« La fermeture de lits en psychiatrie, un problème national »
Date de publication : 3 octobre 2023

C’est ce que titre Libération, qui observe qu’« en cette rentrée 2023, la crise dans le secteur de la santé mentale s’aggrave un peu partout en France, notamment avec des patients non pris en charge ou tardivement ».
Eric Favereau note ainsi que « chaque jour, chaque semaine, des conflits éclatent un peu partout en France dans des hôpitaux psychiatriques, liés à la fermeture de lits. Dernier en date, à Nantes, le 27 septembre. Cela a pris la forme d’une lettre au procureur de la République, la CGT du CHU de Nantes alertant «sur une situation de mise en danger des patients (mineurs et adultes) et des professionnels en psychiatrie au sein de l’hôpital Saint-Jacques». Deux responsables syndicaux ont pointé la fermeture de 4 lits sur 12 dans l’unité Espace qui accueille des jeunes de 15 à 20 ans présentant des risques suicidaires ».
Le journaliste fait un « tour de France » et s’interroge : « Que déduire de ces successions répétées de restrictions, alors qu’au même moment la demande de soins augmente ? Ce n’est pas nouveau, mais cela ne s’arrête pas. Comme un goutte-à-goutte sans fin ».
Eric Favereau relève que « début septembre, une enquête de la Fédération hospitalière de France a confirmé que «les fermetures structurelles de lits se sont intensifiées après la crise sanitaire». Et qu’entre un quart et trois quarts des postes de médecins sont vacants dans 40% des établissements, 8% des établissements déplorant même le vide de plus de la moitié de leurs postes de médecins ».
Un infirmier normand observe : « Je ne sais plus trop ce que l’on peut attendre. Le personnel n’y croit plus, on soigne mal. A la population de s’énerver et de se battre ».
Chronique «Aux petits soins»
La fermeture de lits en psychiatrie, un problème national
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En cette rentrée 2023, la crise dans le secteur de la santé mentale s’aggrave un peu partout en France, notamment avec des patients non pris en charge ou tardivement. Tour d’horizon.
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par Eric Favereau
publié aujourd’hui à 6h42
On dirait comme une liste à la Prévert, cela n’arrête pas. Chaque jour, chaque semaine, des conflits éclatent un peu partout en France dans des hôpitaux psychiatriques,liés à la fermeture de lits.
Dernier en date, à Nantes, le 27 septembre. Cela a pris la forme d’une lettre au procureur de la République, la CGT du CHU de Nantes alertant «sur une situation de mise en danger des patients (mineurs et adultes) et des professionnels en psychiatrie au sein de l’hôpital Saint-Jacques». Deux responsables syndicaux ont pointé la fermeture de quatre lits sur douze dans l’unité Espace qui accueille des jeunes de 15 à 20 ans présentant des risques suicidaires. «Les huit jeunes restants devront déménager chaque soir au sein d’une unité d’admission en psychiatrie adulte, ce qui entraîne, par un jeu de chaises musicales, la fermeture de huit lits pour les adultes.» La CGT précisant que «54 postes infirmiers sont manquants sur l’ensemble du secteur de la psychiatrie au sein du CHU de Nantes».
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Continuons, c’est au Mans, dans la Sarthe, que tout s’aggrave. Après avoir fermé plus de quarante lits au début de l’été, l’hôpital psychiatrique du M