Graulhet. Pour un meilleur accès à la santé
Publié le 17/07/2024 à 05:10 https://www.ladepeche.fr/2024/07/17/pour-un-meilleur-acces-a-la-sante-12086599.php#:~:text=Un%20cadre%20de%20coopération%20pour%20des%20actions%20concrètes&text=avec%20la%20lutte%20contre%20les,conseil%20local%20en%20santé%20mentale.
Correspondant

Le préfet du Tarn, Michel Vilbois, le maire de Graulhet, Blaise Aznar, le directeur de l’agence régionale de santé d’Occitanie, Didier Jaffre, ont réaffirmé leur engagement envers la santé des habitants du territoire à travers la signature d’un engagement de préfiguration du nouveau contrat local de santé (CLS) avec l’ARS Occitanie et la préfecture du Tarn.
Ce CLS vise à lutter contre les inégalités sociales et territoriales de santé, en alignant les initiatives locales avec les objectifs stratégiques définis par le projet régional de santé (PRS) de l’Occitanie et s’inscrit dans le cadre du programme national « Engagements quartiers 2030 ».
Un cadre de coopération pour des actions concrètes
Le contrat de Ville et le CLS représentent la concrétisation d’une volonté collective. Ils rassemblent les efforts de l’État, des collectivités territoriales, des professionnels de santé et des habitants pour améliorer leur qualité de vie. Il s’articule autour de quatre thématiques clés : la prévention et la promotion de la santé
avec la lutte contre les addictions, la sédentarité et la promotion de la santé sexuelle.
L’amélioration de l’accès aux services de santé pour tous, la réduction des impacts environnementaux sur la santé et la mise en place d’un conseil local en santé mentale.
La Ville a été la première collectivité du département à s’engager dans un CLS dès 2014. Cette nouvelle étape s’inscrit dans une volonté de continuité et de renforcement des actions locales en matière de santé publique. Par exemple, dans le cas l’obésité, c’est mettre en œuvre des actions avec des association sportives, des structures médicale et un repérage auprès des familles.
Une phase de diagnostic du territoire sera mise en place pour s’adapter aux spécificités de celui-ci, avec un travail partenarial avec l’ensemble des acteurs médicaux.
Les deux postes de médecins confirmés à la Maison de Santé de Graulhet
Le Tarn Libre
G. Cou Modifié le : 12/04/2024 Publié le : 12/04/2024
https://www.letarnlibre.com/les-deux-postes-de-medecins-confirmes-a-la-maison-de-sante-de-graulhet/
Au sortir d’une réunion organisée la veille avec le préfet et les représentants de l’Agence Régionale de Santé, la Ville de Graulhet a confirmé, ce vendredi 12 avril, que le financement des deux postes des médecins généralistes travaillant à la Maison de Santé de Graulhet a été confirmé sur le long terme.
La réunion était très attendue en mairie de Graulhet, jeudi 11 avril. Le maire, Blaise Aznar, accompagné de sa première adjointe, Michelle Lavit et de la conseillère municipale, Florence Bélou, a accueilli, en salle Jean-Jaurès, Didier Jaffre, directeur régional de l’Agence Régionale de Santé, le préfet du Tarn, Michel Vilbois et Abderrahim Hammou-Kaddour, directeur de délégation territoriale de l’ARS. Plusieurs sujets liés à la santé étaient au programme de ce rendez-vous, dont un en particulier, celui du financement des deux postes de médecins généralistes travaillant au sein de la Maison de Santé.
