Les professionnels de santé en pédiatrie dévoilent les grandes propositions qu’ils ont faites au gouvernement.

Nous sommes très inquiets, lits en réanimation, plan sommeil… Ce que proposent les médecins de l’enfance »

Date de publication : 30 avril 2024

Le Parisien

Nicolas Berrod fait savoir qu’« en vue des Assises de la pédiatrie et de la santé de l’enfant qui se tiendront le 24 mai, après avoir été reportées à plusieurs reprises à cause des remaniements successifs, les professionnels de santé nous dévoilent les grandes propositions qu’ils ont faites au gouvernement ».
Le journaliste explique ainsi : « 200 tables rondes, des centaines d’auditions, plus de 2000 contributions en ligne… Pour aboutir, au final, sur 350 propositions visant à améliorer la santé des bébés, des enfants et des adolescents. […] Manque de lits d’hôpital, errance diagnostique, problèmes psys… La pédiatrie en France est en crise, accentuée depuis le Covid ».
Christèle Gras-Le Guen, cheffe du service de pédiatrie au CHU de Nantes, souligne que « tous les professionnels de santé de l’enfant sont très inquiets, pas seulement les pédiatres ». Adrien Taquet, ancien secrétaire d’État chargé de la protection de l’enfance, précise quant à lui que « l’ambition est de refonder en profondeur le système de santé de l’enfant, et il y a urgence ».
Nicolas Berrod indique qu’« à l’hôpital, les deux copilotes des Assises plaident notamment pour «renforcer les équipes soignantes dans les services qui prennent en charge des enfants avec des besoins de soins renforcés» ».
Christèle Gras-Le Guen observe que « dans certains hôpitaux comme le mien, une infirmière s’occupe parfois de 12 enfants. Ce n’est pas possible ! ».
Le journaliste poursuit : « Ils plaident aussi pour «sanctuariser le nombre de lits de réanimation et néonatale». Ce secteur accueille les bébés et les enfants les plus gravement touchés, parfois dans les premiers jours de vie. Mais la situation y est particulièrement critique ».
Adrien Taquet remarque en outre que « l’hôpital joue un rôle toujours assez central et important, mais la crise des urgences pédiatriques n’est que la face immergée de l’iceberg. Au-delà, les services de pédiatrie, la médecine de ville, les centres de PMI (protection maternelle et infantile) et la médecine scolaire sont en grandes difficultés ».
Nicolas Berrod note ainsi que « la santé des petits et des jeunes malades se joue aussi en ville, notamment pour les « bobos » du quotidien. Parmi les grandes recommandations : améliorer la formation en santé de l’enfant de tous les professionnels (y compris ceux chargés de la régulation téléphonique des urgences) ».
Le journaliste relève que « les praticiens appellent aussi à promouvoir davantage les vaccins comme celui contre la grippe par exemple pour enfants ainsi que le traitement préventif Beyfortus, dont l’efficacité contre la bronchiolite chez les tout-petits est désormais établie par de nombreuses études ».
Il évoque une « autre préconisation des professionnels de la santé de l’enfant : mettre en place un « plan sommeil ».Christèle Gras-Le Guen remarque en effet : « On a beaucoup de signaux négatifs qui arrivent de partout. Il faut lancer une grande campagne sur les idées reçues et les bons gestes ».

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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