Réactions catholiques à l’annonce de la mort d’Alexeï Navalny


Mort d’Alexeï Navalny, fol-en-Christ orthodoxe dressé contre le Kremlin

Opposant numéro 1 du régime russe, Alexeï Navalny est mort en prison le 16 février 2024. Le franc-tireur de la dissidence moscovite était aussi un chrétien convaincu, dont l’héroïsme confond les dignitaires russes.

Par Pierre Jova

Publié le 16/02/2024 à 19h08, mis à jour le 16/02/2024 à 19h08 • Lecture 6 min. https://www.lavie.fr/actualite/geopolitique/mort-dalexei-navalny-fol-en-christ-orthodoxe-dresse-contre-le-kremlin-93100.php

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Un portrait du leader de l’opposition Alexeï Navalny, lors d’une manifestation près de l’ambassade de Russie en France, vendredi 16 février 2024, à Paris.   • CHRISTOPHE ENA/AP/SIPA 

« Hourra ! Le Christ est ressuscité. La vie et l’amour ont gagné. » Ce 2 mai 2021, depuis la colonie pénitentiaire où il est emprisonné, Alexeï Navalny publie sur les réseaux sociaux un message pour la fête de Pâques selon le calendrier orthodoxe russe. « Je salue tout le monde : les croyants (que je suis maintenant), les non-croyants (que j’étais) et les athées (que j’étais également) », écrit l’opposant numéro 1 au régime.

Mort dans une prison de l’Arctique le 16 février 2024, celui qui faisait trembler les murs du Kremlin à la tête de la Fondation anticorruption était revenu au christianisme orthodoxe à l’âge adulte, et sa foi joua un grand rôle dans son militantisme.

« Je ne sais plus de quoi parler, Monsieur le juge. Si vous voulez, je vous parlerai de Dieu et du salut », avait lancé Alexeï Navalny à ses juges, lors du procès qui servit de prétexte à son incarcération, le 20 février 2021. « Le fait est que je suis chrétien, ce qui fait de moi la risée de la Fondation anticorruption, car la plupart de nos membres sont athées et j’ai moi-même été un athée militant. Mais aujourd’hui, je suis croyant et cela m’aide beaucoup dans mes activités, car tout devient beaucoup, beaucoup plus facile. Je réfléchis moins », témoigne le dissident, faisant référence à la Bible : « Il y a moins de dilemmes dans ma vie, parce qu’il y a un livre dans lequel, en général, il est plus ou moins clairement écrit ce qu’il faut faire dans chaque situation. Il n’est pas toujours facile de suivre ce livre, bien sûr, mais je m’y efforce. Ainsi, comme je l’ai dit, il est probablement plus facile pour moi que pour beaucoup d’autres de m’engager en politique. »

Baptisé en secret par sa grand-mère

Né en 1976 d’un père militaire, Alexeï Navalny avait été baptisé en secret par sa grand-mère ukrainienne. Il a été un des maillons de cette chaîne invisible déployée depuis le début des persécutions soviétiques par des babouchkas qui administraient le baptême à leurs petits-enfants – ou appelaient un prêtre en cachette. Elles étaient animées d’une piété à la simplicité biblique, parfois un peu superstitieuse, et n’avaient rien à perdre. Ces grands-mères se débrouillaient ensuite pour leur transmettre un minimum de vie spirituelle : se signer devant une icône, allumer un cierge… Ce sont elles qui ont maintenu à flot le christianisme orthodoxe en Union soviétique.