Une pétition avait recueilli plus de 9 300 signatures
Depuis plusieurs jours, les inquiétudes grandissaient du côté de la patientèle des docteurs Delagnes et Bonhoure (estimée à 600 patients), une pétition avait même été lancée par une patiente à destination du directeur de l’ARS réclamant le maintien des deux médecins à Graulhet. Pétition qui a recueilli plus de 9 300 signatures. Julien Bacou, conseiller municipal d’opposition du groupe « Graulhet Rassemblée » avait évoqué le sujet en séance publique, le 20 mars dernier. Au sortir de cette réunion, le financement des deux postes de médecins généralistes a été confirmé sur le long terme. De plus, selon la municipalité, « l’ARS Occitanie s’engage à financer les deux assistants médicaux nécessaires au bon fonctionnement de la structure, ainsi qu’à la gestion des rendez-vous médicaux ». Une promesse qui a pleinement satisfait le maire de Graulhet, Blaise Aznar : « Ces annonces sont une véritable avancée pour notre ville. Je tiens à remercier tous les acteurs locaux qui ont réagi rapidement sur ce sujet. Ces mesures concrètes auront un impact positif sur la population et se concrétiseront rapidement
Graulhet: réaction J Bacou 2 medecins

Graulhet : Suppression par l’ARS de deux postes de médecin généraliste à la maison de santé
http://entretarnetdadou.fr/graulhet-reaction-j-bacou-2-medecins/
28Mars 2024
L’ARS d’Occitanie a décidé de manière inattendue et profondément préoccupante de supprimer deux postes de médecins généralistes à la maison de santé pluridisciplinaire de Graulhet. Cette décision, prise de manière arbitraire, va affecter de manière immédiate et sérieuse l’accès aux soins primaires pour plus de 650 patients de notre ville. La maison de santé pluridisciplinaire de Graulhet a été essentielle dans la fourniture de soins médicaux vitaux, surtout dans un contexte où notre commune est déjà confrontée à un manque alarmant de médecins généralistes depuis la fermeture du cabinet médical rue Capitaine Mauriès en 2020. La suppression de ces deux postes aggrave non seulement cette pénurie mais soulève aussi de graves inquiétudes quant à l’engagement de l’ARS d’Occitanie pour la santé et le bien-être des habitants de Graulhet. Dans cette situation critique, je lance un appel urgent à tous les élus locaux pour qu’ils prennent leurs responsabilités. Il est essentiel qu’ils se mobilisent pour soutenir les professionnels de santé de Graulhet et garantir l’accès aux soins pour tous les résidents. Nous demandons à l’ARS d’Occitanie de reconsidérer sa décision et de reconnaître l’importance cruciale de ces postes de médecins généralistes, indispensables pour le bon fonctionnement de la maison de santé pluridisciplinaire et pour la santé de nos concitoyens.
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Prat-Bonrepaux (Ariège) « Nous sommes un peu au fond du trou, mais nous allons rebondir » : ce village se plie en quatre pour trouver un remplaçant à son seul médecin

ABONNÉS
Publié le 20/07/2024 à 07:19 https://www.ladepeche.fr/2024/07/20/nous-sommes-un-peu-au-fond-du-trou-mais-nous-allons-rebondir-ce-village-se-plie-en-quatre-pour-trouver-un-remplacant-a-son-seul-medecin-12090076.php
Depuis l’annonce du départ à la retraite de son seul médecin généraliste, le village tente de se plier aux exigences de la nouvelle génération pour trouver des remplaçants.
« Nous sommes un peu au fond du trou, mais nous allons rebondir. » À quelques mois du départ à la retraite du docteur Olivier Couzinet, médecin généraliste au sein de la maison de santé de Prat-Bonrepaux, professionnels de santé et élus s’activent pour tenter de lui trouver un remplaçant.
Son départ en fin d’année pourrait en effet fragiliser encore un peu plus la couverture médicale du territoire. « Je suis un vieux médecin avec des vieux patients, dont des centenaires, en milieu rural. […] Si certains patients âgés ne parviennent pas à retrouver un médecin qui consulte à domicile, ils seront obligés de partir en Ehpad. Les personnes sont très inquiètes de la situation, ils sentent que ça pourrait devenir très compliqué pour eux », avoue le médecin de 65 ans.
