Une révélation passée inaperçue dans les médias Français: le camp des va-t-en-guerre occidentaux ne tient pas le meilleur rôle.

La piste d’Istanbul

Éditorial, par Benoît Bréville

Le Monde diplomatique Juin 2024

La piste d’Istanbul↑

https://www.monde-diplomatique.fr/2024/06/BREVILLE/67067

Mais que font donc les journalistes et commentateurs français, d’ordinaire si friands de «documents secrets» sur la Russie. Eux qui traquent tout «plan caché» de Moscou visant à dissoudre la cohésion des sociétés démocratiques, toute «taupe» russe tapie dans l’appareil d’État? Le 28 avril, le quotidien conservateur allemand Die Welt leur servait sur un plateau d’argent un projet confidentiel venu de l’Est, la dernière mouture de l’accord de paix négocié par Kiev et Moscou au début de la guerre. Un texte d’importance donc, dont l’adoption aurait pu éviter deux ans d’affrontements et des centaines de milliers de morts. Les médias hexagonaux n’en ont presque rien fait (1), peut-être soucieux de ne pas creuser une affaire où le camp des va-t-en-guerre occidentaux ne tient pas le meilleur rôle.

Istanbul, 29 mars 2022. Les délégations russe et ukrainienne se retrouvent pour un nouveau round de négociations, le septième en un mois, dans un contexte militaire mouvant où l’agresseur russe essuie ses premiers revers. Au terme des discussions, chaque camp salue des avancées «significatives» et affiche son optimisme. Kiev ouvre la porte à un statut de neutralité, Moscou à un cessez-le-feu. Pourtant les discussions s’interrompent, pour des raisons qui demeurent débattues. Le document de Die Welt apporte quelques précisions.

D’après la version officielle, la révélation des massacres de Boutcha, dans les premiers jours d’avril, aurait changé la donne, convainquant le président Volodymyr Zelensky qu’il ne pouvait plus négocier avec des «génocidaires». En réalité, les échanges continuent, en visioconférence, près de quinze jours après la découverte des crimes de guerre, jusqu’au 15 avril. Deux semaines de tractations qui ont transformé les grandes lignes fixées à Istanbul en un texte détaillé, long de dix-sept pages. À sa lecture, on mesure les priorités des deux camps, et l’ampleur des compromis auxquels ils étaient disposés pour faire cesser les combats.

Plutôt que des conquêtes territoriales, la Russie cherche à obtenir des garanties de sécurité à ses frontières, en posant dès le premier article la «neutralité permanente» de l’Ukraine, qui accepterait de renoncer à toute alliance militaire, d’interdire la présence de troupes étrangères sur son sol, de réduire son arsenal, tout en gardant la possibilité d’adhérer à l’Union européenne. En contrepartie, Moscou se serait engagé à retirer ses troupes des zones occupées depuis le 24 février, à ne plus attaquer l’Ukraine, et aurait consenti pour garantir cet engagement au mécanisme d’assistance réclamé par Kiev : en cas d’agression de l’Ukraine, les membres du Conseil de sécurité des Nations unies seraient engagés à la défendre.

Pourquoi les Ukrainiens ont-ils finalement quitté la table des négociations, alors qu’ils avaient poursuivi les discussions, malgré Boutcha, et que la paix semblait à portée de main? Depuis deux ans, les indices pointent la responsabilité des États-Unis et du Royaume-Uni, qui, trop confiants dans la déroute de Moscou, auraient fermement rejeté le dispositif de protection imaginé par les négociateurs«Quand nous sommes revenus d’Istanbul, Boris Johnson est arrivé à Kiev [le 9 avril] et il a dit : “Nous ne signerons rien avec [les Russes], continuons à nous battre”», relatait récemment le chef des négociateurs ukrainiens, M. David Arakhamia (2). Un récit contesté par l’intéressé, mais corroboré par une enquête du Wall Street Journal (3).

Les médias français, eux, regardent ailleurs.

Benoît Bréville

(1) Associé au consortium qui a fait cette révélation, Le Figaro a publié une traduction de l’article de Die Welt,mais sur son site Internet. L’information fut, sinon, succinctement relayée par les sites du Midi Libre, de La Dépêche du Midi et du Parisien.

(2) Cité dans Olena Roshchina, « Head of Ukraine’s leading party claims Russia proposed “peace” in exchange for neutrality », Ukrainska Pravda, 24 novembre 2023.

(3) Yaroslav Trofimov, « Did Ukraine miss an early chance to negotiate peace with Russia ? », The Wall Street Journal, New York, 5 janvier 2024.

