« Centres médicaux ouverts 7 jours sur 7 : des lieux qui arrivent à soin nommé »
Libération – 6 – Février 2024
Nathalie Raulin relève dans Libération que « près de Rennes, un centre de santé sans rendez-vous et ouvert tous les jours vient d’être créé, le troisième du genre en Bretagne. Se multipliant en France, ce nouveau modèle de médecine généraliste plus flexible – trop pour les syndicats – séduit les jeunes docteurs et les patients qui peinent à trouver des praticiens ».
La journaliste livre ainsi un reportage dans ce centre de Chantepie en Ille-et-Vilaine : « De part et d’autre des rangées de sièges métalliques, des hochements de tête entendus ponctuent le mot «galère» ».
« En cette fin d’après-midi de janvier, la poignée d’hommes et de femmes qui patientent au rez-de-chaussée de l’espace médical flambant neuf vivent comme une «bénédiction» cette nouvelle offre de santé. La plupart ont été éconduits par leur généraliste habituel, débordé par les épidémies hivernales », note-t-elle.
Une femme remarque : « Quand j’ai téléphoné ce matin, il m’a dit que j’exagérais, que j’aurais dû l’appeler la veille dès l’apparition des symptômes et qu’il n’avait plus de créneau d’urgence disponible ».
Une autre indique : « Mon médecin n’avait aucun rendez-vous à me proposer avant 15 jours ! ». « Autant dire une éternité quand on traîne une cystite… », observe Nathalie Raulin.
La journaliste souligne en effet que « si la densité médicale dans la métropole rennaise est supérieure à la moyenne nationale, un adulte sur dix n’a pas de médecin traitant, soit 43.000 laissés-pour-compte ».
Le Dr Antoine Langevin précise : « La particularité du centre, c’est son activité mixte, entre traitement des petites urgences et médecine générale classique. Ce n’est pas juste un centre de soins non programmé. Les 5 praticiens qui s’y relaient sont tous des généralistes libéraux conventionnés secteur 1 qui peuvent devenir médecins traitants de patients qui n’en trouvent pas. Notre seule limite, c’est qu’on ne fait pas de visite à domicile ».
Nathalie Raulin relève que « lancé pour la première fois en Bretagne à Lanester, près de Lorient, il y a un an, ce modèle hybride rencontre un succès immédiat. […] L’ouverture d’un deuxième centre médical 7/7 à Quimper en juillet confirme l’engouement pour le concept imaginé par le Dr Jérémie Chaumoitre, qui le développe depuis 2005 dans les Bouches-du-Rhône, le Var et le Vaucluse ».
La journaliste ajoute que « des «centres médicaux 7/7» devraient cette année voir le jour à Brest, Concarneau, Caen et Nantes, puis en 2025 à Vannes, Ploemeur, voire Saint-Grégoire ou Pontivy… Forte aujourd’hui de 24 centres en activité dans l’Hexagone, et 15 de plus «à courte échéance», la visibilité de l’enseigne promet d’être bientôt nationale ».
Nathalie Raulin explique que « ces centres recrutent les médecins sans trop de mal. Fait rare, des jeunes jusque-là réticents à s’installer réclament soudain de poser leur plaque. De quoi valider un modèle peaufiné durant 15 ans par Jérémie Chaumoitre précisément pour les séduire ».
Ce dernier précise : « Les jeunes aujourd’hui veulent à la fois du temps libre et pouvoir se consacrer pleinement à leur métier. […] J’achète les locaux, je les équipe et, grâce à une structure ad hoc, j’assure toute la gestion ».
Le Dr Chaumoitre ajoute que « les médecins nous reversent un loyer et s’acquittent d’une prestation de service en fonction de leur chiffre d’affaires. Comme on n’a pas de frais de secrétariat et que les services de gestion sont mutualisés entre tous les centres, leurs charges sont très significativement inférieures à celle d’un cabinet libéral classique… ».
Nathalie Raulin observe en outre qu’« à Chantepie, les élus se frottent les mains. […] Le landernau médical est nettement moins allant. Redoutant que ce nouveau modèle hybride percute les négociations avec l’assurance maladie, […] pour obtenir une revalorisation significative du statut des médecins traitants classiques, les syndicats de généralistes lâchent leurs coups ».
