Les volumes de poissons issus de populations surpêchées ou effondrées restent au même niveau : entre 19 et 20 % pour les premières et environ 2 % pour les secondes.

Pêche : les années passent sans réelle amélioration, constate l’Ifremer

Biodiversité  |  Aujourd’hui à 16h34  |  F. Gouty

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Pêche : les années passent sans réelle amélioration, constate l'Ifremer

© shocky

Malgré une légère amélioration par rapport à l’an dernier, l’état des populations de poissons pêchés en France continue de stagner. D’après les chiffres annuels de l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer) pour 2022, publiés ce mardi 13 février, 56 % des volumes débarqués par les pêcheurs hexagonaux au cours de l’année (347 000 tonnes au total, en légère augmentation) provenaient de populations dont l’exploitation est considérée comme « durable » (en opposition à « surpêchée »). En 2021, le chiffre correspondant a été revu à la hausse : 54 %, contre 51 % initialement. Les volumes de poissons issus de populations surpêchées ou effondrées restent au même niveau : entre 19 et 20 % pour les premières et environ 2 % pour les secondes.

État des populations suivies par l’Ifremer, en 2022.© Ifremer

Cette situation n’est évidemment pas homogène sur toutes les façades maritimes. Vers la mer du Nord, plus de 63 % des captures sont prélevés dans des populations jugées en « bon état », comme le hareng (Clupea harengus) ou la coquille Saint-Jacques (Pecten maximus). Au large de la Normandie et de la Bretagne, cette part est de 50 %. Cependant, les poissons de populations en « bon état » de conservation restent minoritaires dans les volumes de pêche dans le golfe de Gascogne (37 %) ou en Méditerranée (2,5 %) – bien que plus de la moitié des espèces pêchées dans cette région ne sont pas surveillées par l’Ifremer.

D’après les chercheurs, le ralentissement de cette amélioration pourrait être due à la fragilisation des « recrutements », c’est-à-dire du nombre de jeunes poissons en capacité de se reproduire passant entre les mailles des filets. Or, à l’heure actuelle, « dans le milieu naturel, on estime qu’environ seul un œuf sur 100 000 survivra jusqu’à devenir un poisson adulte », souligne Clara Ulrich, chercheuse et coordinatrice des expertises halieutiques à l’Ifremer.

Félix Gouty, journaliste
Rédacteur spécialisé

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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