Les médecins généralistes libéraux diplômés à l’étranger contribuent à renforcer l’offre de soins dans les zones sous-dotées

Les médecins généralistes libéraux diplômés à l’étranger contribuent à renforcer l’offre de soins dans les zones sous-dotées (Etude)

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19/10/2023

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Émis par : Irdes

Vient de paraître, dans Questions d’économie de la santé n° 282, octobre 2023, l’étude Les médecins généralistes libéraux diplômés à l’étranger contribuent à renforcer l’offre de soins dans les zones sous-dotées, par Chevillard G. (Irdes), Lucas-Gabrielli V. (Irdes), Mousquès J. (Irdes, EHESP), en collaboration avec Moullan Y.(Institut Convergences Migrations, International Migration Institute, Irdes), et en partenariat avec le Conseil national de l’Ordre des médecins (Cnom).

Dans un contexte de désertification médicale, l’arrivée de médecins généralistes libéraux diplômés à l’étranger n’a pas encore fait l’objet d’une analyse précise en France.

Différentes populations de médecins généralistes libéraux, inscrits pour la première fois à l’Ordre des médecins ou non, sont observées selon leurs lieux de diplôme et de naissance. Les logiques d’installation des médecins nés et diplômés à l’étranger sont plus spécifiquement étudiées dans les zones sous-dotées, les marges rurales et les espaces périurbains, afin de voir s’ils contribuent à réduire les inégalités territoriales d’offre de soins.

Comparés aux médecins généralistes libéraux diplômés en France, ceux nés et diplômés à l’étranger sont davantage installés dans les marges rurales que dans les autres types d’espace. Ce constat est encore plus marqué pour les primo-inscrits qui cependant ont davantage tendance à changer de lieu d’exercice dans les cinq années suivant leur installation en ruralité. Ces primo-inscrits nés et diplômés à l’étranger sont significativement plus âgés que les Français et contribuent, malgré leur plus grande mobilité, à renforcer l’offre médicale dans les marges rurales peu attractives. Dans les espaces périurbains, la proportion de médecins nés et diplômés à l’étranger et de ceux nés et diplômés en France est proche, mais la propension des primo-inscrits étrangers à s’y installer et à y rester au moins cinq ans est plus élevée, à âge et sexe contrôlés, si bien qu’ils contribuent là aussi à renforcer l’offre médicale.

Ainsi, dans un contexte de raréfaction de l’offre de soins, l’apport des médecins nés et diplômés à l’étranger apparaît utile, en complément d’autres politiques publiques visant à améliorer les conditions d’exercice, pour augmenter l’offre disponible dans les zones sous-dotées.

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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