Urgences à Albi: derrière le mot adaptation il s’agit d’une limitation de l’accès aux urgences y compris en secteur lucratif

Albi. Les urgences s’adaptent à la période estivale

Les nouvelles urgences sont plus fonctionnelles avec des flux spécifiques à l’entrée. DDM, MPV
  • Les nouvelles urgences sont plus fonctionnelles avec des flux spécifiques à l’entrée. DDM, MPV

   

Santé,  Albi

Publié le 22/07/2024 à 05:12 https://www.ladepeche.fr/2024/07/22/les-urgences-sadaptent-a-la-periode-estivale-12095625.php

P.G.

Au sein de ses nouveaux locaux, le service des urgences a mis en place la régulation d’accès avec l’aide de la médecine de ville. Une première pour l’établissement.

Alors que le personnel des urgences a pris ses quartiers dans ses nouveaux bâtiments depuis quelques semaines, l’hôpital d’Albi a également pris ses dispositions pour répondre au mieux aux besoins en soin des patients. La période estivale n’est pas forcément synonyme d’affluence record. Si les touristes présents dans le Tarn viennent gonfler la demande, elle est atténuée par les départs des Tarnais durant cette période.

« Notre souci est plutôt de nous adapter aux effectifs médicaux durant cette période de vacances estivales, précise Alexandre Fritsch, le directeur de l’établissement. Nous avons assez de personnel paramédicaux mais ce n’est pas le cas pour les médecins avec des difficultés de recrutement ». C’est la raison pour laquelle l’hôpital a mis en place depuis quelques jours la régulation d’accès à compter de 18 h 30 et les week-ends et jours fériés.

Régulation d’accès

C’est la première fois que ce dispositif est utilisé. « Outre la période estivale, nous devons faire avec le contexte du nord du Tarn, précise Alexandre Fritsch. Les urgences de Lavaur sont fermées la nuit et à la clinique Claude Bernard, elles ne fonctionnent pas le vendredi, samedi et dimanche ainsi que la nuit. Avec ce dispositif, nous nous appuyons sur la médecine de ville et la maison médicale d’urgence située à côté de l’hôpital. »

C’est l’infirmière d’accueil et d’orientation qui décide d’une prise en charge en fonction de signes cliniques graves. Si ce n’est pas le cas, le patient arrivé aux urgences dispose alors d’un téléphone dans la salle pour appeler le 15 qui l’orientera ensuite.

« Les premiers jours n’ont pas montré de difficultés particulières. C’est une culture à acquérir pour tout le monde. Des hôpitaux comme Montauban ou Rodez pratiquent déjà ainsi ».

Habituellement, les urgences accueillent plus d’une centaine de personnes par jour. Avec la régulation, le flux est en moyenne repassé sous la barre des 100. « L’autre problème auquel nous sommes confrontés a trait à l’aval des urgences, à savoir les places d’hospitalisation. C’est parfois un peu tendu ».

Les patients des urgences peuvent en tout cas bénéficier des locaux flambant neufs. La salle d’attente est plus spacieuse et surtout les flux à l’entrée des urgences sont plus fonctionnels avec un accueil spécifique pour les ambulances. Les urgences psychiatriques sont séparées comme la pédiatrie. Du côté du personnel, on reconnaît que l’on peut toujours faire mieux mais on est globalement satisfait de ces conditions de travail.

Santé dans le Tarn:

Un médicobus pour répondre à la désertification médicale

Rédaction 81

Dans les monts d’Alban, Miolles est une des communes rurales qui pourra bénéficier du passage du Médicobus
  • Dans les monts d’Alban, Miolles est une des communes rurales qui pourra bénéficier du passage du Médicobus DDM – DDM- archive MPV.

   

Santé,  Tarn

Publié le 01/05/2024 à 19:01 https://www.ladepeche.fr/2024/05/01/un-medicobus-pour-repondre-a-la-desertification-medicale-11908547.php

Dans la cadre du plan d’action pour l’accès aux soins dans les territoires, le gouvernement a demandé le déploiement de 100 médicobus afin de « faire le dernier kilomètre jusqu’aux patients dans le milieu rural ». La préfecture du Tarn doit donc répondre à cette demande gouvernementale et s’associe à trois intercommunalités tarnaises pour répondre à la désertification médicale. Les territoires concernés sont le Carmausin Ségala avec ses 31 communes et 30 000 habitants, Val 81 et ses 19 communes pour 5 650 habitants et enfin le Villefranchois Mont d’Alban fort de 14 communes pour 6 400 habitants.

Autant dire que le territoire que devra parcourir ce médicobus est important. Le projet doit être opérationnel d’ici la fin de l’année. Il passe par l’acquisition d’un bus pour la somme de 200 000 euros. « On est en train de régler le partage des frais » a indiqué le préfet Vilbois lors d’une rencontre avec la presse.

Ce médicobus sera utilisé par un médecin. « Il s’agit d’un médecin à la retraite qui sera payé par l’Agence Régionale de Santé ». Il interviendrait à raison de deux jours par semaine. Le projet prévoit aussi un dentiste ainsi qu’une infirmière pour une journée de prévention.

Les rendez-vous pour bénéficier des services du médicobus seraient pris auprès des Maisons France services ou en secrétariat de mairie.

Selon la préfecture, le plus difficile a été de trouver un chauffeur de bus. Reste maintenant à tout mettre en musique avec les intercommunalités de façon que ce médicobus apporte une véritable réponse aux problèmes d’accès aux soins.

