Deux polluants éternels retrouvés dans les mousses anti-incendie, dans certains emballages alimentaires, produits cosmétiques, ustensiles de cuisine, vêtements imperméables et tapis, l’acide perfluorooctanoïque (PFOA) et de l’acide perfluorooctanesulfonique (PFOS) de la famille des substances per- et polyfluoroalkylés (PFAS) classés cancérogènes certain et probable par le CIRC (Centre international de recherche sur le cancer)

PFAS : l’OMS relève le niveau de cancérogénicité de deux substances

Risques  |  01.12.2023  |  F. Gouty

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PFAS : l'OMS relève le niveau de cancérogénicité de deux substances

© zukamilovLe PFOS et le PFOA se retrouvent dans certains emballages alimentaires.

La dangerosité potentielle pour l’être humain de deux « polluants éternels » vient d’être attestée par le Centre international de recherche sur le cancer (Circ) de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Il s’agit de l’acide perfluorooctanoïque (PFOA) et de l’acide perfluorooctanesulfonique (PFOS) de la famille des substances per- et polyfluoroalkylés (PFAS). Dans un avis publié, le 30 novembre, dans la revue médicale The Lancet Oncology, les experts du Circ ont classé le premier dans la catégorie « cancérogène pour l’homme » et le second dans la catégorie « peut-être cancérogène pour l’homme ».

Ces deux évaluations, dites monographiques, ont été tranchées sur la base d’une « forte augmentation du nombre d’études (scientifiques) sur le cancer chez l’homme » en rapport à « un niveau relativement faible d’exposition » à ses deux substances. En 2014, le PFOA avait déjà été classé comme « possible cancérogène pour l’homme ». Si sa cancérogénicité semble aujourd’hui réelle, du point de vue du Circ, c’est que les dernières observations relevées font état « d’indications suffisantes » de cancer chez l’animal de laboratoire, « d’indications fortes » d’autres facteurs, comme l’immunosuppression, et même de cas « limités » de tumeurs rénales ou de cancers du testicule chez l’homme. Le PFOS, jamais évalué auparavant, présente, quant à lui, les mêmes risques d’effets physiologiques que le PFOA, mais n’est associé qu’à des cas limités de cancers chez l’animal et à des « indications insuffisantes » de cancers chez l’homme.

Pour rappel, ces deux substances se retrouvent dans les mousses anti-incendie, dans certains emballages alimentaires, produits cosmétiques, ustensiles de cuisine, vêtements imperméables et tapis. Les professionnels de l’industrie chimique et de la gestion des déchets sont les personnes potentiellement les plus exposées, mais l’alimentation et d’autres produits de consommation peuvent notamment affecter la population générale.

Félix Gouty, journaliste
Rédacteur spécialisé

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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