Saint-Amans-Soult. Dans quelques jours, le village n’aura plus de médecin
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- Jérôme Cros, maire de Saint-Amans-Soult. Photo DDM.
Publié le 01/07/2024 à 05:09 https://www.ladepeche.fr/2024/07/01/dans-quelques-jours-le-village-naura-plus-de-medecin-12052220.php
J.B-C
Mi-juillet le Docteur Nadia Tamba, seul médecin généraliste du village, cessera son activité. Une nouvelle fois, le village se retrouvera sans médecin, laissant dans le désarroi des centaines de patients. La maison de santé voisine de la communauté de communes Thoré Montagne Noire ne peut en effet plus accueillir de nouveaux patients et est aussi en recherche d’un praticien supplémentaire. Jérôme Cros, maire, après avoir eu connaissance de la cessation d’activité du Dr Nadia Tamba, a aussitôt pris contact avec toutes les instances susceptibles de trouver une solution, sans succès.
Il a donc décidé d’alerter, avec l’appui des élus soultois, l’ensemble des instances départementales et régionales au travers d’un courrier, un appel à l’aide pour son village et l’ensemble des localités de la vallée du Thoré.
« Nous disposons d’un cabinet médical, propriété de la commune, que nous pouvons mettre immédiatement à disposition. Nous sommes ouverts à toutes les possibilités. Un médecin qui souhaiterait travailler de façon autonome ou en étroite collaboration avec la Maison de Santé, mettre en place des permanences sur site de praticiens venant d’autres communes, voire pourquoi pas le salariat. Notre commune, située dans la communauté d’agglomérations Castres/Mazamet, disposant d’un EHPAD et dernièrement classée en ZRR, possède je le crois les atouts pour assurer la meilleure installation possible. Face à cette grande source d’inquiétude pour nous habitants de notre village, de notre vallée, ma question est simple : que pouvons-nous faire et quelle réponse pouvons-nous apporter ? »
Ce courrier a été adressé aux présidents, du département, de la Région, au député, au sénateur, au sous-préfet, au préfet, dans l’espoir d’une éventuelle solution. Dans quelques jours, le poste de téléconsultation proposé à la Pharmacie de l’Hôtel de Ville sera le seul recours pour les patients privés de médecin traitant. Mais « il ne peut remplacer un véritable contact pour les situations qui le nécessitent. »
Montréjeau. Le centre de santé passe dans le giron de la région
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À l’Espace Jean-Jorda de Montréjeau, la prise de rendez-vous sera perturbée jusqu’au 31 août./ GDC.
La Gazette du Comminges, Santé, Montréjeau
Publié le 03/07/2024 à 07:49 https://www.ladepeche.fr/2024/07/03/le-centre-de-sante-passe-dans-le-giron-de-la-region-12057542.php
Alain Mas
Depuis le 1er juillet, le centre municipal de santé de Montréjeau change de gestionnaire et devient le Centre de santé de « Ma Santé, Ma Région ». Au cœur de la Maison pluriprofessionnelle Mont Royal Santé, le Centre Municipal de Santé avait pris place (notre édition publiée le 21/09/2021).
Cette nouvelle gestion provoque quelques changements.
Voici le message du GIP* »Ma Santé, Ma Région » concernant le Centre de santé de Montréjeau.
« Le centre municipal de santé de Montréjeau change de gestionnaire et devient le Centre de santé de « Ma Santé, Ma Région » à compter du 1er juillet.
Il n’y aura pas de créneau de rendez-vous possible sur place entre le 1er juillet et le 31 août 2024.
Durant cette période, pour les patients dont le centre de santé est le médecin traitant, en cas de problème aigu, vous pouvez contacter le 05 32 45 00 15 de 8h30 à 12h et de 13h à 16h30.
Vous pouvez aussi contacter la régulation médicale du Comminges au 3966 ou le 15 en cas d’urgence vitale.
Les consultations sur place ne reprendront qu’après l’été.
Le GIP « Ma Santé, Ma Région » vous remercie d’avance de votre compréhension. »
* »Ma santé, Ma région », le Groupement d’Intérêt Public (GIP) est une structure partenariale créée en 2022, associant la région Occitanie et les collectivités volontaires, des collectivités locales, les universités, académies et associations d’internes de médecine de Toulouse et Montpellier.
Lautrec. Rencontre autour du contexte de désert médical
https://www.ladepeche.fr/2024/07/02/rencontre-autour-du-contexte-de-desert-medical-12055055.php
Publié le 02/07/2024 à 05:13 Mireille Moley

Quelques protagonistes de cette rencontre.
Le rôle prépondérant des infirmiers dans un contexte de désert médical préoccupant pour notre pays », tel était l’objet d’une rencontre, récemment à Lautrec qui rassemblait les présidents des conseils départementaux de l’Ordre des Infirmiers d’Occitanie, le président du conseil régional de l’Ordre des Infirmiers, ainsi que Thierry Bardou, maire de Lautrec.
Si le « désert médical » concerne tout le monde, dans les zones rurales comme dans les grandes villes, ces 13 représentants de l’Ordre des infirmiers en Occitanie, tout comme Thierry Bardou témoignaient qu’il ne doit pas être non plus une fatalité en exprimant de la détermination à trouver des solutions pour enrayer cette problématique !
En premier lieu, Marc Meyzindi, président de l’Ordre des infirmiers d’Occitanie a mis en avant la situation délicate dans laquelle se trouvent les patients sans médecin, dont 600 000 personnes en affection de longue durée en France.
