Volodymyr Zelensky a effectué jeudi une visite marathon à Washington, exhortant les responsables américains – notamment l’aile dure des républicains – à ne pas fléchir dans leur soutien militaire à l’Ukraine.

GÉOPOLITIQUE ÉTATS-UNIS GUERRE EN UKRAINE

Zelensky exhorte les États-Unis à ne pas fléchir dans leur aide à l’Ukraine

Congrès, Pentagone et Maison-Blanche : le président ukrainien Volodymyr Zelensky a effectué jeudi une visite marathon à Washington, exhortant les responsables américains – notamment l’aile dure des républicains – à ne pas fléchir dans leur soutien militaire à l’Ukraine.

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Courrier international

Publié le 22 septembre 2023 à 05h45 Lecture 2 min. https://www.courrierinternational.com/article/guerre-zelensky-exhorte-les-etats-unis-a-ne-pas-flechir-dans-leur-aide-a-l-ukraine

Le président américain, Joe Biden, reçoit son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky, le 21 septembre 2023 à la Maison-Blanche.

Le président américain, Joe Biden, reçoit son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky, le 21 septembre 2023 à la Maison-Blanche. PHOTO OLIVIER DOULIERY/AFP

Les visites se suivent mais ne se ressemblent pas. Lorsque Volodymyr Zelensky était venu à Washington en décembre dernier, il y avait été accueilli “en héros” et son discours devant le Congrès “lui avait valu une ovation debout”, se souvient The Guardian.

Le jeudi 21 septembre, pour sa deuxième visite dans la capitale américaine depuis l’invasion russe, le président ukrainien a reçu un accueil plus froid : “Il a rencontré les sénateurs à huis clos, et les républicains de la Chambre des représentants n’ont pas accédé à sa demande de s’adresser une nouvelle fois aux deux chambres” réunies en Congrès, précise le quotidien.

La visite de M. Zelensky, deux jours après son discours devant l’Assemblée générale des Nations unies, “intervient à un moment critique”, observe The New York Times.“L’Ukraine a du mal à percer les lignes de front russes dans le cadre de la contre-offensive menée dans le Sud et l’Est”, suscitant des doutes sur sa capacité à l’emporter sur la Russie, en dépit de l’aide massive des Occidentaux.

Contrairement à décembre dernier, le président ukrainien est donc aujourd’hui confronté aux “interrogations concernant l’avenir du soutien occidental à l’Ukraine”, et in fine “la capacité de l’Ukraine à continuer de se défendre contre la Russie”, explique Vox.“Dans l’ensemble, les États-Unis et l’Europe ont continué à fournir un soutien financier et militaire à l’Ukraine,commente le site, mais des divisions commencent à poindre.”

“Questions sérieuses”

Aux États-Unis, c’est à la Chambre de représentants, contrôlée par les républicains, que “se concentre la fronde contre la poursuite du soutien à l’Ukraine”, remarque Le Temps. C’est donc par une visite au Capitole que M. Zelensky a commencé son “opération de déminage”.

Il y a rencontré le président de la chambre basse, Kevin McCarthy, républicain, qui l’a interrogé “sur la durée de la guerre” et a cherché à savoir “si l’armée de Kiev utilisait les armes fournies par les États-Unis de manière responsable”, rapporte au Washington Post une source confidentielle. M. McCarthy avait “des questions sérieuses”,liées à la “responsabilité, à la stratégie et aux tactiques”, ajoute cette source.

Le président de la chambre se faisait ainsi le porte-parole de l’aile dure de ses parlementaires, “minoritaire” au sein du parti mais à “l’influence disproportionnée” en raison de la courte majorité des républicains à la chambre basse, explique El País. Leur accord est donc indispensable pour l’adoption de la nouvelle enveloppe d’aide à l’Ukraine de 24 milliards de dollars proposée par le gouvernement.

Livraison des premiers chars Abrams

Mais la visite de M. Zelensky “semble ne pas avoir eu de répercussions immédiates”, estime The New York Times. Car au-delà de ses divergences internes sur l’Ukraine, la majorité républicaine à la Chambre des représentants reste “profondément divisée sur la réduction des dépenses, et a encore échoué jeudi à parvenir à un accord sur le projet de loi sur les dépenses militaires”, qui englobe l’aide à Kiev.

L’accueil à la Maison-Blanche, plus tard dans la journée, a été nettement plus chaleureux. “Nous sommes avec vous, nous restons avec vous”, a martelé Joe Biden, avant d’annoncer une nouvelle tranche d’aide militaire, évaluée à 325 millions de dollars, “visant à aider au renforcement des forces ukrainiennes avant les mois d’hiver, notamment en matière de capacités de défense aérienne, de munitions et d’armes à sous-munitions”, rapporte NPR.

Un bémol cependant : les États-Unis ne fourniront pas – du moins pour l’instant – de missiles à longue portée ATACMS, rapporte The Wall Street Journal. Des missiles qui pourraient pourtant “avoir une influence significative sur la lente contre-offensive ukrainienne”, estime M. Zelensky. En revanche, les “premiers chars Abrams américains”, tant espérés par Kiev, seront livrés à l’Ukraine “la semaine prochaine”, a promis M. Biden.

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Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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