L’arrêt de son activité pourrait aussi bousculer l’équilibre financier de la maison de santé où travaillent 17 professionnels et qui « ne peut pas vivre sans médecin ». « La maison de santé est un label qui exige d’avoir au moins deux médecins pour obtenir des subventions », explique Laure Ricci, kinésithérapeute et cogérante de la structure, qui précise que cette dernière bénéficie déjà d’une dérogation de l’ARS depuis un an. « Le scénario catastrophe est qu’il n’y ait pas de médecin et qu’il n’y ait plus de financement. Les charges de fonctionnement de la maison de santé deviendraient alors trop importantes pour les autres professionnels de santé qui ne pourront pas se maintenir. »
A lire aussi : La maison de santé de Prat-Bonrepaux menacée de fermeture ? Les élus et les professionnels se mobilisent contre cette éventualité
S’adapter aux demandes des jeunes médecins
Une perspective inenvisageable pour Emmanuel Cécile, maire de la commune d’à peine 1 000 habitants, frontalière avec la Haute-Garonne. « Nous avons une qualité de soins extraordinaire et nous ne voulons pas la perdre. On ne laissera pas la maison de santé péricliter, on finira par trouver une solution », affirme l’élu.
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Depuis deux ans, il recherche « deux à trois médecins » pour combler le départ du seul docteur du centre de santé. « 2 000 patients, un Ehpad… Si nous en trouvons qu’un, il va friser l’embolie. Il faut constituer une équipe. […] Aujourd’hui, les jeunes médecins ne veulent plus travailler cinq jours par semaine », constate le maire qui précise que trois candidatures sérieuses sont à l’étude mais aucune à temps plein et certaines comprenant de la téléconsultation.
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Maître de stage d’internes depuis 15 ans, Olivier Couzinet a été le témoin de cette évolution. « Il ne faut pas se faire d’illusion, il n’y aura plus de médecin qui acceptera de travailler cinq jours sur sept, 12 heures par jour. La jeune génération a raison de ne pas réitérer nos erreurs. Nous n’avions pas de vie. » Selon les statistiques de l’Assurance maladie, en Ariège, le nombre moyen de consultations et de visites annuelles par médecins a ainsi baissé de plus de 110 entre 2016 et 2022 (4 739 contre 4 626).
Le salariat très prisé des jeunes médecins
Pour remplacer le docteur Olivier Couzinet, la municipalité propose également du salariat. Plébiscité par les jeunes médecins, ce cadre cumulerait les avantages (horaires et salaire fixes, travail en équipe, secrétariat médical…). Dans son atlas 2023 de la démographie médicale en France, le Conseil national de l’Ordre des médecins chiffrait l’exercice salarié à 45 % parmi l’ensemble des médecins en activités, soit une augmentation de plus de 3 % entre 2015 et 2023.
Lisle-sur-Tarn. Pose de la première pierre de la maison de santé libérale

Publié le 17/07/2024 à 05:10 https://www.ladepeche.fr/2024/07/17/pose-de-la-premiere-pierre-de-la-maison-de-sante-12086601.php
La Dépêche du Midi
Ils étaient nombreux pour la pose de la première pierre de la maison de santé de Lisle-sur-Tarn. Un projet d’envergure, qui a bénéficié d’une coconstruction avec les utilisateurs (professionnels de santé…), ce projet devient aujourd’hui réalité avec la pose de cette première pierre.
Parmi les présents, les maires des communes, parties prenantes de ce pôle santé, Montans avec Gilles Crouzet, Parisot avec Sébastien Charruyer, Peyrole avec Richard Bruneau et Maryline Lherm pour Lisle-sur-Tarn. à noter aussi la présence du sous-préfet, des conseillers municipaux jeunes, des représentants des corps constitués, de Christophe Ramond, président du conseil départemental du Tarn, Dr Théo Combes président de la CPTS du Grand Gaillacois.
17 professionnels de santé
Le Dr Etienne Moulin, président du conseil de l’ordre des médecins et conseiller départemental, a rappelé l’importance de cette maison de santé pluri-professionnelle qui permet ainsi garantir l’accès de tous à des soins médicaux de qualité, une priorité.
Cette structure de soins de proximité regroupera 17 professionnels de santé (généralistes, infirmiers, orthophoniste, sage-femme, dentistes) pour leur permettre d’exercer leurs spécialités, au plus près des habitants de ce bassin de vie.