Agnès Giannotti, présidente de MG France, déclare que « les médecins qui travaillent dans ce type de structures ne voient pas les patients chroniques et compliqués. Ils ne voient que les patients faciles et laissent aux autres le sale boulot. Ces nouveaux centres, c’est juste pour faire du fric puisque les actes techniques de petite urgence sont mieux rémunérés. Mais cela déstabilise l’offre locale de soins non programmés ».
Le Dr Langevin réagit : « Notre volonté, c’est de travailler avec tous les acteurs locaux, et de nous insérer dans l’organisation locale de santé. Il y a suffisamment de travail pour tout le monde. On est une aubaine pour les services d’accès aux soins, qui peinent souvent à trouver des rendez-vous en ville pour les patients non urgents qui appellent le 15. Mais on est aussi une chance pour les médecins libéraux installés à proximité ! Grâce à nous, ils n’auront plus à s’inquiéter pour leurs patients quand ils partent en vacances ou quand ils n’ont plus de créneaux de libre avant des semaines »
« Centres médicaux ouverts 7 jours sur 7 : des lieux qui arrivent à soin nommé »
Libération 6 FÉVRIER 2024
Près de Rennes, un centre de santé sans rendez-vous et ouvert tous les jours vient d’être créé, le troisième du genre en Bretagne. Se multipliant en France, ce nouveau modèle de médecine généraliste plus flexible – trop pour les syndicats – séduit les jeunes docteurs et les patients qui peinent à trouver des praticiens.
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par Nathalie Raulin, Envoyée spéciale à Rennes (Ille-et-Vilaine)
publié le 5 février 2024 à 18h15
«Il y a des médecins ici ? De l’extérieur on a l’impression que c’est fermé.» Sans lâcher la main de sa gamine, l’homme fait quelques pas dans la salle d’attente clairsemée, s’approche de l’écran tactile pourvoyeur de tickets de passage, façon accueil SNCF. Il est venu «pour voir», alerté par le bouche à oreille de l’ouverture d’un centre médical atypique, accueillant les patients sans rendez-vous sept jours sur sept sur une plage horaire élargie (9 heures à 22 heures), dans ce quartier excentré de Chantepie, où les immeubles poussent comme des champignons. En Ille-et-Vilaine, c’est le premier du genre, le troisième en Bretagne, après ceux de Lanester (Morbihan) et Quimper (Finistère) également estampillés «centres médicaux 7/7». «Je viens d’emménager à côté et je cherche un médecin traitant. C’est une grosse galère en ce moment», lance le père de famille à la cantonade avant de tourner les talons, visiblement satisfait de son repérage éclair.
De part et d’autre des rangées de sièges métalliques, des hochements de tête entendus ponctuent le mot «galère». En cette fin d’après-midi de janvier, la poignée d’hommes et de femmes qui patientent au rez-de-chaussée de l’espace médical flambant neuf vivent comme une «bénédiction» cette nouvelle offre de santé. La plupart ont été éconduits par leur généraliste habituel, débordé par les épidémies hivernales. «Quand j’ai téléphoné ce matin, il m’a dit que j’exagérais, que j’aurais dû l’appeler la veille…
À Lanester, un nouveau centre médical ouvert 7 jours sur 7 et 365 jours par an
Deux médecins, Jérémy Chaumoitre et Morgan Lejeune, ont décidé de réhabiliter le quartier de Kerfrehour à Lanester (Morbihan), avec un centre médical ouvert 7 jours sur 7 et toute l’année. L’installation de cette structure a été retardée de quelques mois faute de matériaux de construction. Elle devrait ouvrir début janvier 2023.
Ouest-FranceModifié le 26/10/2022 à 17h29Publié le 26/10/2022 à 17h00 LIRE PLUS TARD PARTAGER
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Depuis plusieurs années, la supérette située sur la place des Rencontres dans le quartier de Kerfrehour à Lanester (Morbihan) était en vente, puis vouée à la démolition. Dans le projet de réhabilitation du quartier, le site devait évoluer et laisser place à de nouvelles constructions.
