Les origines de la fête de l’eau
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La tradition des courses de bateaux, telle que nous la connaissons aujourd’hui, était pratiquée depuis longtemps localement par des personnes utilisant leurs bateaux de pêche quotidiens. Cependant, après qu’un roi a déplacé sa capitale à Phnom Penh, cette célébration est devenue beaucoup plus grandiose et une affaire royale.

Écrit par Lepetitjournal Cambodge
Publié le 27 novembre 2023, mis à jour le 28 novembre 2023
Après avoir été reportée pendant plusieurs années en raison de la pandémie, le gouvernement a décidé que la fête de l’eau serait à nouveau célébrée du 26 au 28 novembre. La célébration principale aura lieu à Phnom Penh, tandis que des célébrations plus modestes se tiendront dans certaines provinces.
Ky Soklim, journaliste de ThmeyThmey News, a interviewé le professeur Ang Choulean, ethnologue renommé de l’Autorité Nationale APSARA, qui a passé des décennies à étudier le mode de vie traditionnel des populations.

Ky Soklim : Pourriez-vous, professeur, nous expliquer la signification de la fête de l’eau et des célébrations qui y sont liées ?
Ang Choulean : Le nom officiel complet de la fête est « preah reach pithi bon om tuk, bandet pratit, sampeah preah khae & ok ambok » (la course de bateaux royaux, le festival des lanternes flottantes, le culte de la lune et la dégustation de riz mûr aplati et grillé).
D’après son nom, il y a quatre éléments à prendre en compte dans cet événement. Ces éléments sont relativement nouveaux, mais pas si récents. La célébration a été créée sous le règne du roi Norodom (1860-1904). Bien qu’elle soit assez récente par rapport à la longue durée de l’histoire, elle est devenue une tradition pour le peuple cambodgien depuis, peut-être, 100 à 150 ans. Si nous nous rendons aux archives nationales, nous pourrons peut-être obtenir une chronologie plus précise.
La fête a été créée lorsque le roi a déplacé la capitale d’Udong (à 45 km) à Phnom Penh. Avant, il n’y avait pas de fête de l’eau à Phnom Penh. En outre, le festival royal de courses de bateaux créé par le roi est également différent, en termes de calendrier, du festival normal de courses de bateaux qui est organisé localement par les habitants. Dans les villages, les gens utilisent leurs bateaux de pêche habituels pour faire la course pour le plaisir.
La population locale ne l’appelait pas non plus « fête de l’eau « , mais « bon chenh vassa ». Cette célébration avait lieu lorsque les moines terminaient leur retraite de trois mois, également appelée carême bouddhiste, à l’intérieur de la pagode pour leur formation religieuse. Les moines, également fils de villageois, étaient ravis de pouvoir sortir des pagodes et de retrouver leur famille. Exactement un mois plus tard, une autre fête appelée « ok ambok » (manger du riz mûr aplati et grillé) était célébrée et n’avait rien à voir avec la fête de l’eau.

Cependant, j’imagine que la royauté voulait célébrer quelque chose de grandiose dans la capitale. Comme ces fêtes ne sont séparées que d’un mois, le roi Norodom a peut-être eu l’idée de les combiner. À Phnom Penh, les deux fêtes sont combinées mais se déroulent séparément dans les quartiers.
Ky Soklim : Pourquoi la fête est-elle célébrée devant le Palais Royal ?
Ang Choulean : À Phnom Penh, la fête est célébrée devant le Palais royal car la rivière aux quatre bras (les Cambodgiens disent Quatre visages) présente un débit unique. Comme l’une des quatre bras est reliée au lac du Tonlé Sap, à environ 300 km au nord-ouest de Phnom Penh, l’eau de la rivière qui le relie au Mékong s’inverse chaque année.
Suivant le rythme des saisons des pluies et des saisons sèches, le lac Tonlé Sap agit comme une éponge en absorbant et en libérant l’excès d’eau du Mékong. Pendant la saison sèche, lorsque l’eau est basse, l’eau du Mékong, de la rivière Tonle Sap et du lac Tonle Sap s’écoule vers le sud, en direction de la mer.

