« Je suis atterrée et extrêmement en colère », a réagi avec émotion l’écologiste Marine Tondelier, après les déclarations du ministre de l’Économie. Bruno Le Maire a appelé à faire barrage au Rassemblement national sauf en faveur d’un candidat insoumis.
Avec Marine Tondelier Secrétaire Nationale d’EELV
« Le danger principal qui nous menace aujourd’hui, c’est d’avoir un Premier ministre d’extrême droite à Matignon dans huit jours. Chaque seconde doit être consacrée à ça », affirme la secrétaire nationale des Ecologistes Marine Tondelier. Trois semaines après le séisme des Européennes et de la dissolution, la vague bleu marine a de nouveau déferlé avec plus de 10,6 millions de voix, soit 33,14% des suffrages au niveau national, un niveau historique, hors second tour de la présidentielle.
Un barrage à l’extrême droite
Marine Tondelier répond sèchement à Bruno Le Maire, qui a appelé à faire barrage au Rassemblement national sauf en faveur d’un candidat insoumis : « C’est un comportement de lâche et de privilégié. Ils ont choisi le déshonneur, ils auront le déshonneur et la défaite. C’est hors-sol, c’est lunaire et ce n’est pas à la hauteur de l’histoire. » Bruno Le Maire appelle à faire barrage au RN, mais seulement en faveur « d’un candidat social-démocrate », socialiste, communiste ou vert, sans mentionner La France insoumise.
Elle lance un appel aux électeurs macronistes pour faire barrage à l’extrême droite : « J’ai conscience que c’est peut-être plus facile de s’adresser à eux qu’à leurs chefs. Le RN est aux portes de Matignon et on doit fermer cette porte à double tour. »
« On doit se battre »
Le NFP et « Ensemble » ont donné leur consigne de vote pour le second tour, appelant leurs candidats respectifs arrivés en troisième position à se retirer là où le RN risquerait de l’emporter. L’écologiste assure qu’à « chaque fois que l’extrême droite passe, les droits des femmes trépassent ». « Cette campagne a été violente, pour les racisés, LGBT, il y en a des tas qui sont venus la boule aux ventres. Il y a une recrudescence des actes racistes, de l’islamophobie. On n’en a très peu parlé. Ce qui compte, c’est le quotidien des Français. Je pense aussi aux associations qui ne savent pas dans quel cadre elles vont continuer à exercer leur mission, aux fonctionnaires qui ne savent pas quelles seront les consignes qui seront données demain. On doit se battre. »