Le centre médical 7/7 s’installe à Kerfrehour
Entre-temps, Jérémy Chaumoitre et Morgan Lejeune, médecins, cherchaient un local dans le pays de Lorient, pour développer leur structure Centre Médical 7/7. « J’ai créé ma première structure de ce type à Aubagne (Bouches-du-Rhône) en 2005, note Jérémy Chaumoître. Depuis cette date, j’en ai monté quinze en région Paca. Morgan Lejeune travaille avec moi dans le Sud depuis 2018. Il a souhaité développer ce type de cabinet dans le Morbihan. Nous avons cherché un local pendant huit mois et avons trouvé ce bâtiment, qui correspond à nos attentes. D’une surface de 420 m2, il est en cours de réhabilitation, intérieur et extérieur. »
Un nouveau concept, attendu par la population
Trouver un médecin qui accepte de nouveaux patients n’est pas chose facile. Cet établissement devrait apporter une solution. « Nous allons travailler 7 jours sur 7, toute l’année, sur un créneau horaire de 9 h à 22 h, avec tout d’abord trois médecins titulaires puis avec trois ou quatre médecins supplémentaires. Nous serons conventionnés secteur 1 et nous accepterons les patients bénéficiaires de la CMU (Complémentaire santé solidaire) et de l’AME (l’aide médicale de l’État). Nous travaillerons sans rendez-vous. Les patients se rendront directement invités à aller dans la salle d’attente de 100 m2, avec une borne numérique pour que les patients s’identifient. Le temps moyen de passage est de 30 minutes. »
La structure, qui devrait ouvrir en janvier 2023, sera équipée de deux blocs de chirurgie de petite traumatologie, dans lesquelles 85 % des consultations classiques des urgences de l’hôpital pourront être traitées, ce qui les soulagera d’autant. Un espace de 180 m² accueillera également des professions paramédicales : podologue, sage-femme, psychologue, ostéopathe, infirmière, orthophoniste et infirmière puéricultrice.
Une centaine de patients par jour
« Nous recevrons nos patients comme une petite structure hospitalière. Ainsi leurs dossiers médicaux seront partagés entre nos médecins, précise Jérémy Chaumoître. Ils seront suivis par le ou les médecins présents, qui auront accès à leurs pathologies. Notre salle d’attente sera équipée de 80 places assises. Nous avons noué de bonnes relations avec les structures locales (imagerie médicale et biologie) nous donnant la possibilité d’effectuer ces examens rapidement si la pathologie l’exige lors de l’examen. Dans nos structures installées dans le Midi, une centaine de patients sont ainsi pris en charge chaque jour. » Par contre, les médecins ne se déplaceront pas au domicile des patients.
Un serveur vocal informatique
Le cabinet sera joignable dès l’ouverture au 04 65 29 07 00, numéro qui orientera les patients. Ils auront la possibilité de connaître le nombre de personnes présentes avant eux, le nom du médecin sur place, ou encore un numéro pour faire de la télé-consultation. Le cabinet ne disposera pas de secrétariat, tout passera par ce serveur ou par un accès direct à la borne installée dans le bâtiment.
Centre médical 7/7 : ouvert 365 jours par an, 7j/7, de 9 h à 22 h non-stop, sans rendez-vous. Tél. 04 65 29 07 00.
ENTRETIEN. Au centre médical de Lanester, les médecins recevront 7 jours sur 7, sans rendez-vous
Il est basé sur un concept nouveau et inédit en Bretagne : le centre médical, qui recevra sept jours sur sept des patients sans rendez-vous, ouvre lundi 23 janvier 2023, à Lanester (Morbihan).
Recueilli par Catherine JAOUEN.Publié le 14/01/2023 à 09h30 LIRE PLUS
Morgan Lejeune et Jérémy Chaumoître, médecins, ouvrent, le 23 janvier 2023, un centre médical d’un nouveau genre à Lanester (Morbihan). Il recevra les patients sans rendez-vous, sept jours sur sept. Une bonne nouvelle, à l’heure où trouver un médecin qui accepte de nouveaux patients peut relever de l’exploit. On vous dit tout.
Quelles sont les spécificités du centre médical qui ouvre place des Rencontres, à Lanester ?
Dès le 23 janvier 2023, il sera ouvert sept jours sur sept, de 9 h à 22 h, sans rendez-vous. Nous disposons d’une surface de 420 m2. Les deux tiers sont réservés à la structure et à l’exercice de la médecine (secteur 1, conventionné – pas de dépassement d’honoraires). Le reste est destiné aux paramédicaux : une psychologue, un ostéopathe, un podologue, deux nutritionnistes,…
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Quimper : ouverture du centre médical au Rouillen
26 Mai 2023
Le centre médical de Rouillen ouvre ce mardi 30 mai. Outre les consultations, les six médecins généralistes peuvent faire face aux petites urgences dans une salle dédiée.

