Albi. La clinique Toulouse-Lautrec placée en redressement judiciaire
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Clinique Toulouse-Lautrec DDM – « » »MARIE PIERRE VOLLE « » »
Publié le 01/03/2024 à 17:46 , mis à jour à 18:50
l’essentielClinipole, le groupe qui gère l’établissement a présenté un plan de sauvegarde qui a été accepté par le tribunal de commerce. Son objectif est cet important acteur de la santé tarnaise.
« On existe toujours et on va continuer. Que la population, les salariés et les médecins se rassurent, on va sauver l’établissement », insiste Olivier Constantin, le directeur général de Clinipole, dont fait partie la clinique Toulouse-Lautrec. Hier, l’établissement a été placé par le tribunal de commerce en redressement judiciaire. Il a déposé le bilan mercredi.
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Clinipole a racheté la clinique Toulouse-Lautrec, propriété du groupe Elsan qui a dû s’en séparer pour des questions de monopole, fin 2018. À l’époque, elle était déjà en perte de vitesse. Tout de suite, Clinipole injecte un million d’euros et lance de nouvelles activités. « Nous avons remis du dynamisme. Retrouver une nouvelle activité. Nous sommes passés de 15M€ de chiffre d’affaires à 20M€ aujourd’hui », indique Olivier Constantin. La clinique jouit d’une belle réputation, avec plusieurs pôles d’excellence comme l’ophtalmologie ou l’urologie. Elle est aussi réputée pour ses soins de suite. Elle a d’ailleurs ouvert un nouveau service en 2024. « Nous sommes un acteur majeur du territoire », assure le directeur.
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Mais malgré cette réussite et l’ouverture de nouvelles activités, les finances se sont creusées. « On s’est beaucoup focalisé sur les nouvelles activités. On pensait que cela serait suffisant », admet Olivier Constantin.
Mais entre-temps, le covid est passé par là. Puis la crise inflationniste, des difficultés de recrutement jamais connues auparavant… « À chaque fois qu’on accroît l’activité, le coût associé est plus lourd que la rentabilité. C’est une situation que nous n’avons jamais connue par le passé », explique le directeur général.
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Jusqu’à présent, le groupe Clinipole soutenait l’établissement en réinjectant de l’argent. Mais aujourd’hui, il n’est plus en mesure de le faire. D’où la demande de placement en redressement judiciaire. « Le seul moyen de retrouver de l’air pour rebondir aujourd’hui est de geler les dettes », assure le directeur. « On les paiera mais certainement de manière étaler », continue-t-il.
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Clinipole s’est battu pour conserver la clinique. « Nous y avons beaucoup investi. Et cela nous ferait mal au cœur de devoir le vendre ou le fermer. Notre objectif est de sauver l’établissement », avoue Olivier Constantin. Aujourd’hui, elle compte 220 salariés et 60 médecins. « C’est aussi un enjeu de santé publique », précise le directeur. Et d’ajouter : « C’est un très bel établissement à taille humaine, avec une bonne équipe de médecins et un effectif soudé ».
Un plan de sauvetage a donc été bâti. Il a fait l’objet de très nombreuses discussions et a été présenté aux salariés.
Il faut diminuer les charges. Mais pas question de plan social, juste certains postes ne seront pas remplacés en cas de départ. « Il y aura quelques mesures un peu fortes, on va peut-être fermer quelques services en difficulté », précise le directeur. Le contrat d’électricité a été renégocié ce qui a permis d’économiser 300 000€.
La clinique travaille aussi avec ses partenaires : l’hôpital d’Albi, l‘ARS. Même le bailleur de l’établissement va faire un effort important sur le loyer durant deux ans.
Maintenant, la clinique a quelques mois pour démontrer son autonomie financière. Et continuer son activité.
Rachetée en 2018 par Clinipole
La clinique Toulouse-Lautrec est née de la fusion de deux cliniques (Escudié et l’Espérance) sur le site de Jarlard en 2002. En 2018, elle a été vendue par le groupe Elsan, également propriétaire de Claude-Bernard pour éviter une situation de monopole. Son rachat avait donné lieu à un long feuilleton. Dans un premier temps, c’est l’hôpital d’Albi qui s’était mis sur le marché. Mais son dossier avait été retoqué pour éviter un nouveau monopole. Le groupe Clinipole, fort d’une vingtaine d’établissements, se portait alors candidat et rachetait la clinique.
