Le regroupement de la santé avec le travail au sein d’un même ministère marque un certain déclassement de la thématique sanitaire qui, contrairement aux affirmations répétées du chef de l’Etat, ne semble plus être la préoccupation majeure de l’exécutif.

Publié le 11/01/2024

Remaniement : Catherine Vautrin nommée ministre de la Santé

Paris, le jeudi 11 janvier 2024

http://www.jim.fr/medecine/actualites/e-docs/remaniement_catherine_vautrin_nommee_ministre_de_la_sante_200278/document_actu_pro.phtml?autologin=Y5NQy38AAQEAABZ3tx8AAAAK

– L’ancienne ministre de Jacques Chirac a hérité d’un grand ministère regroupant le travail et la santé.

Après plusieurs heures de rumeurs incessantes sur les chaines de télévision et les réseaux sociaux, la composition du premier gouvernement du nouveau Premier Ministre Gabriel Attal a été annoncée ce jeudi soir à 19h45. Trois semaines après la démission d’Aurélien Rousseau, qui a quitté le gouvernement suite au vote du projet de loi sur l’immigration, c’est donc Catherine Vautrin qui a été nommée ministre de la Santé, ou plus précisément « ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités ».

Députée UMP de la Marne de 2002 à 2004 puis de 2007 et 2017, Catherine Vautrin a occupé divers postes ministériels entre 2004 et 2007 sous la présidence de Jacques Chirac, de l’Egalité des chances à la Cohésion sociale en passant par le secrétariat d’Etat aux Personnes âgées. Présidente de la métropole de Reims depuis 2014, elle était restée en retrait de la politique nationale ces dernières années, bien qu’elle ait été pressentie pour occuper le poste de Premier Ministre en avril 2022 après la réélection d’Emmanuel Macron, avant qu’Elisabeth Borne ne lui soit préférée.

Les mauvaises langues ne manqueront pas de noter que le regroupement de la santé avec le travail au sein d’un même ministère marque un certain déclassement de la thématique sanitaire qui, contrairement aux affirmations répétées du chef de l’Etat, ne semble plus être la préoccupation majeure de l’exécutif. On notera également que ni le Dr Olivier Véran, ancien ministre de la Santé, ni Agnès Firmin Le Bodo, qui assurait l’intérim au ministère de la Santé depuis la démission d’Aurélien Rousseau, mais qui était fragilisée pour son implication dans l’affaire des laboratoires Urgo, ne figurent dans la liste des membres du nouveau gouvernement (même s’ils pourront être « repéchés » lorsque les divers secrétaires d’Etat seront nommés).

Plus d’informations sur la nouvelle ministre de la Santé dans notre édition de demain. 

Quentin Haroche

« « C’est se foutre du monde » : la dilution de la Santé dans un ministère élargi fait grincer des dents »

Date de publication : 12 janvier 202

https://www.mediscoop.net/index.php?pageID=a8db74e3980e785e06b6aa5c25347c73&id_newsletter=19470&liste=0&site_origine=revue_mediscoop&nuid=44baf5968540a6248a8065e80f2f7273&midn=19470&from=newsletter

