Pour L’urgentiste et ancien ministre François Braun, des éléments «inacceptables» contenus dans le texte sur la loi d’aide à mourir.

« « Le sujet n’est pas mûr » : l’ex-ministre François Braun émet des réticences sur le projet de loi fin de vie »

Date de publication : 27 mai 2024 Le Parisien La Tribune

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Le Parisien remarque qu’« alors que le projet de loi sur la fin de vie arrive en première lecture dans l’hémicycle de l’Assemblée lundi, ses contours font encore débat. Dans une interview à la Tribune Dimanche, François Braun, ministre de la Santé sous Élisabeth Borne, a déploré des éléments «inacceptables» contenus dans le texte qui doit, pour la première fois en France, proposer une «aide à mourir» pour certains patients ».
L’ancien ministre et médecin urgentiste déclare ainsi que « dans le texte tel qu’il est aujourd’hui, il y a beaucoup de choses inacceptables. Par exemple, le médecin pourrait prendre une décision de mort sur dossier, sans examiner le patient. C’est impensable. La volonté de mettre fin à ses jours est individuelle. Si l’aide à mourir est mise en place, la responsabilité ne doit pas reposer sur le médecin »
Le journal relève que François Braun « souhaite «laisser le corps médical à sa juste place» ». Il déclare : « Le médecin doit, d’abord, échanger pleinement avec le spécialiste qui suit le patient, le médecin en soins palliatifs, un psychiatre [pour prendre une décision], mais le reste ne lui appartient pas. Si l’on va vers le suicide assisté, cela ne doit pas être un acte médical ».
Le Parisien ajoute que l’ancien ministre « appelle également à «entendre le Medef, les syndicats, les autres corps intermédiaires» sur ce sujet, arguant que «la mort n’est pas un sujet médical, c’est un sujet de société» ».
François Braun remarque : « Le sujet n’est pas mûr. […] Depuis 40 ans, j’ai pris en charge des patients dans toutes les circonstances que vous pouvez imaginer (…) Quelles que soient les circonstances, (la mort) est toujours un drame. On ne la rendra pas plus douce avec une loi ».
Le quotidien indique que « le projet de loi devrait poursuivre son parcours législatif jusqu’à l’été 2025 au moins ».

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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