Voilà pourquoi la fête de l’eau est organisée pour célébrer l’inversion du cours de l’eau de la terre ferme vers la mer. Auparavant, au dernier jour de la fête de l’eau, les prêtres brahmanes du palais, appelés Bakou, restaient sur un bateau au milieu de la rivière, et coupaient cérémonieusement un ruban signalant ce retour de l’eau vers la mer.
En réalité, ce n’est qu’une image. L’eau s’écoulera quand même. Le fait que quatre rivières se rejoignent, le débit d’eau qui peut être réservé et la présence du Palais Royal contribuent d’une manière ou d’une autre à la création de la fête royale de l’eau ici à Phnom Penh.
Nous ne savons pas exactement combien de bateaux étaient présents à l’époque du roi Norodom. En revanche, nous savons que sous le régime du Sangkum Reastr Niyum (1953-1970), immédiatement après l’ère coloniale française, la fête de l’eau est devenue beaucoup plus populaire. À l’époque, les bateaux de course étaient plus petits. Ils ne pouvaient accueillir qu’un peu plus de 30 rameurs.

Ky Soklim : L’histoire de la Fête de l’eau a-t-elle un rapport avec les combats navals de l’Antiquité tels qu’ils sont représentés sur les bas-reliefs des temples ?
Ang Choulean : En tant que chercheur, je ne considère pas que cette histoire ait un lien avec les combats navals historiques. Je n’y crois pas du tout, mais je n’interviens pas non plus auprès de ceux qui y croient. Nous pouvons constater que la tradition est pratiquée au niveau local depuis très longtemps, comme nous l’avons mentionné plus haut. Plus tard, le roi s’est également investi dans la tradition en la rendant encore plus grandiose dans la capitale.
Ky Soklim : Pourquoi y a-t-il un danseur à l’avant du bateau de course ?
Ang Choulean : Le danseur joue bien sûr un rôle dans le moral et la synchronisation des rameurs. Mais il faut aussi savoir que les gens considèrent ces bateaux de course comme des esprits. Parfois, le bateau est décoré de poils ou même d’yeux et on lui donne un nom. Le bateau de course ne peut être entreposé qu’à l’intérieur de la pagode.

Ky Soklim : Pourquoi dans les pagodes ?
Ang Choulean : Ces bateaux de course sont censés être habités par un esprit appelé « preay ». Les femmes enceintes n’ont pas le droit de s’approcher des bateaux de course pour éviter la malchance. Encore une fois, il ne s’agit que d’une croyance. Lorsque le bateau quitte la pagode pour s’entraîner, les femmes enceintes doivent également éviter de se trouver à proximité. Certaines personnes pensent que seules les pagodes peuvent supporter une telle force spirituelle.

Le danseur doit également comprendre le mouvement du bateau en fonction de la composition des matériaux, comme les différences de bois utilisés pour le fabriquer. Parfois, il n’y a pas de danseur. Cependant, il y a un homme d’expérience qui s’assoit dans une position tout en déplaçant son aviron dans un mouvement particulier tout en chantant un sort magique spécifique. Les courses de bateaux sont soumises à une tradition particulière.

Avec l’aimable autorisation de Cambodianess, qui a permis de traduire cet article et ainsi de le rendre accessible au lectorat francophone.
Les Khmers Krom participent à la Fête des Eaux
L’équipe du Kampuchea Krom participe depuis 2002 à la Fête de l’Eau dans l’objectif de faire pérenniser le lien entre les Khmers de différentes régions. Ces participants sont déterminés à gagner la course de pirogues.