Le Parisien
Libération
Le Figaro

C’est ce que titre Le Parisien, qui observe : « Issue de la droite « libérale et sociale », Catherine Vautrin hérite d’un ministère élargi au Travail, la Santé et les Solidarités. Un choix qui surprend les professionnels de santé, inquiets pour leur secteur en crise ».
Juliette Pousson note ainsi que « la décision de l’exécutif […] de souder la Santé et la Solidarité avec le Travail au sein d’un grand ministère a rapidement généré une pluie de critiques dans le milieu médical ».
Patrick Pelloux, urgentiste, réagit : « Réunir ces énormes ministères, alors qu’on connaît une crise sociale, une crise de l’hôpital, c’est se foutre de la gueule du monde ». Jérôme Marty, président de l’Union française pour une médecine libre (UFML), déclare quant à lui que « ce regroupement, c’est un mauvais signal. On nous colle quelqu’un qui n’a pas connaissance du problème, on est mal barrés ».
Juliette Pousson remarque que « tous se demandent désormais qui prendra la tête du secteur Santé au sein de ce vaste ministère. «Secrétaire d’État ou ministre délégué, ils sont obligés d’en mettre un, sinon ce serait un ministère fantoche», pointe Jérôme Marty. Mais «le budget sera bien moindre qu’avec un ministère plein», craint Patrick Pelloux ».
La journaliste souligne que « les défis seront nombreux. Parmi les plus attendus : le projet de loi sur la fin de vie, qui pourrait aller jusqu’à la légalisation d’une aide active à mourir, a été sans cesse repoussé ».
Elle évoque un « autre chantier auquel le gouvernement doit s’atteler : les négociations conventionnelles, reprises en novembre et censées fixer la rémunération de la médecine de ville pour cinq ans ».
Juliette Pousson rappelle que « l’échec fin février de ces discussions avait mené à la définition des nouveaux tarifs par une « arbitre », soit une augmentation de 1,50 € de la consultation de base, entrée en vigueur le 1er novembre. Le gouvernement lui-même reconnaît que cette revalorisation est insuffisante, mais veut obtenir des engagements des médecins sur des objectifs comme la lutte contre la désertification médicale ou la maîtrise des dépenses ».
« En haut de la pile de dossiers figure aussi la crise de vocation de l’hôpital, qui fait face à une pénurie de soignants inédite. Autre crise à laquelle la nouvelle ministre devra s’attaquer : celles des urgences, services qu’Emmanuel Macron a promis de « désengorger » d’ici fin 2024, en même temps qu’il s’engageait à adresser un médecin traitant aux 600 000 patients vivant avec le dispositif affection longue durée (ALD). Endiguer la pénurie de médicaments, enfin, fera partie des priorités de la nouvelle ministre, alors que les ruptures de stocks de certains produits se sont encore multipliées cet hiver »,
conclut la journaliste.
Libération titre pour sa part : « Gouvernement Attal : avec Catherine Vautrin, la Santé perd son autonomie ministérielle ».
Nathalie Raulin remarque ainsi qu’« alors que la pression sur le système sanitaire persiste depuis la pandémie de Covid-19, Catherine Vautrin, présidente LR du Grand Reims, a été nommée à la tête d’un portefeuille élargi regroupant le travail et la santé. Une nouvelle preuve du moindre intérêt porté au système de soin en crise par Emmanuel Macron ».
La journaliste poursuit : « L’ex vice-présidente de l’Assemblée nationale, 63 ans, est une politique accomplie. Mais la santé n’a jamais été son domaine de compétence. C’est donc à un ou une ministre déléguée, dont l’identité ne sera connue que vendredi, qu’il reviendra de la traiter. La perte en ligne est inéluctable ».
Nathalie Raulin ajoute que « pour l’Elysée, ce changement de périmètre a toutefois une vertu appréciable. Détourner l’attention d’un record fâcheux. Avec ce remaniement, c’est la cinquième fois en seulement 18 mois, que le ministère de la Santé change de patron. Jamais sous la Ve République l’avenue de Ségur n’a connu une telle instabilité. […] Cette valse endiablée, démarrée avec le second quinquennat, affole les acteurs de la santé ».
La journaliste relève notamment : « «Quand cela va-t-il s’arrêter ?» se désole […] Action praticiens hôpital, subodorant que le nouveau ministre ne se sentira aucunement lié par les promesses de ses prédécesseurs. Et l’intersyndicale d’anticiper le «pire» alors que l’hôpital peine à se remettre de la crise sanitaire ».
De son côté, Le Figaro revient sur le parcours de Catherine Vautrin, relevant que « ses partisans louent «son autorité naturelle, ferme mais pas brutale» quand ses détracteurs évoquent «la peur qu’elle suscite auprès des élus rémois» et la façon dont «elle tient d’une main de fer» le Grand Reims ».