Par Adele LeberrePublié le 26 Mai 23 à 10:59 mis à jour le 26 Mai 23 à 11:14
Ce mardi 30 mai 2023, le centre médical ouvre dans le quartier du Rouillen (5 rue de la salle verte), à Ergué-Gabéric (Finistère). Il s’agit du 20e centre médical créé par Jérémy Chaumoitre, médecin généraliste. Il a ouvert les premiers en région Provence Alpes Côte d’Azur. Il s’est associé à Morgan Lejeune pour les centres bretons : Lanester (ouvert en janvier 2023), Quimper et dans les mois à venir Rennes (fin 2023-début 2024), Guipavas (mai-septembre 2024) et enfin Vannes (2025).
Des dispensaires
Ces centres sont en fait des dispensaires avec tout le confort et la modernité d’aujourd’hui pour les patients et les médecins. Ils sont ouverts 7jours sur 7 y compris les jours fériés, de 9h à 22h. C’est sans rendez-vous. Jérémy Chaumoitre, médecin généraliste.
Les patients commencent par prendre un ticket à une borne. Ils peuvent attendre dans la salle d’attente ou ailleurs. Il leur suffit de scanner le QRCode de leur ticket pour connaître le temps d’attente. « Il est en moyenne de 30 minutes sur l’année. Ce sera sans doute plus long à certaines périodes comme Noël « , signale Jérémy Chaumoitre.

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Un médecin traitant
Les patients pourront aussi être suivis par un médecin traitant (conventionné secteur 1). Autre avantage : le centre médical est équipé d’une salle de soin pour les « petites urgences »: point de sutures, électrocardiogramme, pose de perfusion, plâtre…

Jusqu’au mois d’octobre, un seul médecin sera présent. Ensuite, ils seront deux. Au total, six professionnels se relayeront sur le centre quimpérois.
Les jeunes médecins apprécient de travailler dans un centre comme celui-ci. Ils sont prêts à faire de très longues journées mais ne veulent plus travailler 5 jours par semaine. Ici, c’est possible. ils travaillent un, deux ou trois jours. Autre avantage pour les médecins : ils n’ont pas à se soucier de l’administratif, de l’approvisionnement des salles de consultation et de soin, ou des problèmes informatiques…Jérémy Chaumoitre, médecin généraliste.

Le centre médical propose aussi de la téléconsultation. Une psychologue va aussi s’installer dans l’un des deux bureaux aménagés pour d’autres professionnels de santé. « Nous espérons proposer des consultations avancées de chirurgie par exemple, dans l’autre », précise Jérémy Chaumoitre.
Ouverture tous els jours de 9h à 22h, 5 rue de la salle verte, au Rouillen.
Des centres médicaux ouverts 7/7
Ouverts en continu, y compris les jours fériés, ces centres accueillent les patients sans rendez-vous. Une alternative aux services d’urgence ?
8 Juin 2023
Ces nouveaux centres médicaux répondent aux attentes des jeunes actifs et des patients sans médecin traitant.
Ils attirent également une certaine catégorie de praticiens, qui ne veulent pas s’engager dans un cabinet médical ou une MSP.
https://www.lasanteavoixhaute.fr/fil-santé/2023/des-centres-médicaux-en-continu-7-7

Jérémy Chaumoitre et Morgan Lejeune, médecins généralistes, viennent d’ouvrir les portes, en mai dernier, d’un centre médical fonctionnant en continu, de 9h à 22h, 7 jours sur 7, y compris les jours fériés, à Ergué-Gabéric (Finistère), dans la banlieue de Quimper.
En l’absence de secrétariat, les patients doivent utiliser la borne qui leur délivre un ticket. Celui-ci contient un QR Code, qui permet aux patients de connaître leur temps d’attente prévisionnel. Une salle d’attente assez imposante laisse penser que l’attente peut être longue.
Le centre est équipé d’une salle de soin pour les « petites urgences » : points de sutures, électrocardiogramme, pose de perfusion, plâtre…
Les médecins intervenants sont conventionnés secteur 1 et acceptent les patients bénéficiaires de la CMU (Complémentaire santé solidaire) et de l’AME (l’aide médicale de l’État). Les patients peuvent être suivis par un médecin traitant.