Maryline Lherm s’est montré avant tout ravie de voir ce beau projet aboutir. « Je ne remercierais jamais assez nos partenaires, que ce soit les institutionnels, les élus de ce territoire et les professionnels de santé pour leur implication constructive et pertinente. Un symbole fort, celui de l’union, de la volonté d’agir et de créer ensemble, qu’ont sellé les maires et élus du bassin Lislois. Cette volonté politique n’aurait pu se concrétiser sans un projet de santé. Il a été construit par les professionnels, et a obtenu sa validation par l’agence régionale de santé du Tarn et de la Région Occitanie. Je tiens à remercier chaleureusement l’ensemble des professionnels pour leur adhésion et leur esprit de coconstruction. Dans ce pôle, on voit arriver deux nouveaux dentistes, cinq médecins, quatre cabinets infirmiers, une sage-femme et un orthophoniste. L’ouverture est prévue pour septembre 2025 et comprendra 62 places de parking. » Tous se sont félicités de voir la réalisation de ce projet de santé qui va profiter à tout un bassin.
DOSSIER. Santé : le Tarn-et-Garonne est le département d’Occitanie le plus mal doté en médecins généralistes

Santé, Tarn-et-Garonne, Montauban
Publié le 05/06/2024 à 20:01 https://www.ladepeche.fr/2024/06/05/dossier-sante-le-tarn-et-garonne-est-le-departement-doccitanie-le-plus-mal-dote-en-medecins-generalistes-11996782.php
Dermatologues, gynécologues, rhumatologues et surtout, généralistes : se soigner en Tarn-et-Garonne devient toujours plus compliqué. Opérations « séduction », aides à l’installation : les collectivités tentent d’endiguer l’hémorragie. Aujourd’hui, 27 500 habitants n’ont pas ou plus de médecin référent.
Avoir 40 de fièvre, passer des dizaines de coups de téléphone pour entendre « On ne prend plus de nouveaux patients », s’endormir sur Doctolib, finir par contacter le Samu, engorger le dispositif de prise en charge des urgences. Cette musique, des dizaines de milliers de Tarn-et-Garonnais la connaissent par cœur.
A lire aussi : TÉMOIGNAGE. 3000 patients, 12 heures par jour : après 2 ans d’exercice, le docteur Boulanger ferme son cabinet
Comme partout en France, le département éprouve la désertification médicale à grande échelle. Les effets différés du numerus clausus, la modification des pratiques professionnelles, la nette diminution du travail le samedi, l’absence de contraintes d’installation, une population vieillissante qui a besoin de plus de soins plus longtemps : la cause du problème est multifactorielle.
Si les collectivités ne ménagent pas leurs efforts, le constat devient quelque peu effrayant. Ce qui a même poussé la Cour des comptes à évoquer, le mois dernier, une « une politique insuffisamment ciblée » qui se caractérise par « une stratégie hésitante », l’absence de « mesure des résultats concrets » et « de ciblage des territoires les plus en difficultés ».
A lire aussi : DOSSIER. Chasseur de têtes, aide à l’installation : les stratégies à l’œuvre pour attirer des médecins en milieu rural
Dentistes, pharmaciens, dermatologues, gynécologues obstétriques, rhumatologues, psychiatres, urgentistes : la tension locale est toujours plus grande, en particulier pour les soins non programmés. Trouver un généraliste à Montauban relève d’un véritable parcours du combattant. À proximité, certaines communes comme Montbeton ou Lamothe-Capdeville, notamment, n’ont carrément plus d’omnipraticien. Très bientôt, ce sera peu ou prou le même topo à Saint-Antonin-Noble-Val où on enregistre 3 départs en 18 mois. Idem sur le secteur de Castelsarrasin-Moissac où 4 généralistes n’ont été pas remplacés suite à leur départ à la retraite.
L’implaccable pyramide des âges
Au 27 mai 2024, le département compte 175 généralistes, dont 46 à Montauban. Soit 1 praticien pour 1 537 habitants. « Nous sommes le département d’Occitanie le plus affecté en termes de déficit de généralistes », observe le Dr Grégory Allaux, président de l’Ordre des médecins 82.
A lire aussi : DOSSIER. « Montauban est aussi mal que les zones rurales », affirme le président de l’Ordre des médecins du Tarn-et-Garonne
En comptant les spécialistes, 36,8 % de l’effectif total sont âgés de 60 ans ou plus. « Si la pyramide des âges est en faveur d’autres départs à la retraite, on note l’installation de jeunes médecins chaque année en Tarn-et-Garonne. Au 31 décembre 2023, la proportion de médecins de moins de 40 ans se situe parmi les plus élevées : 30,4 % contre 25,1 % dans le reste de la région », souligne l’Agence régionale de santé (ARS).