L’Ordre des infirmiers d’Occitanie se mobilise pour impulser une dynamique vers les pouvoirs publics. Domaine particulièrement réglementé (et heureusement) mais quelquefois figé comme « ce décret infirmier obsolète », confie l’un des représentants et « dont la liste d’actes infirmiers, voire de prescriptions pourrait s’étendre ». Le nombre d’infirmiers va crescendo en Occitanie avec 57 850 (toutes catégories confondues) alors que celui des médecins généralistes est en baisse.
« Donner plus d’autonomie aux infirmières »
« Donner un peu plus d’autonomie aux infirmiers », constitue l’un des points à développer. Les professionnels de santé ont l’habitude de travailler ensemble et faciliter l’accès aux soins est une requête constante.
« Il y a quelquefois des solutions simples mais toujours difficiles à mettre en place », dit Thierry Bardou.
Des associations de patients se créent pour converger dans le même sens.
Les infirmiers autorisés à délivrer des certificats de décès… Actuellement, cette situation se déroule sous forme d’expérimentation en Occitanie.
L’un des représentants de l’Ordre des infirmiers d’Occitanie a évoqué également le projet d’ALIA (un Dispositif Ambulatoire Liberal Innovant d’Accès aux Soins), dont une équipe médicale flexible composée de médecins volontaires qui se déplacent ponctuellement, assistés d’une équipe d’Infirmiers en Pratique Avancée… etc.
Les Infirmiers en Pratique Avancée représentent « un nouveau métier aux compétences élargies ».
Lors de cette réunion, les idées fusaient et les rencontres se multiplient pour faire avancer les choses.
« Il nous manque encore des professionnels de santé »… Decazeville communauté s’attaque au désert médical
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Les élus lors du conseil communautaire du jeudi 27 juin. DDM – N.O
Publié le 28/06/2024 à 17:01 https://www.ladepeche.fr/2024/06/28/il-nous-manque-encore-des-professionnels-de-sante-decazeville-communaute-sattaque-au-desert-medical-12046500.php
l’essentiel
Afin de lutter contre le désert médical, Decazeville communauté va mettre en place une subvention à l’installation à destination des professionnels de santé du territoire. Ses contours ont été évoqués au conseil communautaire du jeudi 27 juin 2024.
« Il nous manque encore des professionnels de santé », résume François Marty, président de la Communauté des communes de Decazeville. Pour faire face à la pénurie de médecins sur le territoire, jeudi 27 juin, le conseil communautaire a décidé de mettre en place une subvention afin de favoriser l’installation de spécialistes libéraux. Plus particulièrement des médecins généralistes, des orthophonistes, et des sages-femmes. Une liste qui peut « évoluer en fonction des zones établies par l’Agence régionale de santé Occitanie », prévoit son règlement.
Une aide de 7 000 euros est prévue pour encourager une première installation au sein de la ComCom, dans la limite du total de 30 % des dépenses. Les frais éligibles concernent les investissements immobiliers, en matériels, en informatique, mais aussi la modernisation et rénovation du cabinet. L’acquisition foncière professionnelle et des parts sociales sont également incluses. Pour que l’aide soit octroyée, le médecin s’engage à exercer pendant au moins cinq années sur le territoire et minimum 28 heures par semaine. À défaut, il devra rembourser.
« J’avais déjà demandé ce dispositif il y a deux mois »
Si tous les élus ont été d’accord avec cette proposition, des interrogations n’ont pas manqué d’animer les débats. « Pourquoi on n’élargirait pas cette aide aux médecins salariés ? », a ainsi questionné l’élu d’opposition Pascal Mazet. « Si on favorise seulement les libéraux, les salariés ne voudront pas venir », et de souligner, « qu’en plus, avec 7 000 euros, on ne fait pas grand-chose. »
Toujours du côté de l’opposition, Roland Joffre a lui fait part d’une certaine lassitude. « J’avais déjà demandé ce dispositif il y a deux mois. Il faudrait nous écouter parfois un peu », puis d’expliquer que Decazeville communauté avait l’opportunité de racheter, pour 15 000 euros « seulement, et sans négociation », le matériel d’un dentiste qui a quitté la maison de santé de Livinhac, afin de favoriser l’installation d’un autre professionnel.
Des remarques balayées par François Marty, pour qui « ce nouveau système » est une aubaine. « On a besoin de spécialistes. Cette aide va apporter quelque chose en plus. »

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Lourdes. T. Lavit sur le TEP Scan de Pau
Le conseil municipal. DDM, J.H
Publié le 30/06/2024 à 05:12 https://www.ladepeche.fr/2024/06/30/t-lavit-sur-le-tep-scan-de-pau-12050036.php
Jérémie Heins
En introduction du conseil municipal, Thierry Lavit est revenu sur sa présence lors de l’inauguration du TEP Scan de Pau : « Cet équipement dernier cri de 3 millions d’euros permet de diagnostiquer, de suivre l’évolution des maladies cancéreuses et les traitements administrés aux patients. Il est aussi indispensable pour la recherche. Cet équipement est commun notamment au centre hospitalier de Pau et de Tarbes-Lourdes. C’est une coopération et un développement, il ne s’agit pas d’être sous l’emprise de Pau, mais de travailler avec Pau en sincérité. Désormais il y a deux TEP Scan à Pau, dont 29 % des patients qui viennent du 65. L’enjeu c’est de tout faire pour porter un projet de TEP Scan dans les Hautes-Pyrénées. Je souhaiterais avant l’ouverture de l’hôpital commun mais le dossier est complexe, car il faut poser un bunker, avec trois millions d’euros en tout. Faut-il poser un outil comme ça sur une seule structure, si nous allons au bout de la démarche de l’hôpital commun ? C’est l’enjeu de demain. »