Urgences psychiatriques: dans la ligne de mire du ministre de la santé , un secteur privé qui, selon lui, ne fait pas sa part, au détriment de la prise en charge des patients.

« « Je nai jamais vu ça » : à Toulouse, le ministre de la Santé dénonce le manque de coopération du privé sur les urgences psychiatriques »

Date de publication : 21 février 2024

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Le Parisien

Paul Périé observe en effet dans Le Parisien : « Le ton est ferme, les mots choisis et le message clair. Pour l’une de ses premières sorties médiatiques, le nouveau ministre délégué à la Santé, Frédéric Valletoux, était en visite au CHU de Purpan à Toulouse, ce mardi ».


Le journaliste explique qu’il a été « alerté par la députée Renaissance de Haute-Garonne Monique Iborra à la suite de deux viols dans la même nuit du 10 au 11 février et du suicide d’un patient hospitalisé aux urgences psychiatriques le 14 février dernier ».


« Après avoir reçu l’ensemble des acteurs publics et privés du secteur, celui qui a présidé pendant 11 ans la Fédération hospitalière de France et «visité des centaines d’hôpitaux» assure qu’il n’avait «jamais vu ça» », 
constate Paul Périé.


Le journaliste précise : « Dans sa ligne de mire, un secteur privé qui, selon lui, ne fait pas sa part, au détriment de la prise en charge des patients. […] Le ministre juge inacceptable de se retrouver dans de telles situations, alors que «des partenaires privés qui portent 75% du nombre de lits, n’acceptent pas des patients qui ne leur conviennent pas» ».
Frédéric Valletoux a ainsi déclaré : « C’est une crise inédite qui montre un paysage inacceptable de ce secteur de la santé mentale, qui ne fonctionne pas dans la métropole toulousaine, et cela depuis des années. J’ai découvert que le public et le privé ne coopèrent pas, des urgences psychiatriques qui pèsent uniquement sur l’hôpital… ».


Paul Périé relève que « s’il a annoncé des mesures de court terme, comme la réouverture de 15 lits accolés aux urgences psychiatriques du CHU de Purpan et la mise en place d’une équipe mobile, le ministre a surtout mis en avant «l’état d’esprit et la mentalité qui doivent changer» ».


Le journaliste ajoute que le ministre « a annoncé l’arrivée prochaine d’une mission de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas). Celle-ci devra pointer les responsabilités et trouver les moyens pour faciliter cette coopération ».


Paul Périé note en outre que « Frédéric Valletoux s’est aussi montré très ferme, indiquant qu’il allait dorénavant conditionner les autorisations et les financements à la bonne coopération des acteurs ». Ce dernier a souligné que « l’hôpital ne peut pas être le réceptacle de ce que les autres ne veulent pas faire ».

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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