Dans ce marasme, c’est donc l’un des rares motifs de satisfaction : les jeunes médecins s’installent beaucoup plus fréquemment qu’il y a une quinzaine d’années : plus de 70 % supplémentaires de praticiens de 40 ans ou moins entre 2010 et 2023.
A lire aussi : ENTRETIEN. Le Département de Tarn-et-Garonne veut créer « une filière préparatoire à la faculté de médecine » à Montauban
« Aujourd’hui, les jeunes médecins sont plus dans une dynamique de remplacement ou d’être salariés dans le secteur hospitalier et les centres de santé. C’est plus confortable et moins angoissant », commente Sarah Ebbo, chargée de mission à la communauté de communes de Terres des Confluences (CCTC). « Les jeunes veulent travailler en exercice coordonné. Avec le nouveau centre hospitalier de Montauban [à l’horizon 2031], l’adressage sera plus simple pour eux et cela facilitera le parcours de soins du patient », estime Clarisse Heulland, adjointe à la mairie de Montauban en charge de la politique de santé, conseillère intercommunautaire et départementale.
Consciente des enjeux d’avenir, la communauté médicale n’hésite pas à se mobiliser et se structurer par le biais d’une approche holistique. Ainsi, le département compte 5 communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS), 16 maisons de santé pluriprofessionnelle dont 2 en cours (à Castelsarrasin et Moissac), 4 centres de santé (CDS) et 3 équipes de soins primaires.
La future maison de santé de Saint-Antonin-Noble-Val échauffe les esprits

ABONNÉS
Santé, Saint-Antonin-Noble-Val, Tarn-et-Garonne
Publié le 27/01/2024 à 19:01 https://www.ladepeche.fr/2024/01/27/la-future-maison-de-sante-de-saint-antonin-noble-val-echauffe-les-esprits-11725379.php
Correspondant de la rédaction du Tarn-et-Garonne
Comme prévu, suite au départ annoncé (vertement) du médecin, le sujet de la future maison de santé de Saint-Antonin-Noble-Val (Tarn-et-Garonne) a fait l’objet de vifs débats lors du dernier conseil municipal.
C’est devant un nombreux public que la maire Élisabeth Birs a ouvert la dernière séance du conseil municipal de Saint-Antonin-Noble-Val (Tarn-et-Garonne).https://www.google.com/maps/embed?pb=!1m18!1m12!1m3!1d91607.36788820697!2d1.73383665!3d44.15080635!2m3!1f0!2f0!3f0!3m2!1i1024!2i768!4f13.1!3m3!1m2!1s0x12ac4935fd202055%3A0x406f69c2f3bd330!2s82140%20Saint-Antonin-Noble-Val!5e0!3m2!1sfr!2sfr!4v1706373433143!5m2!1sfr!2sfr
D’emblée elle précise qu’à la demande de l’opposition un débat de politique générale concernant les sujets de santé, dont la maison de santé pluriprofessionnelle (MSP) aura lieu en fin de séance.
De l’ordre du jour, retenons trois demandes de subventions. La première concernait le projet-cadre de vie qui prévoit l’installation d’un premier ensemble de fournitures et équipements : bancs, parcs à vélos, signalétiques, poubelles, défibrillateurs, plantations. La seconde portait sur l’adressage. Enfin la troisième concernait la purge d’une masse rocheuse à la pointe Est du Roc d’Anglars. La commune envisage en outre de créer une réserve foncière dans le but de mettre des terres à disposition afin de favoriser l’installation de maraîchers ou producteurs de fruits. La Safer a lancé un appel à candidature concernant la vente de parcelles agricoles (Pépinières Cavaillé à Gorsse) d’une superficie de 4ha 91a, la commune a décidé de candidater.