«Ministre de la Santé, c’est un travail à temps plein!» : les professionnels déçus d’être noyés dans un méga ministère social

https://www.lefigaro.fr/social/ministre-de-la-sante-c-est-un-travail-a-temps-plein-les-professionnels-decus-d-etre-noyes-dans-un-mega-ministere-social-20240112?utm_source=CRM&utm_medium=email&utm_campaign=20240112_NL_ALERTESINFOS&een=8aa4833201a408e8a5d776ac0b844bbc&seen=2&m_i=fM1VWZhAnHkeW7FYk7ArNd3H_xDDEfQWvKQ1eHJTWLuWAg6fOeN5EPvzC79vgvbCL4YzXDjJ0E77fpCDy4MRQIIkO3UYWw8vfM

Passation de pouvoirs vendredi matin entre la ministre de la santé et de la prévention par intérim Agnès Firmin le Bodo (au centre à gauche) et Catherine Vautrin (au centre à droite), nouvelle ministre du travail, de la santé et des solidarités.THOMAS SAMSON / AFP

Au lendemain de la nomination de Catherine Vautrin à la tête d’un ministère élargi au Travail et aux Solidarités, libéraux et hospitaliers ne cachent pas leurs inquiétudes.

Alors que la Santé est une préoccupation majeure des Français, il n’y plus de ministre de la Santé de plein exercice… les professionnels du secteur s’inquiètent de se retrouver noyés dans un méga ministère social avec le Travail et les Solidarités, confié à Catherine Vautrin. Certes, l’ex-ministre de la Transition énergétique Agnès Pannier-Runacher sera nommée ministre déléguée à la Santé et secondera Catherine Vautrin sur ce dossier sensible. HEC, énarque, Agnès Panier-Runacher, qui s’est forgé une réputation de sérieux sur les questions industrielles et énergétiques, n’est pas totalement étrangère aux questions de santé. Dans les années 2000, elle a occupé les fonctions de directrice de cabinet de Rose-Marie Van Lerberghe alors directrice générale de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) et fut spécifiquement chargée de la mise en œuvre du plan hôpital 2007.

Mais le monde de la santé ne cache pas sa déception et son inquiétude, craignant que l’intégration du système de santé au sein d’un ministère aussi large ne fasse oublier les spécificités de celui-ci. Et ce, même si la Santé, dans une équipe resserrée, remonte dans l’ordre protocolaire du gouvernement à la troisième place, juste derrière Bruno Le Maire (Économie, Finances, Souveraineté industrielle et numérique) et Gérald Darmanin (Intérieur et Outre-mer). Pour autant, l’expérience a montré les limites d’un ministère mastodonte. Dans son Journal publié en octobre l’ancienne ministre de la santé et des solidarités Agnès Buzyn témoigne de son agenda impossible, prise entre milles feux, obligée en pleine tempête Covid, de gérer la grève des hôpitaux et la crise des urgences, tout en négociant en même temps la réforme des retraites avec les partenaires sociaux et en défendant à l’Assemblée la loi bioéthique… «Je suis médecin hospitalier, j’ai fait des centaines de gardes dans ma vie, j’ai l’habitude de travailler beaucoup. Mais je veux rétablir auprès de l’opinion publique, qui voit souvent la vie de ministre comme un travail mondain, qu’il y a énormément de travail», confiait-elle au Figaro.

