommunal d’Aix-en-Provence-Pertuis
France 3 Provence-Alpes
En ce qui concerne les autres points, il assure y travailler lors d’audits, de réunions notamment avec les syndicats : « on en a eu jeudi, vendredi et on en aura encore d’autre. C’est un travail de construction, mais l’hôpital est la structure la plus complexe qui existe avec deux cents métiers différents« . Estienne Nicolas précise qu’il y a des points sur lesquels l’hôpital travaille depuis trois ans. « On a été ralenti par la crise sanitaire. Le sujet est celui du temps de la mise en œuvre« , développe-t-il.
Il tient à rassurer les patients : tous les médecins sont grévistes mais « nous assurons une continuité du service public en toutes circonstances« . Cette grève n’aurait qu’un impact léger sur les urgences.
L’hôpital de Saintes réduit encore l’activité des urgences pédiatriques qui était déjà régulée depuis le début de l’été
Vendredi 9 août 2024 à 16:17 https://www.francebleu.fr/infos/sante-sciences/l-hopital-de-saintes-reduit-encore-l-activite-des-urgences-pediatriques-qui-etait-deja-regulee-depuis-le-debut-de-l-ete-5448760
L’activité était déjà réduite aux urgences pédiatriques de Saintes depuis la fin juin. Un surcroît d’activité estivale le contraint à diminuer encore plus les plages d’accueil à partir de ce lundi 12 août.
Depuis le 26 juin, l’activité des urgences pédiatrique de l’hôpital de Saintes était déjà réduite*. Un surcroit d’activité estivale contraint l’hôpital à donner un nouveau tour de vis et restreindre encore plus l’accueil direct. À partir de ce lundi 12 août, les urgences pédiatriques de Saintes seront donc fermées de 17h à 9h du matin, ainsi que pendant les week-ends et les jours fériés.
Toutefois, en cas d’accident traumatologique, après un appel au centre 15, les enfants pourront être accueillis aux urgences adultes de l’établissement, indique l’hôpital de Saintes dans un communiqué diffusé ce vendredi.
Un seul conseil : appeler le 15 avant de venir aux urgences pédiatrique de Saintes
En dehors de la période d’ouverture (du lundi au vendredi de 9h à 17h), il faut appeler le 15 pour être sûr d’être bien orienté. En accord avec l’Agence régionale de santé, les enfants seront pris en charge par les établissements les plus proches.
Ces nouvelles restrictions doivent permettre de « maintenir le fonctionnement du service pédiatrie, de néonatologie, de la maternité et permettre les accouchements à terme ne nécessitant pas le recours à des soins intensifs de néonatalogie« .
* comme pour les urgences pédiatriques des hôpitaux de La Rochelle et Rochefort.
Santé
Lits saturés, patients géolocalisés, délais d’attente allongés : plongée au cœur des urgences de l’hôpital de Chartres, en surchauffe depuis début août
Publié le 08/08/2024 à 17h54 https://www.lechorepublicain.fr/chartres-28000/actualites/lits-satures-patients-geolocalises-delais-d-attente-allonges-plongee-au-cur-des-urgences-de-l-hopital-de-chartres-en-surchauffe-depuis-debut-aout_14547146/

Le service des urgences de l’hôpital de Chartres est en surchauffe depuis début août. © agence de Chartres
La tension est palpable, au sein du service des urgences de l’hôpital de Chartres, confronté à une activité très soutenue depuis début août. Une situation complexe couplée à la fermeture estivale d’une cinquantaine de lits d’hospitalisation dans l’établissement. Plongée au cœur de ce centre névralgique de l’hôpital.
« Je me suis fait piquer par une guêpe hier et je ne me sens pas bien du tout », décrit un homme d’une soixantaine d’années auprès d’une infirmière d’accueil et d’orientation en poste aux urgences de l’hôpital de Chartres. Arrivé dans le service à 11 heures, jeudi 8 août, ce retraité vient s’ajouter à la longue liste de patients pris en charge par l’équipe soignante.
