Mississippi: le débit du quatrième fleuve le plus long du monde est devenu si faible que les eaux salées du golfe du Mexique remontent son lit. Le trafic des barges est entravé et l’économie menacée

Aux Etats-Unis, le fleuve Mississippi asséché est envahi par le sel et la pollution

Par Arnaud Leparmentier  (Belle Chasse et Venice (Louisiane) et Saint-Louis (Missouri), envoyé spécial)Publié hier à 05h30, modifié à 10h39

Temps de Lecture 8 min. https://www.lemonde.fr/planete/article/2023/11/15/frappe-par-la-secheresse-le-fleuve-mississippi-est-envahi-par-le-sel-et-la-pollution_6200180_3244.html

Reportage

Le débit du quatrième fleuve le plus long du monde est devenu si faible que les eaux salées du golfe du Mexique remontent son lit. Le trafic des barges est entravé et l’économie menacée.

Comme chaque jour, Ricky Becnel franchit la digue qui sépare le Mississippi de sa pépinière de citronniers et va plonger dans l’eau son appareil électronique pour mesurer la salinité du fleuve : « Quatre cents millionièmes ! Ça monte, c’est le plus haut que j’aie jamais eu », s’inquiète-t-il devant la prise d’eau de son exploitation forte d’un million d’arbustes.

L’eau du fleuve devient salée, un risque majeur pour cet arboriculteur qui pompe son eau dans le Mississippi. En cause, la sécheresse qui sévit dans tout le Midwest américain : le débit du Mississippi – et de son affluent, le Missouri –, le quatrième plus long fleuve du monde, est devenu si faible que les eaux salées du golfe du Mexique remontent son lit. En juin, elles ont franchi l’embouchure et se trouvent désormais à 90 kilomètres en amont, pile au niveau de l’exploitation, à Belle Chasse (Louisiane). En cette fin octobre, elles ne sont plus qu’à 40 kilomètres de La Nouvelle-Orléans.

La drague Goetz, près de Grafton (Illinois), en octobre 2023.
La drague Goetz, près de Grafton (Illinois), en octobre 2023.  STACEY KRANITZ POUR « LE MONDE »
Ricky Saxon teste la salinité de l’eau le long du fleuve Mississippi, le 27 octobre 2023. A droite : une exposition au barrage de Melvin Price, à Alton (Illinois).
Ricky Saxon teste la salinité de l’eau le long du fleuve Mississippi, le 27 octobre 2023. A droite : une exposition au barrage de Melvin Price, à Alton (Illinois).  STACY KRANITZ POUR « LE MONDE »

La famille de Ricky Becnel est installée sur les bords du fleuve depuis 1850. L’exploitation est un petit bijou, avec des citronniers irrigués, protégés de tout contact humain pour éviter les maladies. Et voilà que le sel menace d’empoisonner les cultures. « Si cela augmente encore de moitié, je mélangerai mon eau avec l’eau de la ville », explique l’entrepreneur, qui économise 1 000 dollars (925 euros) par jour en puisant directement dans le fleuve.

De son exploitation, on voit un pétrolier géant remonter le chenal du Mississippi tandis qu’une immense drague s’affaire sur le côté droit du fleuve. C’est le corps des ingénieurs de l’armée, qui gère les grandes infrastructures américaines et tente de contenir la salinisation du fleuve.

La première alerte est intervenue mi-juin, à l’embouchure, à Venice, à l’extrême sud de la Louisiane. La station locale de traitement des eaux, polluées par l’eau de mer, est devenue inopérante, et les habitants se sont vu interdire de consommer l’eau municipale. Le corps des ingénieurs a érigé avec sa drague un barrage sous-marin de 16 mètres, au fond du fleuve (l’eau salée, plus lourde, progresse au fond du lit du fleuve, qui se trouve sous le niveau de la mer). Ce fut un échec.

Digue sous-marine surélevée

A la fin de l’été, l’eau salée a franchi le barrage, propulsant les eaux salines jusqu’à Belle Chasse. Ce fut la panique : La Nouvelle-Orléans menaçait d’être touchée avant la fin octobre. Les ingénieurs ont alors surélevé la digue sous-marine de 7,5 mètres supplémentaires, en prenant soin de laisser au milieu un chenal pour le trafic maritime.

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Dès septembre, Keith Hinkley, le président de la paroisse de Plaquemine, à Belle Chasse – la paroisse est l’équivalent d’un comté en Louisiane –, mobilise tous azimuts. Deux millions de bouteilles d’eau ont été distribuées par les pompiers aux deux mille habitants privés d’eau potable. Depuis, des barges pompent l’eau encore potable du fleuve au sud de ville et font la rotation pour alimenter les stations touchées par le sel.