Crise de l’hôpital : « 40 % de nos cliniques se retrouvent en déficit en 2023, c’est du jamais-vu »
Le président de la Fédération de l’hospitalisation privée, Lamine Gharbi, alerte sur la situation financière de son secteur, en difficulté comme les hôpitaux publics. Et en appelle à l’Etat.
Propos recueillis par Camille Stromboni
Publié le 19 février 2024 à 12h00, modifié le 20 février 2024 à 10h32 https://www.lemonde.fr/societe/article/2024/02/19/crise-de-l-hopital-40-de-nos-cliniques-se-retrouvent-en-deficit-en-2023-c-est-du-jamais-vu_6217327_3224.html
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Lamine Gharbi, président de la Fédération de l’hospitalisation privée, qui compte 1 030 cliniques et hôpitaux privés à but lucratif, s’inquiète d’un déficit inédit qui touche aussi son secteur, en raison de l’inflation. Il appelle l’Etat à compenser ces coûts, et regrette une « dichotomie de traitement » avec le secteur public qu’il estime injustifiée.
Voilà plusieurs mois que vous alertez sur les finances dégradées des cliniques, quelle est la situation ?
En 2023, 40 % de nos cliniques et hôpitaux privés se retrouvent en déficit, pour 670 millions d’euros, contre 25 % les années précédentes. C’est du jamais-vu. Si rien ne change, ce sera le cas cette année de la moitié de nos 1 030 établissements, qui représentent 19 milliards de budget. Les répercussions sont déjà là. La chirurgie réussit à rester à l’équilibre mais il y a tout le reste : ce sont des fermetures ou des diminutions d’activité aux urgences, en obstétrique, en soins médicaux et de réadaptation, le blocage de toute extension en psychiatrie…
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Cela fait des mois que nous attendons une réponse de l’Etat. Nous demandons au minimum qu’il « solde » l’inflation 2023, qui est la cause de nos difficultés. Avec la fédération des hôpitaux publics [la Fédération hospitalière de France], nous avons évalué à 1,5 milliard d’euros l’enveloppe nécessaire. Le ministère de la santé vient d’annoncer une aide de 500 millions d’euros, ça ne peut être qu’une première étape, car c’est bien en deçà des besoins.
Contrairement au secteur public, votre volume d’activité est plus important que prévu en 2023. Vos ressources n’ont-elles pas augmenté ?
Nous avons 400 millions d’euros de « surexécution » budgétaire [par rapport à ce qui était prévu dans l’objectif national de dépenses d’assurance-maladie]. Nous avons pris en charge des patients qui en avaient besoin, des patients que le public ne pouvait pas soigner, nous avons joué notre rôle de complémentarité. Mais nous sommes pénalisés : à cause de l’inflation, les tarifs pour cette activité [que verse l’Etat aux établissements pour chaque groupe de patients et de séjours, dans le cadre de la tarification à l’activité qui représente 90 % des revenus du privé à but lucratif] ne couvrent absolument pas nos charges. Donc plus on travaille, plus on perd de l’argent, c’est un effet ciseaux inacceptable ! Nous demandons d’urgence une campagne tarifaire [la fixation des tarifs pour l’année 2024 par l’Etat, qui est décidée en mars] à la hauteur des véritables coûts pour nos établissements.
Le secteur privé n’a-t-il pas des activités plus rentables, avec moins de permanence des soins (gardes de nuit, week-end) à assurer, que le secteur public ?
Si nous étions si malins, et que nous sélectionnions nos patients et les pathologies les plus rentables, pourquoi serions-nous en déficit ? Il faut arrêter ces fantasmes, nous accueillons aussi des patients « lourds », comme dans le public, nous avons des services d’urgences [20 % des passages],nous faisons de l’obstétrique, de la gériatrie… Certains établissements se spécialisent, certes : il y a des cliniques qui ne font que de l’orthopédie par exemple, nous avons cette liberté.
Mais on ne peut nous reprocher des choix faits par la puissance publique : c’est elle qui délivre des autorisations pour ouvrir des urgences ou des lits de réanimation. Et elle nous les refuse. De même, sur la permanence de soins : on nous reproche de ne pas assez y participer, mais les médecins ne travaillent pas bénévolement, non ? Pourtant, dans nos cliniques, elle n’est pas financée. Ce sont les agences régionales de santé qui décident des « lignes de garde » qu’elles rémunèrent. L’Etat a préféré jusqu’ici choisir le public. Le gouvernement a annoncé qu’il allait revoir la répartition, lancer des appels d’offres. C’est très bien, nous serons là pour y répondre.