Au même moment, deux brancardiers du Smur (structure mobile d’urgence et de réanimation) débarquent avec une octogénaire, tout juste sortie d’une ambulance. Estelle Rudnick, cadre de santé au sein des urgences de l’hôpital de Chartres, explique :
On a cinquante personnes actuellement aux urgences. C’est soutenu pour une fin de matinée. On s’attend à un afflux de patients plus important entre midi et 15 heures et de 17 h 30 à 22 heures. Il ne reste qu’un seul lit disponible, pour le moment, dans notre unité d’hospitalisation de très courte durée.
Après avoir été confronté à « une saturation » fin juin dernier, selon les termes de la direction de l’établissement, le service est de nouveau en surchauffe, depuis début août.
À tel point que la direction a lancé, une nouvelle fois, un appel à la population, vendredi 2 août, pour l’alerter sur la situation. Yvon Le Tilly, directeur adjoint des Hôpitaux de Chartres en charge de la communication, précise :
« L’activité soutenue tout au long de l’année aux urgences s’avère délicate en période estivale, du fait de la fermeture d’une cinquantaine de lits au sein des unités d’hospitalisation et de l’absentéisme, lié à des arrêts maladie loin d’être toujours prévisibles. En cas de doute, nous invitons les Euréliens à appeler le 15 avant de se déplacer. Des médecins effectuent une régulation par téléphone et cela permet d’orienter au mieux les patients. »
Dans ce contexte, les temps d’attente s’allongent. « Le week-end dernier, des malades sont restés sur des brancards pendant plus de trente heures. Une personne, qui a dû être opérée en urgence ici, a ensuite été transférée à l’hôpital de Dreux pour le suivi postopératoire », illustre Yvon Le Tilly.
Les urgences de l’hôpital de Chartres confrontées à une saturation du service
Grâce à un logiciel de géolocalisation, les soignants sont informés en temps réel sur le niveau de prise en charge de chaque usager, équipé d’un bracelet. Peu avant midi, ça commence déjà à bouchonner dans le circuit long, réservé à celles ou ceux qui sont susceptibles d’être hospitalisés.
« Il y a parfois une certaine incompréhension de la part de patients qui voient des personnes passer devant eux, alors qu’ils attendent depuis plus longtemps. Si quelqu’un a une pathologie plus grave, il est pris en charge d’abord », rappelle Estelle Rudnick.
26.580 passages comptabilisés aux urgences générales depuis le 1er janvier 2024
En temps normal, des urgentistes se relaient pour assurer des consultations de médecine générale, du lundi au vendredi, dans un espace dédié, au rez-de-chaussée de l’hôpital Louis-Pasteur, pour offrir une solution aux habitants qui n’ont pas de médecin traitant. « Pendant quinze jours, ces consultations ne sont pas assurées. Cela peut amener un peu plus de monde aux urgences », estime Yvon Le Tilly.
En juillet, environ 120 personnes ont été accueillies chaque jour aux urgences, avec des pics réguliers à 130 ou 140, selon la direction. Entre le 1er janvier 2024 et le 31 juillet 2024, 26.580 passages ont été comptabilisés, soit une hausse d’activité de 3 % par rapport à la même période en 2023.
L’augmentation est encore plus importante pour les urgences gynécologiques (+21,9 %) et les urgences pédiatriques (+ 14,6 %).
Hélène Bonnet
Hôpital de Falaise : les urgences ferment, voici pourquoi
Le service des urgences du centre hospitalier de Falaise est fermé jusqu’à 19h30 ce mercredi 7 août 2024, en raison de difficultés de recrutement médical.

Par Rédaction Falaise le 7 août 2024 à 11h35 https://actu.fr/normandie/falaise_14258/hopital-de-falaise-les-urgences-ferment-voici-pourquoi_61458419.html
Il n’y aura pas de service des urgences aucentre hospitalier de Falaise jusqu’à 19 h 30 ce mercredi 7 août 2024. C’est ce qu’a annoncé, dans un communiqué, la direction du centre hospitalier.