La vision « santé » d’Elisabeth Birs
En préambule au débat de politique générale sur la santé, Élisabeth Birs a lu une déclaration où elle donnait la vision d’ensemble de sa majorité en matière de santé en travaillant sur 3 axes :
la prévention avec de nombreux acteurs mobilisés en la matière (infirmières, Croix-Rouge, Quercylience…), l’accès à une offre de soins de qualité et diversifiée, et enfin l’aboutissement du projet de Maison de santé pluriprofessionnelle (MSP).
Une « situation de crise » pour l’opposition
Ce fut ensuite à Jean-Paul Brandela de prendre la parole au nom de l’opposition. Pour lui des incertitudes subsistent sur la MSP avec la remise en cause du projet initial avec sa réalisation en 2 phases. Il demande le contenu précis des 2 phases prévues et les problèmes engendrés par les fouilles archéologiques ainsi que le coût car : « Les informations que l’on veut bien nous donner sont rares et parcellaires ».
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Il reproche à la majorité l’entre-soi « Vous n’avez pas créé les conditions d’un consensus sur ce projet ». Il note la situation de crise concernant les médecins et demande quels sont les points mis en avant pour les attirer sur la commune. Il dévoile enfin leur projet de MSP avec la surélévation du cabinet médical actuel et une extension par l’arrière. Enfin il interpelle la maire en tant que présidente du conseil d’administration de la maison de retraite sur le déficit 2022 de 360 000 €.
En réponse, la majorité par la voix d’Eric Schatz-Boitel indique que l’APD (Avant-projet définitif) sur les 2 phases de la MSP et le plan de financement seront révélés fin janvier et qu’ils seront partagés avec les soignants et l’opposition. Un conseil municipal devrait se tenir le 1er février de façon à lancer les demandes de subventions.
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Concernant les fouilles elles porteront, pour la phase 1, sur le chemin d’accès et sur les 80m² de l’extension, le marché public a été lancé et se termine fin janvier. La Drac préconise un délai de 6 semaines. La signature d’achat du terrain est prévue en avril, il est entièrement financé par le fonds friche (250 000 €) lié à l’ancien bâtiment. Les travaux de la phase 1 devraient débuter cet été, la durée des travaux étant de 12 mois. En attendant les combles du cabinet médical actuel ont été isolées et une pompe à chaleur réversible sera installée avant l’été
Le médecin sur le départ vide son sac
Il est quelque peu regrettable que le départ du docteur Mathieu Boulanger, qu’il a annoncé par lettre sur Facebook, ait été quelque peu éludé et absent du débat. Beaucoup d’habitants ne sont pas sur les réseaux sociaux et il aurait été intéressant que nos élus (majorité et opposition) nous informent en toute transparence et en conscience, d’autant plus que dans sa lettre le docteur Boulanger en cible certains.
Extraits : « Contre toute attente, j’ai affronté localement des actes de malveillance politique de tous bords. De manière irrationnelle et surprenante, la peur de l’impôt et le manque d’argent furent supérieurs à celle d’être malade sans médecin. Les propos échangés sur les réseaux sociaux et en conseils municipaux ont contribué à un schisme dans le village dont le point culminant a été le déclenchement d’élections municipales. Sur les réseaux sociaux, la période a été aussi marquée par la multiplication des prises de paroles anonymes aux propos souvent obscènes, fallacieux, délétères… Depuis que mon départ a été annoncé, je regrette les nombreux commentaires décomplexés et réactions sur les réseaux sociaux, dont certains écrits par des élus locaux, à l’humour douteux, se réjouissant d’avoir anticipé mon départ après l’avoir eux-mêmes rendu inévitable, ou bien ceux agitant vulgairement des montants de subventions à l’installation sans tenir compte des contreparties si lourdes qu’aussi peu de médecins ne s’en saisissent… Mon départ est une victoire à la Pyrrhus de ceux qu’il faut bien qualifier d’opposants… Par conséquent, le projet ambitieux et innovant de maison de santé auquel nous œuvrons depuis 3 ans s’est mué en un projet minimaliste sans dynamique de santé sous le poids des tensions politiques. Le rêve de voir enfin Saint-Antonin sortir durablement de l’ornière médicale s’est envolé… Il faudra, en particulier, élucider les raisons pour lesquelles Saint-Antonin n’a retenu durablement aucun médecin en 30 ans malgré de multiples tentatives d’installations ou remplacement ».