Révélations : l’accord de paix que l’Ukraine et la Russie auraient pu signer en avril 2022

18.5.2024 // Les Crises https://www.les-crises.fr/ukraine-accord-paix-die-welt-russie-auraient-pu-signer-devoile/

Die Welt, un média allemand, a déclaré qu’un accord de paix aurait pu être signé quelques semaines après le début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Les conditions de la fin de la guerre ont été énoncées dans un projet d’accord de 17 pages sur lequel les parties se sont mises d’accord le 15 avril 2022. La Russie a exigé la neutralité de l’Ukraine et une limitation du nombre de troupes, d’armes, d’équipements et d’avions. Les territoires occupés à l’époque devaient rester dans le giron de la Russie.

Source : Pravda, Ivashkiv Olena
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

// PHOTO – Collaboration : Welt

Détails : Seuls quelques points n’ont pas fait l’objet d’un accord et devaient être discutés personnellement par le dirigeant russe Vladimir Poutine et le président ukrainien Volodymyr Zelensky lors d’un sommet, mais cela n’a jamais eu lieu.

Die Welt note qu’immédiatement après le début de la guerre à grande échelle, les parties russe et ukrainienne ont entamé des négociations pour mettre fin aux actions de combat. Moscou a tenté de forcer Kiev à se rendre à la table des négociations.

Dans ce traité, l’Ukraine s’engageait à maintenir une « neutralité permanente ». Ce faisant, Kiev renonçait à toute adhésion à des alliances militaires. L’adhésion du pays à l’OTAN aurait donc été exclue.

L’Ukraine s’est engagée à ne jamais « recevoir, produire ou acquérir » d’armes nucléaires, à ne pas autoriser l’entrée d’armes et de troupes étrangères dans le pays et à ne donner accès à son infrastructure militaire, y compris les aérodromes et les ports maritimes, à aucun autre pays.

En outre, Kiev devait s’abstenir de mener des exercices militaires avec une participation étrangère et de participer à des conflits militaires. Selon l’article 3 du document, rien n’empêchait explicitement Kiev de devenir membre de l’UE.

En réponse, la Russie a promis de ne plus attaquer l’Ukraine. Pour donner cette assurance à Kiev, Moscou a accepté que les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies, à savoir les États-Unis, le Royaume-Uni, la France, la Chine et la Russie elle-même, fournissent à l’Ukraine des garanties de sécurité complètes. À l’article 5 du projet de traité, Kiev et Moscou ont convenu d’un mécanisme qui rappelle les dispositions de l’OTAN en matière d’assistance.

En cas « d’attaque armée contre l’Ukraine », les pays garants seraient tenus de fournir à Kiev un soutien dans le cadre de son droit à l’autodéfense, inscrit dans la Charte des Nations unies, dans un délai maximum de trois jours. Cette assistance pourrait être fournie par le biais d’une « action conjointe » de toutes les puissances des garants ou de certaines d’entre elles. Le traité devait être ratifié par chaque État signataire conformément au droit international.

Les deux parties ont donc mis au point un mécanisme qui diffère sensiblement du mémorandum de Budapest de 1994. À l’époque, la Russie avait déjà assuré l’Ukraine de son intégrité territoriale. Les États occidentaux ont promis à Kiev un soutien en cas d’attaque, mais ne l’ont pas garanti.

Toutefois, les garanties de sécurité envisagées au printemps 2022 auraient nécessité l’approbation des États-Unis, de la Chine, du Royaume-Uni et de la France dans une deuxième phase. La Russie souhaitait également inclure la Biélorussie et Kiev voulait inclure la Turquie. Cependant, le premier objectif des négociateurs était de créer une unité entre Kiev et Moscou afin que le texte puisse servir de base à des négociations multilatérales.

La Crimée et le port de Sébastopol devaient être exclus des garanties de sécurité. Ce faisant, Kiev cédait pratiquement le contrôle de la péninsule à la Russie.

Le document ne précise pas clairement quelle partie de l’est de l’Ukraine devait être exclue de la promesse des États garants. Les zones concernées ont été marquées en rouge. Dans le communiqué d’Istanbul, Kiev aurait accepté d’exclure les parties des oblasts de Donetsk et de Louhansk que la Russie avait déjà occupées avant la guerre. La délégation russe, quant à elle, a insisté pour que les frontières soient déterminées personnellement par Poutine et Zelensky et marquées sur une carte. La délégation ukrainienne a rejeté cette option.

La Russie a exigé qu’en cas d’attaque, tous les États garants donnent leur accord pour activer le mécanisme d’assistance. Cela aurait donné à Moscou un droit de veto sur le mécanisme de défense. En outre, Moscou a rejeté la demande de l’Ukraine selon laquelle les États garants pourraient établir une zone d’exclusion aérienne au-dessus de l’Ukraine en cas d’attaque.