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Septième ministre de la Santé depuis 2017

«Ministre de la santé, c’est un travail à plein temps», souligne le syndicat de jeunes médecins Reagjir. «Seul un plan global et ambitieux pour la médecine de ville et plus largement le système de santé permettra de changer la donne», affirment les jeunes médecins, qui appellent à un «new deal». «Nous resterons extrêmement vigilants afin que la Santé ait une place prioritaire et
centrale dans ce grand ministère», avance prudemment Franck Devulder, président du syndicat de médecins CSMF. Beau joueur, Arnaud Robinet, maire (Horizons) de Reims et président de la fédération hospitalière de France (FHF) – dont le nom circulait pour le ministère de la santé – a dit y voir le signe que les enjeux de santé et d’autonomie «feront l’objet d’un portage politique renforcé et tout à fait prioritaire». Plus critique, le syndicat de praticiens hospitaliers APH ne mâche pas ses mots. «Alors que le premier ministre s’est engagé, lors de la passation de pouvoir, à agir au «renforcement de nos services publics […], la santé, et en premier lieu, l’hôpital »… la Santé se retrouve in extremis intégrée au milieu d’un grand ministère qui associera travail, santé et solidarités, confiée à une ministre dont le parcours professionnel et politique n’a jamais croisé le système de santé », regrette-t-il.

À lire aussiÀ la Santé, la valse des ministres, signe d’une incapacité à réformer

Il faut dire que Catherine Vautrin est le septième ministre de la Santé depuis 2017. Après trois médecins (Agnès Buzyn, Olivier Véran, François Braun), une secrétaire médicale (Brigitte Bourguignon), un ancien prof d’histoire (Aurélien Rousseau), et une pharmacienne (Agnès Firmin-le-Bodo), c’est donc une pure politique qui prend cette fois les rênes de l’avenue de Ségur. Et ce alors que le monde de la santé traverse une crise profonde et durable, confronté à la pénurie de médecins, la crise des urgences, le déficit des hôpitaux, l’envolée du trou de la Sécu ou encore le manque de reconnaissance de la médecine de ville en pleines négociations conventionnelles.

Publié le 12/01/2024

Catherine Vautrin à la Santé, un choix qui interroge

Paris, le vendredi 12 janvier 2024

https://www.jim.fr/medecin/pratique/recherche/e-docs/00/03/0D/84/index.md

– La nomination de l’ancienne ministre de Jacques Chirac à un grand ministère regroupant le travail et la santé irrite les médecins.

On attendait Olivier Véran, Nicolas Revel, Frédéric Valletoux ou pourquoi pas le Pr Philippe Juvin. Ce jeudi soir, Emmanuel Macron et son nouveau Premier Ministre Gabriel Attal ont étonné tous les spécialistes du monde de la santé en nommant en remplacement d’Aurélien Rousseau, démissionnaire, Catherine Vautrin, une ancienne ministre méconnue de Jacques Chirac, comme ministre de la Santé. Sortie des projecteurs après sa défaite aux élections législatives de 2017, la présidente du Grand Reims fait donc un retour fracassant, deux ans après avoir déjà été pressentie pour le poste de Première Ministre.

La nomination de Catherine Vautrin, une « inconnue au bataillon » ironise le Dr Jérôme Marty, président de l’UFML, interroge tout autant que l’intitulé de son poste. La rémoise se retrouve en effet propulsée à la tête d’un immense ministère du Travail, de la Santé et des Solidarités. Chacun aura noté que la Santé ne dispose donc plus d’un ministère attitré et se retrouve reléguée au second plan, alors même qu’Emmanuel Macron répéte régulièrement à qui veut bien l’entendre que le renforcement de notre système de santé est l’une des priorités de son second quinquennat (une de plus).  « Le travail c’est la santé » s’amuse sur X (ex-Twitter) le Pr Yonathan Freund, urgentiste à la Pitié-Salpêtrière, qui ironise sur les « médecins du travail mis à l’honneur ».

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Le travail c’est la santé

Avant son premier Conseil des ministres depuis près de 17 ans ce matin à 11 h, la nouvelle ministre a donc dû enchainer deux passations de pouvoir ce matin, d’abord au ministère de la Santé puis au Ministère du Travail. Première bourde pour la ministre : elle n’a pas manqué de remercier sa prédécesseure comme ministre des Solidarités « Aurélie Bergé » (au lieu d’Aurore Bergé). Il est plus que probable qu’un ministre délégué ou un secrétaire d’Etat chargé de la Santé soit nommé dans les prochains jours pour épauler Catherine Vautrin. Selon plusieurs médias (BFM TV et France Info), c’est Agnès Pannier-Runacher, qui était jusque-là ministre de la Transition énergétique, qui devrait occuper le poste.