Écrit par Lepetitjournal Cambodge
Publié le 28 novembre 2023, mis à jour le 28 novembre 2023
Écrit par Lepetitjournal Cambodge
Publié le 28 novembre 2023, mis à jour le 28 novembre 2023
Les Khmers Krom, des Khmers vietnamien
Les Khmers Krom ( ou Khmers du Sud) sont l’ethnie khmère qui habite le delta du Mékong au Vietnam. L’ethnie khmère, majoritaire au Cambodge, est à distinguer des cambodgiens. De nombreuses minorités khmères vivent hors du Cambodge, comme les Khmers Surin en Thaïlande ou les Khmers Krom qui habitent dans la région de Tây Nam Bô.
Une tradition khmère qui rassemble
“Nous voulons rester en contact avec tous les Cambodgiens vivant au Cambodge et dans les basses terres (Khmer Krom), afin de protéger la tradition khmère des courses de bateaux” précise Kim Visal, directeur adjoint du comité des bateaux.
La pirogue, symbole de la Fête des eaux
Lors de la célébration de Om Touk, les régates jouent un rôle. Au-delà d’être symboliques, elles permettent de mettre en compétition de nombreuses équipes. Afin de mettre toutes les chances de son côté, l’équipe de Kampuchéa Krom s’est équipée en 2017 d’un bateau de qualité, pouvant accueillir 22 coureurs. Entre 2002 et 2017 le bateau pouvait transporter jusqu’à 75 participants, malheureusement le nombre de rameurs n’a cessé de décliner, rendant nécessaire la construction d’un bateau plus petit.
Leur pirogue est conservée à Phnom Penh, dans la pagode Samaky Reangsey où elle est régulièrement nettoyée afin de la protéger de l’eau et des insectes qui peuvent abîmer le bois. Elle a également été peinte en bleu, rouge et jaune, qui sont les trois couleurs du drapeau du Kampuchea Krom.
Pour cette édition 2023, l’équipe a bénéficié du soutien financier et humain de plusieurs personnes originaires de diverses contrées : Cambodge, Kampuchéa Krom etc… Les dépenses s’élèveront à environ 15 700 dollars. Les coureurs sont payés 10$ par jour pendant l’entraînement et touchent 100$ pour la course. Cette indemnisation est nécessaire précise Kim Visal, car la plupart des participants sont des ouvriers du bâtiment qui ne peuvent pas se permettre de participer bénévolement.
Être mené par un bon entraîneur, la clef de la réussite ?
Outre ces investissements, les coureurs se sont dotés d’un excellent entraîneur, Yeat Viris, dont le père est originaire du Kampuchea Krom. “ L’équipage est fort et déterminé. Nous n’avons qu’un objectif : remporter la victoire cette année” précise-t-il.
L’équipe s’est entraînée pendant 22 jours à raison de 2 heures par jour. L’entraînement des 28 participants (22 coureurs et 6 remplaçants) fut intense. “J’attendais cette course depuis longtemps, je suis heureux de pouvoir montrer le potentiel de notre équipage cette année” déclare Kim Visal.
Des participants motivés
Pon Sideth est un phnompénhois de 66 ans qui a appris à ramer lorsqu’il vivait au Kampuchea Krom. Depuis 16 ans, il est membre de l’équipage et participe à toutes les courses. Expérimenté, il sait quelle partie de la rivière il faut emprunter pour s’entraîner et quel rythme l’équipe doit suivre. Pour lui, cette course de pirogue est plus qu’un sport.
Déterminé, l’ensemble de l’équipe espère que ces efforts payeront et permetteront à l’équipe de remporter la compétition.
Les résultats et la remise des prix auront lieu aujourd’hui, marquant alors la fin des festivités.
Pour découvrir comment l’équipe s’entraîne, cliquez sur ce lien.
Merci à Cambodianess qui nous permet de rendre cet article disponible au lectorat francophone.
Ce que l’on peut attendre de la fête de l’eau 2023
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Cette année, la fête de l’eau se déroulera du dimanche 26 au mardi 28 novembre. Cette fête est bien sûr marquée par les régates, mais c’est aussi une fête religieuse. Sa date varie chaque année car elle est fixée suivant le calendrier lunaire.

