« Les « prot’s », prisées des sportifs, dans le collimateur de l’Anses »
Date de publication : 17 juillet 2024 https://www.mediscoop.net/index.php?pageID=17873e8b113f3419913b71a2a27d9dee&id_newsletter=20541&liste=0&site_origine=revue_mediscoop&nuid=44baf5968540a6248a8065e80f2f7273&midn=20541&from=newsletter

Frédéric Mouchon indique en effet que « l’Agence de sécurité sanitaire s’inquiète des effets indésirables liés à l’usage des produits enrichis en protéines, acides aminés ou extraits de plantes. Deux décès sont notamment survenus après consommation de ces produits ».
Le journaliste explique : « Palpitations, vertiges, évanouissements, vomissements, troubles du sommeil mais aussi pancréatites, insuffisance rénale aiguë, accidents vasculaires cérébraux et même arrêt cardiaque… Sur l’ordinateur du Pr Irène Margaritis, adjointe au directeur de l’évaluation des risques à l’Agence de sécurité sanitaire (Anses), s’affichent les 154 nouveaux cas d’effets indésirables déclarés entre 2016 et février 2024 à la suite de consommation de compléments alimentaires et aliments enrichis en protéines, acides aminés ou extraits de plantes ».
Frédéric Mouchon relève que « prisées notamment par les bodybuilders et certains sportifs désireux de « faire du muscle » et/ou de réduire leur masse grasse, les fameuses « prot’s » inquiètent au plus haut point l’Anses. Après une première alerte émise en 2016, l’agence met de nouveau «en garde les sportifs, les encadrants et les professionnels de santé sur les risques induits par la consommation de ces produits» ».
Irène Margaritis observe : « Ce qui nous effraie, c’est que les 154 nouveaux cas d’effets indésirables déclarés entre 2016 et février 2024 ne sont que la partie émergée de l’iceberg. […] Ceux qui les utilisent cherchent soit à sécher leur corps pour des raisons esthétiques ou à augmenter leur puissance musculaire ».
Frédéric Mouchon note que « cette pratique est encouragée par une croyance non fondée selon laquelle l’alimentation courante ne suffirait pas à atteindre les objectifs de performance fixés ».
Le journaliste poursuit : « L’Anses n’hésite pas à parler dans certains cas de «risques majeurs pour la santé» et précise que «deux décès sont survenus et quatre personnes ont vu leur pronostic vital menacé». Comment expliquer de tels effets indésirables ? Les compléments alimentaires ne répondant pas à la même réglementation que les produits médicamenteux, «ce qui est mis sur le marché n’est pas contrôlé avant», explique Irène Margaritis ».
Frédéric Mouchon ajoute que « l’Anses suggère aux sportifs d’être «attentifs à la composition des produits consommés en privilégiant ceux conformes à la norme européenne EN17444 : 2021». Certains produits pouvant affecter dans certains cas «le foie, le rein et le système nerveux», elle recommande «d’éviter la consommation concomitante de plusieurs compléments alimentaires ou aliments enrichis ou de les associer avec des médicaments» et «d’éviter les achats sur Internet» ».
L’Anses précise de plus que « certains ingrédients tels que les stéroïdes anabolisants, le clenbuterol et l’éphédrine sont interdits à la consommation notamment en raison de leurs nombreux effets indésirables sévères sur l’activité cardiovasculaire ».