Le cabinet est joignable par téléphone ; les patients ont la possibilité de connaître le nombre de personnes présentes avant eux, le nom du médecin sur place, ou encore un numéro pour faire de la télé-consultation.
Jérémy Chaumoitre a créé les premiers centres de ce type à Aubagne dans les Bouches-du-Rhône, en 2005. Depuis, une quinzaine ont vu le jour dans ce département. Le Dr Chamoitre s’est associé au Dr Morgan Lejeune pour étendre son activité en Bretagne : Lanester a ouvert en janvier 2023, et Quimper fin mai. Celui de Rennes doit ouvrir en 2024. D’autres ouvertures sont prévues à Guipavas dans la banlieue de Brest (mai-septembre 2024) et à Vannes dans le Morbihan en 2025.
UNE ALTERNATIVE AUX URGENCES ?
Créer de nouveaux centres médicaux alors que l’on manque de médecins peut paraître incongru. Mais ce type d’offre de soins répond aux attentes de certains médecins qui sont prêts à faire de très longues journées mais ne veulent plus travailler 5 jours par semaine. Dans ces centres ils peuvent travailler un, deux ou trois jours dans la semaine. Autre avantage pour les médecins : ils n’ont pas à se préoccuper de l’administratif, de l’approvisionnement des salles de consultation et de soin, ou des problèmes informatiques… qui sont entièrement prise en charge par les gestionnaires.
Trouver un médecin traitant qui accepte de nouveaux patients n’est pas chose facile aujourd’hui. En proposant une plage horaire de 91 heures par semaine, ces centres médicaux attirent une clientèle de patients sans médecin traitant ou de jeunes actifs, à la recherche d’un médecin après leur journée de travail. Il est en effet pratiquement impossible d’avoir un rendez-vous médical en fin d’après-midi, les urgences étant alors le seul recours.
Ce type d’offre est déjà présente dans d’autres régions, en Ile-de-France et dans l’Est.
De nombreux pays étrangers offrent également ce service : Suisse, Pays-Bas, Canada, Royaume-Uni, Irlande (pour les personnes souscrivant une assurance privée supplémentaire).
Pendant des années, la création de ces projets s’est heurtée en France à l’opposition des organisations de médecins, conseils de l’ordre, syndicats, ou urgentistes. Risque de concurrence pour les uns, médecine au rabais pour les autres… les qualificatifs négatifs à l’égard de ce type de structures ne manquent pas sur Twitter, de la part de patients insatisfaits (consultations trop rapides) ou de certains médecins traitants, avec les mêmes critiques déjà entendues à propos des associations SOS médecins (visites à domicile).
Et pourtant, les structures d’urgence craquent de partout et ces centres médicaux représentent une alternative. Pour le moment, ils ne sont pas soumis à autorisation, de ARS ou de l’assurance maladie ; jusqu’à quand ?
(D’après Ouest-France)
François Tuffreau
publié le 8 juin 2023
Un centre médical ouvert 7 jours sur 7, accessible sans rendez-vous à Quimper
La pénurie de médecins généralistes sur le bassin de Quimper a été endiguée par l’ouverture du centre médical 7/7 au Rouillen, l’un des quartiers de la ville, dans le Finistère Sud. Six médecins se succèdent chaque jour pour recevoir sans rendez-vous les patients.Par T.P.
Le 25 juillet 2023 à 08h00

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C’est à l’initiative de Morgan Lejeune, médecin généraliste, que le centre médical 7 J/7 a ouvert ses portes il y a quelques semaines. Un vrai soulagement pour les Quimpérois qui n’ont plus à passer par Doctolib, le cabinet recevant sans rendez-vous. Ce concept est pour le moment unique dans le Finistère, un autre centre 7 J/7 ayant été ouvert à Lanester dans le Morbihan, d’où est originaire Morgan Lejeune. « Quand je faisais mes études de médecine à Marseille, j’ai rencontré à la fac le docteur Jérémy Chaumoitre, qui a développé ce concept dans le Sud de la France. Face à la demande des patients en Bretagne, j’ai décidé d’implanter des centres dans cette région. »
Quimper étant un bassin de population important, avec de nombreux départs à la retraite de médecins, ce choix s’est imposé de manière logique. « Il fallait de l’accessibilité, de la visibilité et du passage. Le cabinet est à quelques mètres de l’accès à la voie express et nous sommes situés au-dessus d’une pharmacie. »
D’autres ouvertures de centres prévues prochainement
Six généralistes sont associés dans ce cabinet, ce qui permet une mutualisation des charges de fonctionnement. À tour de rôle, ils reçoivent les patients sans rendez-vous, tous les jours de 9 à 22 heures. Il n’y a pas de secrétariat, les patients s’inscrivant sur une borne d’accueil à l’entrée de la salle d’attente. C’est sur un grand écran qu’est diffusé l’ordre de passage. « Nous pratiquons des actes de médecine générale mais nous sommes aussi capables de faire 80 % du circuit court des urgences grâce à notre salle de soins toute équipée : oxygène, sutures, plâtres, aérosols pour détresse respiratoire. Nous recevons les patients de 0 à 110 ans. » Le cabinet assure également le suivi des patients.