Panneaux religieux en bordure de route près de La Nouvelle-Orléans (Louisiane), le 27 octobre 2023. A droite : Keith Hinkley, le président de la paroisse de Plaquemine, à Belle Chasse (Louisiane).
Panneaux religieux en bordure de route près de La Nouvelle-Orléans (Louisiane), le 27 octobre 2023. A droite : Keith Hinkley, le président de la paroisse de Plaquemine, à Belle Chasse (Louisiane).  STACEY KRANITZ POUR « LE MONDE »
Un banc de sable construit à partir de la drague Goetz, près de Grafton (Illinois), le 26 octobre 2023.
Un banc de sable construit à partir de la drague Goetz, près de Grafton (Illinois), le 26 octobre 2023. STACEY KRANITZ POUR « LE MONDE »

Des unités de désalinisation ont été louées pour traiter les eaux tandis qu’un pipeline achemine l’eau vers les villages du sud. « Quand La Nouvelle-Orléans a commencé à être menacée, nous avons eu de l’attention, cela nous a aidés », reconnaît Keith Hinkley. L’attention médiatique a suscité une mobilisation du gouverneur et de l’Etat fédéral, ce qui a permis de financer 87,5 % des dépenses de la crise.

Mission accomplie ? Pas complètement. On se rend à l’embouchure du fleuve, à Venice. Ce bout du Mississippi, où l’on croise des hérons et des alligators en maraude dans les eaux herbeuses entre raffineries et pétroliers, est un monde en sursis, comme en témoignent les maisons de vacances surélevées d’environ 6 mètres pour échapper à la montée subite des eaux, aspirées par la dépression lors des ouragans.

L’eau des douches démange

Les touristes débarquent en ce vendredi après-midi pour des parties de pêche qu’ils paient 2 200 dollars la journée, sans compter l’essence et les pourboires. « La pêche est plus abondante avec l’eau salée », confie Roman Tujague, en découpant un thon jaune de 70 kilos devant les pélicans gourmands qui en dévorent les restes. « Mais je ne bois que de l’eau en bouteille. Je n’aime pas le goût de l’eau du robinet. » Même remarque de Bubba Ancalade, qui gère la marina de Venice et ses locations saisonnières : « Les gens se plaignent que l’eau des douches les démange. » Il peste que l’on ne se soit intéressé à son sort qu’à partir du moment où La Nouvelle-Orléans a été menacée.

Roman Tujague, guide de pêche pour les touristes, à Venice (Louisiane). A droite : des pélicans, à Venice, le 27 octobre 2023.
Roman Tujague, guide de pêche pour les touristes, à Venice (Louisiane). A droite : des pélicans, à Venice, le 27 octobre 2023.  STACEY KRANITZ POUR « LE MONDE »
A la marina de Venice, en Louisiane, où le Mississippi rencontre le golfe du Mexique. A droite, à Saint-Louis (Missouri). Le 26 octobre 2023.
A la marina de Venice, en Louisiane, où le Mississippi rencontre le golfe du Mexique. A droite, à Saint-Louis (Missouri). Le 26 octobre 2023.  STACEY KRANITZ POUR « LE MONDE »

En réalité, ce n’est pas La Nouvelle-Orléans qui est en danger, mais les 31 Etats du Midwest, qui forment le bassin du Mississippi et de ses affluents (le Missouri, l’Ohio, l’Illinois, le Tennessee, etc.). Depuis deux ans, ils connaissent une sécheresse sans précédent. Ainsi, 1 000 kilomètres au nord, à Waterloo, dans l’Illinois, l’agriculteur Ken Hartman, dont la famille est installée en ces lieux depuis un siècle, nous fait visiter fièrement son exploitation de 1 600 hectares. Il nous montre un épi de maïs dont l’extrémité est rabougrie et des fèves de soja desséchées. « Cette année, nous manquons d’eau : les précipitations ont atteint environ 350 millimètres, contre 650 les années normales. »

Ce manque d’eau affecte la récolte et complique l’écoulement du fleuve : le Mississippi est au plus bas. Les barges (qui acheminent chacune l’équivalent de quinze wagons de chemin de fer ou de soixante-dix camions) ne peuvent transporter que 60 % de leur cargaison habituelle vers La Nouvelle-Orléans, la taille des convois est réduite pour éviter de s’échouer, et le coût du fret s’envole pour expédier la production vers le golfe du Mexique. « La plupart de notre grain va sur le fleuve. Nous avons vraiment besoin du fleuve », confie-t-il. La situation est confirmée par Jason Knouft, professeur à l’université de Saint-Louis. « Soixante pour cent de la production agricole du Midwest est exportée. Mais nous connaissons depuis deux ans une sécheresse extrême qui a été entrecoupée par des inondations extrêmes cet hiver. Ce sont ces variabilités incroyables qui nous attendent avec le réchauffement climatique. »

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La catastrophe de 2022, avec ses échouages et ses embouteillages de barges, a été évitée. Non que le niveau de l’eau soit plus élevé, mais, avec la hausse du dollar, la sécheresse et les bonnes récoltes au Brésil, les agriculteurs ont moins utilisé les barges.