Le dernier président de l’URSS Mikhaïl Gorbatchev avait lui-même été baptisé en secret enfant. Tout comme Vladimir Poutine, emporté un mois après sa naissance en 1952 par sa mère et une voisine à la cathédrale de la Transfiguration de Leningrad. Ces baptêmes sous le manteau ne faisaient pas pour autant des chrétiens pratiquants. « Jusqu’à l’âge de 25 ans environ, lorsque je suis devenu père, j’étais un athée tellement enragé que j’étais prêt à attraper n’importe quel prêtre par la barbe », confia Alexeï Navalny, dans un long entretien accordé à l’écrivain – et opposant – Boris Akounine, et publié en anglais sur le média openDemocracy, en janvier 2012. C’est à la même époque que le jeune avocat moscovite devient opposant au régime, chez les libéraux du parti Iaboko (« pomme »), puis les nationalistes de « la Marche russe ».

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« Je ne connais pas ma religion aussi bien que je le voudrais, mais j’y travaille »

Avec Boris Akounine, Alexeï Navalny évoque sa foi avec une désarmante candeur. « J’ai honte de dire que je suis un croyant post-soviétique typique – j’observe les jeûnes, je me signe quand je passe devant une église, mais je ne vais pas souvent à l’église. Lorsque mes amis se moquent de moi parce que j’ai commandé une salade de légumes « parce que c’est un jour de jeûne », et qu’ils m’interrogent sur la signification de tel ou tel jeûne, je me sens vite dépassé, et ils se moquent de moi comme d’un « orthodoxe de pacotille, qui ne connaît rien à sa religion ». C’est vrai, je ne connais pas ma religion aussi bien que je le voudrais, mais j’y travaille », explique-t-il. Cet accent de sincérité tranche avec les dignitaires économiques et politiques russes qui ne manquent pas de parader à l’office.

« Je ne pense pas que je puisse faire de ma foi religieuse un atout politique – ce serait tout simplement ridicule. Je ne fais pas de publicité pour ma foi et je ne la cache pas non plus ; elle est là, c’est tout », ajoute Navalny, précisant que son appartenance à l’orthodoxie ne l’empêche pas de chercher la compagnie des athées. « Je suis croyant ; j’aime être chrétien et membre de l’Église orthodoxe, j’aime sentir que je fais partie de quelque chose de grand et d’universel. J’aime le fait qu’il y ait un ethos distinctif et un certain ascétisme. Mais en même temps, je suis très heureux de vivre dans un milieu majoritairement athée. Il est normal qu’il y ait des gens religieux, et il est normal que certains se moquent de la religiosité. Les blagues sur la religiosité dans The Simpsons et South Park sont excellentes et ne m’offensent pas le moins du monde. »

« Je ne regrette pas d’être revenu »

Croyant distancé, Navalny était semblable à ses contemporains. Les Russes sont certes revenus à la foi après la chute du communisme, mais leur attachement est avant tout identitaire : sur 72 % de la population se déclarant orthodoxes, seules 1,4 million de personnes ont assisté à la liturgie de Noël le 7 janvier 2024, soit moins de 1 % du pays. De nombreux prêtres sont conscients du décalage entre la religiosité affichée et la réalité des comportements. L’Église orthodoxe russe est tiraillée entre une frange – hier assez influente auprès du patriarche de Moscou Cyrille – qui cherche à proposer une foi assez solide pour s’ouvrir à la modernité, et des cercles intégristes à faire pâlir les pharisiens de l’Évangile. Prenant la défense des Pussy Riots, groupe féministe ayant chanté une « prière punk » contre Poutine dans la cathédrale du Christ-Sauveur de Moscou en 2012, Navalny s’était aliéné les traditionalistes orthodoxes.

Lui qui se sentait assez libre pour plaider la cause de « blasphématrices » l’était tout autant pour respecter la place privilégiée de l’orthodoxie russe. « Nous ne devrions cependant pas nier le fait évident que la religion de la Russie est le christianisme orthodoxe », dit-il à Boris Akounine, tout en précisant que cela n’impliquait « aucune discrimination à l’égard de quiconque ». Le dissident n’était pas dupe de l’allégeance du clergé à l’égard du régime. « La position de l’Église orthodoxe à cet égard est que tout pouvoir vient de Dieu et qu’elle soutiendra donc celui qui est au pouvoir. Il faut être philosophe à ce sujet », balayait-il avec une étonnante simplicité, estimant « très peu probable » que l’Église joue un rôle dans une révolution pacifique. « Mais j’aimerais que l’Église orthodoxe occupe une position dans la société qui permette aux parties en conflit de rechercher et d’accepter sa médiation. »