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Depuis son ouverture, le centre ne désemplit pas. Morgan Lejeune a déjà d’autres projets d’ouverture. Les prochains cabinets ouvriront à Guipavas (29) et à Chantepie (35) courant du 1er semestre 2024. Est également prévu un cabinet sur Vannes (56) en 2025. « Nous sommes en train d’étudier également la possibilité d’ouvrir sur d’autres villes de Bretagne, en Normandie et en Loire-Atlantique mais nous en sommes au stade d’ébauche pour le moment. »
Centre médical 7 J/7, 5, rue de la Salleverte (au-dessus de la Pharmacie du Rouillen). Ouvert 7 jours sur 7, de 9 heures à 22 heures en continu 02.22.90.02.60.
Salon-de-Provence et Pays salonais : les centres médicaux 7j/7 ne désemplissent pas
Alors que les citoyens du Pays salonais ressentent qu’il est plus compliqué de trouver un médecin généraliste, les centres médicaux ouverts 7j/7 font le plein.
Sandrine BEAUPRE , le vendredi 02 février 2024

Bien que la densité moyenne de généralistes sur le Pays salonais soit supérieure à la moyenne nationale, de nombreux habitants du secteur ont l’impression que leur nombre n’est pas assez important pour pouvoir consulter, le jour-même ou le lendemain, en cas d’urgence.
Floriane en a fait l’expérience. « Quand ma fille est tombée malade, mon médecin traitant ne pouvait pas me proposer un rendez-vous avant sept jours. Alors je suis allée au centre médical ouvert 7 jours sur 7. »
Des centres médicaux qui fonctionnent sans rendez-vous de 9h à 22h tous les jours et qui sont désormais pris d’assaut. Il en existe deux en Pays salonais.
Le premier a ouvert en juin 2019 à Salon, le second en mars 2023 à Lançon. Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils répondent à un vrai besoin.
1 000 patients par semaine à Salon
Le Dr Chaumoitre, à l’origine de l’installation de ces deux centres, le confirme : « Salon est l’un des centres de notre réseau qui fonctionne le plus. Il reçoit plus de 1 000 patients par semaine. Dans les grosses périodes, il peut y avoir 50 patients en salle d’attente. Celui de Lançon est plus récent, mais il reçoit déjà plus de 550 patients par semaine ».
Comme ceux de Salon et Lançon, le Dr Chaumoitre a déjà ouvert 25 centres sur toute la France. Si le premier s’est installé à Aubagne en 2005, il en existe aujourd’hui en Bretagne et les prochains ouvriront à Berre-l’Etang et Orgon en septembre 2024.
Pénurie de médecins à Salon-de-Provence : un sentiment ou une réalité ?
La demande est telle, que Jérémie Chaumoitre envisage même d’en ouvrir un second à Salon d’ici deux ans.Alors à la question : « ces centres médicaux sont-ils l’avenir ? » le Dr Chaumoitre répond : « c’est un panel d’éléments, en tout cas, c’est une bonne réponse pour les patients qui ont besoin d’un accès rapide aux soins ».
Et c’est aussi une bonne réponse pour les médecins qui souhaitent travailler de manière différente. En effet, dans ces centres médicaux, toute la partie administrative est prise en charge par le groupement. Qui plus est, la plupart des médecins font le choix de travailler trois jours non-stop et ensuite de se reposer.