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Mais il faut arrêter cette dichotomie de traitement entre privé et public. Nos professionnels travaillent la nuit aussi, mais ils n’ont pas eu droit aux revalorisations annoncées par le gouvernement cet été, pourquoi ?
N’avez-vous pas la possibilité de rogner sur vos marges pour augmenter vos personnels ou faire face au déficit ?
Nos marges restent de l’ordre de 1 % à 2 %. Tous les économistes le disent : pour pouvoir investir, produire des bâtiments de qualité, innover… il faudrait au moins se situer à 3 %. Notre capacité d’investissement n’a cessé de diminuer, et nous arrivons au bout du bout. Cela va encore provoquer un mouvement de concentration, ce qui n’est pas souhaitable.
L’idée que nous aurions des groupes privés, qui donnent de l’argent à tout-va à des actionnaires ou à des fonds de pension, est totalement fausse. Je rappelle que les deux principaux groupes aujourd’hui – Elsan, avec 140 établissements, et Ramsay, avec 120 cliniques – ne distribuent aucun dividende.
*Crise de l’hôpital : le déficit des CHU a triplé en un an
Les difficultés financières que connaissent les CHU sont « peut-être les plus graves depuis [leur] création en 1958 », estiment les instances représentatives des directeurs, doyens et médecins.
Le Monde avec AFPPublié le 29 janvier 2024 à 19h58 https://www.lemonde.fr/societe/article/2024/01/29/crise-de-l-hopital-le-deficit-des-chu-a-triple-en-un-an_6213719_3224.html
Temps de Lecture 2 min.
Les trente-deux centres hospitaliers universitaires (CHU) français ont atteint un déficit cumulé de 1,2 milliard d’euros fin 2023, soit trois fois plus qu’en 2022, alertent lundi 29 janvier les instances représentatives des directeurs, doyens et médecins, réclamant des « mesures d’urgence ».
Ces derniers chiffres montrent à quel point « la dégradation a été profonde et rapide », après le déficit de 402 millions d’euros fin 2022, écrivent dans un communiqué les présidents des conférences des directeurs généraux de CHU, des doyens de facultés de médecine et des présidents de commission médicale d’établissement. « La capacité d’autofinancement des CHU, et par conséquent d’investissement, a chuté de 86 % », poursuivent-ils. Ces difficultés sont « peut-être les plus graves depuis la création des CHU en 1958 ».
La dégradation « est liée à plusieurs facteurs externes », dont une explosion des dépenses en raison de l’inflation (avec un reste à charge pour les CHU de 585 millions d’euros en 2023), un manque de financement de mesures du Ségur de la santé et une baisse des recettes dues aux fermetures de lits après l’épidémie de Covid-19, expliquent les présidents. Ces chiffres « pèsent lourdement sur les espoirs d’embellie », récemment constatée sur le plan de l’attractivité des carrières et de la fidélisation des soignants, estiment-ils.
Un « turnover toujours important chez les infirmiers »
Les CHU ressentaient « un léger mieux en termes d’absentéisme », malgré un « turnover toujours important chez les infirmiers ». Même si des lits ont pu être rouverts ces derniers mois, plusieurs secteurs sont en grande difficulté, comme la gériatrie, la pédiatrie ou la psychiatrie, détaille dans le communiqué Rémi Salomon, qui représente les médecins.
Par ailleurs, les CHU sont « chargés d’une triple mission » de soins, de formation et de recherche, nécessitant « des finances saines et solides », observent encore les présidents. La situation actuelle va, selon eux, entraîner « un allongement des délais de paiement des fournisseurs et une fragilisation profonde des opérations d’investissement Ségur, dans un moment où le recours à l’emprunt est plus difficile et plus coûteux ». « A court terme, il est encore temps d’éviter le pire », plaident-ils.
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Des maires ont demandé à s’entretenir avec Gabriel Attal
Ils appellent les pouvoirs publics à « compenser l’inflation » élevée de 2023 et à « restituer aux hôpitaux publics » la part de l’objectif national des dépenses de l’Assurance-maladie réservée aux hôpitaux, mais qui n’a pas été effectivement consommée. Un montant qu’ils estiment à 800 millions d’euros. Ils réclament enfin une « stratégie de financement à long terme ».