Les agriculteurs ont aussi eu recours au stockage, au train et aux camions, ce qui a réduit la facture, alors que les prix avaient triplé en 2022. Il n’empêche, le Mississippi n’est plus très fiable économiquement, avec une sécheresse qui a coûté, en 2023, 25 milliards de dollars aux Etats du corridor du Mississippi, selon l’estimation de Brad Bark, maire de Muscatine, dans l’Iowa, et l’un des dirigeants de l’association des maires riverains du fleuve, MRCTI.

Dans une exploitation de Glendell H Farms, à Waterloo (Illinois).
Dans une exploitation de Glendell H Farms, à Waterloo (Illinois).  STACEY KRANITZ POUR « LE MONDE »
Johan Hartman, à la tête, avec son fils Ken, d’une exploitation agricole, à Waterloo, dans l’Illinois. Le 26 octobre 2023.
Johan Hartman, à la tête, avec son fils Ken, d’une exploitation agricole, à Waterloo, dans l’Illinois. Le 26 octobre 2023.  STACEY KRANITZ POUR « LE MONDE »

C’est tout un modèle qui est remis en cause. Depuis cent cinquante ans, le fleuve a été transformé en autoroute fluviale remontant jusqu’à Minneapolis, mais aussi Pittsburgh via l’Ohio, et Chicago via l’Illinois. Quelques cités ont tenté de réhabiliter ses rives, telles que Saint-Louis ou Baton Rouge.

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AMais ailleurs, le fleuve est invisible, caché derrière ses digues anticrues, succession d’écluses, de zones industrielles, de cimenteries, d’élévateurs à grain et, au sud, de raffineries. « Il s’agit du plus grand système de navigation du monde, souligne Colin Wellenkamp, directeur de MRCTI. On a enlevé 80 % des terres humides du Mississippi depuis cent ans, et tout le monde est responsable : les villes, les Etats, les agriculteurs. La transformation de ce corridor en autoroute a eu un coût énorme. »

C’est l’homme le responsable, renchérit Bob Criss, professeur à la retraite de l’université de Washington, à Saint-Louis. Dans son salon, il présente des graphiques montrant l’amplification des crues depuis les années 1940. « Les gens invoquent le dérèglement climatique. En réalité, c’est avant tout le rétrécissement du fleuve », assure-t-il, en sortant unecarte de 1837 montrant que le lit du fleuve a été divisé par deux au niveau de Saint-Louis. « Il n’y a plus d’îles, plus de bancs de sable, plus de place pour les poissons, c’est juste un canal pour les barges. Plus vous détruisez les amortisseurs naturels, moins la rivière est prévisible. »

Le delta sombre

Flagrant le long du fleuve, le phénomène est encore pire dans le delta de Louisiane : le fleuve industrialisé ne charrie plus les sédiments ; les pétroliers, en creusant des chenaux à travers les zones humides, ont provoqué leur salinisation, ce qui a tué les arbres et la végétation.

Résultat, les zones côtières desséchées s’enfoncent et se trouvent incapables de résister à l’érosion provoquée par les ouragans. Le delta sombre. « Nous nous enfonçons à un rythme bien plus rapide que l’élévation du niveau de la mer, de quatre à quinze fois selon les endroits », constate Ricky Boyett, du corps des ingénieurs, sur les bords d’un Mississippi si bas que l’on voit apparaître le sable en contrebas de la digue à La Nouvelle-Orléans.

La drague Goetz, près de Grafton (Illinois).
La drague Goetz, près de Grafton (Illinois).  LA DRAGUE GOERTZ, PRèS DE GRAFTON, ILLINOIS.
Des plants de canne à sucre. A droite : surveillance de la profondeur de l’eau à La Nouvelle-Orléans (Louisiane), le 28 octobre 2023.
Des plants de canne à sucre. A droite : surveillance de la profondeur de l’eau à La Nouvelle-Orléans (Louisiane), le 28 octobre 2023.  STACEY KRANITZ POUR « LE MONDE »

La sécheresse inédite, au moins autant que les inondations, déclenche une prise de conscience. Belinda Constant, maire de Gretna, petite ville jouxtant La Nouvelle-Orléans, se demande néanmoins comment « l’eau a pu se perdre dans de vastes régions du pays » et appelle à une politique nationale sur les sécheresses.