« Ils privilégient leur vie de famille »
Le docteur Chaumoitre confirme : « aujourd’hui les médecins se satisfont de revenus très corrects mais pas démentiels, car ils privilégient leur vie de famille. Clairement, les médecins n’ont plus envie de travailler 70h par semaine, la nouvelle génération ne fait pas ça. Est-ce qu’ils ont tort ? Je ne pense pas. Donc c’est sûr, il y a un déclin de l’activité médicale, car depuis 30 ans l’état n’a rien fait. Aujourd’hui on a une population médicale qui a baissée, mais aussi qui s’est féminisée et qui travaille moins que les anciens. »
Dossier Spécial : les médecins du Pays salonais sont tous débordés
300 médecins travaillent actuellement dans ce groupement de cabinets individuels, et le docteur n’a aucun mal à en trouver de nouveaux. Il en va de même pour les locaux ou les terrains. « On vient me chercher pour me proposer des lieux, que ce soit des promoteurs, des pharmaciens ou des villes. Car on est dans un système traditionnel qui est complètement grippé. Les généralistes traditionnels sont tellement débordés qu’ils ont du mal à recevoir sans rendez-vous. Parce qu’ils veulent au moins assumer leur rôle de médecin traitant. Donc on est là pour répondre à un besoin ».
Bientôt un scanner ?
Et pour aller encore plus loin, le Dr Chaumoitre s’est donné pour mission d’offrir un accès plus rapide, aussi, à l’imagerie lourde. Il s’explique : « le problème qu’on a actuellement en médecine de ville, c’est l’accès à des examens complémentaires comme le scanner ou l’IRM. Les patients sont obligés d’aller à l’hôpital juste parce qu’il nous manque un examen nécessaire pour décider de la prise en charge.
On a donc plusieurs débats en cours à Berre et Saint-Cannat pour valider auprès des assistances le droit de mettre un scanner. « Mon espoir c’est que les autorités type ARS comprennent que, si on veut avoir moins de monde aux Urgences, il faut qu’on ait un accès à l’imagerie lourde.Aujourd’hui les hôpitaux ont trois scanners, mais pour y avoir accès, il faut être allongé sur le brancard des pompiers ».
Bref, les centres médicaux n’ont pas fini d’attirer du monde.
VAUCLUSE Le Thor : La maison des médecins ouvre ses portes le lundi 6 septembre
La maison des médecins, qui était très attendue par les Thorois, va ouvrir ses portes le lundi 6 septembre, à partir de 9 heures.
Geneviève RACHEX – 02 sept. 2021 à 06:04 – Temps de lecture : 2 min https://www.ledauphine.com/sante/2021/09/01/la-maison-des-medecins-ouvre-ses-portes-le-lundi-6-septembre

C’est Serge David directeur du pôle aménagement et cadre de vie de la commune qui effectuait l’état des lieux avant l’ouverture de cette maison des médecins. Il était accompagné de Jérémy Chaumoitre, médecin et dirigeant du “Centre médical 7/7” et de Latifa Boudhib, médecin, qui sera la responsable du centre sur Le Thor, pour une visite complète…
Fos-sur-Mer : bientôt un centre médical ouvert 7/7 de 9h à 22h
Par Audrey LETELLIER
Publié le 04/12/17 à 08:50 – Mis à jour le 04/12/17 à 08:53 https://www.laprovence.com/article/edition-martigues-istres/4737386/bientot-un-centre-medical-ouvert-77-de-9h-a-22h.html

Fos-sur-Mer
D’ici la fin de l’année, peut-être le tout début de janvier, va ouvrir à Fos-sur-Mer un centre médical ouvert 7/7 de 9 heures à 22 heures 365 jours par an. Voilà qui devrait désengorger les services d’urgence !
Les docteurs Jérémy Chaumoître et Anthony Soto, à l’origine de ce projet, ont fait la visite guidée des locaux (500m²) actuellement en chantier. Ils sont situés dans l’enceinte de l’ancienne école de police, sur le domaine de La Mériquette, sur la route d’Istres. Le centre sera composé de quatre bureaux de consultation, de deux blocs de soins, d’une grande salle d’attente (61m², 25 sièges) comprenant un coin dédié aux enfants avec des jeux et une télévision branchée sur Gulli… De quoi les faire patienter au calme. Quatre médecins, dont un urgentiste, y officieront sur la base de tarifs conventionnés secteur 1, sans dépassement d’honoraires: les docteurs Soto, Le Quellec, Boudhib et Fabre.
