Quand il s’agit de voter des mesures progressistes au Parlement européen, le RN s’oppose, s’absente ou s’abstient.

Que vote l’extrême droite au Parlement européen ?

Le 9 juin se tiendront les élections européennes. En France, la liste du Rassemblement national (RN) menée par Jordan Bardella arrive en tête dans les sondages. Après le scrutin, les deux groupes d’extrême droite dans l’hémicycle européen pourraient compter entre 150 et 190 sièges, soit environ un quart des élus. Rien de réjouissant en perspective. À un mois du scrutin, nous avons analysé les votes des parlementaires européens français lors de décisions emblématiques ces deux dernières années. Salaire minimum européen, droit à l’avortement, protection de l’indépendance des médias ou encore environnement : quand il s’agit de voter des mesures progressistes au Parlement européen, le RN s’oppose, s’absente ou s’abstient.  

Réduire les pesticides ou taxer les importations polluantes : Jordan Bardella s’y oppose

par Emma Bougerol, Rachel Knaebel

Que votent les députés européens français quand il s’agit d’environnement ? Les élus de gauche portent la transition écologique, les macronistes hésitent, la droite et l’extrême droite y sont, en général, indifférents ou opposés. Décryptage.

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8 janvier 2024 / par Alban Elkaïm

Le Pacte vert européen, ou Green Deal, c’est ainsi que s’appelle le vaste programme lancé par l’Union européenne en 2019 pour atteindre la neutralité carbone – ne pas émettre plus de CO2 que l’on peut en absorber – sur le continent d’ici 2050. Pour cela l’objectif est de diminuer les émissions de gaz à effet de serre de 55 % en 2030 par rapport au niveau de 1990.

Vue de l'hémicycle du Parlement européen.

Que votent nos parlementaires européens ? Sur le droit à l’avortement, la liberté de la presse, les droits des travailleurs, le RN est le plus souvent contre, ou absent. Décryptage à un mois des élections européennes du 9 juin.

Écologie – Bétonisation

e Pacte vert européen, ou Green Deal, c’est ainsi que s’appelle le vaste programme lancé par l’Union européenne en 2019 pour atteindre la neutralité carbone – ne pas émettre plus de CO2 que l’on peut en absorber – sur le continent d’ici 2050. Pour cela l’objectif est de diminuer les émissions de gaz à effet de serre de 55 % en 2030 par rapport au niveau de 1990.

Vue de l'hémicycle du Parlement européen.

Qui vote quoi ?

Les élections européennes ont lieu le 9 juin en France. Aujourd’hui, 79 député·es français·es siègent au Parlement européen. Les deux groupes les plus importants sont celui de Renaissance (avec 23 élu·es, dont des élu·es Modem, Agir, Horizons et du Parti radical) et celui du Rassemblement national (18 élu·es). Viennent ensuite les écologistes (12), Les Républicains (7 LR + une centriste), puis le groupe socialiste et apparentés (7 élu·es, dont un venu de Renaissance, deux de Place publique, un Nouvelle donne) et la France insoumise (6). On trouve aussi un député Reconquête. Les quatre eurodéputés français non inscrits sont aussi d’extrême droite. Élus sur la liste RN en 2019, trois l’ont quitté pour Zemmour en 2022, le quatrième a été exclu du groupe.

« Ces cinq dernières années, l’Union européenne a enclenché un virage sans précédent dans la lutte contre le dérèglement climatique et plus largement pour répondre à la crise environnementale », souligne le Réseau action climat dans un décryptage des votes des eurodéputé·es français·es sur le sujet. « Le Pacte vert européen est à ce jour le plan le plus ambitieux jamais adopté pour le climat », ajoute l’ONG.

Tous·tes les parlementaires européen·nes ne sont pas de cet avis. Parmi les 79 eurodéputé·es français·es qui siègent à Strasbourg, certain·es, en particulier à l’extrême droite, votent souvent contre les mesures du Pacte vert, qui contient aussi des textes sur la protection de la nature. Le Pacte vert est ainsi « l’objet de tous les fantasmes et attaques, en particulier de l’extrême droite qui appelle même à son abolition », pointe le Réseau action climat.

Jordan Bardella, tête de liste du RN aux européennes, a même accusé le Pacte vertd’être « une des grandes menaces qui pèsent aujourd’hui contre la France ». Dans son programme de 2022, le RN prétendait par ailleurs que « la crise de l’énergie qui vient, la crise alimentaire qui menace sont directement liées aux modalités contre-productives du “Green Deal” imposé par l’Union européenne ».

Ses élu·es, tout comme celui de Reconquête – le parti d’Éric Zemmour et de Marion Maréchal – s’opposent ainsi à la plupart des mesures écologiques et de lutte contre le changement climatique. À quelques semaines des élections européennes, qui se tiennent le 9 juin en France, nous avons examiné certains votes emblématiques sur les sujets environnementaux au Parlement européen, et les positions des élu·es français·es.

Plus d’énergies renouvelables : le RN est contre

Le 12 septembre 2023, le Parlement adopte, par 470 voix pour, 120 contre et 40 abstentions, l’accélération du développement des énergies renouvelables sur le continent. Le texte prévoitl’objectif ambitieux de 42,5 % de la consommation d’énergie de l’UE couverts par les énergies renouvelables d’ici 2030 (contre environ 23 % actuellement). Pour y parvenir, les procédures d’approbation des installations d’énergies renouvelables, comme le solaire ou l’éolien, doivent être accélérées.

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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