« Il se prend pour un videur de boîte de nuit » : ulcéré par le refus d’installation d’une généraliste, un maire tacle l’Ordre
Après des années d’errance et de recherche, une commune de l’Oise va enfin avoir sa généraliste. Mais le conseil de l’Ordre a refusé son installation au sein du pôle médical car des sophrologues et un psychanalyste y exercent déjà. Un veto qui a provoqué la fureur du maire.
22/07/2024 Par Sandy Bonin https://www.egora.fr/actus-pro/acces-aux-soins/il-se-prend-pour-un-videur-de-boite-de-nuit-ulcere-par-le-refus?utm_source=Newsletter&utm_medium=gms_egora&utm_campaign=En_bref___Mardi_23_juillet_2024&utm_medium=gms_egora&utm_source=email&utm_campaign=En%20bref%20-%20Mardi%2023%20juillet%20(hors%20étudiants)20240723&sc_src=email_4338782&sc_lid=160023918&sc_uid=XYBlorZBtz&sc_llid=21607&sc_eh=5d463c22601bc0401
« Elle n’intègrera pas [la généraliste ndlr] le pôle médical parce que le roi du conseil de l’Ordre des médecins, qui se prend pour un videur de boîte de nuit, nous a opposé son veto », a ironisé le maire de Bornel, faisant ainsi référence au président du CDOM de l’Oise, le Dr Philippe Véron. Ce refus ordinal est justifié par l’installation de plusieurs professions non réglementées au sein du pôle médical, notamment des sophrologues et un psychanalyste.
La praticienne, attendue depuis deux ans, devrait quand même s’installer dans la commune en septembre, mais dans un ancien cabinet infirmier. La généraliste « y exercera trois jours par semaine, et ne prendra ses consultations que sur Doctolib« , prévient le maire. « Autrement je pense que nous aurions 300 personnes dans la salle d’attente ».
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[Avec Actu.fr] *
*Cette commune de l’Oise va enfin avoir son médecin… mais toujours pas au pôle médical !
Après de multiples péripéties, la commune de Bornel, qui n’a jamais pu accueillir de médecins dans son pôle de santé, en a enfin trouvé une. Son arrivée est prévue pour septembre.

Par Nicolas GiorgiPublié le 19 juil. 2024 à 18h48
« Un nouveau médecin arrive normalement à Bornel en septembre », assure le maire de cette petite commune du sud de l’Oise. Echaudé par de multiples désillusions depuis plusieurs mois, Dominique Toscani n’osait plus trop y croire. « On a tellement eu de déboires de toutes sortes que je préfère rester prudent. Mais on va dire que c’est fait à 99 % », glisse-t-il.