« Les médecins arrivent à saturation »
Les travaux ont commencé le 2 novembre et, s’il n’y a pas de mauvaises surprises, ils devraient s’achever fin décembre. Jérémy Chaumoître n’en est pas à son coup d’essai. « J’ai créé un cabinet similaire en 2005 à Aubagne, puis cinq autres à La Destrousse, Trets, Château Gombert, La Ciotat et Sainte-Maxime, dans le Var. Le docteur Soto remplaçait un peu sur quelques centres et, étant originaire de Fos, il a trouvé intéressant d’en monter un ici.Moi, assure Jérémy Chaumoître, j’assure la logistique. » Anthony Soto confirme effectuer des remplacements sur Fos depuis trois ans. « Je constate que les médecins libéraux arrivent à saturation, tout comme les centres hospitaliers. Un tel centre médical peut pallier ces problèmes en récupérant le tout-venant qui ne peut être pris dans ce cas. Et ça permet aux jeunes médecins de pratiquer pas mal d’actes, certes avec des moyens moindres que dans un centre d’urgence mais davantage que dans un cabinet médical traditionnel.«
Pour Jérémy Chaumoître, ce type de centre médical « c’est une nouvelle pratique de travail qui s’adapte à la demandetouten soulageant les autres médecins. » Les médecins du futur centre de Fos pourront notamment réaliser des sutures, drainer des hématomes, des abcès… Seul sera présent le médecin qui recevra sans prise de rendez-vous. L’affluence déterminera le nombre de professionnels simultanément présents. Le médecin déterminera le niveau de gravité lors de l’arrivée des patients. Une sortie d’évacuation adaptée aux secours (pompiers, ambulances) sera aménagée.
Si la demande est forte côté patients, elle l’est presque autant du côté des médecins. Ces derniers apprécient de plus en plus travailler dans ce type de structures et pouvoir ainsi être débarrassés des charges administratives. De l’avis de nombre d’entre eux, l’avenir de la profession passe même par ces maisons médicales.
« Comme un dispensaire à l’ancienne »
« Je reçois trois CV de médecins chaque mois« , note Jérémy Chaumoître. C’est qu’en travaillant ainsi, ils ont quand même des journées de libre. » Un luxe effectivement, que nombre de médecins libéraux ne connaissent pas. « On va fonctionner comme un dispensaire à l’ancienne mais en pratiquant un peu de chirurgie« , s’enthousiasme Anthony Soto.
Le délai moyen d’attente devrait tourner autour d’une quarantaine de minutes, les pics de fréquentations se situant habituellement entre 16h30 et 18h30. L’amplitude horaire large permettra d’intercaler des urgences.
C’est à la fin du printemps dernier que les discussions ont commencé autour de la création de ce centre, avec la Ville d’abord, qui l’a vue d’un bon oeil en acceptant de louer ses locaux. Avec les médecins généralistes, ensuite, avec lesquels il aura fallu, au préalable, dissiper les incompréhensions. Courant 2018, le centre devrait atteindre sa vitesse de croisière, à savoir, une centaine de patients par jour « et peut-être deux qu’on enverra aux urgences« , remarque le Dr Chaumoître.
Si comme prévu, il ouvrait pour les fêtes, quel beau cadeau pour les Fosséens !
Commentaires Dr Jean SCHEFFER:
Il s’agit de centres de santé de soins non programmés avec médecins salariés travaillant le plus souvent 3 jours de suite, pouvant prendre en charge des patients en tant que leur généralistes. Ils peuvent faire de la petite chirurgie mais envisagent d’acquérir de scanners. Ils sont créés par un généraliste en fait chef d’entreprise qui demande des reversements. Ils ne sont pas toujours bien vus par les généralistes libéraux car ils sont en partie des concurrents et n’assurent pas forcément le suivi des malades chroniques.
En fait ce qui me gène le plus c’est que la création de ces centres de santé lucratifs de soins non programmés ne s’implante pas suivant une programmation correspondant aux besoins les plus criants, la preuve en est par leur implantation majoritaire dans la région la mieux dotée, le Sud-Est.
Autre point qui me choque, c’est que souvent il y a utilisation de fonds publics, à travers l’aide proposée par des collectivités locales ( prêts de locaux, subventions, faible location…), pour une entreprise lucrative.
Cependant, vu le nombre de patients sans médecins traitant, ils répondent cependant à un besoin, même dans les territoires les mieux dotés !