Le ministère de la Santé perd également dans son titre son volet « prévention », cher à François Braun et à Aurélien Rousseau. S’agissant de la prévention justement, certains internautes n’auront pas manquer de noter que la bannière du compte X de la nouvelle ministre est une publicité pour…un vignoble. Si la ministre ne devrait donc pas avoir du mal à s’entendre avec le Président de la République, grand amateur de vin, il est peu probable que le gouvernement change rapidement sa politique complaisante vis-à-vis de l’alcool.

Si le choix de Catherine Vautrin comme ministre de la Santé interroge et inquiète certains observateurs, c’est également en raison de ses anciennes prises de positions. Issus des rangs de l’UMP, elle s’était opposée en 2013 à la légalisation du mariage entre personnes de même sexe et avait participé à la « manif pour tous » (prise de position qu’elle a dit regretter dix ans plus tard). « Nous sommes extrêmement inquiets parce que cette personne, par son positionnement, a nourri l’homophobie » a immédiatement réagit l’association SOS Homophobie alors que l’adjoint à la mairie de Paris David Belliard estime qu’Emmanuel Macron a « ressuscité la manif pour tous ». Selon le militant pro-euthanasie Jean-Luc Romero-Michel, la nouvelle ministre de la Santé serait également une « opposante à la légalisation de l’aide active à mourir », alors même qu’elle devra porter dans les prochains mois cette importante réforme de société, à la suite du départ d’Agnès Firmin Le Bodo.

Sans expérience sur les questions de santé

La fin de vie donc, mais également les négociations conventionnelles, la crise de l’hôpital public ou encore les pénuries de médicaments : les chantiers de Catherine Vautrin sont nombreux et ce alors même que son inexpérience en matière sanitaire est flagrante. Selon le journal Libération, elle avait d’ailleurs déjà refusé une nomination au poste de ministre de la Santé il y a deux ans. Dans son parcours politique, l’ancienne députée de la Marne s’était essentiellement consacrée à des problématiques sociales (égalité des chances, cohésion sociale, retraite…). Son dernier poste national en date : la présidence de l’agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU). Loin, très loin donc des questions de santé.

Tout cela explique que les réactions des acteurs de la Santé étaient très mitigées hier soir et ce matin à l’annonce de la nomination de Catherine Vautrin. « Avons-nous les moyens d’avoir une personne qui intègre le ministère dans une phase d’expérimentation ? » s’interroge le Dr Marty, qui attend désormais le nom du futur ministre délégué à la Santé. « Il faudra voir à l’usage » réagit prudemment le Dr Luc Duquesnel, président de la CSMF, qui estime cependant qu’Emmanuel Macron a abandonné l’idée de garantir un « accès aux soins de qualité » pour les Français. Le Dr Patrick Pelloux, président de l’Association des médecins urgentistes de France (AMUF), est plus direct. « C’est catastrophique » lance l’urgentiste, « ils nommeront sans doute un secrétaire d’État pour gérer les dossiers spécifiques des libéraux et des hospitaliers, mais qui n’aura aucun accès aux cordons de la bourse ».

Catherine Vautrin est déjà la quatrième ministre de la Santé du second quinquennat d’Emmanuel Macron, après l’éphémère Brigitte Bourguignon, François Braun et Aurélien Rousseau (la cinquième si l’on rajoute Agnès Firmin Le Bodo, intérimaire durant quelques semaines).

Une versatilité qui empêche de prendre les décisions de fond qui s’imposent pour sortir de l’ornière un système de santé en grande difficulté.

Quentin Haroche

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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