Graulhet. « Il n’est pas prévu que le praticien hospitalier arrête son travail »

La maison de santé pluridisciplinaire MSP, chemin des Litanies.Photo Pierre Assémat
  • La maison de santé pluridisciplinaire MSP, chemin des Litanies.Photo Pierre Assémat

   

Santé,  Graulhet

Publié le 28/03/2024 à 05:21 https://www.ladepeche.fr/2024/03/28/il-nest-pas-prevu-que-le-praticien-hospitalier-arrete-son-travail-11854818.php

Correspondant

Le directeur général de L’Ars rencontrera dans les jours qui viennent le préfet et le maire pour évoquer l’avenir de la Maison de santé pluridisciplinaire.

Suite aux rumeurs de suppression de poste à la Maison de santé de Graulhet, Abderrahim Hammou-Kaddour, directeur de la délégation territoriale du Tarn de l’agence régionale de santé (ARS) d’Occitanie s’explique.

« Nous ne sommes pas sur des questions de rentabilité. Le docteur Delagnes avait candidaté et partageait son poste de praticien hospitalier pour 40 % à l’hôpital de Graulhet et pour 6o % de médecine générale en libéral à la Maison de Santé. Lorsque cette expérimentation a débuté, il était prévu que le financement du poste partagé du Docteur Delagnes s’arrêterait fin 2023. Ceci était dans le cadre du dispositif « 400 médecins volet 2″ qui consiste à soutenir la création de postes de médecins généralistes salariés en apportant à leurs employeurs potentiels une garantie financière pendant leurs deux premières années, période qui correspond au temps de constitution de la patientèle. L’objectif était de favoriser l’attractivité du territoire et de la ville pour les praticiens et les habitants. Il n’est pas dans la perspective d’arrêter le travail du docteur Delagnes. »

Mettre en place une solution pérenne

Les maisons de santé pluridisciplinaires (MSP) contribuent à assurer l’accès aux soins de la population. Ces structures, qui regroupent en un lieu unique plusieurs professionnels de santé, ont notamment pour objectif de lutter contre la désertification médicale en attirant et maintenant des médecins en zones sous-dotées ou fragiles en offre de soins.

Prochainement les élus et les financeurs vont travailler sur cette expérimentation et chercher à mettre en place une solution pérenne et définitive avec le centre hospitalier, porteur de ce projet.

Contactée par La Dépêche-du-Midi, la conseillère en communication de l’hôpital de Graulhet, M. Buisson, ne s’est pas exprimée à ce jour.

En attendant souhaitons que Graulhet ne perde pas de médecin généraliste, qu’il y en ait davantage, et même que d’autres spécialistes s’installent. P. A.

Graulhet : mobilisation générale pour sauver le poste de médecin

Rencontre le 11 avril à la mairie.

ABONNÉS

  • Rencontre le 11 avril à la mairie. Photo M. P.

   

Santé,  Tarn,  Graulhet

Publié le 15/04/2024 à 15:41 https://www.ladepeche.fr/2024/04/15/graulhet-mobilisation-generale-pour-sauver-le-poste-de-medecin-11892608.php

P.A.

À l’invitation du préfet du Tarn, le directeur régional de l’ARS est venu à la rencontre du maire Blaise Aznar pour renforcer l’offre de santé du territoire.

Les maisons de santé pluridisciplinaires (MSP) contribuant à assurer l’accès aux soins de la population, dans un précédent article nous avions contacté Abderrahim Hammou-Kaddour directeur de la délégation territoriale du Tarn de l’agence régionale de santé (ARS) d’Occitanie pour lever le voile sur les rumeurs concernant une possible suppression de poste à la Maison de santé de Graulhet.

Celui-ci avait assuré : « Il n’est pas prévu de supprimer le poste du docteur Delagne. Élus et financeurs vont se rencontrer et chercher à mettre en place une solution pérenne et définitive avec le centre hospitalier ».
Les maisons de santé ont notamment pour objectif de lutter contre la désertification médicale en attirant et maintenant des médecins en zones sous-dotées ou fragiles en offre de soins.

La rencontre a bien eu lieu le 11 avril dernier. À l’invitation du préfet du Tarn, le directeur régional de l’ARS, Didier Jaffre s’est déplacé à Graulhet pour évoquer la situation médicale du bassin graulhétois avec Blaise Aznar, maire de Graulhet ainsi que Michelle Lavit et Florence Bélou. Était également présent Abderrahim Hammou-Kaddour, directeur départemental de l’ARS. Au cours de cette réunion constructive, des engagements forts ont été pris.

Ainsi, afin de soutenir le territoire et renforcer son offre de santé, l’État s’engage à accompagner la commune de Graulhet sur les points suivants : financement et pérennisation du poste du docteur Delagne ainsi que du secrétariat nécessaire à son activité dans le cadre du Fonds d’intervention régional de l’ARS (FIR), financement du poste de coordonnateur du contrat local de santé (CLS) à 50 %.

De son côté, la commune s’est engagée à travailler étroitement avec l’ARS afin d’élaborer dans des délais brefs le Contrat Local de Santé (CLS). Le CLS est un outil porté conjointement par l’agence régionale de santé et une collectivité territoriale pour réduire les inégalités territoriales et sociales de santé permettant d’acter une feuille de route commune sur le territoire.

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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