L’invasion des microalgues toxiques continue sur la côte d’Opale.

La pollution aux nitrates et aux phosphates favorise encore la prolifération de microalgues dans la Manche

Biodiversité  |  Aujourd’hui à 17h43  |  F. Gouty

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La pollution aux nitrates et aux phosphates favorise encore la prolifération de microalgues dans la Manche

© LamiotLa prolifération de microalgues dans la Manche produit une mousse visqueuse.

L’invasion des microalgues toxiques continue sur la côte d’Opale. Des chercheurs de l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer) l’ont constaté lors d’une nouvelle campagne de prélèvements réalisés sur dix jours au mois d’avril entre Ambleteuse (Pas-de-Calais), au nord, et Le Tréport (Seine-Maritime), au sud. Parmi leurs premières analyses, ils ont notamment observé des concentrations très importantes de Phaeocystis globosa, une algue nanoplanctonique évoluant en colonies et qui « produit un mucus qui rend l’eau visqueuse et provoque l’accumulation de mousses nauséabondes sur le littoral ».

Comme le rappellent les experts de l’Ifremer, une concentration de cette microalgue s’élevant à un million de cellules par litre suffit à perturber l’écosystème, en écartant les zooplanctons qui alimentent le reste de la faune marine et en provoquant l’accumulation de toxine dans les coquillages. Or, « dans la zone étudiée, les concentrations de Phaeocystis peuvent atteindre aisément 10 à 20 millions de cellules par litre certaines années ». Même chose cette fois-ci, mais encore plus près des côtes qu’auparavant.

« Nous avons observé une abondance particulièrement forte de ce phytoplancton le long de la côte, avec une biomasse cinq à dix fois plus importante au niveau de l’estuaire de la Somme ou la baie d’Authie par rapport au large, atteste Alain Lefebvre, biologiste et responsable du laboratoire Environnement et ressources de l’unité de recherche de l’Ifremer à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais). Cette forte présence confirme nos hypothèses sur le rôle des apports de nutriments, via les fleuves, sur la prolifération de Phaeocystis globosa », et en particulier les résidus de nitrates et de phosphates issus des activités agricoles et industrielles locales. Les résultats définitifs de cette campagne d’observation serviront à plusieurs projets de recherche en cours.

Félix Gouty, journaliste
Rédacteur spécialisé

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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