Dans un courrier adressé au premier ministre, Gabriel Attal, de nombreux maires de grandes villes dont Anne Hidalgo (Paris), Grégory Doucet (Lyon), Pierre Hurmic (Bordeaux) ou Martine Aubry (Lille), qui sont également présidents des conseils de surveillance des CHU de leurs communes, ont demandé lundi un « rendez-vous » pour pouvoir « présenter des propositions » au gouvernement
Les hôpitaux publics, tous établissements confondus − des CHU au petit hôpital de proximité − réclament au gouvernement 1,8 milliard d’euros de financement supplémentaire pour 2023, dont 1,1 milliard au titre de l’inflation, selon des chiffres diffusés lundi par la Fédération hospitalière de France.
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Le Monde avec AFP
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Finances publiques : une impuissance collective face aux déficits
Éditorial
Le Monde
L’ajustement annoncé par Bruno Le Maire de 10 milliards d’euros d’économies supplémentaires est à l’image de la façon dont la France gère ses finances publiques depuis des décennies. Les décisions sont prises au pied du mur, sans que les problèmes de fond soient traités.
Publié aujourd’hui à 11h30, modifié à 12h00 Temps de Lecture 2 min. https://www.lemonde.fr/idees/article/2024/02/22/finances-publiques-une-impuissance-collective-face-aux-deficits_6217902_3232.html
Pas plus que ses voisins européens, la France n’échappe au ralentissement de la croissance : durcissement de la politique monétaire pour contrer l’inflation, guerre en Ukraine, les raisons en sont essentiellement internationales. Mais la façon dont sont conduits en France les ajustements qui en résultent révèle l’ampleur de notre malaise démocratique.
Il y a d’abord eu l’illusion du déni : alors que la plupart des prévisionnistes pointaient un risque de net ralentissement,le gouvernement s’est longtemps arc-bouté sur un chiffre bien trop optimiste d’une progression du PIB de 1,4 % cette année, sachant que son objectif d’atteindre le plein-emploi en fin de quinquennat en découlait. La révision à 1 %, annoncée dimanche 18 février par le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, ne fait qu’acter ce qui ne faisait plus de doute : l’année budgétaire est à peine commencée que l’équation de nos finances publiques est déjà caduque.
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Ensuite est venu le réveil brutal marqué par l’annonce d’un plan d’économies de 10 milliards d’euros visant à garder un semblant de crédibilité vis-à-vis de nos créanciers comme de nos partenaires européens. Vu l’ampleur du manque à gagner du fait de recettes moins importantes, alors que les dépenses continuent d’augmenter, la logique aurait voulu que soit élaboré un projet de loi de finances rectificatif débattu au Parlement. L’exécutif, privé de majorité absolue à l’Assemblée nationale, a rejeté cette option, jugeant politiquement trop coûteux de recourir une fois encore à l’article 49.3 juste avant les élections européennes de juin. Il a donc choisi de rectifier le tir par simple décret.
En décidantd’agir ainsi, au gré des aléas de la conjoncture et de ses marges de manœuvre politiques, le gouvernement s’est condamné à des mesures superficielles, qui non seulement ne sont pas à la hauteur des enjeux, mais donnent aussi un sentiment de flottement sur la politique menée. Une nouvelle fois, le pouvoir a recours au « rabot » budgétaire, dérasant ici et là, sans priorité évidente.
Discours lénifiant
Incapable de dire clairement que le pays vit au-dessus de ses moyens et qu’il est temps de remettre à plat notre fiscalité et nos priorités budgétaires, le gouvernement se croit obligé de tenir un discours lénifiant selon lequel les Français seraient épargnés par les coupes claires et que l’Etat serait le seul à en subir les conséquences. Ce n’est pas en utilisant de tels arguments que la prise de conscience collective émergera.
Cet ajustement est à l’image de la façon dont la France gère ses finances publiques depuis des décennies. A force d’être dans le déni, les décisions sont prises avec retard, au pied du mur, sans que les problèmes de fond (repenser l’efficacité de la dépense publique, réduire le mille-feuille administratif et territorial) soient traités.
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L’irresponsabilité budgétaire dont font preuve les oppositions en situation de majorité relative aggrave la crise : sachant que tout finira par un 49.3, aucune n’est incitée à élaborer un contre-budget crédible. Le Rassemblement national, qui prétend incarner l’alternance, ne se sent notamment comptable de rien et fait croire que la préférence nationale et la lutte contre la fraude résoudront tous nos maux.
La politique budgétaire à courte vue du gouvernement traduit en fait notre impuissance collective à gérer nos déficits. Il y a pourtant urgence : entre des prélèvements obligatoires et des dépenses publiques qui sont en proportion du PIB parmi les plus élevés au monde, notre modèle est à bout de souffle. Tôt au tard, il faudra assumer nos inconséquences, dont la responsabilité est largement partagée.
Le Monde