« Covid-19 : des milliers de vies ont été sauvées par le premier confinement, selon une étude »
Date de publication : 8 février 2024

Le Figaro fait savoir que « des chercheurs de l’université et du CHU de Bordeaux, de l’Inserm et d’Inria (Institut de recherche en sciences et technologies du numérique) communiquent […] des estimations sur l’efficacité des mesures restrictives (confinement, couvre-feu etc.), et de la politique vaccinale ».
Le journal note que « leurs résultats, publiés dans la revue Epidemics, montrent que les mesures les plus restrictives telles que le confinement et le couvre-feu ont eu un effet important sur la réduction de transmission du virus ».
Le quotidien indique ainsi que « le premier confinement du 17 mars au 11 mai 2020 a été le plus efficace, avec une réduction de la transmission du virus SARS-CoV-2 de 84%, selon ces chercheurs. Un couvre-feu à 18H s’est révélé plus efficace qu’à 20H (réduction de 68% contre 48%), note aussi l’étude ».
Le Figaro ajoute que « si les fermetures d’écoles ont eu un effet plus limité, elles ont cependant réduit la transmission virale de 15%.
Et un confinement en France une semaine plus tôt aurait permis d’éviter 20.000 décès, selon ces simulations ».
Le journal relève que « les chercheurs ont aussi simulé une situation sans vaccin jusqu’à la fin de la période analysée (mars 2020-octobre 2021) : 159.000 décès supplémentaires et 1,48 million d’hospitalisations de plus auraient été enregistrés en France. Soit «le double» du nombre de décès constatés ».
« À l’inverse, avec un vaccin plus tôt (au bout de 100 jours, ce qui était l’objectif initial de la Coalition internationale pour les innovations en matière de préparation aux épidémies), 71.000 décès et 384.000 hospitalisations auraient pu être évités »,remarque le quotidien.
Rodolphe Thiébaut, professeur en santé publique au centre de recherche Bordeaux Population Health et principal auteur de ce travail, observe : « Bien que l’exercice soit complexe d’estimer un nombre de personnes sauvées par une intervention spécifique, toutesx les études retrouvent un impact majeur du confinement et de la vaccination ».