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« Heureux ceux qui ont faim et soif de justice, car ils seront rassasiés »

Victime d’un empoisonnement en août 2020 et hospitalisé à Berlin, Alexeï Navalny aurait pu choisir l’exil et la liberté. Il choisit de retourner en Russie en janvier 2021, marchant consciemment vers la condamnation – et une mort certaine. Le journaliste Alexandre Morozov le compara au prophète Jonas, acceptant d’être jeté par-dessus bord dans la gueule de la baleine.

« Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés » (Matthieu 5, 6), cita Navalny lors de son procès : « J’ai toujours pensé que ce commandement particulier était plus ou moins une instruction d’activité. Ainsi, même si je n’apprécie pas vraiment l’endroit où je me trouve, je ne regrette pas d’être revenu, ni ce que je fais. Tout va bien, parce que j’ai fait ce qu’il fallait. Au contraire, j’éprouve une réelle satisfaction. Parce qu’à un moment difficile, j’ai fait ce qui était demandé par les instructions et je n’ai pas trahi le commandement. »

Dans une Russie déjà verrouillée avant l’invasion de l’Ukraine, Alexeï Navalny a renoué avec la tradition orthodoxe des fols-en-Christ, clochards célestes qui interpellent le Tsar et les autorités religieuses au nom de l’Évangile. « Ces hypocrites qui mettaient les gens en prison parce qu’ils possédaient une Bible, mais qui se bénissent eux-mêmes dans les temples aujourd’hui », écrivit-il en 2023 sur Twitter, ciblant directement l’ancien officier du KGB au pouvoir à Moscou… Dans la déclaration aux allures de prêche qu’il fit à ses juges, Navalny affirmait qu’il ne se sentait pas seul en prison.

« Et je vais vous expliquer pourquoi. Cet enseignement – « Heureux ceux qui ont faim et soif de justice, car ils seront rassasiés » – semble quelque peu ésotérique et étrange, mais il s’agit en fait de la doctrine politique centrale de la Russie moderne. Monsieur le juge, qu’est-ce que cette phrase ou ce slogan, le slogan politique le plus important en Russie ? Où se trouve le pouvoir ? Le pouvoir réside dans la vérité. C’est ce que dit cet enseignement. C’est ainsi qu’il pourrait être résumé en un tweet, en omettant les mots inutiles tels que « de » et « soif ». C’est ce qu’il signifie essentiellement. Et le pays tout entier répète dans de nombreuses permutations différentes que le pouvoir réside dans la vérité, et que quiconque détient la vérité sera victorieux. » Et le fol-en-Christ d’annoncer : « Des dizaines de millions de personnes veulent la vérité. Ils veulent connaître la vérité et, tôt ou tard, ils y parviendront. Ils seront satisfaits. » Ainsi, avait-il prophétisé, « la Russie sera heureuse. »

Par Pierre Jova

Alexei Navalny, figure christique de l’opprimé volontaire

https://www.annesoupa.fr/blog/alexei-navalny-figure-christique-de-lopprime-volontaire/#:~:text=Navalny%2C%20comme%20Jésus%2C%20est%20ce,entre%20nous%20veulent%20la%20partager.

La mort d’Alexei Navalny soulève en chacun une grande tristesse et une grande colère. Tristesse légitime car avec lui disparaît une voix qui défendait la liberté et la vérité. Colère tout autant légitime car, même si l’on ignore les conditions exactes de sa mort, on ne peut qu’y voir la conséquence de mauvais traitements répétés, surtout envers un homme à la santé altérée par l’empoisonnement subi en 2020.  