Des difficultés dans le recrutement médical ont forcé l’hôpital à revoir son organisation.
Contacter le 15 en cas d’urgence
Cette fermeture temporaire n’est pas la première. Le service des urgences avait déjà été fermé pour les mêmes raisons entre lundi soir et mardi matin.
Le centre hospitalier de Falaise appelle » les personnes nécessitant une prise en charge médicale urgente à composer le 15 afin d’entrer en contact avec le SAMU » . Celui-ci les orientera vers la structure la plus adaptée à leur besoin.
Lannion. Le comité de défense de l’hôpital en appelle aux élus
Selon le comité de défense de l’hôpital de Lannion, une réouverture des urgences à l’automne est loin d’être certaine.

Par Rédaction LannionPublié le 7 août 2024 à 6h10 https://actu.fr/bretagne/lannion_22113/lannion-le-comite-de-defense-de-lhopital-en-appelle-aux-elus_61453568.html
Le comité de défense de l’hôpital Lannion-Trestel a été reçu le 10 juillet en mairie de Lannion en présence du maire Paul Le Bihan (président du conseil de surveillance de l’hôpital), du président de l’Agglo Gervais Egault, de la sous-préfète Pauline Dubus, du directeur délégué de l’hôpital, de la directrice du groupe hospitalier de Saint-Brieuc et du représentant départemental de l’ARS.
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Les urgences encore fermées à l’automne ?
« La situation de l’hôpital est alarmante. L’ouverture des urgences H24 n’est toujours pas à l’ordre du jour. Il a été acté que les urgences resteront fermées durant 13 heures chaque nuit et qu’une réouverture à l’automne est loin d’être certaine. Nous considérons qu’il s’agit d’une réelle perte de chance pour la population du Trégor », déplore le comité dans un communiqué.
Il appelle les élus « à agir ensemble pour gagner un hôpital de plein droit à Lannion. Il est essentiel que les élus locaux et communautaires s’unissent et s’organisent pour assurer la défense du centre hospitalier de Lannion. (…) Les élus devraient commander une étude à l’Observatoire régional de santé en matière de besoins sanitaires, étude qui servirait de base à l’élaboration d’un projet d’établissement adapté ».
Et ils devraient peser pour la nomination d’un directeur de plein exercice « qui reprenne les clés de l’établissement ».
Recruter des urgentistes
Si ses interlocuteurs estiment « que la sécurité est garantie sur le territoire, que des réponses sont apportées pour toutes les urgences vitales », recruter des urgentistes doit selon le comité de défense être la priorité absolue « pour aller jusqu’à la réouverture H 24 ».Vidéos : en ce moment sur Actu
L’effectif actuel des médecins urgentistes est de 7,8 Equivalents Temps Plein et 2 remplacements au gré à gré alors qu’il devrait être de 14,5 ETP pour un fonctionnement optimal H 24.Comité de défense de l’hôpital Lannion-Trestel.
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Contre le rapprochement avec la polyclinique
Le comité de défense de l’hôpital Lannion-Trestel répète par ailleurs que « le seul avenir de notre centre hospitalier ne peut être le rapprochement avec la polyclinique de Lannion appartenant au groupe Hospi Grand Ouest qui voudrait mettre la main sur cet hôpital en difficulté pour imposer une activité libérale lucrative au détriment de l’accès aux soins des plus fragiles ».
Au nom des usagers, il demande à être informé régulièrement de l’avancée des négociations « afin de ne pas être mis au pied du mur quand tout sera acté ».
40 maires du département, dont quelques élus du Trégor, ont pris un arrêté pour mettre l’Etat en demeure face aux difficultés d’accès aux soins. Nous soutenons totalement leur démarche.
« En effet, dans le Trégor nous devons franchir une nouvelle étape et, avec le soutien des usagers, de la population avoir enfin un large débat sur les causes de la situation et la recherche de solutions possibles », conclut le comité de défense.
