Les nouvelles censures réclamées par ses élèves.

La honte et la vertu : la réputation dans les quartiers populaires à l’heure de MeToo

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/signes-des-temps/des-oeuvres-jugees-immorales-comment-les-eleves-apprehendent-les-representations-artistiques-2362363

Professeur de français et écrivain, Gregory Le Floch s’interroge dans une tribune remarquée sur les nouvelles censures réclamées par ses élèves. Avec « La Réputation », la journaliste Laure Daussy montre la traduction de ces effets de censure dans certains quartiers où nul ne sait ce qu’est MeToo.

Avec

  • Laure Daussy Journaliste.
  • Grégory Le Floch Écrivain
  • Smaïn Laacher Sociologue.

Qu’est-ce que la honte aujourd’hui, dans le contexte d’extrême confusion sociale et culturelle qui est le nôtre, et qu’est-ce que la vertu ?
Les récentes affaires d’agressions sexuelles ou de viols touchant les milieux du cinéma ou des médias laissent entrevoir un monde où le mouvement MeToo serait en train d’initier à partir de la culture une nouvelle morale émancipatrice se diffusant dans toute la société. Les prédateurs seraient désormais exposés à la honte publique et les victimes reconnues sinon glorifiées. Mais est-ce vraiment le cas partout ? S’il n’existe pas d’étude fiable permettant de mesurer les effets de MeToo dans toutes les couches de la société, plusieurs textes récents laissent entrevoir un paysage plus contrasté. La quête collective de morale ne se fait pas de la même manière dans tous les milieux sociaux, elle n’a pas nécessairement les mêmes conséquences, tant en termes de censure qu’en termes de comportements.

Les invités du jour

Marc Weitzmann reçoit :

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Grégory Le Floch, professeur et auteur de la tribune, rappelle cet indispensable travail d’interprétation des textes avec les élèves, il développe : « c’est justement cet espace entre le texte et soi-même, cet espace d’interprétation qui va permettre la liberté ; je crois que si les élèves ont si peur d’interpréter, c’est parce que l’interprétation pourrait remettre en question une identité qui est simple. L’interprétation permet la construction d’une identité complexe« . Grégory Le Floch poursuit sur cette parole accaparée par les religieux. Laure Daussy rappelle que le mouvement Metoo de libération de la parole n’est pas connu de tous : 14 % de la population n’a jamais entendu parler du mouvement MeToo. 
Smaïn Laacher revient sur le sens critique, la maturité et les attentes vis-à-vis des élèves « on ne peut pas demander à des collégiens, quoique ce soit sur la religion, et en particulier sur l’islam -qui est composé de différents courants-. »  
Le débat s’achève sur les enjeux de l’école dans les années à venir.

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Pour en savoir plus

Tribune de Grégory Le Floch “Aux yeux de certains élèves, une partie du programme est indécente, voire pornographique”, L’Obs, 9 janvier 2024.

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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