Mais ce n’est pas tout. Cette mort interroge fortement le chrétien. Alexei Navalny est une figure christique, un homme de bien foudroyé par le pouvoir. Une comparaison avec le Christ vient à l’esprit. Cela fait plusieurs années que j’observe le retour de ces figures christiques dans le paysage politique et social, à cause de l’arrogance des régimes autoritaires, meurtriers des innocents et des faibles, en Chine, en Turquie, en Birmanie, en Russie, aux Etats Unis, même. Navalny en est pour moi l’illustration la plus accomplie.  

Qu’a -t-il donc fait pour mériter ce titre ? 

Certes, comme Jésus, il a chassé les marchands du Temple, en publiant l’inventaire des biens de Poutine : « Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de commerce », disait Jésus. Navalny a tout simplement rappelé que ces biens avaient été volés à la Mère patrie russe. 

Certes, comme Jésus, Navalny a lutté pour la liberté et le respect de la parole de tous dans la gestion de la vie commune. 

Mais c’est sur un troisième plan que la ressemblance nous enseigne, non sans nous troubler. Lorsque Navalny est, de son plein gré, rentré de Berlin à Moscou, en 2021, je me suis interrogée en profondeur, jusqu’à me découvrir incapable d’en faire autant. Pourquoi se mettre ainsi dans la gueule du loup ? Pourquoi courir au martyre en perdant la possibilité de s’exprimer depuis l’exil ? Pourquoi ne pas choisir l’efficacité, cette vertu chatoyante et consensuelle, moderne par excellence ? 

Navalny s’en est expliqué : on ne défend pas une cause de l’extérieur, mais de l’intérieur. Il lui fallait partager le sort de tous, rester solidaire de son peuple muselé, vivre la fraternité sans chipoter, avec tous les risques qui lui sont associés. J’admire son choix, intelligent, lucide, d’un courage fou.

Jésus aussi s’est posé la question de l’utilité de son sacrifice. Bien sûr, il savait qu’il serait la victime de l’histoire, mais il ne l’a pas accepté sans douleur. Alors que Navalny pouvait -peut-être- espérer un plus grand soutien du peuple russe, ou un revirement de l’histoire, ou une faiblesse du dictateur, Jésus, lui, n’espérait rien, car sa mission était cette « Heure » de la montée au calvaire. 

Lorsqu’il a appris la mort de Lazare, il était en sécurité, loin de Jérusalem où le pouvoir voulait « se saisir de lui » (Jean 10, 39). Mais, poussé par l’amitié envers Lazare mourant, il est revenu en Judée. Or, il a laissé passer deux jours avant de se décider. 

Pourquoi ? Il s’en explique. Enfin, si on veut, car ses paroles restent énigmatiques. En clair, il dit que son rôle est de veiller à ce que la lumière venue dans le monde brille, et que telle est sa mission. Je pense donc que cette phrase trahit son dilemme intérieur, le retour sur lui-même qu’il doit accomplir pour trouver l’élan nécessaire avant d’affronter sa Passion. Qui sait combien de jours il aura fallu à Navalny pour arriver au même choix ? 

Leur sacrifice commun met au jour une réalité essentielle du christianisme qui n’est pas souvent exprimée tout haut, alors qu’elle structure chaque verset des Béatitudes, pour ne citer qu’un seul exemple. Je ne puis affirmer que l’objectif de Navalny était d’exercer un pouvoir différent de celui de Poutine. Mais sa mort prématurée le fait basculer ailleurs, dans une place christique dont il faut maintenant rendre compte. Navalny ne sera jamais un homme de pouvoir, il ne sera jamais celui qui veut, tout bonnement, être calife à la place du calife. 