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Meuse : l’accès aux urgences du centre hospitalier de Verdun Saint-Mihiel modifié à partir du lundi 12 août
En raison d’un manque d’effectif, le centre hospitalier de Verdun Saint-Mihiel réorganise temporairement l’accueil des urgences du lundi 12 au vendredi 16 août.

Par Valentine Exantus le 8 août 2024 à 14h51 https://actu.fr/grand-est/saint-mihiel_55463/meuse-l-acces-aux-urgences-du-centre-hospitalier-de-verdun-saint-mihiel-modifie-a-partir-du-lundi-12-aout_61462990.html
Il s’agit là d’une réorganisation temporaire. Dulundi 12 au vendredi 16 août, de 18 heures à 8 heures du matin, le centre hospitalier de Verdun Saint-Mihiel(Meuse) modifie son accueil des urgences.
Durant cette période, il est demandé aux usagers de contacter le 15 avant de se rendre aux urgences du site Saint-Nicolas à Verdun. Cette réorganisation vise à gérer efficacement le flux de patients en dépit d’unmanque ponctuel de personnel.
Les urgences de la maternité non concernées
Il est important de noter que les urgences de la maternité ne sont pas affectées par cette réorganisation. Elles continueront de fonctionner normalement. Le Service mobile d’urgence et de réanimation (SMUR) reste également opérationnel pour les urgences vitales, en coordination avec le centre 15.
Un problème d’effectif ponctuel
D’après nos confrères de L’Est-Républicain, cette situation exceptionnelle découle d’un problème temporaire d’effectif : pendant ces cinq jours, un seul médecin urgentiste sera présent dans le service. Ce médecin devra également intervenir pour les missions du SMUR, nécessitant parfois son absence des locaux du service des urgences.
Des mesures sous les recommandations de l’ARS Grand Est
Suivant les recommandations de l’Agence régionale de santé (ARS) Grand Est, le centre hospitalier a mis en place ce dispositif pour continuer à assurer la sécurité et les soins des patients.
Hôpital en tension à Rennes : les urgences de Cesson fermées, celles du CHU régulées
En plein cœur de l’été, les Hôpitaux privés rennais et le CHU de Rennes font savoir que l’appel au 15 est obligatoire avant d’accéder aux services des urgences de la métropole.

Par Brian Le Goff le 7 août 2024 à 16h30 https://actu.fr/bretagne/rennes_35238/hopital-en-tension-a-rennes-les-urgences-de-cesson-fermees-celles-du-chu-regulees_61460084.html
Grosse tension sur les hôpitaux rennais en ce mois d’août 2024. « En raison de difficultés de recrutements médicaux », le service d’urgences de Cesson sera fermé la nuit (de 18 h à 8 h), du 9 au 19 août.
En conséquence, « au vu de cette fermeture nocturne et des tensions actuelles sur les services d’urgences de l’agglomération rennaise », l’appel au 15 avant de se rendre aux urgences adultes et pédiatriques est obligatoire pendant la même période, informent les Hôpitaux privés rennais et le CHU de Rennes.
L’objectif de ces mesures de régulation de l’accès aux urgences est de limiter la surcharge des services par des passages inappropriés pour garantir les bonnes conditions d’accueil et de prise en charge des patients nécessitant une prise en charge hospitalière et de proposer une alternative adaptée à toutes les autres situations.CHU de Rennes et Hôpitaux privés rennais
Ce qu’il faut savoir sur cette période de tensions :
- La prise en charge des urgences vitales et des patients acheminés que ce soit par le Service Mobile d’Urgence Réanimation (SMUR), par les pompiers ou ambulances reste garanti et priorisé.
- L’appel au médecin traitant ou son remplaçant reste le premier réflexe. Le recours au 15 doit être justifié par des situations cliniques ne pouvant être prises en charge par les cabinets de ville.
- L’accueil des patientes par les maternités reste assuré 24 h sur 24, 7 jours sur 7.