Au cours des discussions, la Russie a indiqué qu’elle était prête à se retirer de l’Ukraine, mais pas de la Crimée ni de la partie du Donbas qui devait être exclue des garanties de sécurité. Poutine et Zelensky devaient discuter directement des détails du retrait. Cette information a été confirmée à Die Welt par deux membres de la délégation de négociation ukrainienne, indépendamment l’un de l’autre.

La question de la taille de l’armée ukrainienne à l’avenir n’a pas non plus été résolue. Kiev a partiellement répondu aux demandes de démilitarisation de la Russie. Moscou a exigé que l’armée ukrainienne soit réduite à 85 000 soldats, alors qu’elle compte actuellement environ un million de militaires. L’Ukraine a proposé un nombre de 250 000 soldats.

Les avis divergent également sur le nombre d’équipements militaires. La Russie a demandé que le nombre de chars soit réduit à 342, tandis que Kiev voulait le maintenir à 800. L’Ukraine voulait réduire le nombre de véhicules blindés à 2 400, tandis que la Russie exigeait qu’il n’en reste que 1 029.

Il y avait également une grande différence dans le nombre de pièces d’artillerie. Moscou envisageait de permettre à l’Ukraine de conserver 519 pièces, alors que Kiev en voulait 1 900. Kiev souhaitait conserver 600 systèmes de roquettes à lancement multiple d’une portée maximale de 280 kilomètres, tandis que la Russie souhaitait 96 pièces d’une portée maximale de 40 kilomètres. La Russie entendait réduire le nombre de mortiers à 147 et celui des missiles antichars à 333, tandis que Kiev insistait pour qu’ils soient ramenés respectivement à 1 080 et 2 000.

En outre, la Russie a exigé la destruction des avions ukrainiens. Moscou exigeait qu’il ne reste que 102 chasseurs et 35 hélicoptères, tandis que Kiev insistait sur 160 jets et 144 hélicoptères. Selon les idées russes, il devrait y avoir deux navires de guerre, tandis que selon les idées ukrainiennes, il devrait y en avoir huit.

Die Welt souligne que le projet de traité montre à quel point l’Ukraine et la Russie étaient proches d’un éventuel accord de paix en avril 2022. Mais après le sommet prometteur d’Istanbul, Moscou a présenté les exigences suivantes, que Kiev n’a pas acceptées.

Ainsi, la Russie a exigé que l’Ukraine fasse du russe la deuxième langue d’État, lève les sanctions mutuelles et mette fin aux poursuites devant les tribunaux internationaux. Kiev devait également interdire « le fascisme, le nazisme et le nationalisme agressif » en Ukraine.

Comme Die Welt l’a appris de plusieurs diplomates impliqués dans les négociations, l’accord a suscité un grand intérêt au printemps 2022. Après l’échec de son offensive sur Kiev, la Russie s’est retirée du nord de l’Ukraine et a annoncé qu’elle souhaitait se concentrer sur la conquête de territoires à l’est.

Die Welt a cité un membre anonyme de la délégation ukrainienne qui a déclaré : « C’est le meilleur accord que nous pouvions avoir ». Die Welt estime que même après plus de deux ans de guerre à grande échelle, l’accord semble encore favorable rétrospectivement.

Extrait : « L’Ukraine est sur la défensive depuis plusieurs mois et a subi de lourdes pertes. Avec le recul, on peut dire que l’Ukraine était dans une position de négociation plus forte à l’époque qu’elle ne l’est aujourd’hui. Si la guerre s’était terminée environ deux mois après son début, cela aurait permis de sauver d’innombrables vies. »

Informations supplémentaires : À l’époque, les négociateurs prévoyaient que Zelensky et Poutine signeraient le document en avril 2022.

Die Welt écrit que Davyd Arakhamiia, membre de la délégation ukrainienne, a suggéré en novembre 2023 pour quelles raisons les dirigeants des deux pays ne s’étaient pas rencontrés. Le Premier ministre britannique de l’époque, Boris Johnson, est arrivé à Kiev le 9 avril et a déclaré que Londres ne signerait « rien » avec Poutine et que l’Ukraine devait continuer à se battre. Plus tard, Boris Johnson s’est défendu d’avoir tenu ces propos. Cependant, il y a des raisons de croire que la proposition de fournir des garanties de sécurité à l’Ukraine en accord avec la Russie a échoué à ce stade.

Source : Pravda, Ivashkiv Olena, 27-04-2024

Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

Commentaires Frédéric Pierru (sociologue et politologue)

Qui est irresponsable dans cette affaire ? Poutine ou les USA et leur 51ème Etat qu’est le Royaume-Uni ? 

Die Welt vient de publier l’accord de paix (17 pages) entre Kiev et Moscou négocié il y a deux ans à Istanbul. Si cet accord « fuite » aujourd’hui en Allemagne, ce n’est pas par hasard. Les Allemands tiennent plus au gaz russe qu’à l’Ukraine. Aah das Deutsche Realismus ! 