En rentrant en Russie, en se mettant entre les mains du pouvoir, il a fait tout le contraire. Comme le Christ, selon le mot de Paul, « s’est fait péché » (2e Lettre aux Corinthiens 5, 21), Navalny « s’est fait délinquant », hors la loi, alors qu’il n’avait pas péché. En effet, le motif pour lequel il a été emprisonné est quasiment kafkaïen : lors de son départ de Russie, en 2020, il avait omis de prévenir de son départ. Or, il venait d’être empoisonné, il était comateux, et son départ a été organisé par les autorités russes elles-mêmes…

Entrons dans cette logique christique, si difficile à comprendre. En se laissant devenir un opprimé, Navalny a obtenu des succès de taille. Devenu pareil aux autres opprimés, il a permis qu’ils soient reconnus. En secouant le manteau d’oppression qui pesait sur eux, il a réhabilité, du premier au dernier des onze fuseaux horaires qui traversent cet immense pays, tous les opposants politiques dont la cause était niée, il a fait entendre la douleur des mères en deuil de leurs fils soldats et il a redonné la parole aux quidams muselés par la peur. 

De surcroît, du milieu de cette « foule immense que nul ne pouvait dénombrer » chère au livre de l’Apocalypse (7, 9), il a fait remonter à nos mémoires les innombrables visages, passés et présents, des condamnés au goulag. C’est tout le peuple russe qui, par la mort de Navalny, reçoit la couronne de lauriers du martyre. Enfin, l’existence, la dignité, la liberté leur sont rendues. 

Navalny, comme Jésus, est ce qu’il faut appeler « un opprimé volontaire ». Catégorie qui déboute le pouvoir établi, en lui enlevant toute prise. Catégorie qui surprend, toujours, parce qu’elle est à rebours de nos aspirations les plus évidentes, et qui effraie, souvent, car bien peu d’entre nous veulent la partager. 

En somme, l’opprimé volontaire tétanise autant ceux qu’il aide que ceux qu’il dénonce, tant il montre que des chemins de contestation restent ouverts, alors qu’existe un consensus presqu’unanime -des puissants, des victimes et des disciples éventuels- pour les tenir fermés. Ce n’est pas sans motif sérieux que les disciples ont fui lors de la Passion ! 

De ce saut, impossible à la plupart d’entre nous, vient l’auréole de l’autorité morale dont, un jour, on couronnera l’opprimé volontaire. Le pouvoir qu’il en tire est construit à l’exact rebours de l’ambition personnelle : en prenant la place du dernier opprimé, il éclaire les abus de pouvoir des puissants, par une contestation radicale, entière, mais à peine visible, tant les puissants la méprisent.

Et la tragédie s’ajoute au crime quand on constate que ceux pour qui Navalny s’est laissé menotter sont tellement sous l’emprise de la peur qu’ils risquent de ne jamais se rendre compte de tout ce que le pauvre exilé tout au nord, près du pôle, là où la vie est réputée impossible, aura enduré pour eux. 

Il est aussi facile de superposer procès de Jésus et procès de Navalny. Les mêmes ingrédients y figurent : accusations infondées, silence de Jésus et humour de dérision de Navalny, humiliations, mauvais traitements et sévices des gardiens, mensonges de part et d’autre. 

Enfin cette comparaison fait naître une dernière question, qui me taraude : qui, en ces jours sombres, va prendre soin du corps de Navalny ? Aux dernières nouvelles, on le dit introuvable. Navalny aurait-il dépassé Jésus dans le malheur, qu’on ne puisse même pas rendre hommage à sa dépouille ? Pilate était moins cruel… 

En somme, quel fruit tirer de cette comparaison entre les deux hommes ? Jésus illustre cette figure humaine fondamentale qui se dresse contre l’inhumanité de la servitude. Il est ce topos, cette ressource dont le monde a un besoin vital. Alexei Navalny en est une résurgence, et il y en a d’autres. L’un comme l’autre réaffirment au prix de leur vie que l’homme est appelé à la liberté et que c’est lui faire honte que de l’oublier. 

Grâce leur soit rendue.  

Anne Soupa 

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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