Écrit par Lepetitjournal Cambodge
Publié le 25 novembre 2023, mis à jour le 26 novembre 2023 https://lepetitjournal.com/cambodge/ce-que-on-peut-attendre-de-la-fete-de-eau-2023-373538
300 bateaux engagés dans les régates à Phnom Penh
L’attraction principale est la course de bateaux sur la rivière devant le palais royal à Phnom Penh. Cette année, environ 300 bateaux participeront à la compétition. Décorés de couleurs vives et mesurant parfois plus de 30 mètres de long, ces pirogues viennent de tout le pays en quête de gloire. Chaque bateau participera à deux manches par jour sur une distance de 1200 mètres.
Une catégorie spéciale pour les bateaux les plus longs avec près de 80 rameurs est mise en place. Ce sont les plus rapides.
Les radeaux illuminés
La fête de l’eau est également associée à d’autres cérémonies, telles que le défilé de radeaux illuminés garnis de milliers d’ampoules et le culte de la lune, qui reflètent des croyances religieuses.
C’est bien sûr la nuit qu’a lieu le défilé de radeaux illuminés. Ils sont affrétés par les grands corps de l’État, ministère, assemblée… et arborent des éléments du patrimoine culturel cambodgien. Ces lumières visent à rappeler l’importance de l’eau et de la terre, qui apportent le bonheur, de bonnes récoltes pour l’agriculture et des moyens de subsistance pour les agriculteurs. Les feux d’artifice ajoutent à l’ambiance festive.
Le deuxième jour des festivités
Le deuxième jour du festival, qui tombe le 15e jour de Kakdeuk, aura lieu une autre cérémonie appelée Ok Ambok (manger du riz mûr aplati et grillé) et Sampeah Preah Khe (vénérer la lune). Les Cambodgiens organisent cet événement pour commémorer le bodhisattva qui est né sous la forme d’un lapin sur la lune après avoir offert sa vie à la divinité Indra. Les gens se rassemblent la nuit et mangent des bananes et d’autres fruits et boivent du jus de noix de coco.
Le troisième jour, la remise des prix
C’est le troisième jour que le Roi remettra les prix aux bateaux gagnants. Ensuite, un de ses représentants coupera un ruban noué entre deux bateaux au milieu de la rivière Tonle Sap, marquant ainsi la fin du festival. Chaque soir, les visiteurs peuvent également profiter de nombreuses autres activités dans la capitale, notamment des concerts et des expositions.
La fête de l’eau à Siem Reap
Siem Reap célébrera également l’événement. Il y aura des courses de bateaux le long de la rivière Siem Reap et des expositions.

Des combattants de 16 pays d’Asie, d’Europe et d’Amérique participeront à la 4e compétition internationale de Kun Khmer, également connue sous le nom de World Kun Khmer, à Siem Reap du 26 au 28 novembre. Un total de 25 combattants cambodgiens, dont Phal Sophorn et Chhut Serey Vanthong, affronteront 39 athlètes étrangers sur le ring, a déclaré Meam Ra, président de la Fédération.
source : cambodianess
FÊTE DES EAUX – L’histoire de Preah Tineang, la pirogue royale