Jamais le Mississippi n’a envisagé une gestion contrainte de l’eau, comme l’ont fait les Etats frontaliers du Colorado, notamment la Californie et l’Arizona, tant celle-ci était abondante. Chacun fait ce qu’il veut – les Etats tributaires du Missouri, né dans les plateaux de Yellowstone, ont créé réserves d’eau et barrages –, et il n’est pas à l’ordre du jour de changer ces pratiques, nous explique Colin Wellenkamp, de MRCTI.

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Toutefois, des efforts sont faits pour améliorer à la marge la situation. Colin Wellenkamp montre les cinq régions les plus à risque du Mississippi, souvent aux embouchures, où l’association s’efforce de recréer les écosystèmes. « Ces projets visent à protéger les villes, à conserver l’eau, à créer des puits de fraîcheur pendant les grandes chaleurs et à fournir des eaux plus pures, en filtrant les nutriments et en séquestrant le carbone », explique M. Wellenkamp, qui chiffre le puits de carbone à 165 000 tonnes.

Une zone morte de 15 000 kilomètres carrés

Des programmes sont mis en place pour réduire l’érosion des exploitations agricoles et l’afflux de nitrates dans le golfe du Mexique, qui créent une immense zone de 15 000 kilomètres carrés morte, faute d’oxygène, au large de La Nouvelle-Orléans. « Nous faisons de l’agriculture sans retourner les sols », explique le fermier Ken Hartman, en montrant comment ses tracteurs high-tech, qui mesurent les rendements, sont guidés par GPS pour planter chaque graine.

L’affaire est plus compliquée qu’il n’y paraît. Des programmes d’aides sont mis en œuvre, notamment avec le gouvernement fédéral, mais aussi la firme PepsiCo, grande consommatrice de maïs, qui cherche à réduire son empreinte environnementale. « Les fermiers touchent des aides qui vont de 2 à 20 dollars l’hectare, pour réduire le drainage, utiliser moins d’engrais et introduire des cultures d’hiver [pour fixer la terre et les nitrates]», rapporte Megan Dwyer, exploitante agricole et cadre chez Il Corn, l’association des producteurs de maïs de l’Illinois.

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Mais le compte n’y est pas. Pour tenir l’objectif de réduction de 15 % des nitrates d’ici à 2025, il faudrait, dans l’Illinois, avoir 5 millions d’hectares sur 22 millions en cultures hivernales. On en est à 1,5 million. En cause, selonMegan Dwyer, le fait que beaucoup de terres sont louées. Les fermiers ne veulent pas dépenser à fonds perdu pour faire pousser, sur des terres ne leur appartenant pas, des cultures d’hiver comme le seigle, qui ne sont pas vendables aux Etats-Unis. Plus au sud, du côté de Belle Chasse, après La Nouvelle-Orléans, il a été décidé de briser la digue du Mississipi pour que les sédiments recréent une plaine qui perd l’équivalent d’un terrain de football toutes les 90 minutes.

Ecluses du barrage de Melvin Price, à Alton (Illinois), censé réguler le trafic fluvial, le 26 octobre 2023.
Ecluses du barrage de Melvin Price, à Alton (Illinois), censé réguler le trafic fluvial, le 26 octobre 2023. STACEY KRANITZ POUR « LE MONDE »

Arrivera-t-on à sauver le Mississippi et son delta ? L’exploitant de citrons Ricky Becnel est convaincu que Belle Chasse sera sauvée, que la population et les enjeux économiques font que les Etats-Unis parviendront à protéger cette zone s’enfonçant inexorablement sous les eaux. Certes, mais après l’ouragan Katrina, en août 2005, il s’est empressé de créer une nouvelle filiale de citrons, près de Houston, au Texas. « Ce fut un rappel. Nous devions limiter les risques », explique Ricky Becnel. Son exploitation texane est aujourd’hui cinq fois plus grosse que celle de Belle Chasse.

Au-delà du discours affectif, l’exode, au moins économique, est en marche. Toutefois, le choix américain est fait : priorité à l’économie, comme l’assure Belinda Constant, la maire de Gretna. « Nous devons vivre avec la réalité. Vu l’économie de notre pays et notre situation d’exportateur global, nous devons pouvoir naviguer sur ce fleuve, il doit être dragué. il doit être navigable. »Arnaud Leparmentier Belle Chasse et Venice (Louisiane) et Saint-Louis (Missouri), envoyé spécial

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Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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