En réalité, la guerre en Ukraine en cachait une autre : la guerre des USA à l’UE, en particulier à l’Allemagne (voir le sabotage de Nord-Stream II en mer Baltique). 

Au passage, vous remarquerez le niveau de propagande auquel en sont arrivés les médias français. C’est juste effrayant, cette servilité médiatique à l’endroit du pouvoir. 

Je le redis : 

1. Si la France et l’Allemagne avaient respecté leur rôle de garants des accords de Minsk, ce conflit aussi terrible qu’inutile aurait été évité, avec un territoire ukrainien intègre, neutre et fédéral. 
2. Tout le monde connaissait la ligne rouge pour les Russes et elle a été outrepassée de façon irresponsable par les pyromanes US 
3. Il n’y a AUCUNE menace existentielle pour « l’Europe » : tout cela est de la propagande. Les Russes ne veulent pas des missiles de l’OTAN à leurs frontières et ils ont bien raison. Comme l’a bien rappelé Berruyer, en 62, les USA ne voulaient pas de missiles russes à Cuba. Avec l’Ukraine c’est pire : c’est comme si les Russes avaient installé des missiles au Mexique. Et c’est tout. Poutine n’a pas d’armée pour envahir l’Ukraine mais il envahirait l’Europe ? Il faut avoir un pète au casque pour croire à de telles fadaises.

Rappel : la population russe est de 140 millions. Population de l’UE : 450 millions. Un rapport de 1 à 4. A-t-on jamais vu un pays 4 fois plus petit envahir son voisin 4 fois plus peuplé ? Du délire. 
4. L’UE n’a absolument pas les moyens de faire la guerre à la Russie sans l’Oncle Sam qui est en train de se barrer comme un voleur de sac à main. C’est du suicide. Comme disait Coluche : « le suicide c’est quand on s’en veut, et moi, personnellement, je ne m’en veux pas ». Macron n’a qu’à aller s’engager sur le front du Donbass. But not in my name ! 
5. D’ailleurs, les jeunes ukrainiens eux aussi se barrent par milliers car ils ne veulent pas être mobilisés pour mourir dans un conflit dont tout le monde connaît la fin. Zély, président à vie et corrompu notoire, en est à mettre des barbelés aux frontières pour éviter la fuite des jeunes ukrainiens. 

Et si, pour une fois, les Américains avaient raison – même si leur tradition est de lâcher leurs vassaux car ils voient bien l’escalade dont Macron, « commander in chief », prend la tête, de façon complètement irresponsable ? Poutine a prévenu : les pays européens sont petits et densément peuplés. On n’est même pas dans le sous-entendu : si vos armes frappent le sol russe, les nôtres vont frapper les vôtres. Et il vise expressément la France. 
Même les abonnés du Monde, jadis très largement macronistes, le traitent de « guignol qui se prend pour Napoléon ».
Prendre tous ces risques pour des territoires tournés vers la Russie, peuplés de Russes, et qui ne reviendront jamais à l’Ukraine de l’Ouest, c’est absolument aberrant. Zély a perdu et au Pentagone, ils le savent. Les USA ont été pyromanes mais ne seront pas les pompiers. Maintenant c’est : « démerdez-vous avec le merdier que l’on a provoqué ». Et quand ce sera Trump, ça sera acté. Scholz est exaspéré par les gesticulations macronistes et n’attend qu’un chose : pouvoir renouer avec l’énergie pas cher russe pour sortir l’économie allemande de l’ornière. Zély n’aura jamais ses taurus. Le groupe de Visegrad commence à regarder ailleurs (même la Pologne !). Sans les Etats-Unis et l’Allemagne, Macron espère faire la guerre avec qui ? La grande armée luxembourgeoise ? 
Donc négocier la paix n’est plus une option, c’est une obligation. Mieux : c’est un fait. Quand on a perdu, il faut en prendre acte. Les USA prennent acte de la défaite. 
Macron veut quoi ? La vitrification de la France pour se poser en leader de l’UE (il est vrai que de la France, il se fout totalement) ? Mais tu n’es plus crédible Manu. Tout le monde se moque de ce que tu dis ! Tu emm**** tout le monde avec tes gesticulations. 

Macron aura été une catastrophe ambulante. D’ailleurs, même Edouard Philippe, candidat putatif en 2027, s’en désolidarise. Parce quel que soit le plan (économique, politique, social, géopolitique), on ne peut même plus parler de passif. C’est un mot trop faible. Voilà ce qui arrive quand on confie les clés du camion à un ado attardé qui se croit plus malin que tout le monde. 
« Aujourd’hui, de nombreux experts occidentaux sont prêts à l’admettre pour Washington, la guerre en Ukraine n’est pas existentielle ».

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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