François Bourdillon et André Grimaldi suggèrent des réponses pragmatiques aux failles de notre système de santé. Et en particulier à la question de la qualité des soins ».

Et si on s’intéressait vraiment à la qualité des soins en médecine… »

Date de publication : 14 mai 2024

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Libération

C’est ce que titre Libération, qui indique que « dans un ouvrage qui paraît mercredi 15 mai, les Prs François Bourdillon et André Grimaldi suggèrent des réponses pragmatiques aux failles de notre système de santé. Et en particulier à la question de la qualité des soins ».


Eric Favereau observe ainsi que le Pr Grimaldi, « diabétologue de renom, militant insatiable du service public et d’une médecine de qualité », avec François Bourdillon, ancien directeur de l’agence Santé publique France, « sort un livre […] qui ne paye pas de mine : Notre santé. 7 questions 7 réponses (Odile Jacob). Ce petit ouvrage est pourtant une mine de solutions et suggestions pour en finir avec l’immobilisme actuel. Rien de spectaculaire, mais des constats, des remarques et des remèdes ».


Le journaliste évoque « la question de la qualité des soins, et de leur pertinence ». Le Pr Grimaldi souligne que « 20 à 30% des actes ou des prescriptions ne sont pas justifiés. On compte, chaque année, environ 200.000 hospitalisations et au moins 10.000 décès secondaires aux traitements, dont 30% au moins seraient évitables ».
Eric Favereau note en outre que les auteurs « s’attaquent à un lieu commun, présenté comme la solution : le paiement à la qualité, en médecine de ville comme à l’hôpital. En clair, un bon médecin devrait gagner plus qu’un mauvais médecin ».
Le journaliste observe que « ce n’est pas si simple. En France, il y a en tout cas depuis plus d’une dizaine d’années, une mesure prise par l’assurance maladie, appelée «la rémunération des médecins libéraux sur objectif de santé publique». En d’autres termes, si les médecins respectent certains indicateurs – par exemple sur le nombre de diabétiques pris en charge et sur leur suivi ou concernant leur participation à des actions de santé publique –, alors ils touchent une somme pouvant aller jusqu’à plus de 6000 euros par an ».
Les professeurs écrivent cependant qu’« en médecine la qualité n’est pas un plus facultatif mais c’est l’objectif même du soin… On n’a jamais vu un médecin expliquer qu’il ne faisait pas de la qualité car celle-ci était mal payée. La qualité du soin est un impératif, chaque médecin ayant prêté serment d’entretenir ses compétences et de connaître ses limites à ne pas dépasser ».
« Le paiement à la qualité n’est en réalité qu’un paiement en fonction d’indicateurs de qualité, ce qui pousse les soignants à soigner les indicateurs plutôt que le malade. […] Toutes les études anglaises comme américaines ont montré l’absence d’amélioration durable de la qualité par le paiement d’indicateurs »,
 ajoutent-ils.
Les Prs Grimaldi et Bourdillon continuent : « Les facteurs les plus déterminants pour obtenir une amélioration de la qualité sont d’une part la focalisation des professionnels sur un acte important pour assurer la qualité (comme le lavage des mains ou la lutte contre l’excès de prescription des antibiotiques) et d’autre part la diffusion au public des résultats (et plus marginalement des classements) suscitant la compétence/émulation entre professionnels et établissements ».

Chronique «Aux petits soins»

Et si on s’intéressait vraiment à la qualité des soins en médecine…

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Dans un ouvrage qui paraît mercredi 15 mai, les professeurs François Bourdillon et André Grimaldi suggèrent des réponses pragmatiques aux failles de notre système de santé. Et en particulier à la question de la qualité des soins.

CHU de Bordeaux dans le sud-ouest de la France, le 17 avril 2024. (Philippe Lopez /AFP)

par Eric Favereau

publié aujourd’hui à 5h57 https://www.liberation.fr/societe/sante/et-si-on-sinteressait-vraiment-a-la-qualite-des-soins-en-medecine-20240514_N3NJTGI54ZAFHB5BEDRHV75DUY/

Le professeur André Grimaldi est une figure dans le monde la santé. Diabétologue de renom, militant insatiable du service public et d’une médecine de qualité, on l’enferme parfois dans une posture d’idéologue critiquant systématiquement la politique de santé actuelle. Peut-être l’a-t-il été, mais depuis des années il cherche des leviers pour sortir de ce lent effondrement de notre système de santé, passé de meilleur au monde à désespérant.

Mercredi 15 mai, avec François Bourdillon, ancien directeur de l’agence Santé publique France, il sort un livre, préfacé par Didier Sicard, ancien président du Comité d’éthique, qui ne paye pas de mine : Notre santé. 7 questions 7 réponses (Odile Jacob). Ce petit ouvrage est pourtant une mine de solutions et suggestions pour en finir avec l’immobilisme actuel. Rien de spectaculaire, mais des constats, des remarques et des remèdes. Prenons par exemple la question de la qualité des soins, et de leur pertinence. On le sait, on le répète et on l’écrit : «20 à 30 % des actes ou des prescriptions ne sont pas justifiés. On compte, chaque année, environ 200 000 hospitalisations et au moins 10 000 décès secondaires aux traitements, dont 30 % au moins seraient évitables», rappelle André Grimaldi. Sans oublier les étonnante (suite abonnés)…

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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