Écrit par Lepetitjournal Cambodge
Publié le 8 novembre 2014, mis à jour le 11 août 2021 https://lepetitjournal.com/cambodge/a-voir-a-faire/fete-des-eaux-lhistoire-de-preah-tineang-la-pirogue-royale-72229
C’est une tradition qui date des années 50, la pirogue du village de Prèk Ampil représente la famille royale.
L’histoire de la pirogue royale reprend son cours en 1993. Les piroguiers de Prèk Ampil rendent visite au prince Norodom Sirivudh pour que perdure la tradition et que leur pirogue demeure la pirogue royale pour la reprise de la Fête des Eaux après des décennies de guerre. Leur voeu fut exhaussé.
La pirogue royale n’a gagné que sa course de jeudi. La veille et le lendemain, elle a perdu les deux régates. « Je ne suis pas déçue, affirme cependant la princesse Norodom Veasna Diva Sirivudh, les 70 rameurs n’ont eu qu’un mois pour s’habituer à cette nouvelle pirogue. Ils feront mieux l’année prochaine ». La pirogue précédente datait de 1993, trop usée par le temps pour être compétitive et comptait 50 rameurs. « Les 20 nouveaux rameurs n’ont pas eu beaucoup de temps pour s’intégrer à l’équipage » ajoute la princesse.
Pour un baptême, la pirogue n’avait jamais été mise à l’eau, les piroguiers s’en tirent avec les honneurs. D’autant qu’ils sont tombés dès le premier jour contre l’équipage réputé de Kompong Thom.
Cette nouvelle pirogue est une donation de la pagode du village de Prèk Ampil d’où viennent les rameurs. « Traditionnellement, explique la princesse, la pirogue appartient à la pagode. Idéalement, elle doit être construite à partir d’un arbre qui est sur le terrain de la pagode ».
Diaporama
http://www.youtube.com/embed/-ScELz_xy6o
Pour le retour de la Fête des Eaux, la Princesse avait demandé à Huot Huon, l’homme qui organise depuis 20 ans la préparation de la pirogue royale à la compétition, que les rameurs dorment au village le mercredi et jeudi soir pour éviter qu’ils n’abusent des festivités.
Ce ne fut donc pas suffisant pour que la pirogue royale renoue avec la victoire qu’elle tutoyait à une époque. Au début des années 50, le roi Norodom Suramarit repère une pirogue du village de Prèk Ampil, face à l’île de la soie. Elégante, elle sortait du lot et accumulait les victoires. Le roi Norodom Suramarit proposa alors de la prendre sous sa coupe pour la Fête des Eaux et fut baptisée « Preah Tineang », qui signifie tout simplement « la pirogue royale ».
Depuis, Preah Tineang, du village de Prèk Ampil, représente la royauté à chaque Fête des Eaux. Un honneur d’autant plus grand, que la pirogue royale clôture chaque fête. A sa proue le chef des Bakous* du Palais Royal, coupe la corde symbolisant la fin de la course avec l’épée du palais remise par le roi. Derrière la pirogue royale suivent toutes les autres pirogues ayant participé. Un beau spectacle coloré.
Autre tradition, le chef des piroguiers, guidant ses rameurs, est une fonction qui se transmet de père en fils. Le grand-père de Von Bon fut le chef piroguier de la première pirogue royale. Son beau-père lui succéda et Von Bon est depuis maintenant dix ans l’homme à la proue de la pirogue royale. « C’est pour nous un honneur de représenter la famille royale et je suis fier d’être le chef de la pirogue » glisse-t-il, timide. Huot Huon, l’organisateur, n’est lui non plus pas trop déçu de l’unique victoire : « Nous serons meilleurs l’année prochaine ».
Arrimée sur la rive de Chroy Chan Var, la pirogue attend les 70 rameurs qui reçoivent les instructions de la cérémonie de clôture avec le chef des Bakous à la proue. Disposés comme une armée de soldats, bien alignés, ils écoutent. Les rameurs se dirigent ensuite vers la pirogue dans une bonne humeur générale. Une fois ses hommes installés, Von Bon, microphone à la main et lui toujours sur la berge, parle à ses troupes d’une voix éraillée. Dernières consignes, puis ils s’en vont remonter le Tonlé Sap pour disputer leur dernière course et clôturer le retour de la Fête des Eaux avec un immense sourire aux lèvres.
* Le Bakou est un brahmane qui joue un rôle essentiel dans les cérémonies au Palais Royal.
Un grand merci à Cécile Malterre qui a permis cette rencontre.
Emmanuel SCHEFFER ? www.lepetitjournal.com/cambodge – Lundi 10 novembre
Voir aussi:
Photos de la Fête des eaux en 2018 (par Emmanuel SCHEFFER)