- Le fonctionnement des maisons médicales de garde demeure garantiaux horaires habituels à Saint-Grégoire, du lundi au vendredi de 20 h à minuit et le week-end du samedi, 12 h au dimanche, minuit, et à Rennes (CARL), le week-end du samedi, 12 h, au dimanche, minuit.
- Les centres de soins non programmésde la métropole rennaise sont accessibles, notamment SOS Médecins Rennes.
- Un(e) Infirmier(ère) d’orientation et d’accueil (IOA) sera présent(e) dans chacun des services d’urgences et sera disponible pour les personnes qui n’auraient pas eu l’information et qui se présenteraient spontanément à l’entrée des services. Les patients seront ensuite orientés dans le cadre de la régulation.
Après Manosque… Digne inquiète pour ses urgences.
Actualités. Manosque, Digne maintenant, Aix-en-Provence mobilisé et « surchargé », les services des urgences inquiètent…
Publié le 08/08/2024 à 10h30, mis à jour le 08/08/2024 à 10h42 https://www.hauteprovenceinfo.com/actualite-44741-apres-manosque-digne-inquiete-pour-ses-urgences
Par un communiqué, la CGT santé du CH dignois, se dit fortement inquiète également pour le service de la ville préfecture dont l’accès sera régulé en journée les 8, 9, 10, 12, 13, 14, 15, et 16 août de 8h30 a 18h30 par manque de médecins.
Le syndicat explique « Voilà 2 ans que les urgences de Manosque ferment quasiment toutes les nuits, parfois la journée. Celles de Sisteron ferment également régulièrement. Après 1 journée et 1 nuit de fermeture “exceptionnelle” au mois de Juillet, les urgences de Digne doivent fonctionner en “mode dégradé” de 8h30 à18h30 sur 6 jours ce mois ci, par manque de médecins. Sans vouloir être l’oiseau de mauvaise augure, le syndicat CGT alerte depuis longtemps sur la pénurie médicale annoncée et les risques pour la population du département. Force est de constater que nous ne nous sommes pas trompés et que la situation est aujourd’hui catastrophique. Face au manque de médecins libéraux, face à la fermeture de lits d’hospitalisation dans tous les secteurs, face à la fermeture des services d’urgence sur le département, l’ARS et la préfecture restent muettes, ne prenant même pas la peine d’informer la population.Il est grand temps que les pouvoirs publics prennent leur responsabilité et assument les conséquences d’une politique désastreuse en trouvant des solutions adaptées aux besoins.Nous exigeons que l’accès aux soins dans le département soitgaranti 24h/24, 7 jours/7 pour toutes et tous« .
En effet, par un mail régulièrement reçu à nos rédactions émanant de la direction du centre hospitalier de Manosque, il est fait état des difficultés récurrentes aux urgences…
Par l’exemple voici celui reçu concernant la période du 13 au 19 août : calendrier prévisionnel de fonctionnement des urgences du mardi 13 août au lundi 19 août 2024 inclus : » SMUR maintenu jour et nuit sur toute la période, Ouverture des urgences de 8h30 à 18h30 tous les jours , fermeture des urgences toutes les nuits . En période de fermeture un affichage sera installé à l’entrée de l’hôpital et aux urgences rappelant : – L’appel au 15 avant tout déplacement afin de bénéficier d’une régulation. La possibilité de revenir à partir de 08h30 le lendemain matin si les urgences sont ouvertes – L’information sur les adresses et les distances pour se diriger vers les urgences de Digne, Sisteron, Pertuis et Aix-en-Provence ou les centres de soins non programmés. L’accueil des femmes enceintes est maintenu 24h/24h »
A ceci, se rajoute, le mouvement de 12 médecins urgentistes aixois exaspérés par tant de flux qui arrive sur la cité du Roy René au regard des dysfonctionnements des urgences des départements limitrophes que nous évoquions hier.
Plus d’informations à retrouver dans notre article sur les urgences de Manosque