« Bousculés par ce que nous avons vu »: des experts demandent au gouvernement d’interdire les écrans aux moins de 3 ans »
Date de publication : 30 avril 2024

Le Parisien fait savoir qu’« un rapport d’experts, qui sera remis […] au gouvernement, préconise d’interdire l’usage des écrans aux enfants de moins de trois ans et de téléphones portables aux moins de 11 ans, en limitant strictement l’accès les années suivantes pour les adolescents ».
Le journal indique que « la commission d’experts spécialement missionnée par l’exécutif alerte sur «la réalité de l’hyper connexion subie des enfants» et «les conséquences pour leur santé, leur développement, leur avenir», mais aussi pour l’avenir «de notre société, notre civilisation» ».
Le quotidien souligne que « la commission explique avoir été «bousculée» devant «les stratégies de captation de l’attention des enfants» ». Les experts remarquent ainsi qu’« il s’est dégagé un consensus très net sur les effets négatifs, directs et indirects, des écrans, notamment sur le sommeil, la sédentarité – qui favorise l’obésité – ou encore la myopie »
Le Parisien ajoute que « les experts pointent les réseaux sociaux, «facteur de risque» de dépression ou d’anxiété, en cas de «vulnérabilité préexistante». Par ailleurs, «le niveau d’exposition des enfants» à des contenus pornographiques et violents «apparaît alarmant», écrivent-ils. Ils estiment que « les écrans ne sont pas à l’origine de troubles du neurodéveloppement» mais appellent à la «vigilance» pour «éviter l’amplification de symptômes» ».
« Pour «reprendre le contrôle», ils appellent à empêcher tout usage des écrans par des enfants de moins de 3 ans, en ouvrant ensuite, entre 3 et 6 ans, un accès «fortement limité», «avec des contenus de qualité éducative et accompagné par un adulte» », précise le journal.
Il ajoute que « la commission préconise aussi de n’autoriser le téléphone portable qu’à partir de 11 ans, via un téléphone sans Internet jusqu’à 13 ans. À partir de 13 ans, elle propose de donner un smartphone sans accès aux réseaux sociaux, puis d’ouvrir cet accès à partir de 15 ans, uniquement sur des réseaux «éthiques» ».
Amine Benyamina, neurologue et co-président du comité d’experts, a ainsi déclaré : « Nous avons été bousculés par ce que nous avons vu : des stratégies de captation de l’attention des enfants. Les biais cognitifs sont utilisés pour enfermer les enfants sur leurs écrans, les contrôler, les réengager, les monétiser ».